The supremacy of Pure Blood begin here.
Dans la nuit du 31 octobre 1981.
Attaque perpétrée par les forces du Lord: Peter Pettigrow tue le jeune Harry dans son sommeil pendant que James et Lily Potter sont aux mains des Mangemorts qui perquisitionnent le couple. Peter transplane avant de se faire repérer par ses amis.

Pendant ce temps …
Un groupe de chercheur en médicomagie présentent les résultats d’une étude sur le développement d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Personne n’entend parler de la mort du jeune Harry Potter... - Lire le contexte -
RèglementLa vielle magieLe sangPrédéfinisLes BottinsPartenariats
A savoir
# Forum dans l'univers de J.K. Rolling - Première guerre - Uchronie Dystopique - Monde adulte.
# Contexte évolutif, chaque personnage compte! Luttez pour la victoire de votre camps!
# Codage par Okhmhaka sur Never-Utopia; Images par Lüly (Eléonore); Codages supplémentaires par Sulpica;
Intrigue II
Suite à l’attaque du Chaudron Baveur par le ministère en quête de nés-moldus à emprisonner, le bilan des pertes est lourd. Remus Lupin, fidèle membre de l’Ordre a été emprisonné en sa qualité de Loup-Garou et se fait chaque jour torturer afin de lui sous-titrer des informations. Coup dur pour l’Ordre, dont l’information leur parvient grâce à Sulpicia Mulciber, la colocataire de Remus. Une opération de libération se profile à la prison de l’Abbey de Westminster. Leadée par Sirius Black, Nyneve Mckinnon, Peter Pettigrow et Sulpicia Mulciber s’infiltrent avec fracas dans la prison. Si Severus Rogue et Lucius Malefoy tentent de les arrêter, ils se retrouvent rapidement en position délicate grâce à l’arrivée du groupe de secours composée d’Arthur Weasley, Elena Dragomirov et Eléonore de Phily.
Le bilan est difficile pour les mangemorts. Non seulement Remus est sauvé, mais tous les prisonniers sont libérés et ce malgré l’équipe d’une dizaine de mangemorts et d’Aurors envoyés par le ministère. C’est une belle victoire pour l’Ordre, l’orage gronde au Ministère. Amycus Carrow est furieux, il va falloir payer les pots cassés...
Intrigue I
« Harry Potter est mort. L ‘élu a été tué. Le monde magique est proche de sa fin. Résistez ou fuyez! Harry Potter est mort! ». En ce beau matin de novembre 1981, la une de la gazette du sorcier aurait pu annoncer la tragique attaque de Goodrich’s Hollow. Les sorciers du royaume uni auraient pu se réveiller avec une nouvelle bien tragique, s’ils savaient qui était Harry Potter. Au lieu de cela, la gazette annonçait en sa première page la découverte prodigieuse d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Nul ne se doutait des terribles événements qui avaient eu lieu dans la nuit, relatés page 12 de la gazette dans un tout petit encadré : « Des Mangemorts perquisitionnent un couple suspecté de faire partit de l’ordre du phénix. Tournant au vinaigre, un enfant meurt durant l’intervention. ». Ni plus, ni moins, le jeune Harry James Potter était mort. La prophétie ne se réalisera jamais. Voldemort venait d’assoir son pouvoir en tant que 1er Ministre de la Magie.
1981; Grande-Bretagne
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Assise dans mon canapé, j’attendais presque impatiente, anxieuse qu’Eléonore vienne me chercher afin de m’amener au QG de l’Ordre. Une simple missive m’avait tenue au courant de mon rendez-vous là-bas afin de rencontrer l’une des têtes pensantes de l’organisation clandestine. Remus me manquait. La solitude n’était plus à mon gout depuis mon départ de Poudlard. Bien trop habituée à être entourée jour et nuit, ce silence oppressant n’arrangeait en rien mon anxiété. I need someone on days like this. Je dus me levée, faire les cents pas dans mon salon, le traverser une fois, puis deux. Pour aller m’installer au rebord de la fenêtre observer les passant emmitouflés dans leurs gros manteaux d’hivers. Ils dessinaient des taches sombres dans la neige si blanche, laquelle reflétait les couleurs psychédéliques des néons des enseignes du quartier Chinois. Ce que je ne donnerai pas pour une soupe tonkinoise, là, maintenant… Mais je devais attendre Eléonore. Elle était en retard. Avait-elle eu des problèmes ? Je soupirai, tentant de ne pas ajouter par dessus une autre couche d’anxiété. Je n’étais pas confortable à l’idée de rencontrer l’un des dirigeants de l’Ordre. Je n’aimais pas me faire jugée. Je savais que l’on pointait toujours l’apparence de l’héritière parfaite. Les paroles copiées d’une éducation dépassée, vieillie, mais qui faisait loi en ce monde froid et violent dans lequel nous vivions à présent.
Mon soupir avait dessiné un halo de buée sur la vitrine, me faisant faire un sourire en coin. D’un de mes doigts fin, orné de tatouages, je vins dessiner une calligraphie chinoise et murmura un rituel de protection au fur et à mesure que je dessinais sur ma fenêtre. Effleurant mon esprit, une pensée me murmura qu’il était bien malheureux que je n’aie de sort d’ancienne magie pour voir Sirius. Savoir ce qu’il faisait. S’il allait bien.
Me connaissant de retour, et le sachant particulièrement occuper, je n’avais pu lui dire certaines choses. Je l’avais prévenu que je m’enfonçais dans les délires sang-purs de mes parents, tentant d’y trouver une échappatoire. Refusant de me plier aux principes de mariages arrangés. Ils m’avaient trouvés un prétendant digne de ce nom. Du moins, à leurs yeux. Le nom ? Qu’importe. Ils se ressemblaient tous.

I know that we will be alright, De nouveau, je ne tenais plus en place. Il fallut que je me lève pour aller dans ma salle de bain, passant devant la porte de Remus, je ne pus m’empêcher de l’ouvrir et d’observer quelques secondes sa chambre. Il fallait peut-être que je prépare un sac de vêtement chaud pour celui-ci ? Je pouvais parfaitement imaginer dans quel état le loup allait sortir de ces quelques jours de détention. Carrow n’allait jamais d’une douce main envers ses otages. Il n’y allait jamais doucement, sauf avec moi. Désespérer d’obtenir les faveurs de Sulpicia, ce mensonge ambulant, froid, hautain et dédaigneux. Cette provocation à laquelle je jouais avec lui.
Alors, j’entra dans la chambre de Lupin. Cherchant des yeux un sac pour lui prendre quelques vêtements propres et surtout, un gros pull. Des vêtements chauds lui feraient du bien. Le tout, plié et proprement rangés dans un sac de voyage qu’il avait au sol de sa penderie, je revins dans le salon, préparant cette fois-ci un sac pleins de fioles, coctions, baumes et filtres qui pourraient venir en aide à l’Ordre. Prendre soin des autres, les guérir, les sauver. C’était tout ce dont j’étais capable. Poussant une râle. Je finis par me rassoir sur mon canapé. Prenant ma tête entre mes deux mains. « Mais qu’est-ce que tu es entrain de faire Sulpicia ? » Me demandais-je. J’étais incapable de violence, incapable de me défendre et de me protéger en cas de duel ou d’attaques. Pourquoi m’étais-je dévouée de la sorte pour faire tourner la tête d’Amycus ? Pourquoi n’avais-je aucune limite à mon sens du sacrifice ? Ma main sur le cœur serait ma perte. Ma gentillesse, et mère me l’avait souvent dit, sera à l’origine de ma mort. Trop gentille. Trop serviable. L’honneur ? Que m’importait si je pouvais sauver ceux que j’aimais ?
Sirius me revint à l’esprit. Et si c’était lui ? Qu’aurai-je fais ? Me serais-je vendue à Amycus en échange de la vie saine et sauve du Black ? My heart’s like, no. On frappa à la porte. Enfin ! Je me jeta sur celle-ci et ouvrit. Léo passa et je claquai celle-ci dans son dos. J’allais lui dire qu’elle était en retard, mais elle me demanda de mettre mes chaussures. Nous devions partir. Soit. J’enfila la paire de talons que j’avais préparé et l’avance et lui tendit les mains pour transplanter. Elle me détailla quelques secondes avant de me passer un foulard noir sur les yeux pour m’empêcher de me repérer. Aurai-je du mettre autre chose ? Une bouffée de panique m’envahit l’espace d’une seconde. Etait-ce mon habituel décolleté plongeant ? Ma taille fine trop marquée par mon top noir ? Ma robe trop moulante ? Certes, je ne ressemblais guère à la hippie qu’elle avait eue pour habitude de côtoyer durant ces trois dernières années, mais j’avais un rôle à jouer depuis mon retour. Ma robe était blanche en noir, la jupe colorée d’orchidées sur fond noir. Mes doigts étaient recouverts de nombreuses bagues ethniques, cachant mes tatouages au mieux possible. Il n’y avait que ceux sur mes doigts et les paumes de ma main que je ne pouvais faire disparaître sous mon don. Ils le contrôlaient. Du moins, ils contrôlaient une grande partie de mes émotions, m’offrant une vie des plus normales.
Nous avions finit par transplanter, les pieds dans… la neige. Léo me fit avancer, toujours le foulard sur les yeux, elle me fit faire quelques pas avant de monter des escaliers et d’ouvrir une porte. J’entendis celle-ci se fermée dans mon dos. Il y avait d’autres personnes présentes, chuchotant surement des ordres à mon amie qui m’informa que nous allions monter des escaliers. Je continuais de m’arroche à celle-ci, refusant de la lâchée. Il était trop tard pour revenir en arrière. Le ventre noué, je me laissais guider au mieux possible, tentant de n’opposer aucune résistance, bien que l’exercice des escaliers fût plus compliqué que le reste.

En haut de ceux-ci, l’on me prit ma baguette magique. Le foulard toujours sur les yeux, j’entendis une autre porte s’ouvrir, et puis… La lumière fut.
Eblouissante dans un premier temps, je dus plisser les yeux avant de pouvoir observer autour de moi. Dans la pièce, il y avait trois autres personnes en plus d’Eléonore et moi. Une jeune femme que je ne connaissais pas et qui m’observait d’un œil perçant, Arthur Weasley, qui était venu chez moi pour récupérer la liste que j’avais fournie à Remus et… Mon cœur oublia de battre durant quelques secondes. Je dus me mordre la joue le plus discrètement possible et détourner mon regard avant… Que tous se rende compte que mes yeux avaient virés à l’or. Pourquoi ?
Pourquoi y avait-il fallut que Sirius soit celui qui dirigeait cette opération ? J’avais été folle d’imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il ne serait pas de la partie. Comment en était-il autrement ? Remus était son ami. Notre ami.
Sirius n’allait pas apprécier d’apprendre que la personne qui se proposait de les aider, c’était moi. Moi, qui ne serait d’aucune autre utilité. Moi qui allait faire pencher la balance. Moi, qui commençais à perdre pied à l’idée que, je ne pourrais pas le toucher tant qu’il y avait autant de monde autour de nous. J’us une petite exclamation de frustration, me tournant vers Eléonore. Mon esprit si anxieux avait oublié les deux sacs que j’avais préparé avant de partir. « Léo, j’ai oublié le sac des affaires de Remus et le nécessaire de soin que je t’ai préparé… Veux-tu bien y retourner ? » Tout ira bien pour moi, lui murmurais-je sur la route. Elle était sortie. Je n’avais pas besoin de baby-sitter. I know that we will be alright
Mon coeur continuait de battre la chamade, tapant dans ma poitrine, réchauffant ma peau qui se faisait au fur et à mesure plus rosée, moins pale. Je l’entendais taper dans mes oreilles tandis que je déposai mon regard sur la jeune femme qui était toujours présente. Faites que Sirius les fasses tous sortir. Je lui devais une explication pour Amycus. Je me devais de le rassurer sur mes intentions le concernant. Je voulais lui parler. Le toucher. Le prendre dans mes bras. Oublier juste un instant, un seul instant, que je n’étais pas là pour l’embrasser et le serrer contre moi. I won’t let go.





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Assis dans l’un des fauteuils défoncés du ce QG de fortune, Sirius, il regardait encore et encore les mêmes documents s’en en comprendre le sens. Ce qui le faisait frissonner, c’était le risque de retrouver Remus à moitié mort dans un coin du Ministère. Plus le temps passait plus sa rage se transformait en inquiétude. Ça lui retournait l’estomac, prolongeait ses nuits blanches. Assise en tailleur à ses pieds, Sadie fait des résumés de leurs stratégies pour entrer à Westminster du chemin qu’ils pourraient prendre. Mais il n’écoutait pas le Black. Lâchant juste un. « Et on fout la vie d’une autre personne en l’air pour récupérer Remus, ça me plait pas… » Non échanger une personne contre une autre, ça lui disait rien du tout. Il n’était pas un partisan de l’échange. Sirius, il prenait ce qu’il devait prendre sans demander son reste. Il n’y avait pas de pitié à avoir avec les mangemorts. Tuer le répugnait, mais il ne doutait pas qu’il faudrait en arriver à des moyens de la sorte pour réussir à faire quelque chose. Le risque d’une guerre, c’était de pouvoir la perdre avec des pertes conséquentes. Ils supportaient déjà les pertes. Désormais, il ne manquait plus que la défaite pour s’avouer vaincu. Il mord le bout de son pouce quand la brune relève le regard vers lui. « Je t’ai déjà dit de ne pas faire ça. » « T’es pas ma mère. » « Heureusement Black. » Sirius lâche le premier sourire de la journée, finalement, c’était à se détendre qu’il devait travailler. Pendant qu’elle récapitulait le chemin à prendre dans la prison afin de trouver le loup selon l’endroit possiblement indiqué par leurs sources. Sadie, elle n’est pas dupe ça sera compliqué et elle ne serait que sur le secteur des soins, incapable de calmer l’animagus s’il venait à faire une bêtise. Pourtant, les heures tournaient et il faisait s’afficher des croix rouge, avec sa baguette, sur un plan agrandi et placardé au mur.

Quand il se lève pour le toucher, Sirius pointe la pièce où devait être le Lupin, un gout amer dans la gorge. Il le trouverait et il le sortirait de ce merdier. C’était certain. Il refusait de laisser un de ses meilleurs amis là-bas alors qu’il perdait petit à petit James, que Peter était certes toujours là, mais en mission au Ministère pour leur donner un avantage. Merlin qu’il allait tomber sur le cul quand il saurait pour le rat.

Quand pourtant, ils sont rejoints par Arthur dans un premier temps, le Black vient appuyer son épaule contre les menuiseries de la fenêtre. Regarder la neige tomber, ça l’apaisait plus qu’il ne voulait le dire. On vient ouvrir la porte pour dire que Léo est rentré avec ladite personne. Le Black sert la mâchoire. Cette stupide personne fallait-il plutôt dire. Elle était stupide pour se mettre en danger stupidement. À croire qu’elle n’avait aucune notion de la valeur de la vie. Il soupire un instant, sa baguette dans la main, alors que la porte s’ouvre et que Sadie se redresse à côté de lui. Il ne faut pas longtemps à Sirius pour se retourner une fois que Sadie a salué l’inconnue. Poliment. Mais il savait le brun que la née-moldue savait pour l’identité de la personne en face d’eux. Mais le Black, il garde le visage fermé, alors qu’il a plusieurs battements de son cœur qui se loupent. Elle est stupide, véritablement stupide. Pourtant, il capte son regard doré. Il sait que c’est une putain de mauvaise idée et pourtant, il ne bronche pas, il ne dit rien, la main dans la poche, l’autre qui teint sa baguette, lançant un informulé pour tirer une chaise. Qu’elle s’assoit, ou alors il allait devenir méchant devant tant de stupidité de sa part. Il ignorait les nouveaux liens qu’elle avait avec Remus, mais Sulpicia n’était certainement pas de la chair à canon, pas une bête qu’on sacrifie dans une mission pour sauver l’un des leurs. Il remercie presque la patronus de Molly qui vient enlever Arthur à cette réunion. Grand Merlin merci. Mais il n’avait pas décroché un mot Sirius, c’était plus Sadie qui s’en chargeait. Le voyage a été agréable, qu’ils s’excusent de tant de sécurité, mais que c’était pour elle comme pour eux. Foutaise. Elle n’était plus en sécurité depuis qu’elle lui avait dit qu’elle l’aimait il y a trois ans, et qu’il n’avait pas su quoi répondre. Aujourd’hui, elle se mettait dans une merde noire, pour prouver quoi. Sirius, il s’avance d’un pas, en saisissant l’épaule de Sadie, pour la retourner vers lui. « Sors. » C’était direct et froid, il n’y avait pas à dire. « Ri -… » « Je t’ai demandé gentiment de sortir, ne me force pas à devenir désagréable Sadie. » Alors que sa voix tremblait d’une colère sourde que l’un ou l’autre pouvait capter sans problème. Sadie a un léger sourire narquois. « Oh très bien… Il fallait me dire si tu voulais des retrouvailles en privé, je serais sortie avant. » Sadie se moque et récupère sa baguette, fermant la porte d’un sort derrière elle.

Il pose enfin son regard sur la Mulciber. Il hésite entre la serrer contre lui, lui dire qu’elle lui a manqué. Pourtant, c’est une phrase assassine qui sort de ses lèvres, alors que sa paume s’abat sur le bois de la table. « Mais t’es stupide ou quoi ?! » C’était quoi son problème ? Le mettre dans l’embarras. « Je peux savoir, c’est quoi, cette blague, celle où tu viens me dire à moi que c’est ta vie qu’on doit récupérer pour sauver Remus. Hein Sulpicia, c’est quoi t’aies passé par le crâne ? » Il se mord la lèvre tout comme il retourne vers la fenêtre un grognement animal sortant de ses lèvres. « Si tu penses que je suis content de te voir, j’aurais pu, mais pas là, pas ici, et pas pour ça. Là je trouve juste que t’aies suicidaire et ça ne me plait pas du tout. » Il passe une main tremblante dans ses cheveux Sirius. Non, il refusait de la voir se mettre en danger pour eux, il refusait de penser une seconde au fait qu’il pourrait la perdre comme ça.

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Un patronus apparut dans la pièce, appelant Arthur ailleurs, tandis que la jeune femme qui se tenait encore debout me parlait de banalité, s’excusant des précautions que prenait l’Ordre pour se protéger.  Soucieuse surement de s’attirer mes bonnes faveurs elle continuait de me parler, s’assurant que le voyage avait été agréable, ou non. Sirius ne me laissa aucunement le temps de répondre, se jetant presque sur la demoiselle qui me faisait face alors qu’une chaise me força à m’asseoir.
Surement, avait-il besoin que ma position soit moins… Difficile à supporter pour lui ? Je ne pouvais m’imaginer ce qui se passait dans sa tête. Loin de là. Ne pouvoir savoir ce qui se passait en lui était un comble pour moi. Un malaise que je ressentais comme un manque de confiance de sa part. N’étions nous pas censé tout nous dire ? Ne pas avoir de secret l’un pour l’autre ? Non. Comme toujours, l’un et l’autre gardaient certaines choses pour soit. Ainsi, le destin nous avait réunit dans cette pièce, face à une bombe à retardement de colère… D’inquiétude.
Planté devant elle, Black lui demanda une fois de sortir. Se répétant lorsqu’elle tenta de riposter, refusant de nous laisser seuls.  Une touche d’humour concernant nos retrouvailles me fit me mordre la lèvre inférieure. Ainsi, il avait parlé de moi ? Je n’osais pas le regarder en présence d’un tiers, je continuais de l’éviter du regard, gardant la couleur bleue de mes yeux intacte. Ce n’était pas le moment de perdre toute contenance. Loin de là.

Mon cœur continuait de battre la chamade contre ma poitrine. Il chantait, ronronnait d’une mélodie que je ne connaissais plus depuis… Depuis que je lui avais avoué mes sentiments. Depuis qu’il m’avait poussée à partir, brisant sans le vouloir tous mes espoirs nous concernant. Mais la guerre était bien installée à présent. M’empêchant, nous empêchant, de vivre ce rêve qui était surement, juste le mien.
« Mais t’es stupide ou quoi ?! » Lança-t-il visiblement énervé. Persuadée qu’il se faisait de mauvaises idées me concernant, je fini par lever vers lui, mon regard doré. Fichu sentiments incontrôlables ! Pourquoi avait-il fallu que l’Ancienne Magie dont j’étais une apprentie, fonctionne par la puissance de mes émotions et de mes sentiments ? Et non de ma volontés comme tant d’autres ? Je l’observais s’énerver, s’égosiller contre moi. Ne bougeant pas de ma chaise pour autant, non, à la place, je me tripotais les mains dans un geste de mal-être. Ce n’était pas comme ca, que j’avais imaginé la première fois que je le reverrai. Et par la barbe de Merlin, j’avais eu envie de le revoir depuis mon retour !
Mais sa sécurité passait avant mes désirs.

Il se tourna vers la fenêtre.  « Je peux savoir, c’est quoi, cette blague, celle où tu viens me dire à moi que c’est ta vie qu’on doit récupérer pour sauver Remus. Hein Sulpicia, c’est quoi t’aies passé par le crâne ? »Je savais que j’agissais imprudemment, surtout pour une personne telle que… Moi. Incapable de me défendre ou de me protégée. Je savais que ce que je faisais était totalement insensé. Mais c’était la seule façon de sortir Remus de là. La seule façon de protéger le peu de membres qu’il restait à l’Ordre. De me rendre utile.
Je me levai, profitant qu’il me tournait le dos pour me rapprocher de lui. Je me devais de le rassurer. De lui dire que tout irait bien. Que rien ne m’arriverait. Qui oserait au Ministère de me faire le moindre mal ?
Mécontent, Sirius m’avoua que non, il n’était pas content de me revoir. Qu’il n’acceptait pas la mission suicide que je m’étais mise en tête en venant me proposer en tant qu’otage. Je glissai mes mains autour de lui, posant ma joue sur son dos… Comme si c’était hier la dernière fois que je l’avais pris dans mes bras. Comme si, rien, n’avait changé. Je le serrai fort. Fermant les yeux, cherchant à le calmer. Je ne pouvais pas le laisser me mettre ainsi sur la touche. Non.

« Il ne m’arrivera rien Sirius. Et tu le sais très bien. Il n’y a qu’une personne qui peut faire plier Carrow, et nous savons tous deux qu’il ferait n’importe quoi pour honorer son devoir… Sa famille… Et me récupérer… » Je me détacha de lui pour le faire se tourner vers moi. Prenant son visage entre mes mains pour plonger mon regard or dans le sien. J’étais calme, en apparence. J’avais peur que les choses se passent mal. Que Remus ne survive pas à cet emprisonnement. Je devais être utile. Je ne pouvais plus rester sur la touche. Je me devais de sortir de l’ombre et d’accepter de prendre part à cette guerre, qui m’avait déjà arraché l’être qui m’était le plus cher au monde. Je ne pouvais plus perdre personne. Je savais, après ces trois années passées loin de ceux que j’aimais, que je ne pouvais plus le supporter… Plus jamais.
« Faisons du pact que mes parents ont passés un avantage. Tu me protégeras. Tu sortiras Remus de là. Tout se passera bien. Tu verra… »  Essayai-je de le convaincre ? Ou bien était-ce moi, que je voulais convaincre ?
Mes mains glissèrent sur son torse tandis que je baissais le regard. Moi si. J’étais plus qu’heureuse de le voir. Qu’importait les circonstances. Je n’attendais que ca depuis trois ans. Le toucher. Enfin.





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Dernière édition par Sulpicia I. Mulciber le Ven 16 Nov - 10:27, édité 1 fois
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C’était d’un stupide, ça faisait se soulever dangereusement sa poitrine dans ce col roulé noir qui laissait les tatouages runiques qu’il avait sur le torse caché. Des motifs qu’elle lui avait envoyés dans ses lettres. Ils devaient tout se dire. Il ne disait pas tout, car lui donner des informations, c’était la mettre en danger et il s’y refusait. Mais il semblait qu’elle ne dise pas tout. Le Black, il avait rangé dans sa poche arrière sa baguette, regardant l’extérieur comme une échappatoire. S’il devait brûler en enfer, il refusait d’emmener qui que ce soit. Il préférait partir seul que de voir ses proches et elle, surtout elle partir avec lui. C’était hors de questions. Oh ça, il savait pour Amycus, et ça le mettaient hors de lui rien qu’à y penser. Pourtant, il tente de retrouver une respiration stable, mais rien ne semble y faire, il reste sur les nerfs. En colère contre lui-même d’avoir accepté cette stratégie stupide. C’était bien plus que stupide. Pourtant, il ferme les yeux à son corps, ses bras autour de sa taille, il n’est pas plus serein à sentir sa chaleur contre la sienne. Il est bouillant de rage et il n’avait qu’elle pour se calmer et elle voulait absolument se jeter dans la gueule du loup. Ça le foutait hors de lui le Black. Réellement. « Il ne m’arrivera rien Sirius. Et tu le sais très bien. » Il ne savait rien. Il ne voyait pas le futur, et il aurait aimé avoir cette particularité. Mais il ne l’avait pas. « Il n’y a qu’une personne qui peut faire plier Carrow, et nous savons tous deux qu’il ferait n’importe quoi pour honorer son devoir… Sa famille… Et me récupérer… » Sa main libre vient encore taper contre l’huisserie de la fenêtre. Personne le récupérait, elle n’était pas le premier prix d’une tombola Sulpicia. C’était simplement hors de question. Honorer son devoir. Il siffle de rage, pourtant plus calme que d’entrée de jeu. Il aurait préféré que ça ne soit pas elle, la seule personne à faire plier Carrow. Il aurait sincèrement voulu que ça ne soit pas elle. Il a ce long soupir amer, alors qu’elle le tourne vers elle.

Ses cheveux bruns sont encore en bataille et ses yeux sont clos avant de s’ouvrir à demi pour capter l’éclat doré des siens. « Faisons du pacte que mes parents ont passé un avantage. Tu me protégeras. Tu sortiras Remus de là. Tout se passera bien. Tu verras… » Elle n’était pas de l’Ordre, elle risquait sa vie. Elle était vraiment stupide de faire une chose pareille… Risquée de passer de leur côté, risquer sa vie dorée et ses privilèges de femmes du monde. Non, il ne voulait pas la condamner à ça. Ce n’était ni son but, ni sa volonté. Sirius, il l’avait fait de son plein gré face à sa famille, mais elle, elle n’était pas faite pour la boue ou la crasse, les manigances ou les morts collatérales. Elle était brillante, quand il n’était qu’un soldat. Et si cette opération se soldait par le choix d’elle ou de Remus ? Il ne pourrait pas choisir. Il avait choisi une fois et il avait brisé son propre cœur.

Il ferme les yeux alors qu’elle a les mains sur son torse dans un geste tendre. Il n’était pas convaincu, sa moue contrariée habitant toujours son visage et ses yeux clairs orageux. Pourtant, sa main vient se perdre dans le creux de ses reins pour la coller à lui, sentir son parfum, ça lui avait manqué réellement, mais ça ne l’aidait pas plus à réfléchir. Pas vraiment. « Tu ne m’as jamais vu en mission Pia, et je ne veux pas que ça commence sur une mission où je vais devoir te laisser à Carrow pour préserver ta réputation. » Parce que si elle était otage, il n’irait pas la rependre pour partir. « Je vais devoir te laisser là-bas après avoir récupéré Remus. » Le cœur plein de larmes de la laisser à cet antagoniste. Ça le foutait hors de lui de devoir la laisser là-bas parce que sinon, il allait ruiner sa vie, comme il l’aurait fait s’il l’avait suivi il y a trois ans. Il vient caresser le haut de son crâne. « Qu’est-ce que j’ai fait pour t’avoir dans les pattes franchement… » Lâche-t-il amer et dans un souffle. À demi amusé tout de même. Il prend une inspiration, et se recule un pas. « Tu sais comment ça va se passer ? » Comment il allait devoir être odieux avec elle. Comment il allait devoir la faire passer pour la dernière des catins. Si bien qu’il ne lui laisse pas le temps de dire un mot, la retournant. Son dos contre son torse, dans une légère clé de bras, alors que sa seconde main pointe sa baguette sur sa gorge. « Je vais devoir te tenir comme ça des minutes durant, argumentant que si Carrow veut revoir sa putain en vie, il doit me rendre Remus. » Il a la voix faible. Presque murmurant et suppliant. Elle n’imaginait même pas. Il baisse les yeux et la lâche. « Tu n’as même pas idées des efforts que ça va demander. » Elle n’a même pas idée de la distraction qu’elle ajoute en plus dans une mission déjà très délicate. En plus de toute l’infrastructure. Simuler un enlèvement, rendre ça réel avant la mission pour faire plus vrai et ne pas la compromettre.

Il se détache complément d’elle, prenant la place qu’elle avait sur cette chaise des minutes aux parts avant, passant une main sur son visage comme pour oublier ce qu’il était en train de faire. C’est-à-dire de lui faire confiance pour un sujet aussi épineux que l’Ordre. Voir même pire, de la survie de Remus. Étendant ses jambes devant lui, penchant la tête vers l’arrière. Il lâche un simple. « Tu me fatigues et ça fait pas deux minutes que t’es là… » Un comble. Pourtant, quand il repose ses yeux sur elle, il se rend vite compte que les photos ne disaient que la moitié de la vérité, elle était bien plus belle en vrai, bien plus charmante qu’il y a trois ans. Il tend la main. « Viens là… »

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Donnant un dernier coup de rage dans l’encadrement de la fenêtre face à laquelle il se trouvait, le Black finit par soupirer. Non sans être calme. Surement se demandait-il comment j’avais pu avoir cette idée, cette envie de venir l’aider… Et de rendre les choses encore plus difficile pour lui. Pour l’Ordre. Mais je savais que je pouvais y arriver. Je pouvais le calmer, je pouvais lui faire entendre raison. Ma raison.
En toute honnêteté. Je ne m’étais pas attendue à ce qu’il accepte de me voir prendre autant de risque lorsque je l’avais aperçu au sein de mon groupe d’accueil… Ce n’était pas prévu. Jamais, je ne me serai attendue à ce coup si cruel du destin. Je n’avais pu lui dire ce qu’il me trottait dans la tête pour venir en aide à Remus. Jamais le Black aurait accepté cette éventualité. Qu’importait si je finissais blessée. Je ne comptais pas baisser les bras, ne pas agir. Et je venais de lui faire comprendre tandis qu’il siffla de rage.
Une rage, que je ne pouvais que comprendre. Comment aurai-je réagis si j’avais été à sa place ? Surement aussi mal. Surement, aurais-je été, moi aussi, dans une crise de rage, cheveux rouges, yeux noirs. A extraire cette sensation qui ne faisait quasiment jamais partie de mon langage corporel.

Il se laissa retourner, les yeux mi clos, il m’observa quelques secondes tandis que je baissais mes yeux dorés vers son torse. Qu’importait si ma réputation n’était plus aussi bonne après cette aide que je leur apportais. Qu’importait le danger dans lequel je me mettais. Butée. Je me fichais des conséquences de mes actes. Pour une fois, juste pour une fois, je ne voulais pas réfléchir, je ne voulais pas me laissée envahir par les conséquences. Laissant Sirius le faire à ma place.

Ses yeux se ferment lorsque je relève mon regard vers son délicieux visage qui m’avait tant manqué. Je me perdais dans des pensées qui n’étaient guère convenable d’entretenir dans ce moment là. Une moue se dessina sur ses traits. Cette moue, je la connaissais. Combien de fois l’avait-il eu à Poudlard lorsque je lui proposais des activités… Hors règles ? Lorsque j’avais envie de briser un peu plus ce contrat que j’avais fini par regretter entre nous ? Sa main se déposa dans le creux de mes reins. Mes yeux se firent plus dorés, totalement incontrôlable, j’allais avoir la couleur de mes cheveux toute aussi folle si le contact entre nous continuait. Ce délectable contact qui commençait à me rendre folle.
D’une sincérité folle, Sirius usa de mon petit nom. « Tu ne m’as jamais vu en mission Pia, et je ne veux pas que ça commence sur une mission où je vais devoir te laisser à Carrow pour préserver ta réputation. Je vais devoir te laisser là-bas après avoir récupéré Remus. » C’était à mon tour de soupirer, de continuer la route de mes mains qui étaient sur son torse pour finir dans le bas de son dos. J’avais envie de me coller contre lui. De régler ce différent, de lui assurer que moi aussi, malgré mes nombreuses maladresses et mon incapacité à être sur le terrain, je pouvais me montrer utile. Douce folie qui me prenait, stupide sens du sacrifice qui était le mien.
« Et tu me laissera là-bas. Ne t’inquiète pas pour ça. Connaissant Carrow, il me fera partir de sa prison le plus rapidement possible. Il ne peut-être lui-même lorsque je suis dans les parages… » De peur que je coupe le contrat entres nous. Que je coupe toutes relations. Mais il n’avait pas besoin de ça pour que l’éventualité arrive. Je ne voulais pas l’épouser. Je n’en avais jamais voulu. Celui que je voulais, que j’avais toujours voulu, était juste en face de moi. Se rendait-il compte qu’il aurait suffit de me le dire une fois. Juste une, pour que je laisse mon monde s’effondrer pour ces beaux yeux ? Qu’importe ma famille. Qu’importe mes études. Un simple mot. Un seul. Et je me serai totalement fichue de ceux qui, se disaient être de mon sang. Rien n’était comparable avec ces sentiments qui m’étouffaient depuis des années, des sentiments, qui n’avaient jamais eu de réponses en retour. Des lettres, des photographies. Des secrets. Quelques mots touchants criant de vérité, du manque de l’un de l’autre. Mais jamais ceux, qui exprimaient ce que mes yeux ne pouvaient plus retenir.
« Qu’est-ce que j’ai fait pour t’avoir dans les pattes franchement… » Tu m’as couru après dans un couloir. Aurai-je pu lui répondre, me contenant de lui lance un regard mutin accompagné d’un sourire en coin.

Soudain, Sirius me retourna, collant mon dos contre son torse. Sur le coup, un petit soupire de surprise s’échappa d’entres mes lèvres. Il m’avait demandé si je savais comment les choses allaient se dérouler. J’en avais ma petite idée. Mais de là a en avoir une certitude. Je n’avais pas eu le temps de réagir qu’il avait déjà sa baguette sous ma gorge, ses bras entremêlés pour me tenir fermement. Je regardais ses mains sans rien dire. « Je vais devoir te tenir comme ça des minutes durant, argumentant que si Carrow veut revoir sa putain en vie, il doit me rendre Remus. » Faible supplique, elle s’échappe de ses lèvres pour finir au creux de mon oreille. Je savais que ce que j’allais lui répondre ne lui plairait pas.
« Tu dois me promettre que tu choisira Remus… Ou ils lui injecteront mon vaccin…Tu sais… » Tu sais qu’il lui sera mortel. Que je ne pourrais supporter qu’un autre innocent meure de mon invention… De ce que mon esprit à pondu… Cet esprit que je maudissais parfois.

Il se détacha. M’avouant que je ne pouvais imaginer les efforts qu’il allait devoir faire pour gérer la situation. Me gérer. Moi. Il n’avait pas besoin de me faire un dessin. Absolument pas. « Imagine ce que va ressentir l’autre abrutit en face de toi. Me tenant comme une proie facile... » Ajoutais-je en parlant de Carrow. Pauvre Carrow qui n’avait jamais aimé d’autre que lui-même. Il avait bien fallu qu’il choisisse la seule personne, la seule sang-pur à ne jamais vouloir de lui. Au moins, je pourrai lui reprocher que c’était de sa faute.
Sirius alla s’installer sur la chaise que j’avais quittée quelques minutes auparavant. Se passa une main sur le visage tandis que j’observais par la fenêtre. On était à Près-Au-Lard. Evidemment. Dumbledore avait besoin d’être proche en cas d’urgence. Sirius allait devoir me faire oublier la localisation des locaux s’il voulait que son QG reste en sécurité. Pas que je comptais dévoiler l’emplacement, mais il valait mieux s’assurer que… Personne ne le découvre via ma faiblesse.
« Tu me fatigues et ça fait pas deux minutes que t’es là… » Un sourire se dessina sur mes lèvres. « Pense à ceux qui m’ont supporté jour et nuit durant trois ans. » Répondis-je, joueuse comme tout. S’il y avait bien un trait de caractère qui n’avait guère changer chez moi. C’était bien celui-ci. L’envie de toujours m’amusée. La tête penchée en arrière, il m’invita à le rejoindre me tendant la main. Avais-je réellement besoin de me faire priée d’avantage ? Ne m’avait-il pas suffisamment manqué ? N’étais-je pas totalement accro à lui ?
Je me rapprocha, pris cette main et enjamba le jeune homme. Sirius devait bien s’y attendre. Qu’importait si l’on entrait dans la pièce. Qui oserait après tout. Je me pencha vers lui, vola un baiser qu’il fallait l’avouer. Etait aussi sulfureux que ceux que je lui offrais lors de nos jeunes années. Par Morgane. Qu’il m’avait manqué.
Par Merlin, cesse de battre cette chamade mon cœur. Cesse de me tourmenter. Tais-toi, respire de nouveau. Disparaît ce poids affreux que j’ai dans le cœur depuis trois ans.  








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Tout était si compliqué que ça lui traversait l’esprit. Sirius, il n’était pas serein, il avait mis Léo sur la piste de Pia. Et ça le mettait un peu mal à l’aise. Trop mal à l’aise je dirais même. « Et tu me laisseras là-bas. Ne t’inquiète pas pour ça. Connaissant Carrow, il me fera partir de sa prison le plus rapidement possible. Il ne peut être lui-même lorsque je suis dans les parages… » Ne pas être lui-même ? Ça le fait doucement rire Sirius. Qui ne pouvait pas être lui-même devant une femme ? Un Monstre ? Et le Black en était un, mais ça ne l’empêcherait pas de déchaîner ce qu’il avait à déchaîner devant-elle pour récupérer Remus. La puissance de son amitié était forte, indéfectible. Il ne le laisserait pas là-bas. Et elle le savait la blonde, il ne pourrait pas le laisser là-bas. Il conclut finalement. « Je te laisserais là-bas. » Et il espérait qu’elle y resterait pour de bon, pour ne pas revenir dans ses pattes à l’inquiéter outre mesure. Elle avait sa vie, sa réputation, un métier qui la passionne, alors qu’il n’avait rien. Il n’avait que lui malheureusement. Lui, ce n’était pas suffisant pour lui promettre un train de vie, une vie de famille ou quoi que ce soit. De toute façon, Sirius n’y pensait pas. Ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait offrir. Que ce soit à elle ou bien à n’importe quelle autre femme. Il était fait pour rester seul, contrairement à James ou à Remus. Ils avaient si bon cœur, lui n’était qu’une ordure et finirait sans doute sa vie sous sa forme d’animagus pour qu’on le laisse tranquille. Mais rien n’y faisait, il revenait toujours sur cette décision. La vie a de beaux moments à offrir dira-t-on ? Sirius y croyait de moins en moins et la mort d’Harry avait achevé ses maigres espoirs. Il lui faut quelques secondes pour cette clé de bras, pour l’insulter de trainée et lui montrer qu’il ne serait pas tendre. Non, il ne le serait pas, ce n’était plus son genre, la guerre, ça assombrit un homme. Il sent les battements de son cœur défoncer sa cage thoracique… Ça fait mal de l’avoir contre lui. Mais ça lui fait mal pour Léo. Peu de temps déjà trahie ? À la bonne heure. « Tu dois me promettre que tu choisiras Remus… Ou ils lui injecteront mon vaccin… Tu sais… » Il ferme les yeux et la lâche. Il sait.

« Je ne le laisserais pas mourir. » Lâche-t-il sèchement en s’éloignant. Il ne laisserait pas son ami mourir, il avait déjà perdu trop de monde, il ne voulait pas le perdre lui. Pourtant, c’était difficile qu’entre un ami et elle, il choisissait encore l’ami. Ça semblait être une boucle sans fin. Quand est-ce qu’il pourrait la choisir elle ? Jamais sans doute. « Imagine ce que va ressentir l’autre abruti en face de toi. Me tenant comme une proie facile... » Il a un rictus moqueur. Mais Carrow, s’il n’aimait que lui, voyait en Sulpicia une femme qu’il pourrait remplacer rapidement. Une poule comme beaucoup d’autres femmes. Ça lui crève le cœur de devoir dire ça. « J’espère pour toi qu’il va ressentir quelque chose, où il te laissera crever comme on noie des chatons dans un sceau. » Il espérait, malgré la douleur que Carrow puisse l’aimer. Pour qu’elle soit saine et sauve. Sinon, il pourrait la tuer afin de leur retirer leur moyen de pression. Mais il ne reste pas longtemps en place. Posant ses fesses sur cette chaise, se plaignant comme toujours. « Pense à ceux qui m’ont supporté jour et nuit durant trois ans. » « Au contraire, je m’épargne ce mal-là. » Taquin alors que la seconde suivante, il lui dit de venir en tendant la main.

Cette réaction, il s’y attendait. Celle de la voir se mettre à califourchon sur lui, de chercher ses lèvres. Cependant, ce baiser sulfureux, aussi désiré soit-il. Il n’y répond pas. Il n’y a pas de pression sur les lèvres de la blonde. Il aurait eu envie cependant. Mais rien n’y fait. Il est glacé par l’effroi. Dans sa jeunesse, rien n’aurait pu l’empêcher. Mais là, tout semblait si différent. Il met sa main sur la naissance de sa poitrine pour la faire reculer. Alors qu’il relève la tête. Il tente d’être le moins glacé possible. « Ça suffit. » Il n’était pas là pour jouer. Perdre du temps en niaiserie, ça ne sauverait pas la vie de Remus, et ça alourdirait sa conscience. « Descends. » Prend une chaise faite quelque chose, mais ne viens pas sur moi. Ça faisait mal de devoir être comme ça. « Ce n’est ni le lieu, ni la situation. » Malgré le doré de ses yeux qui lui donne un nouveau sursaut au niveau du palpitant. Il devait rester sérieux, que ce soit pour l’Ordre, pour Léo ou même pour lui. Il fallait qu’il apprenne à avoir du respect pour lui. Et même pour elle. C’était quel type d’homme qui trompait ce genre de femmes ? Les salops, il refusait d’être un salop depuis longtemps. Il l’avait attendu la blonde, en pensant qu’elle reviendrait prématurément, mais rien n’y avait fait. Puis il y avait eu la guerre. Harry. Sa perte. Et il n’avait pas le temps. Pas le temps du tout. Mais elle ne pouvait pas comprendre. De ça, il n’en avait pas parlé, il refusait d’en parler. « Je veux pas sacrifier le peu de temps qu’on a pour sauver Remus, dans une… Dans rien du tout. » Pas de parties de jambes en l’air. Il la regarde, les mains dans les poches toujours assises. « On fera dans les retrouvailles, les sentiments, ce que tu veux, quand il sera à la maison. Pas avant. » Il était catégorique. Remus et sa survie comptait bien plus. Il passe une main dans sa nuque, décoiffant ses cheveux, pour mieux reposer son regard sur elle. Elle avait grandi, changé. Et lui, il était resté le même gamin arrogant qu’elle avait quitté il y a trois ans. « Puis, si j’veux être droit dans mes bottes, faudra encore que tu patientes. » Pas qu’il ne la désire pas, mais qu’il avait… « J’ai mon propre tourment affectif à gérer de mon côté. »

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ft. Sirius Black


Remus ne serait pas perdu tant que Sirius s’y accrochait. Tant que je continuais à être celle qui passait en dernier dans sa liste de priorité. Tant qu’il ne serait pas possible de ne plus se cacher. Serait-ce possible un jour ? Je n’avais pas besoin, ni l’envie de lui parler de cette fameuse date ou le rêve prendrait fin. Ce rêve ou ce ne serait pas Amycus qui m’embrasserait. Dans lequel ce serait pas mes parents au premier rang mais mes amis. Ce ne serait pas une scène d’un mauvais film. Ce serait réel tout comme la vie que je mènerai. Je n’aurais plus à mentir. Plus à supporter cette vie dans laquelle je ne voulais plus mettre les pieds.
Etait-ce pour cela que je n’étais pas rentrée plus tôt ? J’étais diplômée depuis le mois de juin. Evidemment, je m’étais gardée de le lui dire. Cherchant à repousser une terrible éventualité. Celle de le voir avec une autre. Je n’étais pas folle, la gente féminine avait toujours couru après Sirius. Cherchant à le charmer et à l’attirer dans ses draps. Mais je ne pouvais plus le partager comme à Poudlard. C’était finit, cette vie où je pouvais tout accepter de sa part. Celle ou je n’avais pas encore découvert ce que cela voulait dire, de fonder une famille. Cette vie, dans laquelle je n’avais jamais eu de réel amour parental. Juste, l’amour de sang-pur envers des enfants, des marchandises, né pour assouvir leurs propres desseins.

Je n’étais pas faite pour cette vie de solitude. Je l’avais appris lors de ces trois dernières années, ou juste respirer m’avait été difficile. Son absence avait été un tel poids… Insupportable, omniprésent,  m’arrachant des mes nuits de sommeils. Me forçant parfois à abuser de l’alcool avec ceux qui m’avaient grandie, ceux qui étaient devenu ma véritable famille, pour l’oublier… Ne serait-ce que deux heures.
Alors, lorsqu’il prit mes bras en clés, mon dos contre son torse, qu’il m’insulta, je ne réagis pas. Comment cela pouvait-il me blessée ? Réellement ? Il avait brisé une fois mon cœur. Pouvait-il briser ce qui s’était reformé par la suite ? Etait-ce aussi terrible la seconde fois ? Il avait décidé pour moi que je ne pouvais rester avec lui. Tout comme mes parents avaient décidés que j’épouserai Amycus. Tous, avaient son avis sur ce que je devais faire, sur ce que je devais devenir. Carrow aussi. Mais y-en-avait-il eu un seul d’entres eux qui avaient prit le temps de me poser la fameuse question, de ce que moi, je voulais ? S’étaient-ils tous posée la question ? Pourquoi était-ce toujours à moi d’être raisonnable et d’accepter ? Depuis quand avais-je à me montrer raisonnable ? Et pourquoi ne pouvais-je me détacher de cette horrible impression que jamais, l’on ne prendrait le temps de m’écouter ? Comme toujours, je me contentais de serrer les dents. Contre lui, les bras coincés. Je tentais de dévier mes pensées des souvenirs sulfureux que j’avais avec lui. D’oublier ne serait-ce un instant à quel point je le voulais. A quel point j’avais envie de ré-étirer ma déclaration.
Au fond, je savais que je ne le referais plus. Que je ne laisserai plus les mots quitter mon esprit, quitter l’expression de mon don, de mes yeux, pour ces sentiments qui n’avaient jamais reçu de retour… Franc. Et honnête. Il me lâcha. Se reculant assurant qu’il ne laisserait pas Remus mourir. Non. C’était son ami. Aveugle, il ne se rendait pas compte qu’il était aussi le mien.

Sirius eut un rictus moqueur lorsque je me moquai d’Amycus. Il ne le connaissait pas. Ne voyait pas. Ne pouvait voir ce qu’un homme tel que mon cousin pouvait ressentir face à une sang-pur telle que moi. Me considérait-il réellement remplaçable ? « J’espère pour toi qu’il va ressentir quelque chose, où il te laissera crever comme on noie des chatons dans un sceau. » Un sourire en coin se dessina, il n’était pas réellement expressif, il était juste là tandis que je détachais mes yeux de Sirius. Ce simple détachement fit changer leur couleur, redevenant bleuté. Il avait donc réellement oublié ? Oublier à quel point je savais mener par le bout du nez tous ces sang-purs qui se croyaient supérieur ? Ne se souvenait-il plus que je me jouais à la perfection  des pulsions de ces hommes ? En quoi cela serait-il différent de mon propre cousin ?
« Ce n’est pas moi qu’il aime. » Commençais-je en déposant de nouveau mon regard qui vira sur Black. « Il ne me voit pas. Ce qu’il voit, c’est la sang-pur. » Pas moi. Comment pourrait-il ? Cela avait prit plusieurs mois à Sirius pour briser le masque que je portais, m’étant toujours dépêchée de le quitter après nos parties de jambes en l’air. Il avait fallu qu’il soit à l’avance de l’une de nos rencontres pour me chopper entrain de fumer un joint. Il ne m’avait pas lâché jusqu’à ce que je commence à lui parler. Jusqu’à ce qu’il aperçoive autre chose sous mon masque…

Une petite pic sur ceux qui me supportait, et il s’installa sur la chaise, je m’étais rapprochée à sa demande. Pensait-il réellement que cela finirait autrement ? Il ne répondit pas à mon baiser, attendant que le temps passe. Glacial, il me repousse. D’une voix froide, sèche. Sa main sur la naissance de ma poitrine. « Ca suffit. Descends. » Sérieux, Sirius avait cette condescendance des Black. Je m’y attendais. Il se justifia tandis que je me relevais, préférant prendre de la distance avec lui. Et tandis que je me relevais, l’endroit ou il avait posé sa main avait laissé apparaître un tatouage runique.
Battant de nouveau dans mes oreilles, j’us de nouveau l’impression que je venais de remettre une chaine à mon cœur. Un poids qui l’empêchait de battre librement. Ce poids, qui ne m’avait quitté ces dernières années. Sauver Remus. Je l’avais comprit. Je savais que c’était plus urgent que le reste. Mais qu’y pouvais-je ?
Soupirant, je passai la main sur la naissance de ma poitrine, faisant disparaître sous mon dos le tatouage apparent. J’allais m’appuyer contre l’une des fenêtres de la pièce, observer la campagne, les bras croisés sous ma poitrine. Je savais camoufler mes émotions. Sauf cet amour qui débordait, m’étouffait et me tuait à petit feu jour après jours. « Je veux pas sacrifier le peu de temps qu’on a pour sauver Remus, dans une… Dans rien du tout. On fera dans les retrouvailles, les sentiments, ce que tu veux, quand il sera à la maison. Pas avant. »
Je ne voulais pas me créer des si… Si j’avais… Si seulement. Je lui tournais le dos. Délibérément. « Alors vas-y, appelle Eléonore qu’elle m’emmène ailleurs. Retourne à tes plans Sirius. Je ne manquerai pas de distraction avec elle. » Lançais-je. Me refusant de répondre à ses propositions de futures retrouvailles. Je craignais qu’il n’y en ait jamais. Amycus me ferait surveillée. Mes parents, eux, me forceront surement à retourner vivre au manoir. Je me ferais enchainée. Et je n’aurais plus autant de liberté que maintenant. Il était hors de question que je lui dise. Non. Ce n’était pas le moment. Sirius avait été clair. Il fallait penser à Remus en premier.   « Puis, si j’veux être droit dans mes bottes, faudra encore que tu patientes. J’ai mon propre tourment affectif à gérer de mon côté. »
Je ne voulais pas savoir. Non. Serrant un peu plus mes bras autour de moi, je baissais les yeux sur la neige qui tombait sur les arbres, créant un nuage de coton. L’Angleterre ne m’avait pas manqué. Lui. Si.
« Fait appeler. Je dois régler le problème de mes yeux d’ici demain. Je veux Eléonore. » Je ne veux pas savoir. Non. Je ne veux pas savoir par qui tu m’as remplacée. Je ne veux pas entendre le mal que tu es entrain de me faire à nouveau. Tais toi. Juste tais-toi. J’avais attendus trois ans. Trois ans, pour m’entendre dire que finalement, il avait quelqu’un d’autres que moi. Et je me refusais de voir ce que j’avais reconstruis ces dernières années devenir des cendres.
Il ne pouvait pas me briser le cœur une seconde fois. Mon cœur battait toujours à une vitesse extrême. Il allait exploser, emportant mon souffle avec.



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C’était difficile d’entendre les mots qu’elle disait en vérité. Entendre que quelqu’un ne l’aimait pas pour elle, mais pour son sang. Sirius n’avait pas eu l’occasion de ne pas aimer une femme pour autre chose qu’elle-même. Parfois c’était juste une histoire de corps. Mais Sulpicia Mulciber, c’était une autre histoire, ça avait été une autre histoire dès la sixième année. Des nuits à se goûter, des nuits à critiquer les conquêtes de jours de l’un et de l’autre. Mais lorsqu’elle tente de lui faire comprendre qu’elle avait eu bien plus que de bons sentiments pour lui lors des trois dernières années, il la repousse froidement. Il le fait, car il veut être droit, car il veut être en phase avec lui-même pour sauver Remus, pour mettre les choses à plat avec Léo avant qu’il ne soit trop tard. Alors, il est froid, il fait son Black. Celui qu’il était au fond, cette personne qu’il ne veut pas voir resurgir, mais dont il a besoin pour trouver une légitimité à son caractère. Il se berce de fausses excuses pour pouvoir lui faire du mal et éviter la formation de cette boule dans son ventre. Il referme les yeux en ne la regardant pas, alors qu’il sent qu’elle se lève et s’éloigne. « Alors, vas-y, appelle Éléonore qu’elle m’emmène ailleurs. Retourne à tes plans Sirius. Je ne manquerai pas de distraction avec elle. » Elle était têtue, même si elle savait la place qu’avait Remus dans la vie du Black. C’était l’un de ses meilleurs amis, il ne pouvait pas le laisser là-bas. Quand il ouvre les yeux, il la voit là où il était lui-même quand elle est arrivée dans la pièce. Près de la fenêtre le dos tourné. C’était ça Sulpicia, elle souffrait en silence, alors qu’elle n’avait qu’une envie, c’était de hurler. Il la connaissait plus qu’elle ne le savait. Plus qu’il voulait le faire croire. Il se penche vers l’avant, croisant ses doigts entre eux, en ronchonnant comme il avait l’habitude de le faire. « Arrête de faire l’enfant par Merlin… » Ce n’était que partie remise pour pouvoir se voir, se revoir, s’apprécier et qu’il puisse lui dire ce qu’il avait sur le cœur. Avant ça, il ne pouvait pas.

« Fais appeler. Je dois régler le problème de mes yeux d’ici demain. Je veux Éléonore. » Il se lève hors de lui le Black et lui saisit l’avant-bras pour la retourner vers lui. Ce ton, cette attitude. « Je ne suis pas ton chien Mulciber, je ne te suis pas gré et tu ne me sommes pas. » Lui-même avait repris ce ton froid dont il était capable, le ton sec et la voix tremblante de colère. « Si tu as cette attitude, je me demande bien comment tu peux prétendre me comprendre… Je voudrais savoir comment tu ne peux pas comprendre que tout ça. C’est ma famille, mon unique famille. Comment tu peux prétendre être celle qui pourrait combler un vide en moi, alors que tu n’es même pas capable de faire face à la première contrariété d’adulte ? Putain de merde Sulpicia, on est plus à Poudlard. C’est la guerre. Et je ne perdrais pas le moindre membre de ma famille, juste parce que t’es une frustrée. Tu m’entends ? Je ne perdrais pas Remus pour toi ! » Il est rude, vraiment en colère et il lâche son bras passant une main dans ses cheveux pour se détendre. Elle le mettait hors de lui. Mais il n’avait pas laissé James pour elle, il ne laisserait pas plus Remus pour elle. Peter non plus, malgré le mal sourd qu’il avait fait, pour l’instant Peter restait quelqu’un qu’il protégerait bec et ongle. Mais il tenait à elle. Il n’avait jamais entretenu de correspondance aussi longue avec personne. Alors qu’il l’a fait avec elle. Il retourne de nouveau son regard orageux vers elle. « Ton problème, ton putin de problème Pia, ce ne sont pas tes yeux. C’est ton impatience et cette capacité de merde à te fermer comme une huitre quand on ne va pas dans ton sens ! Bordel ! Je ne suis pas le gendre idéal, je ne suis même pas un type bien, alors si tu t’attendais à des retrouvailles à l’eau de rose ou à une scène rocambolesque comme dans un roman pour gonzesse, tu t’es trompée de bonhomme ! » Cette fois il retourne près de la cheminée. En grognant dans sa barbe. Jusqu’à laisser les minutes passer en silence.

« De toute façon, tu ne repars pas, tu restes ici, jusqu’à demain. Que tu comprennes, ton lieu de vie, tes affaires, tout va être retourné. Tu vas être enlevé par l’Ordre. Tu ne peux pas rentrer et tu vas devoir nous supporter pour la soirée. » Les éclats de voix avaient sans doute rameuté Sadie, alors que la porte s’ouvre sur la rouquine, le visage un peu plus dur qu’à son habitude. Elle lance un regard à la blonde et vient poser une main dans le dos du Black. « Rentre chez nous. Sirius rentre à la maison, je me charge du reste avec Éléonore. » Il grogne. Il devait bien admettre qu’elle avait raison. Il reprend sa baguette sur la table et la glisse à l’intérieur de sa veste en cuir, jetant un regard à la rouquine, puis un dernier sur la blonde, avant de passer dans le couloir et de claquer la porte. Sadie dans les environs, rien ne serait sans doute facile pour elle, mais avec Léo dans l’équation, Sulpicia pourrait être bien au QG pour une nuit. De toute façon, demain, elle retrouverait cette petite vie qui devait être la sienne. Elle ne pouvait pas, il ne voulait pas qu’elle vive dans la merde, pas dans cette merde dans laquelle il trempait désormais. Ce n’était pas une vie.
sujet clos.

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