Like fire beneath the ice feat. Mérope Greengrass


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 Like fire beneath the ice feat. Mérope Greengrass

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Sulpicia I. Mulciber


Like fire beneath the ice
ft. Mérope Greengrass


Il  se raclait la gorge dans mon dos depuis quelques minutes déjà, ce sorcier insupportable qui tentait de me refourguer tous ses étudiants à peine plus jeune que moi. Le directeur des formations de Médicomagie m’avait décidément, trop, à la bonne. Bien trop. J’avais réussi l’exploit de réussir les cours intensifs de Médicomagie en trois ans, et non quatre. Et en trois ans était sortit de mes petites expériences un vaccin qui pourrait sauver des milliers de personnes. Qui protégeraient les sorciers de la Lycanthropie. De ces trois ans, j’en sortais avec une modestie à toute épreuve. Refusant de prendre la parole en publique, j’affirmais avec une confiance aveugle que c’était un travail de groupe. Certes, j’étais à l’origine de cette découverte, mais jamais je n’aurai osée tester le vaccin sur un enfant, encore moins le donner aux sorciers. Je n’aimais pas cette idée, celle de n’avoir pu faire passer plus de test, prendre plus de recul. J’avais ce que l’on appelait « Les pieds froids ». J’avais peur des effets secondaires qui pouvaient apparaître. Je n’étais pas satisfaite du taux de réussite.
Je me refusais de tester quoi que ce soit sur un être vivant. Et j’en étais au point ou le Ministère de la Magie et Sainte-Mangouste me forçait à étudier le sang de milliers de sorciers. Des individus recensés par numéro, sans nom, sans photos, juste un dossier médical, un sexe, un âge… et le jour de leur morsure. Déshumanisé, je devais baisser la tête et accepter l’idée qu’ils étaient surement enfermés comme des animaux, quelque part sous mes pieds. Quelque part dans une prison du Ministère. Quelque part, ces gens souffraient à cause de moi. Ces gens mourraient à cause de moi.
J’en perdais le sommeil. Je faisais passer cette fatalité dans l’alcool et les feuilles de Tentaculas. Je ne pouvais plus dormir sobre. J’avais envie de pleurer tous les soirs lorsque je prenais mon bain. Les genoux remontés contre ma poitrine et mon souffle court. Mais des larmes, je n’en n’avais plus depuis bien longtemps. La boule restait dans ma gorge, étouffée par les remords. Etouffée par mon amour d’adolescence sacrifié pour le massacre dont j’étais à l’origine. Sacrifié pour l’idée saugrenue que je pourrai sauver des sorciers, des moldus. Que je pouvais faire le bien. Sacrifié pour un rêve. Pour la seule chose que j’avais toujours désiré pour moi. Et uniquement pour moi.

Raclement de gorge. Soupir. Un de mes collègues passa par l’encadrement de la porte et se moqua. Demandant s’il allait encore essayer et s’il était prêt à se faire rembarrer. Mais le sorcier ne sembla y prêter attention et finit par ouvrir la bouche. « Miss Mulciber. J’aimerai vous présentez une élève pour diriger sa thèse. Il me semble qu’un regard extérieur à sa pratique serait le bienvenu… Une personne telle que vous serait… Idéal. » Pinçant les lèvres, je n’avais toujours pas bougé de ma station et de mon microscope sorcier. Les yeux rivés sur un extrait de sang qui réagissait à une nouvelle formule de mon vaccin. J’étais sur cette équation depuis plusieurs nuits, incapable de fermer les yeux. Incapable de trouver le sommeil. Je pointa du doigt la corbeille où s’entassait d’autres demandes de direction et propositions de papiers qui se trouvait plus loin sur mon bureau. Je les laissais s’entasser. Sans jamais les regarder. Je continuais de leur tourner le dos. Je me fichais totalement de son besoin à lui. De son envie à lui de me voir diriger un quel qu’on que devoir. Avais-je eue à écrire une thèse stupide moi ? Non !
Il reprit la parole, se raclant de nouveau la gorge. Ce raclement m’agaçait au plus haut point tandis que je continuais de prendre des notes de la main droite. Le sang avait une réaction étonnante et passionnante ! Bien loin de mes espérances. Il n’agissait pas pour tuer le virus de la Lycantropie. Il l’absorbait. Le contenait. J’écrivis rapidement que je devais comparer ces résultats avec un extrait de tue loup. Voir comment les globules réagissaient en comparaison.
Je fus de nouveau tiré de mes pensées.

« Miss Greengrass est une étudiante exemplaire. Prometteuse. D’un sang des plus purs. Elle saura apprendre de vous… Miss Mulciber… » Je releva la tête à l’énonciation du nom. Greengrass ?  Ces walkyries avaient finalement lancé leur héritière dans le monde actif des sorciers ? Pourquoi ? Elles ne travaillaient jamais ces bonnes femmes là. J’entendais Mère me faire la leçon sur la tenue qu’une sang-pur devait adopter. Le travail n’en faisait pas partie. Elle avait abandonné lorsque Père avoua que ce serait un plus de proposer une héritière intelligente. Que dans notre monde actuel, il n’y avait pas de place pour les cruches.
Je me retourna : mon maintien était parfait. Celui de la blonde aux cotés de cet insupportable directeur aussi. Des yeux froids et perçant me fixaient. Je n’affichais aucune expression : j’étais connue pour ma froideur et mon attitude distante mais hautaine. Je la détailla quelques instants, toujours froide. Elle était surement habituée à une telle attitude venant de la gente féminine.


« Docteur, Monsieur le Directeur. » Corrigeais-je avant de me lever et de tendre la main pour lui arracher, sèchement, le dossier de la demoiselle.
« J’étudierai la candidature de votre interne. Maintenant. Dehors. » Concluais-je en me retournant vers mon bureau pour m’y installer. « Sauf vous Greengrass. Vous pouvez vous asseoir et expliquer votre projet. » Lançais-je en commençant à feuilleter le dossier. Sèche, froide mais distinguée, je correspondais parfaitement à la description que l’on faisait de moi dans les couloirs. Belle, mais inexpressive et pétasse.


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Like fire beneath the ice

ft. Sulpicia I. Mulciber
Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir parfois, peut vous briser le cœur, vous anéantir. Le désir peut faire de votre vie en enfer. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.  ▬



Une attente interminable. Cela faisait presque une trentaine de minutes que Mérope faisait les cents pas devant la porte irrémédiablement close du bureau du chef de projet en charge des nouveaux étudiants en médecine magique. Cette partie de l’hôpital lui semblait lugubre, emplie de vide avec ses longs couloirs sombres et déserts, jonché de portes de bureaux à intervalles réguliers, toutes fermées sans qu'un seul son ne s'en échappe jamais. Trente minutes qu'elle attendait sans même ne serait-ce que croiser quelqu'un dans un sens ou bien dans l'autre. Rien, strictement rien. L'anxiété aidant, elle avait l'impression de stagner dans le couloir de la mort, perspective charmante qui n'avait pas arrangé son humeur.

Déambulant silencieusement devant la porte, elle tenait une copie impeccable du dossier de soutenance de sa thèse, serrant et desserrant presque instinctivement sa prise comme pour chasser le stress qui l'animait depuis qu'elle avait reçu le hibou du directeur lui indiquant qu'elle voulait la rencontrer sous peu. Dans un soupir agacé Mérope ouvre le dossier auquel elle avait ajouté la convocation qu'elle avait reçu, vérifiant pour la centième fois -au moins- qu'elle avait bien rendez vous, à cette date précise et à cette heure précise devant le bureau de cet homme qu'elle n'avait encore jamais rencontré, sachant simplement que c'était à lui de départager les étudiants qui auraient la possibilité de suivre leurs études à St Mangouste ou non et -accessoirement- qu'il portait un nom assez improbable pour qu'elle n'ai jamais prit le risque de le prononcer. Une fois les énièmes vérifications faites elle referme le dossier d'un geste rapide mais lassé tout en levant les yeux sur la porte au milieu de laquelle s'inscrit une sorte de pancarte dorée dont un peu lire en défilement le nom du directeur ainsi que son poste à l’hôpital suivi de «Ne pas déranger»  ce que la pauvre Mérope s'était donc résolue à faire pour le moment.

A force elle a perdu la notion du temps, elle ne sait plus vraiment depuis combien de temps elle attend ni l'heure qu'il pouvait être. Peut-être était-il déjà presque l'heure à laquelle en avait demandé à Armand de la rejoindre au Chaudron Baveur après sa journée de cours à Poudlard. La perspective de le retrouver bientôt lui arrache un léger sourire, au fond elle sait bien qu'elle aurait aimé qu'il l'accompagne jusqu'aux portes de cet entretien tant sa présence pouvait dégager en elle tout le courage et la persévérance dont son être pouvait être capable, comme si rien ne pouvait lui arriver lorsqu'il se tient prêt d'elle.

Pourtant c'était d'un ton convaincu qu'elle l'avait persuadé de ne pas le faire la dernière fois qu'ils en avaient parlé ensembles, plus que tout elle avait envie qu'il soit fier d'elle, de lui montrer qu'elle n'était plus une enfant entre les murs de Poudlard mais bien la femme triomphante et digne de porter un jour son nom. A cette pensée et dans un pincement de lèvres nerveux ses yeux se posent sur le joyau bleuté qui trône fièrement autour de son annulaire gauche depuis quelques mois. La perspective de l'épouser l'enchantait au moins autant qu'elle pouvait l'effrayer depuis qu'elle revoyait nuits après nuits depuis la demande le souvenir du jour de ses  ASPIC, celui où elle avait apprit à ses dépends que sa plus grande peur avait définitivement changé. Avant cet événement elle n'avait pas conscience de cette peur en elle, elle n'avait pas encore réalisé semble t-il les ravages que l'intime crainte que la perspective de le perdre pouvait causer en elle.

Toutes les nuits elle se revoyait, vieillie, meurtrie de douleur et ravagée de tristesse dans son capuchon foncé, laissant chanceler entre ses mains tremblantes l'anneau symbole de leur union tel le balancier infernal de l'horloge marquant l’existence morne d'une âme esseulée par le départ de son autre. Chacune de ces images la rongent un peu plus à chaque fois tel un cancer incurable dont elle tait les symptômes pour le préserver.  

La porte s'ouvre manquant presque de la faire sursauter tant elle était partie loin dans le flot de ses pensées. «Ah, Miss Greengrass, pardonnez mon retard, soyez la Bienvenue » Il est grand et assez maigre, sa voix ne correspond pas vraiment à son gabarit mais il semble pourtant plutôt gentil, abordant un large sourire un peu mal à l'aise. Il se présente rapidement avant de refermer la porte de son bureau dans son dos. Devant le regard légèrement incrédule de la jeune femme il s'empresse d'ajouter «J'ai quelqu'un à vous présenter si vous voulez bien me suivre » de là il s'engouffre devant elle dans le couloir désert qui lui faisait face depuis qu'elle était arrivée. Surprise mais sans mot dire Mérope s’exécute et emboîte son pas en essayant de rester à sa hauteur tandis qu'ils parcourent un dédale de couloirs tous plus ressemblants les uns que les autres, les seuls indices lui permettant de comprendre qu'ils avaient changé d'ailes de l’hôpital étant les odeurs de potions et de désinfectants sortant des pièces ainsi que la recrudescence de sorciers en blouse blanche qu'ils croisaient  au fur et à mesure qu'ils avançaient. «Excusez-moi.. » l'interrompt-elle finalement «Mais ou est-ce qu'on va exactement ? » au même moment il s'arrête devant une porte entrouverte sur laquelle figure une pancarte gravée « S. Mulciber » et enfin elle comprend. « Miss Greengrass, vous connaissez sûrement le docteur Mulciber, je voudrais vous la présenter » il jette un coup d'oeil furtif dans l’entrebâillement de la porte du laboratoire «A vrai dire j'aimerais qu'elle consente à diriger votre dossier d'étude, nous nous devons de former les élèves prometteurs comme vous auprès des meilleurs de nos chercheurs..» Il semble hésiter comme s'il mourait d'envie d'ajouter quelque chose sans que pour autant il n'ai le courage ou plutôt l'impolitesse de continuer et d'aller au bout de sa pensée. Mérope reste là quelques secondes à observer son curieux manège, un sourcil allègrement arqué au dessus de son air interrogatif. Il semblait tellement perturbé qu'elle en avait presque oublié de se réjouir de l'avis favorable qu'il venait implicitement de donner à sa candidature et ce avec l'espoir qu'elle soit dirigée par une des plus remarquable chercheuse de ces dernières années – ou du moins celle qui avait fait le plus parler d'elle  - ces dernières années. Il semble nerveux et reprend la parole subitement « Le soucis c'est que.. » Il soupire, gêné « Elle n'est pas spécialement.. Enfin elle n'est pas souvent très.. peu importe, allons y. »


D'un geste lent de son long bras maigre il pousse la porte du laboratoire en silence, Mérope toujours sur ses talons. La pièce est dans un désordre assez inouï de tubes à essais brisés, d'autres contenant des substances de couleurs et d'aspects plus ou moins suspects jonchent les étagères, des livres entassés dans des piles qui ne tiennent que par magie jusqu'au plafond dans presque tous les coins. Le sol semble couvert de morceaux de parchemin, des morceaux de parchemin déchiré, froissés, défroissés sur lesquels figurent des centaines de notes manuscrites raturées, entourées, reliées entre elles par des flèches à des schéma improbables. Prêt de la porte ce qui ressemble à une corbeille croule sous les dossiers semblables au sien, des dossiers qui n'ont sûrement pas été jetés là pour être consultés.

Au milieu de la pièce, l'unique occupante des lieux qui n'a pas daigné cesser de leur tourner le dos semble continuer à vaquer à ses occupations sans une seconde se préoccuper de leur arrivée, si bien qu'à part une blouse blanche et une importante masse de boucles blondes Mérope n'avait pas encore eu le «plaisir » de mettre un visage sur celle qui devait être son mentor. Un léger soupire s'échappe de sa bouche malgré elle quand au bout de plusieurs minutes de négociation voire de supplication de la part du directeur la blonde daigne se redresser et se tourne enfin vers eux, arborant un maintien et une froideur de façade que la jeune sorcière ne connaissait que trop bien. Un instant elle sent le regard perçant du docteur se poser sur elle avec insistance et la passer au crible comme si elle faisait partie d'une de ses nouvelles expérimentations. Mérope inspire lentement, calmement pendant «l'examen » la tête haute, le regard droit et fixe, consciente que c'est le simple énoncé de son nom qui avait retenu l'attention – et sûrement la curiosité – de la blonde, cet effet avait tendance à se produire souvent sur son passage et elle s'y était habituée depuis.

Malgré tout elle s'empare du dossier entre les mains du directeur et s'installe derrière son bureau en ne manquant pas de le congédier avec toutes la sympathie dont elle pouvait faire preuve. Sans mot dire il s'efface en lançant un dernier regard à sa nouvelle recrue. Bien malgré elle, Mérope avait très bien compris ce qu'il n'avait pas eu l'impolitesse de formuler quelques minutes auparavant devant la porte, heureusement pour elle la jeune Greengrass avait depuis longtemps appris par cœur les règles de ce jeu là et en connaissait toutes les ficelles. D'une démarche impeccablement svelte et droite elle s'avance vers le bureau et s’assied en face de la scientifique dont les yeux semblaient – sérieusement ou pas – fixés sur son dossier. Rajustant légèrement sa posture, Mérope prit une inspiration. « Je souhaite orienter ma thèse sur les recherches concernant le vieillissement magique, les pathologies qui en résultent et son impact sur les capacités magiques. Des sorciers perdent de leur magie en vieillissant tandis que d'autres utilisent encore la magie sur leur lit de mort avec autant de vigueur qu'à l'aube de la douzième anniversaire. Ces sorciers sont généralement en meilleur santé et semblent beaucoup moins touchés par le temps que leur condisciples moins chanceux et j'ai de bonnes raisons de penser que si on arrivait à trouver l'origine de cette différence, qu'on arrivait à l'extraire, nous serions en capacité de faire reculer le temps lui même. On vivrait plus longtemps et plus longtemps en restant jeune » Imperceptiblement elle jette un coup d’œil rapide à l'anneau autour de son annulaire et son cœur se serre mais bien vite elle se reprend, venant poser son regard givré sur son interlocutrice. « Mais tout ça, ce ne sont que des paroles pour vous, des formalités, n'est-ce pas ? Vous ne vous souciez pas réellement des étudiants alors.. Pourquoi avoir accepté de me recevoir et pas .. » elle jette un coup d'oeil à la corbeille pleine « Les autres ? » Son ton est resté distingué et calme, ses manières fluides en comparaison de la façade suffisante et guindée qu'elle maintien avec toute la discipline qu'elle connaît. Un instant elle se dit que sa mère si elle avait été là aurait eu une nouvelle raison d'être fière de sa fille parfaite.
 


©️ Gasmask
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