The supremacy of Pure Blood begin here.
Dans la nuit du 31 octobre 1981.
Attaque perpétrée par les forces du Lord: Peter Pettigrow tue le jeune Harry dans son sommeil pendant que James et Lily Potter sont aux mains des Mangemorts qui perquisitionnent le couple. Peter transplane avant de se faire repérer par ses amis.

Pendant ce temps …
Un groupe de chercheur en médicomagie présentent les résultats d’une étude sur le développement d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Personne n’entend parler de la mort du jeune Harry Potter... - Lire le contexte -
RèglementLa vielle magieLe sangPrédéfinisLes BottinsPartenariats
A savoir
# Forum dans l'univers de J.K. Rolling - Première guerre - Uchronie Dystopique - Monde adulte.
# Contexte évolutif, chaque personnage compte! Luttez pour la victoire de votre camps!
# Codage par Okhmhaka sur Never-Utopia; Images par Lüly (Eléonore); Codages supplémentaires par Sulpica;
Intrigue II
Suite à l’attaque du Chaudron Baveur par le ministère en quête de nés-moldus à emprisonner, le bilan des pertes est lourd. Remus Lupin, fidèle membre de l’Ordre a été emprisonné en sa qualité de Loup-Garou et se fait chaque jour torturer afin de lui sous-titrer des informations. Coup dur pour l’Ordre, dont l’information leur parvient grâce à Sulpicia Mulciber, la colocataire de Remus. Une opération de libération se profile à la prison de l’Abbey de Westminster. Leadée par Sirius Black, Nyneve Mckinnon, Peter Pettigrow et Sulpicia Mulciber s’infiltrent avec fracas dans la prison. Si Severus Rogue et Lucius Malefoy tentent de les arrêter, ils se retrouvent rapidement en position délicate grâce à l’arrivée du groupe de secours composée d’Arthur Weasley, Elena Dragomirov et Eléonore de Phily.
Le bilan est difficile pour les mangemorts. Non seulement Remus est sauvé, mais tous les prisonniers sont libérés et ce malgré l’équipe d’une dizaine de mangemorts et d’Aurors envoyés par le ministère. C’est une belle victoire pour l’Ordre, l’orage gronde au Ministère. Amycus Carrow est furieux, il va falloir payer les pots cassés...
Intrigue I
« Harry Potter est mort. L ‘élu a été tué. Le monde magique est proche de sa fin. Résistez ou fuyez! Harry Potter est mort! ». En ce beau matin de novembre 1981, la une de la gazette du sorcier aurait pu annoncer la tragique attaque de Goodrich’s Hollow. Les sorciers du royaume uni auraient pu se réveiller avec une nouvelle bien tragique, s’ils savaient qui était Harry Potter. Au lieu de cela, la gazette annonçait en sa première page la découverte prodigieuse d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Nul ne se doutait des terribles événements qui avaient eu lieu dans la nuit, relatés page 12 de la gazette dans un tout petit encadré : « Des Mangemorts perquisitionnent un couple suspecté de faire partit de l’ordre du phénix. Tournant au vinaigre, un enfant meurt durant l’intervention. ». Ni plus, ni moins, le jeune Harry James Potter était mort. La prophétie ne se réalisera jamais. Voldemort venait d’assoir son pouvoir en tant que 1er Ministre de la Magie.
1981; Grande-Bretagne
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  [INTRIGUE 2.2.1 - Sujet commun] Un pour tous...

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« 7 DECEMBRE 1981. .»
 
Les premiers flocons de l’hiver commençaient à tomber doucement. Flottant avec grâce, emporté par le vent. Ils virevoltaient dans l’air pour se déposer dans un silence de mort, sur un banc ou un arbre. L’on pouvait voir Londres se vêtir de ses couleurs d’hiver. Cette beauté et les rires des enfants dans le parc qui jalonnaient l’Abbaye de Westminster juraient avec l’ambiance actuelle politique. Seuls les enfants osaient encore sortir pour courir dans les premières neiges. Elles étaient molles et craquaient sous le pied. Elles annonçaient l’arrivée des fêtes et surtout, de Noel ! N’était-ce pas le meilleur moment de l’année ? L’on allait se retrouver autour d’une table, en famille, manger de bons plats bien chauds et boire. Certains boiraient surement plus que d’autres.
Mais, nous n’étions pas encore le soir de Noel. Non, nous étions le 15 du mois. Et ce jour n’était guère différent des autres pour le commun des mortels : sorciers et moldus ne se doutaient de ce qu’il se passait sous l’Abbaye qui se couvrait doucement des couleurs de saisons.

La prison des traitres, des nés moldus et sang-mêlé rebelles gorgeait de sorciers qui attendaient leurs transferts vers Azkaban ou leurs libertés. Parmi ces sorciers, un jeune homme tremblait de froid dans sa cellule.  Traitée comme un animal, il ne pouvait se tenir debout dedans. On ne lui proposait de sortir que quelques heures par jour pour lui donner une maigre ration. Ses bourreaux ne prenaient pas soin de son confort ou de sa santé. Ils se fichaient de savoir s'il allait bien ou non. Seules les informations qu’il pouvait fournir leur était d’un certain intérêt.
Lorsque l’on vint le chercher en début de soirée, ce ne fut guère pour lui offrir sa liberté, mais pour une énième séance de torture. Les adeptes du Lord cherchaient depuis une semaine à lui arracher des informations sur l’Ordre du Phénix. Ils le torturaient plusieurs fois par jour dans l’espoir d’obtenir des noms et des localisations. Où était leur QG ? Quel était leur prochain point d’attaque ? Mais également, donner des noms.  


Tous les jours, plusieurs fois, il était emmené en salle d’interrogation. C’était une pièce sombre, avec peu de lumière. Seul l’endroit où l’on attachait le détenu bénéficiait d’une source lumineuse. Au fond, derrière un écran magique, une table basse et plusieurs canapés servaient à ceux qui venaient observer les interrogatoires.  
Aujourd’hui, Remus Lupin, car tel était le nom de ce jeune homme qui avait été capturé, avait eu le droit à plusieurs bourreaux, qu'il vit défiler les uns après les autres. Mais Remus garda les mâchoires définitivement fermées et ne lâcha aucune information. Tenant toujours bon. Il ne perdait pas espoir. L’Ordre ne la laissera pas tomber. Il le savait.  

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L’heure passait lentement, plus que jamais pour les membres de l’Ordre qui était en attende au QG général. Ils ne pouvaient pas emmener Remus dans un centre provisoire, non, il fallait qu’il soit en sécurité et facilement déplaçable en fonction de son état. Il avait donc été décidé de le ramener ici.
Tout était prêt. L’infirmerie avec ses linges propres, une chambre avec quelques affaires appartenant au loup. Les équipes de soins et de secours attendaient, pour certains impatiemment le retour des leurs… Tournant en rond dans la cuisine de leur QG.


 


 


 

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la douloureuse attente



A une toute autre époque, ce quartier de Près-Au-Lard, à l'approche des premières neiges, se parait de ses plus belles guirlandes et il battait en son sein les traditionnels chants qui annonçaient l'avènement de Noel. Mais, aujourd'hui, dans les quartiers de l'Ordre régnait une toute autre ambiance, militaire, tendue, frémissante. Il y avait dans tous les regards cette étrange lueur morte de ces soldats qui savaient que leur départ sur le front était imminent.

Les Weasley avaient passé la journée ici, à préparer les détails de l'opération de sauvetage de Remus et les différents espaces pour soigner les éventuels blessés avec les autres membres de l'Ordre dans une atmosphère pesante. Puis, dès lors que tous se mirent d'accord sur la manière dont ils allaient s'immiscer là où Remus était retenu captif afin de l'exfiltrer, le groupe se divisa en deux parties. Il y avait, d'un côté, la première vague, celles et ceux qui s'étaient portés volontaires pour s'infiltrer dans les geôles pour libérer Remus. Ceux-là avaient déjà transplané.

Restaient alors les autres, les renforts, chargés d'intervenir en cas d’échauffourées pour couvrir la fuite de leurs compagnons, et les soigneurs, qui s'occuperaient logiquement de réceptionner les blessés et de leur porter secours à leur retour. Arthur et Molly étaient répartis dans l'une et l'autre équipe. Le Quartier Général était d'un calme inquiétant : les deux équipes restantes n'avaient plus qu'à attendre un éventuel signal et/ou le retour des troupes.

Arthur, trépignant d'inquiétude, avait fait les cent pas, échangé moult oeillades lourdes de sens avec celles et ceux qui viendraient avec lui ajouter quelques baguettes du côté de l'Ordre sur le champ de bataille. Puis, il vint se glisser contre Molly pour prendre délicatement ses mains entre les siennes. Arthur posa délicatement son front contre celui de son épouse, créant ainsi un bref moment d'intimité, comme si le reste du monde n'existait plus au delà de la présence rassurante et aimante de son aimée.

Ils n'échangèrent que peu de mots, conscients que 'intensité de leurs regards comblaient les vides de la conversation. Arthur savait que, ce soir, il serait en danger. Les Mangemorts, s'ils devaient répliquer et empêcher l'Ordre de libérer leur ami, seraient là, dehors, pour tuer. En cette heure sombre, se blottir contre la femme de sa vie était la seule chose qui lui permettait de tolérer cette douloureuse attente et de mettre hors de son esprit, ne serait-ce que pour une poignée de secondes, l'idée qu'il pourrait ne pas revenir. Bien entendu, dans son esprit, Arthur se repassait les souvenirs qui lui étaient les plus chers, ces moments en amoureux avec Molly, comme toutes les naissances et les étapes importantes franchies par leurs enfants chéris. Leurs premiers pas, leurs premières dents, leurs premiers rires. Après tout, c'était pour toutes ces choses que les Weasley se battaient.

« Molly... murmura Arthur d'une voix douce et fébrile,  Je t'aime. Je reviens vite, en pleine forme et avec Remus. » dit-il d'une voix faussement convaincue, ponctuant sa phrase d'un bref hochement de tête, tout en sachant pertinemment que Molly ne pourrait s'empêcher d'être morte d'inquiétude elle aussi. L'heure de l'intervention des renforts approchait, ils n'attendaient qu'un signal qui pourrait arriver d'un instant à l'autre. Arthur esquissa un bref sourire, tout en passant sa main sur la joue de son épouse, qui ne quittera pas les pensées du sorcier, même au cœur de la bataille, sous une pluie de sortilèges.

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La patience n'a jamais été mon fort, j'ai juste peur que le pire arrive tant ils sont loin de moi, je suis complètement impuissante

L'Ordre a plus ou moins toujours eu des passes difficiles depuis sa création, et depuis que nous en faisons partit avec Arthur nous nous sommes entendu sur le fait que l'un de nous restera toujours en arrière afin de préserver un maximum notre famille, après tout nous avons une tribu de sept enfants qui nous attendent à la maison et aucun de nous ne feras quoi que ce soit pour mettre cet équilibre et les membres de cette tribu en danger. C'est aussi entre autre pour ces raisons que j'ai apprit des sorts de soin, afin de rester en retrait, éviter le front direct de la bataille mais être tout de même utile dans ce combat qui est le notre. J'ai aussi la charge de m'occuper de notre QG, je crois que je le fournis un peu trop en nourriture d'ailleurs, l'habitude des grandes quantités, mais au moins je sais que mes amis ne manqueront jamais d'un petit truc à grignoter. Si ils doivent un jour mourir, cela ne sera pas de faim, comme dit Arthur.

L'ambiance ce soir est plutôt tendue, une mission de sauvetage pour ramener notre très cher Remus, retenu captif par les Mangemorts, a été organisée, on en a parlé pendant des heures afin de savoir comment on allait s'y prendre et la pression est montée petit à petit. J'ai dû trouver un moyen de me détendre les nerfs parce que sinon j'allais littéralement péter un câble, non d'un hiboux c'est à la limite du supportable. En plus Arthur s'est porté volontaire pour faire partit de l'équipe de secours et connaissant nos larrons, elle sera sûrement très utile, alors comme disent les jeunes moldus, je flippe grave. Comme j'ai oublié d'amener mes pelotes de laine, je me suis mise aux fourneaux. J'ai aidé à faire quelques potions curatives et autres baumes, et j'ai finit par faire des gâteaux, des cookies à la citrouille, des sablés au caramel beurre salé, des muffins à la carotte et à la rhubarbe, et finalement mes légendaires tartes aux myrtilles. Comment j'ai pu penser à prendre tout ce qui nécessaire à la préparation de toutes ces sucreries et pas à mes pelotes de laine !

Bilan, ça embaume extrêmement bon dans tout le QG, mais par contre nos amis partis en mission eux ne sont toujours pas revenus. Les minutes passaient et toujours pas de nouvelles. Arthur vint me tenir compagnie, sa simple présence, son simple contact de cette grande main sur ma joue me dénoua un petit peu les épaules et fit l'effet d'un sortilège d'apaisement sur mon petit cerveau torturé par le stress. " Moi aussi je t'aime mon chéri, fait très attention à toi ", blottie contre lui je respirais son odeur peut être pour la dernière fois, à cette pensée les larmes me montèrent aux yeux. " Hum, tardez pas trop hein, sinon les tartes seront trop ... froides ? " Qu'est-ce qui me prends de vouloir faire de l'humour pour dédramatiser, non mais franchement ! Allez un petit sourire, un bisous sur ces lèvres que je connais mieux que personne et on se détend. Je sais que l'heure d'intervention de l'équipe de secours approche, d'un moment à l'autre le signal peut apparaître et engendrer le départ de mon homme alors tout en repassant tout ce que j'avais à faire dans ma tête pour que rien ne capote une fois qu'ils seront de retour, histoire de voir si je n'ai rien oublié, je reste contre lui, prenant sa main dans la mienne en priant pour que les minutes paraissent des heures, là tout contre son cœur.
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“J'ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse.” (Arthur Rimbaud)
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Dernière édition par Molly Weasley le Mer 28 Nov - 13:51, édité 1 fois
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Le patronus de Péter apparut au sein du QG de l'Ordre. Il portait un message: rapidement, il expliqua la situation et se transforma en portoloin pour aider les membres de l'Ordre à rejoindre direction l'action.

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" Moi aussi je t'aime mon chéri, fait très attention à toi... Hum, tardez pas trop hein, sinon les tartes seront trop ... froides ? " Et tandis qu'Arthur échappa un bref rire nerveux et qu'il s'apprêtait à répondre par une autre plaisanterie pour détendre l'atmosphère, un crapaud argenté fit irruption au milieu du QG et fit faire volte face aux membres de l'ordre présents ici.

C'était l'heure d'y aller. Le sourire d'Arthur s'effaça, il déposa un ultime baiser sur les lèvres de Molly, laissa filer sa main de la sienne, plaça son écharpe devant son visage et échangea un regard déterminé avec Léo et avec Elena. « C'est à nous. Allons-y. A 3 ! 1, 2, 3. » dit-il en se synchronisant avec les autres membres de l'équipe de secours afin de mettre leurs mains en même temps sur le portoloin qui devrait les déposer sur le champ de bataille, à l'Abbaye de Westminster, lieu où leur loup était captif. Arthur se sentit alors soulevé par le nombril et tout autour de lui se mit à tournoyer soudainement à une très grande vitesse. Il n'entendit pas la détonation qui rebondit vivement contre les murs de la pièce au moment où ils disparurent totalement.

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La chute est lourde, il ne contrôle pas l’atterrissage dans la grande pièce de vie du QG, renversant sans doute des babioles ici et là, alors que Sadie se relève d’un bond et que Sirius garde le corps chaud de Sulpicia dans ses bras, pour la protéger de tous les chocs qu’il pourrait lui arriver dans la manœuvre. Il serre la mâchoire le Black, alors que Sadie, elle voit bien qu’il y a un truc qui cloche, elle sort sa baguette, et dégage la table. Molly ne tarderait pas non ? Elle allait revenir. « Sirius, Sirius. Lâche-la. Lâche-la ! Écoute Sirius, lâche-la ! Par Merlin. » Dit-elle alors qu’elle n’arrive même pas à défaire le sang pur de l’emprise qu’il avait sur la poupée qu’était la Mulciber. Qu’était. Oui qu’était, elle était plus là Sulpicia, elle était partie. Il sait même pas combien de temps il l’a laissé là, il sait même pas… Il sait rien, il sait putain de rien et ça le bouffe. Ce qu’il sait, c’est qu’il a tout foiré, qu’il a encore tout merdé, parce qu’il a pas été capable. Il a été capable de rien Sirius, il a juste lamentablement échoué. Comme avec Harry, comme avec James, comme avec Remus, comme avec Léo. Tout était fichu. Parce qu’il savait pas parler, parce qu’il savait pas dire qu’il aimait les gens, parce qu’il savait pas dire qu’il souffrait. Qu’est-ce qu’il était con putain. Poudrant, quand il entend Sadie lui dire. « BORDEL ! Sirius écarte toi ! Ça tombe on peut faire quelque chose ! » Ils pouvaient peut-être. Pourtant, il a la voix rauque de tristesse, ce grognement qui sort de sa poitrine, alors qu’il la dépose sur la table Sulpicia et qu’il hurla à sa sœur de cœur. « La touche pas ! SADIE DEGAGES ! » Il était dangereux l’animal blessé, il était dangereux plus qu’il ne voulait le dire. Qu’importent les pops sonores qui montraient que les membres rentraient à un à un au QG le perturbe. Il ne sentait même pas les larmes de rage, de colère, de tristesse coulées sur ses joues, alors qu’il cherche la joue de Pia, qu’il la cherche parce que c’est un connard, il peut la sauver putain, il est capable de la sauver, mais pourquoi il arrive à rien, même pas à la regarder ? Parce qu’il a mal ce crétin. Il a mal et ça lui ronge le cœur, ça lui ronge le peu de cœur qu’il avait. Et il caresse son visage, il caresse ses cheveux. Un autre grognement de rage s’échappe de sa poitrine, alors que ses mains se croissent pour un massage cardiaque, comme les moldus. Mais, il arriverait pas à faire marcher sa baguette, pas sous ce genre d’émotions. Incapable de faire quoi que ce soit dans ce genre de situation. Il la redoutait, il avait prié pour que ça n’arrive jamais quand elle était loin, encore moins quand elle était là tout près de lui et qu’il était là à plus savoir que faire. Une pression. « Pia putin… » Deux pressions. « Pia je t’en prie. » Trois pressions. « Je t’en supplie Pia… » Quatre pression. « Me laisse pas Pia bordel… » Cinq pressions. « Respire. Ouvre les yeux. » Sixième pression. « Arrête, reviens maintenant. » Septième pression. « Bordel Pia, respire. » Huitième pression. « Pia Réponds… » Neuvième pression. « Réponds ! » Dixième Pression. « RÉPONDS ! » Qu’il hurle, mais il n’arrête pas, répétant la même rengaine pour les vingt pressions suivante. Cherchant par la suite ses lèvres pour lui donner du souffle. Il arrivait à rien. Et après deux séries de pression. Sadie, elle le pousse. Elle l’écarte, alors qu’il a les jambes qui tremblent comme un gamin. Les bras faibles et les yeux rougis. Elle pouvait pas partir. Elle avait pas le droit de partir. Elle avait promis. Elle pouvait pas le laisser là. Sa poitrine se lève frénétiquement alors que d’autres membres de l’Ordre donnent de leurs personnes pour la sauver. Lui, il n’a que Sadie qui lui frotte le dos, il n’a que Sadie pour l’aider à tenir le choc, parce que Sadie elle sait ce qu’il ressent. Parce que Sadie, elle le connait mieux que lui-même. Et ça fait peur. Quand il arrache un autre cri en prenant sa tête dans ses mains le Black, il comprend. Il comprend qui peut pas vivre sans elle, qu’il était incapable de vivre sans elle. Qu’il pouvait pas, qu’il pourrait jamais. Qu’il était trop con, pourtant, il veut croire qu’il l’entend et les autres, il en fait abstraction, dans le déni complet de l’état de Sulpicia, il vient s’agripper à la table autour des autres médicomages, alors que Sadie, elle hurle à tout va qu’il doit reculer, les laisser-faire. « Si tu reviens pas Pia, si tu reviens putin de pas Pia, je pourrais pas te le dire ! Je pourrais pas te le dire que je t’aime sale conne, alors tu vas me faire le plaisir de revenir putain de merde, tu m’entends ! De revenir ! » Alors que Sadie lui tire les cheveux pour le faire reculer dans un coin de la pièce, un sort pour le mettre hors d’état de nuire, il était conscient de tout. Il comprenait qu’il était un putin de connard, un sale enfant de pute. Celui qui ne pouvait pas faire un truc sans que ça tourne au vinaigre.

Sirius parle en Teal
Sulpicia parle en MediumVioletRed
Nyneve parle en 91114D
Peter parle en SeaGreen
Arthur parle en b06500
Molly  parle en firebrick
Elena parle en FF0000
Léo parle en 507374
Sadie parle en white

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Yes I'm back in black
this fucking dimple will rule the world
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Intrigue suite
ft. Ordre



« Ma mère-grand, que vous avez de grandes oreilles !
— C'est pour mieux écouter, mon enfant.
— Ma mère-grand, que vous avez de graands yeeeux !
— C'est pour mieux voir, mon enfant.
— Ma mère-grand, que vous avez de graaaaandes dents !
— C'est pour mieux te maaaangeeeeer !
Et en disant ces mots, ce méchant loup se jeta sur le petit Chaperon rouge, et la mangea! »
Dis-je en faisant une grosse voix, attrapant la petite fille qui était assise contre moi à regarder le livre de conte. Je faisais semblant de la mangée, faisant des bruitages de loup gourmand. Elle riait aux éclats, le livre tomba du lit grand ouvert sur le sol alors qu’elle tentait de se défendre. « Arrête ! Les loups ça parle pas en plus! » Lança l’enfant, aux boucles noirs et aux yeux bleus. Elle devait avoir 4 ans, tout au plus. Son visage était fin, mais brillait d’une malice et d’une intelligence qui montrait qu’elle était éveillée pour son âge. Ne sachant caché son intelligence manifeste.
Elle me fit sourire alors que je me relevais et tirais la couverture de son lit pour qu’elle se glisse dessous. Elle était bien trop intelligente pour son propre bien! Encore quelque chose qu’elle avait apprit de Remus! Décidément, il trainait trop avec elle. Je caressai ses cheveux, entremêlant mes doigts dans ses boucles. « C’est un conte ma puce. Les moldus ne savent pas que les loups de parlent pas. » Je lui souris tendrement. C’était l’être le plus beau et le plus précieux que j’avais vu de ma vie. Fragile, adorable au rire enfantin et joyeux. Ses yeux grands ouverts me fixaient. Curieux, je pouvais deviner toutes les questions qui pouvaient trotter dans cet esprit assoiffé de connaissance. Mais je coupa court à la chose, posant une question qui la fit grimacée: « Tu t’es brossée les dents? » elle secoua la tête en signe positif. Je me baissai pour embrasser son front. « Dors bien mon bébé! Fais de beaux rêves».
Tirant la couette jusqu’à son menton, je gonfla son oreiller et déposa à ses côtés son doudou en forme de chien. Elle le serra contre elle, se retournant sur le côté. L’observant quelques secondes, je fus attendrie à la vue de son visage qui se fermait pour somnoler et s’endormir dans les bras de Morphée. J’allume la veilleuse qui était à ses côtés et représentait des centaures qui couraient dans une forêt. L’éclat pâle de la bougie transformait leurs ombres fantomatiques en une animation qui défilaient sur les murs. Il était temps pour moi de la laisser dormir et de descendre me reposer un peu. Me dirigeant vers la porte, j’allais la tiré à ma suite lorsque j’entendais sa petite voix s’élever une dernière fois. « Bonne nuit maman... » Pâteuse, elle s’endormait déjà, cette petite voix d’enfant. Mes yeux se posèrent une dernière fois sur cette petite silhouette et laissa la porte de sa chambre entrouverte. Ainsi, si un mauvais rêve venait à déranger son sommeil, elle pourrait descendre nous rejoindre dans le salon.

Le couloir n’était pas si grand, composés de 4 portes et de deux escaliers de part et d’autres du couloir. Il y avait de nombreuses photos encadrées auxquelles je ne faisais pas attention. Je rejoignis l’escalier en le descendant avec précaution, observant le ciel étoilé par la baie virée qui ouvrait le hall d’entrée de la maison. La lune était encore loin, le ciel dégagé. C’était ce genre de soirée que j’aimais. Une main sur la rampe, j’arrivais en bas des escaliers, laissant l’odeur douce du feu de bois crépitant arriver à mes narines. Soupirant d’aise, je suivis à ma gauche cette douce odeur. Elle venait du salon, un grand espace pleins de jouets au sol. Une table était encombrée de parchemins et de livre derrière laquelle une bibliothèque débordait de livres. Il y avait des dessins d’enfant et des crayons de couleurs à son pied. En face de moi, un grand canapé installé sur un tapis en face d’une cheminée qui pouvait réchauffer toute la maison par sa taille. Au dessus de celle-ci, je pouvais voir les vases laisser danser les reflets des flammes chaudes. Des plantes, il y en avait partout.
Me rapprochant du canapé, je passe mes bras autour de la personne qui y était assise, lisant la gazette du sorcier. Posant ma tête contre son épaule, j’embrasse celle-ci. Je lu par dessus son épaule les nouvelles. Rien de bien extasiant dans mon cas, on y parlait de découvertes en ancienne magie, photographie animée à l’appuie. «  Elle est entrain de s’endormir. » dis-je en lâchant la personne. Je contourna le canapé et remit une bûche dans l’âtre avant de me retourner. Il ouvrit les bras, un sourire en coin m’invitant à venir m’y blottir. Je ne me fis pas priée. Je viens m’y glisser, posant ma tête contre son torse, lui ses mains sur mon ventre rond. Il m’embrassa la tempe, caressant doucement ma peau.
«  « Qu’est ce que tu as fais aujourd’hui? » lui demandais-je en fermant les yeux, bercée par le crépitement de la cheminée, seule source de lumière, et par l’odeur de son parfum masculin. Soupirant de bonheur, je me sentais partir dans un état semi endormie, semi éveillé. « James et Lily sont venu à la maison. Les enfants ont joués dans le jardin à essayer d’attraper des gnomes. Harry ressemble de plus en plus à son père. » La voix amusée, et en même temps attendrie, il continuait de me serrer fort dans ses bras. Ses lèvres vinrent déposer des baisers dans mon cou avec une douceur infinie. J’en soupirais de plaisir. Levant une main pou la passe dans ses cheveux noirs ébouriffés. «  J’espère que ta fille n’en prendra pas de la mauvaise graine ´Rius. ». Répondis-je amusée. «  Dumbledore ne supportera peut-être pas une nouvelle génération de Maraudeurs. » J’étais taquine. L’avantage de ne pas avoir donné de fils à Sirius en premier enfant, était que je savais que notre fille n’aurait jamais à partagé son dortoir avec Harry. Les bêtises seront sûrement moindres que celle de James et ses amis. Il me mordilla l’oreille. Sûrement vexé -et amusé - de cette remarque. « Avec notre carte elle ne sera jamais prise! Au contraire ma chère, nos enfants nous surpasserons » Léger fut le rire qui s’échappa de mes lèvres. «  Tu parles de cette carte que je t’ai confisqué? Il faudrait déjà que tu arrives à la retrouvée! »
Il échangea nos places, moi en dessous de lui, il vint m’embrasser, joueur, les yeux brillant et susurra au ceux de mon oreille. « Mais j’y travaille en ce moment même madame Black! »


~~ « Mamaaannn! Mamaaaaaaaaann! J’ai fini ! » Me dit-elle en me montrant le dessin qu’elle était entrain de faire sur la table du petit déjeuné, tandis que Sirius arrivait, encore endormi.
«  Montre ton beau dessin à ton papa. » lui dis alors que je posais une tasse de café chaud pour celui-ci devant une assiette vide qui n’attendait que lui. Notre petite beauté lui montra toute fière, commençant à expliquer celui-ci. Je lui faisais griller ses toast, quand Sirius tout souriant vient me serrer dans ses bras. Il déposa un baiser dans mon cou. « Il va falloir rentrer maintenant Sulpicia. » me dit-il. Surprise, je me retourna, observant ses traits que je chérissais. Que voulait-il dire par la? Je l’observa, lança un regard vers la fenêtre et à notre fille qui continuait son dessin. «  Mais je suis à la maison... » Répondis-je, perplexe. Plissant les yeux, je sentis ses mains se poser dans le creux de mes hanches. Un sourire, doux, compatissant apparut alors sur ses lèvres, il n’illuminait pas son visage. « Tu sais que non Pia. Il faut que tu retournes dans ton monde. Ils ont besoin de toi. » Je le lâcha me reculant de quelques pas. Non, j’étais chez moi ici. Pourquoi devrais-je en partir? Qu’était-il arrivé à Sirius pour qu’il change ainsi d’avis? Et pourquoi me disait-il que je devais retourner dans mon monde? Je ne comprenais plus rien à ce qu’il se passait en cet instant. Perdue, commençant à paniquer. Je sentais une boule se former au creux de mon ventre. Mon cœur battre la chamade.

Je posai la main sur mon ventre, il n’y avait plus rien. La petite fille prit son dessin pour aller jouer ailleurs, mais avant, elle vint vers moi et me tira à elle. Embrassant ma joue. «  Au revoir maman! » et elle fit demi tour vers le salon. J’allais la suivre, paniquant. Non, reviens! Ne pars pas! Je fis un pas en avant, mais Sirius me prit le poignet. M’attirant à lui, il glissa sa main dans mes cheveux. Le regard toujours doux, il n’était pas triste. Déposant son front contre le mien, je me refusai de fermer les yeux. « L’Ordre, Remus... on a besoin de toi. » Non! Ils allaient très bien! Il n’y avait jamais eu de Lord Noir, jamais d’Ordre, jamais de guerre, ce n’était qu’un mauvais rêve que nous avions tous fait, ici c’était ma réalité !
Et pourtant, j’avais de plus en plus l’impression que si. Le soleil s’assombrit alors que je continuais à m’accrocher au rêve. « Je suis chez moi. Je ne veux pas partir, je veux rester avec toi... laisse moi rester! » Suppliais-je les larmes aux yeux. « Tu seras avec moi. Mais ce n’est pas le moment. Tu dois retourner les aider. » J’allais répondre quelque chose en relevant la tête lorsque j’entendais une voix m’appelée dans mon dos. J’entendais la voix presque désespérée d’Eléonore qui me disait de revenir. J’avais mal à la poitrine. «  Ne me laisse pas! » Suppliais-je de nouveau, sentant mon cœur se briser. J’avais mal partout. Ma respiration se fit difficile tandis que je perdais l’équilibre, emportant la vaisselle avec moi. Ma vision se brouilla, je n’étais plus très sure de ce que je voyais. Un sol? Un plafond? J’avais un goût métallique dans la bouche. Je tousse. J’ai soudainement froid. J’aperçois ses cheveux bruns remplacés par une tignasse blonde. Mes oreilles bourdonnent. Ma respiration est difficile, douloureuse, sifflante et gémissante. Cette douleur sourde qui émanait de toutes part de mon corps allait m’emportée. Je suis incapable de penser. Incapable de bouger. Incapable d’entendre et de comprendre ce qu’il se passe autour de moi. Je les aperçois juste, danser autour, se pencher, mais de nouveau, tout devient noir, silencieux. Inexistant. Il n’y avait plus de lumière. Plus d’espoirs. Juste, le silence.
J'avais besoin de reprendre des forces...


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retour du front


Et dans le vacarme des détonations sporadiques, la silhouette d'Arthur fit son apparition précipitée à travers l'entrée, jusqu'à ce qu'il reprenne corps, allongé au sol, en position fœtale. Il avait transplané alors qu'il courait en direction de Nyneve et de Peter pour les prendre au vol, avec lui, dans la fuite catastrophée de l'abbaye. Allongé sur le flanc droit, le père Weasley encore haletant, ses doigts encore fermement crispés sur sa baguette, ouvrit doucement ses yeux pour découvrir non sans soulagement qu'il était bel et bien rentré au bercail et qu'il était loin de la cohue de la révolte des prisonniers... Dans ses oreilles se répercutaient encore les échos des cris, des explosions et de la terreur générale du combat, un sifflement assourdissant qui perdurait sans toutefois recouvrir entièrement la dernière chose qu'Arthur avait entendu avant de disparaître : la voix de Sirius qui transmettait la consigne de repli à toute l'équipe de l'Ordre.

C'est lorsque Arthur essaya de se relever que le souvenir douloureux du sortilège qu'il avait reçu dans le feu de l'action se rappela à son bon souvenir en lui arrachant une grimace. Le sorcier passa sa main sur son flanc et constata que la plaie s'était mise à saigner, en plus de lui causer une sensation de brûlure mordante. Le rouquin se releva avec davantage de difficulté, au rythme des échos des autres détonations qui annonçait le retour de ses frères et soeurs d'arme du jour. Rien ne s'était vraiment passé comme prévu, mais, au moins, ils rentraient. Sa main sur sa blessure comme pour l'empêcher de vomir davantage de sang, il esquissa de grands signes avec sa baguette dans les airs, en direction des portes et des murs. « Repello... Hmpf... Repello Inimicum... Protego Maxima... Fianto Duri... » marmonna-t-il en dessinant des grandes croix lumineuses devant lui, avant qu'elles ne s'évaporent en pénétrant dans les murs du QG. Pure précaution.

Couvert de poussière, Arthur toussa et entreprit de boitiller jusqu'à la salle de soin, où les membres restés en retrait - dont Molly - seraient sans doute en train de prendre en charge Remus ainsi que les blessés, dont il allait grossir les rangs. Son regard croisa ceux de ces compagnons, avec qui il échangea un timide sourire de réconfort, heureux de les voir tous, les uns après les autres, en vie... Mais lorsque le bourdonnement dans ses tympans meurtris s'estompèrent, il n'entendit plus que la voix éraillée de Sirius qui invectivait une Sulpicia sans vie de lui revenir. Le coeur d'Arthur se comprima à la vue de cette scène poignante, conscient que sa Molynette aurait très bien pu se trouver dans la même position que Sirius, à implorer le ciel et la terre de lui rendre son époux chéri.

Arthur s'approcha avec détermination. Il n'était pas vraiment d'une grande aide lorsqu'il s'agissait de soigner un blessé, mais, en tant que père, il savait être naturellement la personne qui calmait les élans de désespoir et d'emportement. Il posa sa main sur l'épaule de Sirius avec une douce fermeté et le tira vers lui, dégageant la place pour que les personnes qualifiées puissent venir au secours de Sulpicia dans l'instant. Puis, Arthur plongea son regard dans celui du jeune chien fou de l'Ordre. Il savait que ce dernier avait déjà vécu des pertes terribles dans sa vie et qu'il portait sur ses épaules le poids d'une terrible culpabilité. « Sirius ! Sirius... Tu t'es admirablement conduit... Laisse les soigneurs prendre le relais maintenant ! » lui dit-il d'une voix compatissante - celle de la raison - tout en lui passant le bras autour du cou en signe de sincère camaraderie. « Elle va s'en sortir, je te le promets, laisse les faire. Tout le monde est rentré... Tout le monde est là... » affirma-t-il avec un sourire réconfortant, comme un père qui veille au bien-être de sa tribu... Avant de grimacer de douleur, grimace qu'il camoufla pour se montrer encore plus fort, comme un soutien sur lequel Sirius pouvait se reposer en ce moment de choc et de terreur.

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« Sulpicia ! » Son amie venait de s’effondrer contre le mur. Eléonore se précipita, mais elle fut trop lente et sa tête au long cheveux blond heurta le mur de pierre. Un cri étranglé sortit de la gorge de la jeune infirmière. Qu’avait-elle fait ?!





Tout était flou. Lorsqu’elle avait ouvert les yeux, le visage de Sirius était apparu en premier plan. Que c’était-il passé ? Ah, oui, un stupefix l’avais frappée de plein fouet. Il l’avait réanimée. Ses yeux croisèrent ceux du grand brun et elle reconnut la lueur familière de son regard. Cette lueur qu’elle avait perdue, un peu plus tôt. Et avant qu’elle comprenne réellement ce qu’il se passait, il était reparti. Il avait plongé dans la bataille qui faisait toujours rage, lui confiant Remus, qui était toujours très faible, inconscient. Lui confiant ? Non, leur confiant, à elle et Sulpicia, qui se tenait à côté d’elle. Elle avait le regard légèrement vitreux, les lèvres d’une couleur anormale, des traces noires de quelque chose qui avait coulé sur son menton et qu’on avait essuyé à la hâte commençaient à sécher. Elle caressait doucement le front de Remus et Léo se glissa sur le côté pour se rapprocher d’elle. Elle posa doucement sa main sur la poitrine du lycanthrope, constatant son cœur si faible. Sulpicia releva ses yeux bleus croisant le regard de Léo et avant même qu’elle le dise, Léo avait acquiescé. Remus était en train de mourir. La gorge de Léo s’étrangla. Elle ne savait que faire. Ses compétences en médicomagie n’avaient pas encore atteint un tel niveau. Elle avait beaucoup laissé défiler dans sa tête tous ce qu’elle connaissait, elle savait que rien ne suffirait. Tachant de se contrôler, elle ne lassa pas couler les larmes qui étaient en train de lui monter aux yeux. La question de Sulpicia à ce moment-là l’interloqua. « Léo… Tu sais réanimer une personne ? » Eléonore fronça les sourcils. A quoi pensait son amie ? « Je... oui, évidement. Qu’est-ce que... » Sulpicia l’interrompit. « Je vais avoir besoin que tu me réanimes… Ce n’est pas grave si tu me casses une cote… Juste… Ramène moi… »

Léo ne chercha pas à répéter sa question. En silence, elle observa le rituel de Sulpicia, psalmodier dans une langue qui lui était inconnue, le front posé sur celui de Remus, ses tatouages qu’elle n’avait qu’entre aperçus une ou de fois, apparaissant sur la peau d’albâtre de la sorcière. Ils semblaient palpiter, ils brillaient parfois, d’autres se mouvaient. Elle ne savait pas combien de temps s’était écoulé, elle avait coupé le son du combat qui faisait toujours rage derrière elles, lorsque soudainement : « Sulpicia ! » s’écria Léo, la voix étranglée. La sorcière s’était relevée pour s’effondrer, l’instant après.  Remus, lui allait mieux. L’infirmière n’avait pas besoin de chercher son pouls pour savoir que son cœur c’était remis à battre. La demande Sulpicia fit sens et la jeune femme savait ce qu’elle avait à faire. Elle se pencha vers son amie pour l’allonger sur le sol et bien que ses mains tremblaient, ses gestes étaient sur.  



Si seulement, on l’avait laissée faire.  



Autour d’eux, c’était la cohue. Et soudainement, Sirius surgit à côté d’elles. Il ne lui adressa pas un mot, pas un regard, elle n’eut même pas le temps de l’arrêter. « SIRIUS ! Non ! » s’exclama-t-elle, trop tard. L’air s’était déjà refermé sur eux, il avait transplané, Sulpicia dans ses bras. Qu’est-ce qu’il lui avait pris ? Quelle idée stupide l’avait pris qu’il décide de l’emmenée loin de son amie, loin de la personne la plus apte à la sauver ? « Putain ! » jura-t-elle en français.

Se redressant, elle passa un bras de Remus sur ses épaules et puisa dans la force de ses jambes maigrelettes pour hisser le jeune homme sur ses pieds. « On se casse ! » s’écria-t-elle à l’adresse des autres. Les autres prisonniers avaient finalement été libérés et leur laissaient le temps de transplanter hors de l’Abbaye en toute sécurité.  





Ses pieds touchèrent le parquet du QG et ses jambes flageolèrent sous le poids de Remus, qui, bien que mince, était tout de même bien plus grand qu’elle. Eléonore laissa échapper un râle. Une douleur aiguë venait de se manifester sous son sein droit, probablement une cote ou deux qui s’étaient cassée dans sa chute. Rien de grave. Heureusement, plusieurs membres restés au QG vinrent la soutenir et transférer Remus sur leurs épaules. « Molly, il a encore besoin de soin et de repos mais il va s’en sortir. » fit-elle d’une voix faible. La tête lui tourna. Elle n’avait pas le droit d’être faible, Sulpicia avait besoin d’elle. « Sirius, abrutit...  » marmonna-t-elle en français. « Sulpicia, l’otage, où est-elle ? » demanda-t-elle la cherchant des yeux. Elle se précipita dans la cuisine pour la trouver allongée sur la table. Elle n’accorda pas un regard à Sirius, que Sadie et Arthur retenaient.  Sulpicia pouvait mourir à cause de lui. Parce qu’il l’avait emmenée loin d’elle, loin d’elle qui pouvait la soigner, elle ! Son sang bouillait dans ses veines, elle était furieuse, simplement. Beaucoup trop furieuse pour que ce soit normal d’ailleurs. Quelque chose clochait.  



Elle se précipita au côté de Sulpicia. Comme elle s’y attendait son pouls ne battait plus et ça commençait à faire beaucoup trop longtemps. « Accroche-toi. » fit-elle, toujours dans sa langue natale. La panique semblait lui avoir fait oublier comment on parlait Anglais. Elle commença son massage cardiaque, à la moldue d’abord, puis se rapprocha d’elle, examina, sa bouche, toujours de celle couleur anomale. Elle glissa un indexe sur les lèvres de la jeune femme, toujours noires, beaucoup trop étranges. « Du poison ! » Qu’est-ce que c’était que ça encore ? Eléonore pria pour qu’il n’ait pas encore attend son sang, et soit toujours dans son estomac et saisie sa baguette pour exécuter des mouvements répétitifs rapides, si bien qu’une substance noire s’extrayait bientôt de la gorge de la jeune femme. Mais elle n’avait plus de temps. Le poison avait probablement empêché la jeune femme de se réveiller, aspirant ses forces, mais il fallait toujours la réanimer. Le cœur de Léo battait à la chamade. Elle connaissait le sort. Ils l’apprenaient dès la première année, à St Mangouste. La jeune femme joignit ses deux mains, comme pour une prière, sa baguette entre elles. Elle souffla profondément. Elle sentait l’énergie circuler dans son corps, elle récitait la formule en boucle, en latin, ayant abandonné les sortilèges informulés pour plus d’efficacité. Puis soudainement, elle sépara ses mains et les plaça sur la poitrine de Sulpicia, de chaque côté de son corps. Une violente décharge électrique, accompagnée d’un bruit comme une petite explosion parcouru le corps de la jeune femme. Eléonore rejoignit aussitôt ses mains, puis recommença.  



A la deuxième fois, elle sut qu’elle avait réussis. Sous ses mains, le cœur de son amie avait fait vibrer sa cage thoracique. Une fois. Deux fois. C’était faible et un peu lent, mais son cœur battait. Des larmes coulèrent sur les joues d’Eléonore. Elle était vivante. Peu à peu, son cœur battait plus vite, et elle le savait, son amie allait ouvrir les yeux, se réveiller. « Sulpicia, tu m’entends ? » fit Eléonore, toujours en pleurant. « Su, je t’en prie, soit égoïste, un peu. Arrête de te sacrifier pour les autres. »  



Mais quelque chose clochait.



Sulpicia se réveillait. On avait ramené Remus. Les prisonniers avaient été libérés. Tout le monde était en vie. Pourtant quelque chose clochait. Les mains de Léo tremblaient. Elle avait froid, elle était glacée. Pourtant son cœur la brulait, il semblait en feu. Elle s’écarta de la table où Sulpicia émergeait. Elle avait envie de crier, elle ne savait pas pourquoi. Ses yeux se posèrent sur Sirius. C’était tellement étrange. Il était beaucoup trop inquiet, beaucoup trop en colère, pour Sulpicia. Pour Sulpicia Mulciber, qu’il n’était pas censé connaitre, si? Ses yeux allaient de Sirius à Sulpicia, de Sulpicia à Sirius, quand des images lui revinrent par flash. C’était pour ça qu‘elle s‘était faite surprendre par un stupéfix. Elle s’était retournée juste avant. L’image de la blonde, cette femme qu’elle venait de sauver, ses lèvres plaquées contre celle du brun, acheva de déchirer le cœur de Léo. Ses yeux étaient vrillés sur Sirius. « Vous... » hoqueta la jeune femme. « Vous m'avez mentit. » acheva-t-elle. « Qui... Qu’êtes-vous... » Elle brulait. Ses larmes avaient arrêté de couler. Elle brulait de l’intérieur. Sirius. Que doucement elle avait commencé à aimer, depuis quelques mois. Sulpicia. Qui était une amie si proche de son cœur. « Qu’est-ce que c’est que cette merde ?! » s’exclama la jeune femme, soudainement à nouveau furieuse. Elle avait hurlé, littéralement.

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Dernière édition par Eléonore de Phily le Mar 27 Nov - 15:19, édité 1 fois
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En quelques secondes, les bruits de la bataille s’estompèrent. Le sang, la poussière, les sortilèges. Tout laissa place au maelström habituel du transplanage. Et puis, soudain, le calme. Ça paraissait irréel, ces quelques secondes où rien ne semblait s’être passé. Nyneve lâcha le bras d’Arthur et prit une grande inspiration d’air frais. Ils n’étaient pas partis depuis si longtemps, et pourtant elle avait l’impression d’être restée des jours entiers dans les couloirs de la prison. Elle fut rapidement ramenée à la réalité par un gémissement de douleur venant d’Arthur, qui malgré sa blessure, donna tout de même la priorité aux sortilèges de protection. Une fois les enchantements en place, la jeune fille le supporta jusqu’à une arrière-cuisine qui avait été reconvertie en salle de soin.

Ils n’étaient pas les premiers arrivés. Sirius, Sulpicia, Remus et Eléonore étaient déjà sur place. Le premier semblait complètement paniqué, assailli de sentiments contraires et douloureux. Sur l’une des tables de fortune, Sulpicia était allongée. Même si elle n’avait pas fait d’études médicales, il ne fallu pas longtemps à Nyneve pour qu’elle comprenne que leur otage flottait entre la vie et la mort. Un haut-le-cœur lui souleva la poitrine. Cette vision lui rappelait beaucoup trop celle de sa sœur, dans le manoir. Elle détourna le regard, qui vint se poser sur Remus. Il était là, en cher et en os, et bien vivant. La jeune fille se précipita sur lui, pendant qu’Arthur tentait de raisonner Sirius qui tempêtait à côté.

« Remus ! » Le prisonnier désormais libre semblait reprendre progressivement conscience. Nyneve lui trouvait déjà meilleure mine que quand ils l’avaient découvert dans sa cellule. La jeune fille se laissa tomber sur une chaise posée à côté, son corps prenant soudainement conscience des efforts qu’elle lui avait demandé au cours des dernières minutes. Tout s’était passé si vite, et en même temps cela avait été si long ! « C’est Nyn… Comment tu te sens ? » Comme s’il pouvait répondre à cette question maintenant. Il mettrait des semaines à se remettre de son emprisonnement, du moins physiquement. Psychologiquement, il ne s’en remettrait peut-être jamais. Mais ils étaient là, ses amis, et ils allaient l’aider. Et pour ça, Nyn lui devait d’abord des excuses. Suite à la révélation de sa lycanthropie, la jeune fille s’était plus ou moins éloignée de son ami, elle qui avait eu pour épouvantard un loup-garou pendant des années. Et il avait fallu que Remus se fasse attraper par les Mangemorts pour qu’elle se rende compte que peu importait ce qu’il était, il restait celui qu’elle avait toujours connu. Ce jeune homme loyal, réfléchi et généreux. Tout le monde s’était attroupé autour de Sulpicia, Nyneve en profita donc pour s’adresser à son ami : « Je suis désolée. De m’être éloignée. De ne pas avoir compris que ça te définit pas. Que tu restes toi. Remus, excuse-moi… Je serai là maintenant, je te le promets. » Elle avait posé sa main sur l’épaule de son ami, espérant lui transmettre un peu de chaleur humaine, voire peut-être un peu d’énergie. Après tout, la Vieille Magie les habitait et tout était possible.

Et puis soudain un grand silence se fit dans la salle, on n’entendait plus que les psalmodies latines de Léo. Tous les regards étaient fixés sur elle et sur sa patiente. Il y avait quelque chose de presque beau dans cette scène, comme si l’Ordre entier assistait à une cérémonie divine. Puis l’infirmière brisa l’illusion avec un vif mouvement vers la poitrine de leur otage, qui reprit une grande inspiration au bout de la seconde fois. Tous poussèrent un grand soupir de soulagement, même Nyneve qui ne portait pas spécialement la jeune fille dans son cœur. Mais comme Eléonore, la blonde trouvait que quelque chose ne tournait pas rond dans cette histoire. Trop concentrée sur le sauvetage de Remus, elle était passée à côté des signes. Et en voyant le regard de son amie infirmière, elle comprit. Après avoir quitté le tumulte de la prison, voilà qu’ils se retrouvaient sur un nouveau champ de bataille beaucoup plus… personnel.

« Qu’est-ce que c’est que cette merde ?! » La plupart des membres de l’Ordre regardaient la scène, hébétés. Nyn n’avait jamais vu son amie aussi furieuse, même face à un groupe d’assaillants ennemis. Et connaissant la demoiselle, qui pouvait partir au quart de tour à certain moment, elle ne put s’empêcher d’agir. Elle se leva et brisa le silence qui était tombé dans la salle de soin. « Leo… » La française résistait, ne l’écoutait pas, fixait alternativement Sirius et Sulpicia. « Leo, viens. C’est pas le moment, c’est pas l’endroit. Allez, on bouge, vous en parlerez plus tard, personne n’est en état d’avoir cette discussion maintenant. » En bonne Poufsouffle qu’elle était, Nyn voulait absolument éviter la confrontation. Elle traîna Eléonore à l’extérieur de la pièce de toutes ses maigres forces. Son amie la remercierait plus tard de cette scène évitée. L’Ordre entier n’avait pas besoin d’être au courant ni de se mêler de leurs histoires. Elle se dirigea vers la porte d’entrée, estimant que l’air frais du soir aiderait son amie à se calmer et à remettre ses idées en place. Une fois les deux jeunes filles sorties et loin des autres, Nyn ne put s’empêcher de prendre Eléonore dans ses bras et de la serrer fort contre son cœur. « Je suis désolée pour toi, Leo… Tu mérites pas ça, non, j’te jure… Tu le mérites pas… » Elle passait sa main dans le dos de son amie, tentant de la réconforter comme elle le pouvait face à ce chagrin d’amour qui s’annonçait pour le moins… Complexe.

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La patience n'a jamais été mon fort, j'ai juste peur que le pire arrive tant ils sont loin de moi, je suis complètement impuissante

Le temps semblait s'être comme arrêté du moment où tout le monde était partit, et encore plus quand Arthur dû me quitter avec les autres pour partir en renfort de ceux qui étaient déjà présent sur le champ de bataille. Je regardais sans cesse les secondes passer sur l'horloge du salon du QG. Durant les premières minutes je tournais simplement en rond dans la pièce, incapable de rester immobile ou simplement assise. Au bout d'un moment, la tête me tourna à force de décrire des cercles sans m'arrêté, ce qui me décida définitivement à m'asseoir. Mes pelotes de laine dans les mains je me mis à tricoter frénétiquement. Je crois que je n'ai jamais été aussi efficace pour faire une écharpe de ma vie. A chaque fois que je finissais une rangée de mailles, je levais la tête pour regarder l'heure, et comme ce que je voyais ne me convenait pas du tout, je me remettais à tricoter râlant et jurant d'impatience.

J'étais en train de me mordre les lèvres au sang quand tout à coup un bruit atroce retentit dans la cuisine, comme si quelqu'un venait de tomber brutalement sur le sol, entraînant avec lui de nombreux ustensiles de cuisine.Avec les autres membres de l'équipe de soin restés en retrait il nous fallut quelques secondes pour réagir, nous échangeant des regards paniqués d'incompréhension. Et puis soudain nous nous mimes tous en action, sautant littéralement de mon fauteuil, nous nous précipitâmes vers la source du bruit. Ce qui nous attendait était plutôt choquant, Sirius tenait dans ses bras la jeune femme qui était censé servir d'otage. Il pleurait et criant, son visage transpirait la rage et à en voir le corps sans vie de la jeune fille je compris de suite de quoi il en retournait. Elle fut allongée sur la table, on fit ce qu'on pu pour évaluer al situation et agir au mieux mais Sirius revenait sans cesse nous interrompre dans notre travail. Tentant de me concentrer, j'apportais quelques potions et onguents pouvant être utile pour aider la jeune fille, tout en essayant de ne pas trop accorder d'importance à Sirius, je me connais, si je commence à le prendre dans mes bras et à vouloir le calmer, adieu mon utilité dans l'équipe de soin, je serais redevenue la maman qui essaye de consoler son bébé et les autres devront se passer de mon aide.

" Sirius je t'en pris, laisse nous faire notre travail mon chou ... " Râté, je ne peut réellement pas rester sans rien dire face à son apparente détresse. Je commence à me demander si il ne connait pas plus cette jeune fille qu'il n'a voulut nous faire croire parce que je sais très bien que c'est exactement ainsi que j'aurais réagit si il était arrivé quelque chose à Arthur. D'ailleurs, où est le reste du groupe ? Où est l'amour de ma vie ? J'espère qu'il ne lui est rien arrivé de grave ! J'étais torturée par cette pensée, plantée là à l'entrée de l'arrière cuisine, un peu en retrait, quand Léo transplana non loin de moi, Remus dans les bras. Il n'était pas en bon état mais semblait tenir le coup, Léo par contre elle, semblait furieuse, elle me le confia avant de se précipiter vers la jeune blonde sur la table, je crois qu'elles sont amies, elle m'en a parlé une fois, j'imagine quelle doit être son inquiétude. " Je m'en occupe vas-y. " Attrapant Remus par la taille je le conduisit jusqu'à une chaise disposée non loin de là. " Remus tu m'entends ? Tu es rentré à la maison c'est bon, tu n'as plus rien à craindre, on va s'occuper de toi. Reste là je vais te chercher quelque chose à boire et une potion de soin. "

J'étais un peu plus loin à l'écart, en train de chercher ce qu'il me fallait pour aider Remus quand Arthur et les autres arrivèrent aussi je ne les vis pas passer dans mon dos pour rejoindre l'agitation de la salle de réanimation, on peut appeler ça comme ça maintenant. Une fois de retour auprès du loup de la bande, je vis Nyneve assise à côté de lui. Soulagée de voir ma fille de cœur rentrée saine e sauve je m'agenouille à côté d'eux, tendant un verre à Remus. " Tien mon chou. Nynon ! Tu vas bien tu n'as rien ma chérie ?" L'inquiétude me gagne toujours quand ma petite puce par en mission, elle en a déjà bien trop bavé par le passé à cause du Lord et de ses sbires et je trouve ça bien difficile de la voir risquer sa vie elle aussi. J'étais en train de la regarder rapidement sous toutes ses coutures quand une voix que je reconnaîtrais entre mille parvint à mes oreilles. " Arthur !" Abandonnant les deux jeunes sur leurs chaises, je me précipite vers la cuisine où je trouve mon époux enserrant Sirius pour le calmer, visiblement il a fait ce que je ne pouvais pas faire quelques minutes plus tôt.

Au moment où j'allais me précipiter vers eux le silence se fit dans la pièce et tout le monde fixa Léo qui était en train de tenter de réanimer Sulpicia, toujours allongée sur la table entre la vie et la mort. Les secondes s'étirèrent encore une fois, tendis que, fixant la poitrine de la jeune femme, nous guettâmes le moindre mouvement qui aurait indiqué qu'elle était sortie d'affaire. Il fallut deux tentatives à la petite blonde pour qu'enfin le soulagement nous gagne. Un soupir commun et les épaules de tout le monde s'affaissèrent, heureux de voir que notre otage fictif s'en était finalement sortit. S'ensuivit alors quelque chose de plutôt étonnant et déconcertant, Eléonore fut gagnée par des sentiments extrêmement contradictoires, là devant nos yeux, un triangle amoureux venait très certainement d'exploser. Avant que cela ne dégénère, Nyneve emmena Léo plus loin pour qu'elle se calme, excellente initiative petit bout, il faut encore soigner les autres blesser et s'assurer que tout le monde est là et va bien, malheureusement les comptes devront se régler plus tard.

Mon attention revint instantanément sur Arthur. Je vis de suite à sa posture que quelque chose n'allait pas, il n'était pas comme d'habitude et vous pouvez me croire, je connais cet homme par cœur. Fondant sur lui je ne pu m'empêcher de lui prendre le visage entre les mains pour déposer de nombreux baisers sur ses lèvres. " Mon chéri tu est rentré, je me suis tellement inquiété ! Dit moi, tu vas bien ? Où est-ce que tu es blessé fait moi voir ça que ta femme adorée puisse prendre soin de toi. " Les larmes aux yeux je ne pouvais m'empêcher de continuer à le toucher, à lui faire des bisous de partout sur le visage. Le stress de ces dernières heures sortait enfin et c'était pas joli joli à voir, on dirait une droguée qui retrouve enfin sa dose après une longue période de manque.
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Dernière édition par Molly Weasley le Mer 28 Nov - 13:35, édité 2 fois
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ft. Ordre / Mangemort


Les choses s’étaient déroulés a une vitesse hallucinante. Les prisonniers qu’il avait libéré s’estiment jetés de rage sur les Mangemorts et aurors présent. Épaulant l’ordre dans leur mission et dans leur fuite, les sorciers enragés prenaient les coups pour eux. Relativement fier de son idée, le rat en avait profité pour reculer en même temps que les autres. Tenant toujours le poignet de Nyn il fut rejoint par Arthur qui leur proposa de transplanter vers le QG de près au lard. Il ne fallut guère plus longtemps que pour dire quidditch au petit groupe pour finir dans le hall d’entrée. Père Weasley eut du mal à atterrir, tombant du à une mauvaise plaie du à un sort trop bien placé.Pete avait tenté de le retenir, mais celui ci lu avait glissé des mains. Égal à lui même, il était apprit debout sa baguette en main.

Pas de temps à perdre pour l’auror qui se dirigea vers la cuisine. Observant la scène d’un Sirius prit d’un mélange de sentiment entre colère, peur et tristesse. Des sentiments que lui, ne ressentait pas. Obligé d’être contenu par Sadie et Arthur, Black continuait de grogner de désespoirs tandis qu’Eléonore se précipita vers la table de la cuisine. Elle était apparue à sa suite avec un Remus soutenu par Nyn et Molly. Elles s’occupaient de lui tandis que tous retenaient sa respiration dans un silence de mort, entrecoupés des pleurs de Sirius. Petigrow, lui, restait dans l’encadrement de la porte sans savoir que faire. Les sentiments, c’était pas son truc. Il ne comprenait pas cette attitude de la part de Sirius, encore moins le souffle que tous retenait alors que le corps de la blonde se faisait légèrement soulevés par la puissance du sort que Léo utilisait.
Sa poitrine se souleva légèrement en un sifflement aigüe et douloureux. Un sifflement de retour d’entre les morts , la sorcière bougeait à peine. Mais lui, il avait les yeux posés sur Remus qui était bien entourés. Il avait envie de se rapprocher, de faisant violence pour rester dans l’encadrement de la porte avec sa baguette magique entre les mains. Il ne pouvait pas rester. Il avait d’autres chat à fouetter que d’observer Léo, se reculer et virer au rouge, ayant tout un mélange d’émotions les unes après les autres dans la révélation de ce qu’i semblait être un triangle amoureux. Elle hurla, faisant presque trembler les fenêtres de la cuisine, demandant à Sirius s’ils se foutaient de sa gueule. A se demander ce qu’elle avait ou croire avec le Black connu pour être un coureur de jupon. Même peter ne comprenait pas ce que les filles lui trouvait, à Sirius.

Alors, il s’éclipse pour aller se changer et prendre une douche. Tire à quatre épingle dans son costume de travail, cravate remontée, chemise bien rangée dans le pantalon, il enfila sa veste et sa baguette dans sa poche intérieur. McKinnon et De Phily avaient disparut. Les Weasley se câlinaient. Remus était laissé à l’abandon. Il vint le voir s’accroupissant devant lui, un mince sourire aux lèvres. « Je suis content que tu ailles un peu mieux et que tu sois rentré. Je te verrai plus tard, je dois aller au ministère ils m’attendent. » et il se releva, il aurait bien tapoté son épaule compatissant à son rétablissement, mais il ne le fit pas. Préférant juste sortir de la pièce et laisser un mot sur la porte pour signaler son départ au ministère. Il reviendrait avec des nouvelles.



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« Un pour tous »

Tout n'était que chaos. Après que Peter est bu la potion que je lui avais tendue je n'ai plus rien compris. Une horde de prisonniers étaient arrivés, qui les avaient libéré ? Et les mangemorts s'étaient vite fait submergé par le nombre. J'entendis vaguement Sirius qui criait que c'était le moment de partir et sans même m'en rendre compte, quelqu'un me poussa dans la foulée vers la sortie. Ils transplanèrent tous ensemble au fur et à mesure. Et moi, je me tenais là dehors, tout étourdie, seule, encore une fois. J'entendais le vacarme à l'intérieur. C'était le moment Elena si tu ne voulais pas finir dans une de ces cellules. Je visualisais dans ma tête le QG et transplana à mon tour.

Toutes les tables étaient déjà occupés par les blessés. Sulpicia Mulciber, Remus, et les soigneurs s'affairaient déjà à leurs chevets. J'entendis vaguement Arthur remettre des protections supplémentaires sur l'endroit, on n'était jamais trop prudent. Les membres de l'Ordre courraient partout, Sirius ne voulait pas lâcher Sulpicia, Sadie du l'arrachait de force pour qu'il cesse enfin et pour que Eleonore puisse lui procurer les soins nécessaire. Elle semblait presque morte ainsi, tellement pâle, tellement belle. Et elle revînt à la vie. Je n'ai vraiment pas bien compris tous ce qu'il se passait ici. Des liens les liaient depuis déjà tellement d'années, et moi, moi j'étais l'étrangère, littéralement. L'ancienne mangemorte, la traitresse. Je ne savais pas quoi faire alors qu'un drame amoureux sembla se passer devant mes yeux. Leo, Sulpicia, Sirius, ils avaient à priori bien des choses à se dire.

Remus sembla avoir reprit quelques couleurs, je n'osais pas m'avancer vers lui? Il était peut-être celui avec lequel j'avais le plus parlé mais nous n'étions pas proches. Je n'étais proche de personne ici. C'était une famille, une grande famille et moi j'étais seule encore une fois. Mon cœur se serra et des larmes perlèrent au creux de mes yeux. Mes bras se serrèrent autours de mon ventre. ma respiration se coupa. Je me sentais suffoquer par tant d'amour ici, tant de liens que je ne comprenais pas. J'avais besoin de fuir, de partir loin, de rentrer chez moi. Pourtant cela m'était impossible. J'avais montré à quel camp j'appartenais, je devenais une cible. Je ne pourrais plus jamais sortir d'ici avant un long moment. J'étais bloquée avec ces inconnus qui n'avaient aucune considération pour ma personne.

Tournant les talons, je ne pouvais pas rester ici davantage. Je montais les marches d'escaliers quatre à quatre et m'enferma dans la salle de bain humide. Quelqu'un était passé avant moi. Peut-être Peter, je ne l'avais plus vu en bas. Je me laissais doucement glisser au sol après que l'eau de la baignoire soit en train de couler. La buée envahissait l'espace. Mes larmes roulèrent à torrent sur mes joues. Quand l'eau fut prête, je laissais mes vêtements tomber un à un dans la salle d'eau et mon corps se plongea dans l'eau chaude. Ma tête fut submergée sous l'eau brûlante, je laissais mes muscles se délassaient lentement, me débarrassant de toutes les traces de crasses et de poussières de la soirée. Même mes cheveux y passèrent.
Quelques minutes après, je ressortis de cette douce chaleur environnante et c'est toute frissonnante que je me séchais le corps avec la seule serviette restante. J'aurais pu le faire à l'aide de ma magie mais je n'avais pas envie.

N'ayant pas de vêtements propres, je ramassais les sales et mon corps s'entoura de la longue serviette blanche. Mes cheveux étaient sans dessus dessous, mes yeux étaient rouge et mes lèvres légèrement rosée. Je me dépêchais de rejoindre la pièce qui m'avait été attribuée comme étant celle où je dormirais. Mon esprit était tellement concentré que je n'entendais pas les bruits venant du rez de chaussées. C'est ainsi que mon corps se glissa sous les draps froids, sans même prendre le temps de me vêtir davantage et que ma tête se posa sur l'oreiller. Je ne sais pas si je serais capable de dormir...ma main se porta à un pendentif que j'ouvris, fixant du regard la photo de Nicholas. "Tu me manques tellement mon amour" et les larmes coulèrent davantage alors que mes yeux essayaient de trouver un repos que je savais qu'il ne serait pas salvateur, pas cette nuit.


Dernière édition par Elena Dragomirov le Mer 28 Nov - 12:22, édité 2 fois
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Tous pour un...
The Order of the Phenix

« Victory can be cruel if you think
about those who lost »

Quand le cercle runique s'active, je sens la chaleur de la magie me frapper de plein fouet. C'est une fournaise presque insupportable qui brûle autour de moi. La concentration laisse mon front plissé et mon souffle mesuré. Mes collègues me regardent, l'air de dire que cela ne va pas marcher, encore. Ils pourraient avoir raison. Cela fait quoi ? Un mois que l'on tente des traitements sans qu'aucun n'ai le moindre effet ? Ce sorcier semble perdu, prêt à rendre l'âme à chaque instant, se bornant à vivre cependant. Trop faible pour ne serait-ce qu'être conscient, pas encore assez pour mourir. Je sers les dents devant la douleur que je déclenche. La sienne, la mienne, il n'y a pas de différence. La magie a un prix, toujours. Surtout quand on veut lever un sortilège d'une telle noirceur. Mon patient se met à convulser dangereusement et son coeur s'affole, s'affole, s'affole... Je ne peux pas bouger tant que les runes se consument, luttant pour éradiquer le mal, puisant leur force dans mon coeur et mon âme, me mettant également au supplice. Je pourrai hurler dans cet abandon de puissance, cette volonté de faire revenir à la vie l'homme devant moi. Mes collègues s'agitent en même temps que le patient, mais je leur intime de ne pas bouger. Et deux minutes passent dans un silence brisé de hurlement affreux. Une goutte d'eau perle sur mon front quand l'effort devient trop intense. Je suis sur le point de lâcher, car je sens que cela m'emporte. Mais je n'ai pas le droit, je ne me le donne pas. Alors j'endure et je sens mon corps se tendre pour résister à l'assaut de la magie noire.

Mon complexe de runes explose et me projette contre le mur. Je tombe doucement sur le sol, comme après avoir usé les effets d'un Fizwizbiz. Je reprends douloureusement mon souffle pendant que mes collègues me relèvent. Le choc de la projection n'est rien comparé au choc de cette magie qui palpite encore. Je m'approche du patient. Sa respiration est calme, presque apaisée. Il semble dormir et non plus être dans un comas profond et irrémédiable. Il semble se reposer, malgré quelques frissons qui secouent encore son corps affaiblis. Je sors ma baguette, murmure quelques sorts. Son état général s'est grandement amélioré. Il faudra encore quelques séances comme celle-ci, et je pense sincèrement pouvoir le guérir. Je regarde le sorcier et la sorcière qui m'accompagnent. Nous sortons de la pièce pour laisser les infirmiers prendre le relais et, les mains dans les poches, je murmure sans desserrer les dents :

- Il m'a prit beaucoup d'énergie, je vais me reposer.
- C'est le ministère qui sera content. Vas-y, de toutes façons, on doit attendre qu'il s'en remette et toi aussi.

La sorcière me sourit, mais je n'arrive pas à lui rendre sa joie. Cet homme, que nous soignons, a torturé allègrement des membres de l'Ordre du Phénix, des nés moldus et autres. Cette satisfaction qu'elle ressent, non pas pour la vie du patient, mais pour la vitrine de Noël que cela lui offre quand le Ministère de la Magie récupérera son chien. Elle ne voit que la gloire au lieu de se dire que l'on a peut être sauvé un homme, répugnant certes, mais un homme quand même. Antonin me dira peut être que son ami mangemort était très attendu, et que j'ai bien fait. Bah ! Je sors de Sainte-Mangouste à toute vitesse, regardant ma montre à gousset. Elle indique tranquillement que je ne suis pas en danger, mais refuse de me donner l'heure, les aiguilles tournant sans s'arrêter, trop vite pour que ce soit normale. Les objets magiques ont une fâcheuse tendance à se moquer de leur propriétaire, je trouve. Je la secoue et elle daigne enfin m'indiquer une heure valable alors que l'air du dehors m'accueille violemment dans une claque froide et humide. Pour la deuxième fois, je sers les dents. Je ne pouvais pas quitter Sainte-Mangouste, cela aurait été trop suspect. Et soigner cette crevure m'a obligé à laisser mes amis risquer leur vie. Je devais être au moins de l'équipe de soin, ou même de récupération, en urgentiste. Mais cela n'a pas pu se faire pour moi, pour protéger cette couverture qui me heurte. Et vu l'heure qu'il est, ils devraient être tout juste rentrés. Je transplane au QG.

Le bordel qui m'accueille, l'odeur du sang et les sorciers et sorcières qui s'agitent me laissent embrouillés dans un tas d'émotions. Je ne tente même pas de faire la part des choses, ce serait peine perdue. Au moment où je débarque, je vois Sulpicia blanche comme neige, lèvres sombres Remus dans un coin et les autres autours. Le soulagement qui me prend quand je compte mentalement ceux qui sont partis et ceux qui sont revenus sans y trouver de différence me fait l'effet d'un baume apaisant. La jeune femme médicomage, mal en point, est déjà prise en charge par Leo et je n'ai pas le temps de me demander ce qu'elle fait là, que je me dirige vers Remus que vient de quitter Peter. Malgré toute la sympathie que je ressens pour ma collègue médicomage, je n'ai pas le choix de m'occuper d'abord de Remus, qui est la priorité de l'Ordre. Je m'accroupi à ses côtés, ferme mon coeur aux autres et l'ouvre au sien. Je suis globalement rassuré de ce que je ressens, quand je touche son épaule, mais je sens et je sais les tortures subies. Je repousse le haut le coeur qui me prend face à cette douleur fantôme et regarde Molly, prêt d'Arthur.

- Ca ira. Merci pour la potion, Molly.

Ca devrait le requinquer. J'ai laisseé la recette avant l'opération, pour que l'équipe de soin la réalise et apparemment, il n'y a pas eu d'erreur. Il n'est pas dans un état terrible, mais je ne vois pas d'urgence. Cependant, il va falloir faire attention, parce qu'il ne faudrait pas qu'il déclenche quelque chose. Je ferai un examen approfondi, quand il y aura moins de monde aussi. L'explosion de sentiment qui suivi failli me faire grincer. Je me détourne du loup et regarde la scène en essayant de couper ce don parfois trop exigeant. Je l'avais dit, que c''était le bordel non ? Eléonore commence à hurler sur Sirius et Nyneve est obligée de l'écarter un instant. Je viens prendre sa place aux côtés de la jeune femme inconsciente. Je sens le travail qui a été fait et l'état de Sulpicia semble être stable. Le souffle se régularise. Je murmure quelques sorts encore et me mord le doigt. Le sang qui coule légèrement de la plaie créée me sert à tracer sur la joue de la  jeune femme une rune de force et de vitalité. Lorsque celle-ci s'active, j'ai un pincement au coeur. Il faut donner, c'est toujours le prix. Je sens mon ventre se tordre légèrement. Je sors une fiole de ma cape et de ma baguette, récupère la substance noire sur le sol, pour analyse. Ce sera plus facile, avec que sans.

- Il me faudra quelques ingrédients, mais on devrait réussir sans mal à ce qu'il n'y ait aucune séquelles.

Je me relève et les regarde tous, ceux qui sont encore là. Je sais que je vais être chiant, je le suis toujours quand il s'agit de santé, mais....

- Vous pouvez célébrer cette victoire ce soir. Surtout toi, Remus, ravi de te revoir ! Mais demain, je veux voir tous ceux qui ont participé pour une petite visite de contrôle.

Je sens déjà que je vais obtenir beaucoup de grommellements. Mais j'offre un grand sourire aux membres de l'Ordre. Je me sens las de cette dure journée, de l'épreuve d'avant et de celle qui vient, des discutions à venir, car cette mission apporte apparemment son lot de question. Mais je continue de sourire.
(c) DΛNDELION

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we accept the love we think we deserve
everybody knows that everybody dies

La vie est pleine d'occasions presque manqués et de coups de chance absolue, de grand amour et de petits désastres. La vie est faite de milk-shakes à la banane, de cuisines équipées, et de chaussures de toutes les formes et de toutes les tailles. La vie est banale à en mourir et fabuleusement incroyable. La vie c'est tout ça à la fois, à chaque instant. Alors il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre.

(c)wild heart


Dernière édition par Sanders A. Dolohov le Jeu 29 Nov - 22:56, édité 2 fois
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Un pour Tous
retour du front


Comme prévu, chaque membre de l'équipe de soin s'affaira à remplir diligemment son office. Il régnait dans l'air une douce solidarité qui réconfortait le cœur d'Arthur, cœur pourtant serré dans l'attente du dénouement de la situation précaire de leur précieuse otage dont la garde leur avait été confiée. Au moins, l'intervention du rouquin permit à Léo de mettre à profit son expérience de Médicomage, en occupant Sirius pendant le soin. Toutes et tous retinrent leur respiration lorsque Léo évacua le poison de l'organisme de la blonde et qu'elle usa d'une série d'apposition des mains pour faire renaître la flamme, l'étincelle de vie dans la poitrine de Sulpicia, qui ouvrit timidement les yeux.

Si l'ambiance se serait prêtée assez naturellement à une explosion d'applaudissements victorieux, c'était en fait une protestation incompréhensible qui célébra le retour de Ms. Mulciber parmi les vivants. Arthur échangea des regards interrogateurs avec quelques uns de ses camarades qui semblaient au moins autant largués que lui lorsqu'il s'agissait de lire entre les lignes des relations triangulaires... Sans compter que, dans le feu de l'action, Arthur n'avait pas été témoin du fameux baiser de la trahison. Nyneve, toujours sur le coup, entraîna Léo vers une autre pièce du Quartier Général, jugeant avec raison que ce n'était ni le lieu, ni le moment pour une effusion de drame. Tout le monde avait surtout besoin de relâcher la pression en se félicitant d'une victoire durement méritée, en se repassant joyeusement la manière dont les événements s'étaient déroulés autour d'une Bièraubeurre tiède, le tout en s'échangeant des plaisanteries, comme un moyen de panser les blessures du mental.

Il en allait de même pour la future discussion que Arthur comptait imposer à Peter quant à l'usage du sortilège Doloris lors des opérations de l'Ordre ou sur l'importance d'appliquer sur le terrain les stratégies qu'ils avaient pourtant passé des heures à mettre méthodiquement au point. Tout cela, Arthur le reléguait dans un coin de sa tête "pour plus tard" : il avait seulement envie de profiter d'un moment de répit. Arthur envoya un nouveau sourire à Sirius en lui tapotant paternellement l'arrière de la tête, l'air de dire "tu vois, fils ? Tout s'arrange", bien qu'il lui manquait de nombreuses informations pour réaliser que la situation, entre Léo, Sirius et Sulpicia, n'allait probablement pas s'arranger du tout...

« Molly ! » s'exclama-t-il radieusement, à l'approche de son épouse qui traversait la cuisine pour le rejoindre, bras tendus en avant en position de retrouvailles émues. Weasley eut à peine le temps de réagir que son épouse était déjà tout par-dessus lui à le couvrir de baisers humides, entrecoupés d'interjections d'inquiétude. Arthur lui rendit tous ces baisers avec intensité, bien heureux d'en être sorti en un seul morceau. « Je n'ai fait que penser à toi... Et aux enfants... Je t'aime tellement. » affirma-t-il avant de plonger son visage dans le cou de sa Molynette, à travers son épaisse crinière rousse dans une revigorante étreinte. le Parfum de Molly avait toujours eu un effet apaisant sur les nerfs d'Arthur, c'était comme s'il calmait déjà la douleur qui lui rongeait les côtes. « J'ai pris un sort, là, mais ça va... Tu peux remercier Sirius et Léo, ils m'ont tous les deux couvert pendant la bataille... ça aurait pu être bien pire ! » confia le sorcier en sentant un profond élan de gratitude monter en lui. Il ne voulait pas inquiéter inutilement son épouse, mais il savait que, dès le lendemain, Molly irait certainement déposer sur le pas de leur porte un délicieux gâteau dont elle avait le secret, ou qu'elle passerait toute sa nuit à leur tricoter un pull en leur honneur avec leurs initiales en grosses lettres brillantes, ou autre chose de ce goût là, parce que sa Molly était une femme extraordinairement généreuse et reconnaissante, elle aussi.

Arthur parvint à se convaincre lui-même de relâcher son étreinte pour se laisser examiner par son épouse, exceptionnellement reconvertie en médicomage sous l'égide de Léo. Le sorcier, fatigué, se laissa guider jusqu'à une table, sur laquelle il s'assit, puis, il obtint de l'aide pour l'extraire aux vêtements qui lui recouvraient le haut du corps, puisque la vivacité de la blessure l'empêchait de lever le bras gauche au dessus du niveau de son épaule. Torse nu, malingre, la peau aussi pâle que le lingue qui recouvrait la table, Arthur pouvait enfin se rendre compte de l'ampleur des dégâts. Le sortilège dont il fut la cible avait laissé une trace de brûlure d'une vingtaine de centimètres de diamètre et sa peau noircie présentait déjà des craquelures d'entre lesquelles étaient disséminées des cloques purulentes qui bavaient mollement du sang le long de sa taille... Tout cela n'était ni très beau à voir, ni très glamour, mais il éprouvait toute confiance envers la capacité de son épouse à le rafistoler sans même y laisser une cicatrice. Sanders n'aurait sans doute même pas besoin de repasser derrière elle, même s'il était certain qu'il allait exiger d'y jeter un œil avisé.

« On a quand même eu chaud... C'est un miracle qu'on en soit tous revenus. » avoua-t-il en confidence à Molly, en un murmure. Arthur échappa un soupir, avant de hocher la tête. Il venait de réaliser que Molly et lui étaient peut-être les deux membres actifs de l'Ordre les plus expérimentés, à l'âge canonique de 31 et 32 ans. Les plus responsables, c'était certain, compte tenu de la manière dont le couple Weasley menait la barque familiale. « Les jeunes ont fait de leur mieux, mais je crois que l'Ordre va grandement avoir besoin de nous deux, de notre guidance et de notre expérience pour la suite des opérations... Aïe ! » s'exclama-t-il, toujours un peu plus douillet que d'habitude quand c'était sa chère et tendre qui s'occupait de lui.

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Les acouphènes étaient encore dans ses oreilles, il se remémorait tant de choses qu’il aurait voulu oublier. Il aurait voulu tout oublier. Demeurer cette personne vide de sens, vide de sentiments, vide d’humanité comme il se complaisait à l’être depuis trois ans. « Sirius ! Sirius... Tu t'es admirablement conduit... Laisse les soigneurs prendre le relais maintenant ! » Il a du mal à garder ses billes dans celle du rouquin et pourtant, il aurait voulu croire à la moindre de ses paroles. Pas que le père Weasley pouvait mentir, mais qu’il ne pensait pas qu’il pouvait parler de lui, il ne croyait pas qu’on puisse parler de lui de la sorte. Pourtant, ses bras atour de son coup, ça lui fait une drôle de sensation, ça lui donne l’impression d’être compris là où peut pouvait comprendre tant il cachait bien les choses. Tant il avait voulu les cacher. Un père, ça voyait ce genre de chose là non ? « Elle va s'en sortir, je te le promets, laisse les faire. Tout le monde est rentré... Tout le monde est là... » Que pouvait-on promettre sur la vie ou sur la mort quand on est pas Dieu ? Il était trop loin, il avait le regard trop brouillé pour voir, pour en entendre plus sur ce qui se passait. Sirius, il était dans cet état second, l’attente, préférant s’offrir à lui-même un semblant de black-out afin d’oublier la douleur qu’il allait ressentir une fois qu’elle serait vraiment partie, une fois que ça serait trop tard. Sadie était toujours debout à côté des deux hommes. Elle retenait son souffle, jusqu’à s’accroupir pour poser sa main sur le genou du Black, alors qu’Arthur grimaçait et que Molly était revenu pour voir son époux. Les souffles sont en général bien coupés, pour beaucoup de monde. Le sien est sifflant, rapide, comme ce début de crise d’angoisse que vient calmer Sadie en posant sa joue contre son front. Comme elle l’avait fait lors des soirées à Poudlard, où il ne pouvait plus être le petit sang pur parfait. Il sait pas Sirius, comment il va faire pour supporter tout ça. En un mois et demi de temps, c’était trop. C’était beaucoup trop. Et lui qui ne veut rien comprendre à la médicomagie, il est pourtant témoin d’un talent qui le dépasse, et la seconde tentative qui soulève la poitrine de Sulpicia plus régulièrement, ça le fait se remettre sur ses deux jambes. Impatient, comme un gosse, il est toujours inquiet, trop inquiet pour que ça paraisse naturel. Il n’a pas du tout les yeux dans ceux de Léo quand ses billes se posent une première fois sur lui. C’est Sadie qui lui met un coup de coude, alors que les regards de la Française passent de Mulciber à lui, presque frénétiquement, jusqu’à se stopper dans le sien. « Vous... Vous m'avez menti. »  Sirius retrousse le nez, ce petit air insolent, et hoche la tête pour dire non, malgré la panique qu’il avait eue les minutes précédentes. « Qui... Qu’êtes-vous... » Elle était peinée, il pouvait le comprendre, mais coucher avec quelqu’un ne garantissait pas la moindre once de sentiments. Il l’aimait bien Léo, il aurait pu l’aimer si Sulpicia était revenu plus tard. Le silence était pesant et il finit par lâcher, audible, mais froid et sifflant. « T’es pas le centre du monde Léo ! Surtout pas celui du mien. » Il n’avait pas menti. Sulpicia, il l’avait revue depuis 48h, la journée avant l’attaque et aujourd’hui. Il n’avait trompé personne. Il avait été droit, contrairement à ce qu’il avait pu être dans sa jeunesse. « Qu’est-ce que c’est que cette merde ?! » Sadie serre le bras du Black, alors qu’il allait s’élancer pour la prendre par le col. Murmurant à son ami. « Ce n’est ni le moment, ni l’instant Sirius. » Nyneve arrivant par la suite pour faire sortir la De Phily. Il marque un temps d’arrêt le Black, observant Sanders s’affaire autour de la blonde toujours allongée, dégageant l’emprise de Sadie pour s’avancer, mais sans être trop proche non plus. « Il me faudra quelques ingrédients, mais on devrait réussir sans mal à ce qu'il n'y ait aucune séquelle. » Il hoche la tête ajoutant à son égard. « Fais ta liste, je me débrouille pour te trouver ce qui faut. » Tant qu’il pouvait lui jurer qu’elle serait pareille, qu’elle ne serait pas changée, il irait donner un rein, un poumon, un foie ou trouver de l’argent de quelques manières que ce soit. Quand le Dolohov en vient à parler de visite de courtoisie médicale, il roule des yeux vers le ciel. Certainement pas. Cependant, il n’arrive pas à bouger et ne trouve pas la force de lui tenir ne serait-ce que la main. Mais la voir respirer, doucement, ça lui suffit pour le moment. Il se tourne vers les Weasley, mais ne tient pas à ajouter un mot, voyant ce qu’il pourrait obtenir à l’avenir s’il était moins con, il se retourne donc vers l’autre homme de l’autre côté de la table. « Remus ? Comment il va ? » Il irait le voir c’était certain, mais est-ce qu’il en avait la force. Pas si sûr.

Sirius parle en Teal
Sulpicia parle en MediumVioletRed
Nyneve parle en 91114D
Peter parle en SeaGreen
Arthur parle en b06500
Molly  parle en firebrick
Elena parle en FF0000
Léo parle en 507374
Sanders parle en steelblue
Sadie parle en white

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Sujet commun
La patience n'a jamais été mon fort, j'ai juste peur que le pire arrive tant ils sont loin de moi, je suis complètement impuissante

Dans les bras d'Arthur, je me calmais autant que possible, mon cœur s'étant quelque peu emballé dans l'action et l'agitation qui régnait depuis le retour de toute la troupe. " Moi aussi je t'aime mon amour. " Déposant un baiser un peu plus intense chargé de tous les sentiments que je ressens pour lui sur ses petites lèvres fines entourées de sa petite barbe rousse naissante. M'écartant un peu de son contact je regarde la plaie qu'il a sur le flan, on verra ça un peu plus tard mais j'espère que cela n'est pas trop grave. Quand il souligne que sans Sirius et Léo il aurait été dans un bien moins bon état je dépose un baiser sur la joue de l'intéressé, toujours à côté de nous. " Merci mon chou, et ne t'en fais pas, elle va s'en sortir maintenant. " Lui chuchotais-je à l'oreille, un sourire qui se veut réconfortant sur les lèvres.

Sanders étant arrivé quelques minutes plus tôt, durant le gros de l'agitation, il prit le relais de Léo, qui était sortie en compagnie de Nyneve histoire de se calmer les idées. Visiblement, malgré l'étendu des dégâts et l'agitation, nous l'équipe de soigneurs, nous nous en sommes plutôt bien sortis puisqu'il me semble satisfait de ce qu'il voit en auscultant tout le monde. Petit à petit des gens partirent, la jeune Elena s'éclipsa, croyant que personne ne la voyait, elle avait l'air tellement abattue que je pris la décision de passer la voir demain, histoire de voir si elle va bien, j'espère qu'elle n'a pas prit trop de risques inconsidérés ce soir, elle est restée fragile depuis la mort de son époux. Peter aussi s'éclipsa, il doit surement avoir à faire au Ministère, après tout il est infiltré parmi eux et après l'attaque de ce soir, cela doit être un véritable chaos là-bas.

Il n'y avait plus grand monde en bas avec nous, Remus était toujours assis sur sa chaise et récupérait doucement grâce à la potion de soin dont Sanders nous avait laissé la recette et ce dernier était autour de la table en compagnie de Sirius qui n'osait pas tellement s'approcher de Sulpicia qui reprenait petit à petit ses esprits, toujours allongée et faible, mais bien de nouveau parmi nous. Discrètement nous nous éloignèrent avec Arthur, si jamais ils ont besoin d'aide, ils n'auront qu'à appeler, ils savent qu'ils peuvent compter sur nous quoi qu'il arrive, mais pour l'instant ma priorité était de voir l'étendu de la blessure de mon époux afin de le soigner au mieux. Il s'assis sur une petite table non loin de là et je l'aidais à retirer ses vêtements pour pouvoir y voir plus clair. D'ordinaire quand je lui retire ses habits ce n'est pas pour le soigner mais plus pour faire des choses plus coquines, gros changement de contexte. Quoi, c'est pas parce qu'on a 7 enfants qu'on ne trouve pas le temps d'avoir du bon temps juste tous les deux, dans notre lit douillet, passionnément unis ... Je m'égare.

" Arthur ! Comment peux-tu dire que ce n'est pas grand chose, regarde moi ça, c'est pas jolie du tout ! " Je sais que tout à l'heure il a dit que c'était rien parce qu'il ne voulait pas m'inquiéter plus que je ne l'étais, mais tout de même ! Un air de reproche sur le visage, je partis quelques secondes prendre de quoi lui soigner cette vilaine blessure, il ne manquerait plus qu'il ne puisse plus porter Ron ou Ginny à cause de ça et que je me retrouve sans aide pendant des jours. Je sais que je suis peut-être un peu dure parfois, mais je l'aime plus que tout ce grand rouquin et mes reproches souvent ne font que traduire mon inquiétude. " Les jeunes ont fait de leur mieux, mais je crois que l'Ordre va grandement avoir besoin de nous deux, de notre guidance et de notre expérience pour la suite des opérations... Aïe ! " Il parlait tout en se laissant faire, mon doudou un peu douillet, il est tellement bavard parfois, heureusement il est d'un tempérament calme et se laisse faire quand on le soigne sans se trémousser, comme le font souvent les hommes. " Désolé mon chéri, je n'en ai plus pour longtemps. "

Tout en me concentrant sur mon travail se soigneuse j'écoutais les propos de mon cher et tendre sur l'Ordre et ses membres. " Il est vrai qu'ils sont encore jeunes et peut être un peu trop fougueux, tu pense qu'on devrait leur apprendre à être plus pondérés et réfléchis ? Nos rangs sont un peu clairsemés, il nous faudrait de l'aide, mais je veux surtout qu'on évite de perdre encore quelqu'un ... Je crois que je ne le supporterais pas, je me suis bien trop attachée à ces petits. " Rien que d'y penser mon cœur se serre, j'aime tellement ces jeunes de l'Ordre, il y en a même qu'avec Arthur on pourrait croire qu'on les a adopté, ils font comme partit de la famille, comme Nyneve, ma petite Nynon que j'aurais aimé garder à la maison avec nous. " Voilà mon chéri c'est fini, tu es comme neuf. Mais tu ira quand même voir Sanders demain comme il a dit hein, pour être sur. " Oui je sais, je m'en fais trop, pour tout mon entourage, si je ne suis toujours pas devenue cardiaque c'est un véritable miracle.
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Je suis restée seule un long moment je crois, je ne sais plus, j'ai perdu le fil du temps à travers mes pensées. Nicholas les envahit sans cesse. Je n'arrive pas à tourner la page. C'est trop dur. Et cette soirée me rappelle sans cesse que je suis seule maintenant, sans ami, sans soutien quelconque. Je le sens bien que les autres membres de l'Ordre ne me font pas confiance. C'est pour cela que j'ai préféré m'isoler un moment, histoire de me faire oublier. Sirius a promis de m'interroger. J'ai peur, j'ai peur de ce qui pourrait ressortir de cet entretien. Et si l'Ordre ne me voulait plus ? Où irais-je maintenant que je suis devenue une ennemie publique du régime ?

Ma peau s'était considérablement réchauffée sous les couvertures imposantes que j'avais tiré sur mon corps. Je me sentais bien ici, je n'avais pas envie de sortir de ce cocon de douceur. Pourtant il le fallait bien. Je n'avais rien mangé depuis deux jours et mon ventre criait famine. Le stress m'avait noué l'estomac jusqu'à la mission. Maintenant qu'elle était enfin passée, tout me revenait. Mes cheveux étaient encore un peu humide et je n'eus pas le courage de les brosser complètement. Je m'habillais simplement, d'un pantalon de pyjama avec un gros pull bien chaud de couleur verte. Cela contrastait avec mes cheveux roux et ma peau pâle.

Je n'entendais plus vraiment de bruit venant du rez de chaussée? L'Ordre c'était-il calmé ? J'espérais que les membres avaient été soigné, Remus, Sulpicia maintenant des nôtres. Nous allions devoir cohabité maintenant que nous étions toutes deux coincées ici. Cela me permettra peut-être de m'intégrer un peu plus ?

Je descendais doucement les escaliers en essayant de faire le moins de bruit possible. Molly était encore dans la salle principale, tout comme Sanders qui s'agitait à droite à gauche sur les blessés. Remus semblait se reposer mais il avait repris des couleurs. J'étais soulagée. Le temps fera son affaire et j'espérais qu'il ne soit pas trop traumatisé par ce qu'il avait vécu à la prison. Les pires tortures avaient dû lui être infligé par les Carrow, c'était certain.
Sulpicia semblait aussi en meilleure forme, elle qui avait frôlé la mort il y a peu. Peut-être qu'il était temps que je cuisine un bon repas pour tous le monde ?

Je m’affairais à trouver quelques légumes par ci par là, ma baguette s'agita pour les découper en morceau et les faire bouillir dans un grand récipient. Un peu de sel pour épicer le tout. Une bonne soupe ne ferait pas de mal, bien au contraire.
Pendant que le tout cuisait doucement, je fis également du thé au miel, c'était une boisson que je trouvais rassurante, surtout en des temps aussi dur. J'en déposais une tasse à chacun des membres présents.

"Tiens Molly, tu devrais te reposer un peu aussi. Penses-tu que Sulpicia et Remus pourront avaler quelques choses ce soir ? Ou mieux vaut attendre demain ?"

J'essayais de me rendre utile même si je me sentais particulièrement mal à l'aise. Mes yeux devait être encore rouge d'avoir t'en pleurer. Je ne voulais pas leur faire pitié. Je voulais qu'il est confiance en moi, je voulais intégrer cette famille et ressentir cette chaleur encore un peu. Cela me manquait de n'avoir plus personne avec qui discuter, me confier, ne serait-ce qu'une amie me conviendrait. Je m'assis pas très loin de Sulpicia, observant son visage endormie et pleins de fatigue, en buvant mon thé et en attendant que la soupe soit prête.

"Nous devrions pouvoir manger d'ici une trentaine de minutes, pour ceux qui le veulent. Rassurez-vous je n'ai rien empoisonné si c'est ce que vous vous demandez"

Me ferait-il enfin confiance ? Je sentais que les efforts ne faisaient que commençaient en ce sens et que mes preuves n'étaient pas terminée.
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« Victory can be cruel if you think
about those who lost »



Le désespoir violent de Sirius me perturbe. Il semble prêt à être irrespectueux envers n'importe quel Hypogriffe pour tenter de sauver Sulpicia alors même que je lui dis que cela ira. Le jeune homme, car à son âge, et même au mien, on ne peut pas encore nous qualifier autrement, vibre d'une fougue brûlante. Il pourrait partir, là, maintenant, tout de suite, pour aller me chercher ce qu'il faut. J'ai envie de lui rétorquer qu'il pourrait me trouver facilement des racines de noueux et de la badiane s'il le voulait, les feuilles de tentacula, c'est autre chose. Et puis, le professeur Slughorn l'avait convenu dans un de ses cours à Poudlard, ça coûte bien le pesant d'un chaudron en étain en gallions. Et puis d'autres ingrédients, encore, que je ne connais pas. Il me faut l'étudier un peu. Mais cette réplique n'est pas nécessaire, surtout que pour le moment, à part la surveiller, il vaudrait mieux que personne ne la touche, qu'elle se repose. Alors je prends une voix rassurante, parce qu'après tout, même si ce n'est pas beau à voir, la subtilité du mal qui ne réside pas toujours dans les éclats de sang, je l'ai dit, il n'y a rien d'alarmant, là, maintenant, tout de suite.

- Nous verrons cela demain matin, après qu'elle se soit reposée, et toi aussi. Aide moi juste à la mettre sur un canapé, qu'elle soit plus confortable. Tu peux la veiller sans problèmes. Et oui, je regarderai aussi ces écorchures sur ton corps. Tu n'y couperas pas.

J'ai un regard entendu et malicieux. Bien sûr que le Black a râler intérieurement, s'est rebuté à l'idée de passer encore quelques minutes sous mon oeil vigilent à ce que je lui rappelle d'une voix lasse que le danger, c'est bien de l'affronter, l'irresponsabilité, c'est bien de l'éviter, qu'il faut prendre soin de soi et je le vois déjà me dire et bla bla bla. J'ai pu ressentir la pointe de rébellion qui lui est si naturelle, cette incapacité à reconnaître qu'il ne fait que foncer. Nous déposons la jeune sorcière et je le laisse pour m'occuper rapidement d'autres, pendant que chacun essaye d'enlever de ses épaules la tension accumulée ces dernières heures. Ce n'est jamais facile, de genre de mission. On sait à combien on part, on ne sait jamais à combien on va revenir. On sait ce que l'on peut gagner, on ne sait jamais ce que l'on va perdre. Et qu'a-t-on perdu, là ? Il faudra du temps pour répondre à cette question.

Je regarde du coin de l'oeil Molly s'affairer autour d'Arthur et je songe que la guerre et la douleur ont dû lui faire apprendre à pouvoir traiter de blessure rapidement. Elle s'y prend plutôt bien et je suis ravi de pouvoir porter mon attention à nouveau sur Remus. Il faut toujours garder un oeil. Sirius ne lâchera pas Sulpicia et réagira au quart de tour au moindre problème, son coeur me l'a dit, mais Remus ? Qui sait les tourments qu'il a vécu là-bas ? J'en ai eu, un avant goût, de la douleur, rien qu'en le touchant. Mais qu'en sera-t-il des stigmates de la torture ? On n'en ressort pas indemne, d'une épreuve comme celle-ci. Et je ne parle pas du corps, mais bien de l'esprit. Il est des choses que l'art de faire souffrir s'applique à briser consciencieusement et souvent par pur plaisir. J'ai moi même quelques souvenirs désagréables de moments passés avec mon oncle. Mais ce n'était rien, cela, comparé à l'acte d'amour de mon père. Et si j'ose ne serait-ce qu'oublier, la douleur latente devient plus forte et pulse sombrement sur ma nuque où la rune est toujours visible, comme gravée dans la chair qu'elle torture secondes après secondes. J'ai appris à vivre avec, parce que l'on ne peut pas faire autrement. J'ai appris à ignorer et je suis très fort à cela. Je préfère me concentrer sur les autres.

Une douleur entre, la tristesse de la perte. J'ai les yeux qui piquent et l'envie de pleurer, celle de balancer une chaise pour qu'elle éclate contre un mur, comme mon coeur. Mais je serre les dents et ne dit rien. Je tourne doucement la tête pour voir Elena se profiler jusqu'à la cuisine. Le malaise me force à m'éloigner un peu, le temps de reprendre mes esprits, juste pour prendre l'air. Je sors de la pièce, fais quelques pas, tourne en rond. Parfois encore, j'ai l'impression d'être cet adolescents qui ne peut rien contrôler, d'être cet enfant à qui l'on a donné ce fardeau terrible, celui de voir la vie s'en aller, les sentiments s'éteindre les uns après les autres. Quand je sors un instant, l'air froid me frappe et me revigore en même temps. Il ne dissipe pas les douleurs musculaires et la fatigues dues aux multiples opérations magiques de ces dernières heures. Mais il a l'avantage de me refroidir d'un coup, me calmer immédiatement. J'ai toujours aimé le froid. Et lorsque je rentre, je suis tout de même heureux de retrouver la chaleur humaine de cette troupe de bras cassés qui tentent désespérément de lutter. Elena offre des thés et j'en accepte un. C'est ma boisson préférée. Surtout le Earl Grey citronné. Une gorgée du liquide brûlant plus tard et mon estomac gargouille violemment. Je me sermonne moi-même : on ne sauve pas le monde le ventre vide ! Et je m'obstine cependant souvent à oublier ce besoin primordial. J'entends ce que dit Elena, avec la conviction de celui qui s'occupe pour oublier. Ca me rend triste. Je répond à la place de Molly.

- S'il arrive à boire un peu, cela lui fera du bien. Surtout que je ne suis pas sûr qu'il ait été correctement nourri.

Ironie... Peut être à peine, peut être, juste pour survivre. Mais il me parait avoir maigri. Quand la jeune femme, après être partie se poser non loin de Sulpicia, parle de la soupe, je souris en me disant qu'au moins, ce soir, je n'aurai pas à embêter mon monde avec mon refus de manger de la viande. Il s'agit plutôt que je refuse que mon ventre se révulse. C'est comme ça. Depuis mon don et bien que je sois étranger aux sentiments des animaux (même si parfois, je me surprends à douter de cela), j'en suis incapable. Une soupe, parfait ! La remarque après est plus difficile à avaler par contre. Son dépit est évident, et il n'est pas besoin de lire son coeur pour le savoir.

- Ca tombe bien, je prescris au moins un bol chacun !

Reprendre des forces passe par là aussi, le simple geste de se sustenter, de manger un bout. J'espère que, si Sulpicia émerge, et Remus, ils pourront avaler un peu quelque chose. Pour le loup, c'est une histoire compliquée, son estomac peut être réfractaire, après la souffrance et la privation. Il faudra regarder cela avec prudence. On ne s'alimente pas comme avant dés le départ, après une période de famine...

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we accept the love we think we deserve
everybody knows that everybody dies

La vie est pleine d'occasions presque manqués et de coups de chance absolue, de grand amour et de petits désastres. La vie est faite de milk-shakes à la banane, de cuisines équipées, et de chaussures de toutes les formes et de toutes les tailles. La vie est banale à en mourir et fabuleusement incroyable. La vie c'est tout ça à la fois, à chaque instant. Alors il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre.

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« And if the birds are just all the words flying along, singing a song, what would they do ? If they just knew what they could do.  »
Ce jour-là ne ressemblait pas aux autres. Ce jour du mois de décembre semblait non seulement plus glacial par le gel et le vent s’étant montrés plus imposants, mais plus sombre, comme si les températures et le temps s’étaient accordés avec l’action qui allait être menée. Aujourd’hui, les membres de l’Ordre allaient de nouveau passer à l’attaque, montrer les crocs, libérer Remus Lupin et faire un immense doigt d’honneur aux forces du mal et au gouvernement contrôlé par ces dernières.

Les derniers événements l’avaient complètement détruite et il fallait être un sacré crétin pour ne pas comprendre pourquoi. Exceptionnellement, James était resté en background par rapport à l’attaque. A l’habitude, Lily pouvait voir dans ses yeux l’envie de se battre et de braver les dangers qui menaçaient les rebelles au gouvernement. Il avait toujours eu l’art d’être le moteur de ses convictions et de cette envie de se battre jusqu’à la mort. Sauf que, quand la mort frappe finalement à la porte, il n’est pas aussi facile de se relever qu’on puisse le penser. Si Lily et James ne souhaitaient pas se montrer affaiblis par la perte de leur enfant, c’était pourtant leur côté démuni qui avait primé ces derniers mois. Par précaution, sous ordres de Sadie, James avait été prié de rester à l’arrière des rangs, pour une unique fois, pour ne pas causer d’ennuis à l’action qui se devait être réfléchie et précise. Et la tension se lit dans son regard, Lily ne pouvait pas nier que le fait de voir son époux ne pas pouvoir secourir l’un de ses meilleurs amis la rendait malade à son tour. C’était comme si l’on cherchait à les épargner. Malgré leurs tentatives de se redresser de cette douleur pesante, on cherchait à leur enfoncer à nouveau la tête pour rester dans l’eau à se noyer, alors que l’un comme l’autre cherchait juste la bataille, la soif de vengeance, la passion de rendre justice à ce monde magique.

Jusqu’à l’arrivée des blessés, Lily était restée en retrait, sur la petite terrasse, à sentir le froid l’envelopper et lui donner l’impression de respirer de l’air pur. Quelques instants plus tôt, comme si les tensions n’étaient pas assez lourdes, James et elle avaient eu une énième altercation. C’était la même rengaine depuis plusieurs jours : ayant tous les deux les nerfs tirés au maximum suite au manque d’appétit et au manque de sommeil, ils parvenaient à être en désaccord pour un rien. Sans doute que la lourdeur de la situation présente n’arrangeait rien entre eux car, sans s’en vouloir l’un à l’autre, ils s’en voulaient tellement à eux-mêmes d’avoir perdu leur enfant et de faire face à un échec cuisant qu’ils ne savaient plus comment gérer cette famille qui n’était plus. A présent dos à l’un à l’autre, ils étaient restés dans un silence de plomb, attentifs au moindre bruit du retour des membres de l’Ordre, tendus par la tension qui régnait à présent dans le quartier général.

Et là, le boum ! sonore retentit, et Lily put quitter la terrasse pour rejoindre en trombe la pièce principale où se trouvait un cortège digne de ce nom. Les premières paroles dont la jeune femme se souvint dans le capharnaüm d’un bourdonnement d’oreilles furent celles d’Éléonore : « Molly, il a encore besoin de soin et de repos mais il va s’en sortir. » Remus était en vie. Ils avaient réussi, il était sauvé. A la suite de Molly, sa première réaction fut de sauter à pieds joints dans la remise en état de Remus, en le détachant d’une Éléonore affaiblie par l’attaque, ne supportant plus son poids, puis en apportant les premiers soins. L’aide apportée par Sanders ces derniers jours, dans leurs échanges concernant la médicomagie, avait été des plus utiles car, malgré l’horreur d’un spectacle sanglant qui s’offrait à elle en ce moment, elle put garder son sang-froid et sauver cet ami pour qui elle s’était tellement inquiétée depuis sa capture. Toutes les deux, elles l’amenèrent vers une des chaises. Tenter de ramener Remus à lui n’allait visiblement pas être des plus faciles. Si la douleur interne ressemblait aux marques externes, il avait dû beaucoup souffrir, il avait même dû saturer. « Remus ? » souffla-t-elle, cherchant le regard de son ami, alors que ses yeux étaient fermés, que sa joie de vivre était éteinte. « Remus, tu m’entends ? Tu es rentré à la maison c’est bon, tu n’as plus rien à craindre, on va s’occuper de toi. Reste là, je vais te chercher quelque chose à boire et une potion de soin. » Molly était très réactive et, pendant qu’elle s’en alla chercher le nécessaire d’urgences, Lily s’en tint à sa baguette qu’elle sortit de sa manche pour chercher à stabiliser l’état de Remus : « Curatum V..olubis..hm.. » murmura-t-elle d’une voix autant tremblante que le bout de sa baguette. Elle se racla la gorge, reprit : « Curatum Volubis.. Curatum Volubis.. » Un sortilège de soulagement, utilisé dans l’urgence, que Sanders lui avait appris, qui permettrait de calmer l’état critique de son ami, le temps que Molly débarque avec les soins et les potions puis reparte aussitôt vers Arthur. Concentrée sur le sortilège lancé, Lily avait à peine senti la présence de Nyn et de Peter, tous deux rentrés également. « Je suis content que tu ailles un peu mieux et que tu sois rentré. Je te verrai plus tard, je dois aller au ministère ils m’attendent. » Accroupie à hauteur de Remus, Lily releva deux yeux fatigués vers Peter qui repartit aussitôt qu’il était venu à eux.

Sans doute que les allées et venues, l'agitation et le bruit des uns après les autres auprès de Remus rendirent Lily des plus invisibles, des plus discrètes, où sa présence était à la fois primordiale que superflue, tant elle se sentit démunie et elle-même affaiblie par les insomnies des derniers jours. En prime, comme un bourdonnement lointain, elle entendait la voix de Sirius au loin s'enflammer sur une situation, suivi de cris stridents d'une jeune femme. Tout en cherchant à quitter l'agitation, elle tomba sur un mélodrame entre Sirius, Eléonore et... Sulpicia ? Hein ? Elle s'arrêta net, ne comprend pas la scène qui se déroulait sur ses yeux. Sirius venait-il réellement de dire je t'aime, les fameux trois mots, à cette femme ? Lily ne l'avait jamais entendu parler de la sorte, à part à James, pour rire. Les yeux plissés, la migraine qui arrivait au galop, Lily zieuta les trois personnes à tour de rôle avant de tourner les talons. Elle se sentit aussitôt oppressée, étouffée de ne pas toujours trouver sa place. Accablée par la situation, sentant soudainement la pression redescendre de voir tout le monde rentrer les uns après les autres, elle quitta la pièce quelques instants sur deux jambes bien trop tremblantes pour supporter quoi que ce soit d’autre. Où était passé James, d’ailleurs ? Les étourdissements de sa tête contrôlaient ses pas et l’amenèrent dans le couloir du quartier général, où elle se laissa tomber au sol, dos au mur, jambes repliées sur elle-même, restant ainsi quelques instants, à faire pivoter sa baguette entre ses doigts. Ce ne fut que bien des minutes plus tard qu’elle revint dans cette pièce principale où, étrangement, il faisait moins étouffant que quelques heures plus tôt. « Nous devrions pouvoir manger d'ici une trentaine de minutes, pour ceux qui le veulent. Rassurez-vous je n'ai rien empoisonné si c'est ce que vous vous demandez. » Faisant irruption dans la pièce, se tenant derrière Elena, elle posa sa main sur son épaule avec un fin sourire sur son visage. Même si l’idée d’imaginer le repas empoisonné avait traversé son esprit, elle avait chassé cette mauvaise et méchante idée pour rassurer celle qui avait, malgré elle, aidé au sauvetage de son ami. « Merci, Elena. » Sa voix était douce, rassurante, en contradiction avec le fait qu’elle-même tremblait. « Ca tombe bien, je prescris au moins un bol chacun ! » lança Sanders, entre-temps arrivé dans les rangs, ce qui rassura la jeune femme. Un hochement de tête pour éprouver ses dires, un sourire pour se montrer présente et forte et Lily finit par se poser sur l’une des chaises à proximité de Remus, là où Sirius était visiblement revenu.
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little do you know,
how I’m still haunted by the memory, I’m trying to pick myself up piece by piece, I need a little more time. Underneath it all I’m held captive by the hole inside, I’ve been holding back for the fear that you might change your mind, I’m ready to forgive you but forgetting is a harder fight, Little do you know, I love you till the sun dies.



Dernière édition par Lily Evans-Potter le Dim 9 Déc - 14:46, édité 2 fois
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La respiration se faisait lente, quelques petites volutes de fumée marquaient encore que la personne qui gisait contre cet arbre était en vie. Il ne sentait plus la morsure du froid depuis bien longtemps maintenant, d'ailleurs, il ne savait même plus réellement depuis combien de temps il se trouvait ici. Il n'avait pas abandonné, en tout cas il n'avait pas abandonné totalement. Il avait juste pour une fois accepter la fatalité de la vie sans réussir à l'affronter les yeux dans les yeux. Que pouvait-il répondre à cette vie qui pouvait s'en aller, à toutes celles qui s'effondraient depuis le début de la guerre et que d'une certaine façon, chacun désirait continuer. Il n'était plus certain qu'il voulait encore de tout cela, il avait si peur, lui qui avait toujours prétendu le contraire. Harry. Harry avait été sa plus grande force et sa plus grande faiblesse. Il se sentait vulnérable, il était blessé mais rien ne semblait pouvoir réussir à guérir son traumatisme. Alors … Imaginer que lui aussi ne reviendrait pas, qu'il ne pourrait plus jamais l'entendre rire, voir ce regard qui le conseillait sans le sujet, de pouvoir trouver son soutien à chaque heure du jour ou de la nuit. Sa respiration se coupa à nouveau, et il se sentit étouffer petit à petit, il savait que tout cela n'était que dans son esprit et pourtant, pourtant tout était si réel. Il poussa un cri sourd que personne n'eut l'occasion d'entendre et il rapprocha un peu plus ses genoux de son torse, entourant de ses bras, son corps tremblant sous les assauts de la bise glaciale qui s'insinuait sur chaque pore de sa peau. Un instant, il crut sentir la présence rassurante de sa mère à ses côtés, venant à caresser d'un geste tendre ses cheveux de jais qu'il était impossible de dompter, avant de poser à ses côtés, sans dire un mot mais en faisant comprendre qu'elle était là pour lui, quoi qu'il puisse se passer un jour et même s'il n'avait pas envie de dévoiler ces blessures et ces tortures au monde entier. Même si James avait du apprendre à vivre sans sa mère, il avait toujours eu l'impression qu'elle était là, derrière chacun de ses pas, le poussant vers l'avant comme lorsqu'il fallait qu'elle vienne consoler ses douleurs d'enfant. Mais ce n'était plus des douleurs d'enfant, la réalité le rattrapait de la plus cruelle des façons, et il en venait à regretter amèrement d'être celui qui était en vie alors qu'il avait tout perdu ou presque. Pourrais-t-il se remettre de la mort de Remus si c'est ce qu'il devait affronter en rentrant au QG de l'Ordre ? On pouvait survivre de tout … Mais alors la vie n'aurait plus aucune saveur.

Malgré toutes les protestations qui avaient été les siennes au cours des derniers jours, il ne pouvait finalement que reconnaître qu'il avait été beaucoup plus sage de le mettre de côté pour cette mission. James était perpétuellement au bord du gouffre ces dernières semaines, ses faiblesses étaient étalées au grand jour même s'il essayait de persuader tout le monde du contraire, ou tout simplement se persuader lui-même. Il n'aurait pas eu les idées clairs pour pouvoir venir en aide à Remus, il aurait très bien pu réussir à tout faire capoter et être la cause de la mort d'un de ses meilleurs amis et par la même occasion de d'autres membres de l'Ordre. Il ne se sentait pas prêt, la colère la plus noire engourdissait chaque parcelle de son corps et il avait si peur de devenir son propre ennemi qu'il n'y arrivait tout simplement plus. Il évacuait seul son mal et n'était plus aux yeux des autres que l'ombre de l'homme qu'il avait un jour été. Il ne voulait pourtant de l'aide de personne, car personne ne pouvait vraiment comprendre sa douleur, et le regard de Lily était si terrible qu'il ne pouvait se soumettre à celui-ci. Il lui avait gâché la vie, sans lui, elle aurait sans doute pu être heureuse. Et chaque fois qu'ils se retrouvaient tous les deux en tête à tête, ils ne manquaient pas de se prendre la tête pour le moindre détail et n'arrivaient plus à communiquer l'un avec l'autre. Pour autant, il n'aurait pas pu vivre un seul instant en étant loin d'elle, elle était tout pour lui et cela depuis des années et jusqu'au jour de sa propre mort. Quand il sentit un goût salé à la commissure de ses lèvres, il se rendit alors compte qu'il était en train de pleurer et c'est sans doute cela qui finit par le faire réagir légèrement. Il se releva alors et effaça de ses joues ses pleurs d'un geste rageur, maudissant ses ennemis avant de se remettre en marche vers le lieu de regroupement. Un boule grossissait dans son ventre se demandant ce qu'il trouverait en rentrant. Pour autant, quand il passait les portes, il remit sur son visage, ce masque de glace qu'il portait sans cesse ces derniers temps. L'agitation semblait être retombée même si le volume des voix lui prouvait que les autres étaient rentré de mission. Il se fit tout aussi discret auprès des autres, cherchant Remus des yeux. Il alla jusqu'à lui, lui serrant la main un instant pour lui faire comprendre qu'il était là pour le soutenir même s'il n'avait pas été là pour le sauver puis il s'incrusta timidement auprès des autres. Un léger toussotement de sa part, il vit alors plusieurs regards se porter vers lui, et diverses émotions purent se lire sur les visages des personnes présentes dans la salle. « Merci … Merci de l'avoir ramené ... » Il inclina doucement la tête puis il vint s'asseoir aux côtés de Sirius, croisant les bras et retournant ainsi à son mutisme, tout en évitant soigneusement le regard de Lily.
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Intrigue suite
ft. Ordre


Loin de toute l’agitation, ou plutôt en son cœur, Sulpicia n’était plus de la partie depuis quelques longues minutes. Réanimée de justesse par Eléonore, elle n’avait pas rouvert les yeux, sombrant simplement dans un profond sommeil à la respiration lente mais sifflante. Son sacrifice pour sauver Remus n’avait pas été sans un échange du même prix, ayant trop donné pour tirer Sirius d’affaire. Mais comment aurait-il pu observer celui pour qui son cœur battait mourir à petit feu sous ses yeux ? Comment aurait-il pu se raisonnée pour ne trahir les siens, son futur mariage, cette vie qu’elle aimait et détestait tant ?
Dans le feu de l’action, Mulciber avait donc tourné le dos aux siens, et pour quoi ? Du moins, pour qui ? Sirius, qui n’avait jamais répondu à se sentiments et qui, dans un désespoir de voir l’un de ses cauchemar se réaliser, lui cracher sans qu’elle ne puisse l’entendre ? Elle avait rejoint un destin qui n’avait pas encore été tracé pour elle, cette Mulciber qui ne réfléchissait pas avant d’agir. Celle dont la respiration se faisait au fur et à mesure plus régulières.
Celle qui n’entendait pas Eléonore hurler, demander à l’intéresser ce que c’était, que cette histoire entre eux. Pouvait-il réellement répondre à quelque chose qui n’existait que dans leurs têtes et dans leurs cœurs ? Pouvait-il donner une explication à ce rêve effrité que Sulpicia avait longtemps nourri et chéri pour faire apparaître son patronus ? N’était-ce que du passé ? Ce cadeau précieux a deux roues ? Ces baisers échangés ? Les rires partagés, les nombreuses discutions sur leurs familles respectives, sur leurs dons, sur les autres… Ces moments simples et sans …attachement visible ? N’était-ce qu’un souvenir effrité ?

Sanders se rapprocha à la fin du drame, trainant dans son sillage un Black, s’impatientant en observant le souffle régulier soulever la poitrine de la blonde, dont les cheveux blanchissait doucement. Signe que son don n’était plus contrôlé, signe qu’une barrière, due surement à l’exercice de l’ancienne magie, avait sauté dans ses protections. Alors, lorsque le Médicomage appuya sur son front une rune qu’il dessina de son sang, ses tatouages s’activèrent. Brillant et pulsant, ils semblaient respirer pour la sorcière qui était toujours allongée sur la table de la cuisine. Une danse presque hypnotisante qui donna à son teint si pale, quelques couleurs rosées. Ses lèvres perdaient au fur et à mesure des pulsions la couleur noire du poison qui les imbibait encore. Jusqu’à ne plus laisser une once de sa présence dans son organisme, permettant aux tatouages de ses bras un éclatement : la danse reprit de plus belle, certains s’entremelant pour briller encore plus, d’autres pour tourner sur eux-même. Les soins se faisaient doucement, offrant surement la possibilité à la sorcière une remise sur pied plus rapide que ne le pensait. Sanders n’aurait surement pas besoin d’envoyer le chien fou de l’Ordre à la recherche de plantes. Quand bien même, celui-ci avait besoin de prendre ses jambes à son cou pour réfléchir, prendre l’air.

Et dans sa tête à elle ? Que se passait-il ? Rien, du moins, juste la remémoration d’un souvenir. Assise dans un cinéma moldu, Sulpicia, les pieds sous ses fesses, tenait contre elle un pot de pop-corn encore chaud. Les yeux rivés sur le grand écran, suivant un scénario d’horreur. Elle se mit à rire, tandis que les personnes autour se tenaient à leur siège, trouvant la scène ridicule.
Elle avait toujours aimé se rendre dans ce vieux cinéma de la ville moldue proche de chez ses grands parents. Son grand-père était devenu trop fragile, trop malade pour se rendre avec elle au cinéma de la ville. Et pourtant, pourtant… La blonde se rassit normalement, laissant la personne à ses cotés prendre une poignée de pop-corn et la mâchouillé. Il l’observait du coin de l’œil, tentant de suivre comme il le pouvait le film. Mais non ! Pas là ! Avait lancé la blonde, presque déçue de voir l’héroïne du film commettre encore, une grave erreur. Elle se laissa retomber dans son siège et déposa sa tête sur son épaule, à lui.

On finit par la déplacer, Sanders lui prenant une partie du corps, Sirius une autre. Doucement et avec précaution, ils l’avaient installés dans un canapé du salon. Elle n’était surement pas assez stable pour être amenée dans une chambre. Il y faisait plus chaud. Elle se mit tout de même à frissonner, tandis que son corps continuait de se réchauffer. Etait-ce la fatigue de ce qu’elle venait de vivre ? Qui sait… Elle ne le saura qu’au réveil, la Mulciber.





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Molly avait le don d’être rassurante plus qu’elle ne le voulait. C’était ça être maternelle sans aucun doute. Sirius ne pouvait pas s’empêcher de sentir cette adrénaline redescendre, progressivement, le laissant totalement vidé de ses forces. « Merci mon chou, et ne t'en fais pas, elle va s'en sortir maintenant. » Il était certain que l’inquiétude qu’il avait pour Remus, qu’il avait eu pour Sulpicia se lisait sur son visage. Il avait le regard vitreux, les yeux rouges et les traits tirés. Rien de très bon pour les rides cela dit. Peters avait disparu et Rius avait besoin de se tenir debout, de savoir ce qu’il pouvait faire. Mais Sanders avait bien d’autres intentions à son égard au sujet de sa santé et de la suite à venir par rapport à leur retour mouvementé de mission. « Nous verrons cela demain matin, après qu'elle se soit reposée, et toi aussi. Aide moi juste à la mettre sur un canapé, qu'elle soit plus confortable. Tu peux la veiller sans problèmes. Et oui, je regarderai aussi ces écorchures sur ton corps. Tu n'y couperas pas. » S’il avait pu soupirer, il l’aurait fait, parce que ça l’embêtait bien que Sanders puisse l’examiner. Il trouverait des traces de sorts, des blessures pas forcément jolies à voir, encore du poison dans ses veines sans aucun doute. Mais il n’avait pas envie de discuter, pas maintenant. Prenant le corps de la blonde avec autant de délicatesse qu’il le pouvait malgré son état mental et physique, il la dépose sur le canapé avec l’aide du Dolohov, ajoutant simplement, après avoir attrapé son épaule d’un geste plus amical qu’il ne l’avait voulu. « Ok, on fera ça, mais tu les fais passer avant moi, c’est tout ce que j’te demande Sand’. » Il voulait passer en dernier, car il se fichait bien de lui-même, autant faire passer les autres avant son petit confort personnel. Pourtant, il ne reste pas loin de la blonde, ni trop loin de Remus. Soupirant cette fois, passant une main sur son visage, puis dans ses cheveux en tombant sur une chaise entre les deux personnes. C’était presque amusant de voir que tout le monde s’était remis en marche et qu’il faisait du sur place. Exténué par cette histoire avec Eléonore qui s’annonçait plus que rock and roll. Il évite soigneusement le regard de Lily, alors qu’Elena martèle que de la soupe sera bientôt prête. Malgré l’humour et le fait que demain elle passerait un sale quart d’heure en sa compagnie avec Sadie, il n’avait pas faim. Pas du tout. Trop remué par… Tout ça. Pourtant, il retourne son regard foncé sur la rouquine assise à côté de lui. Qu’est-ce qu’il aurait bien pu dire pour sa défense ? Je suis un gros con, mais ça tu le sais déjà. Oui Lily savait un nombre incalculable de chose sur lui. Hélas. «  Lily… Tout ça c’ét-… » Mais il se coupe alors que James vient prendre place de l’autre côté. Entouré par des Potter. C’était bien sa veine. A croire qu’il devrait aussi prendre ce nom ça lui serait bénéfique. Son meilleur ami, son frère, il arrive juste à lui glisser quelques mots. « Merci … Merci de l'avoir ramené ... » Sirius, il a un mince sourire. Il savait toute la rage qu’avaient son couple d’amis préférés pour avoir perdu leur fils, pour avoir été écarté, mais il l’avait choisi en son âme et conscience de les tenir loin de ça pour éviter des réactions stupides. Et à la place, c’était lui qui les avaient… Il met un bras autour des épaules de James en souriant. C’était sans doute l’homme de sa vie, comme il avait déjà dû le dire complètement fumé comme un saumon… «  T’aurais fait pareil pour n’importe lequel de nous… Me remercie pas, j’ai pas fais grand-chose. » Non, il avait plus aggravé la situation qu’autre chose… Mais ça. Ça resterait dans la légende. Ce qui le préoccupait, c’était Sulpicia, Remus et cette putin de jalousie de la part de Léo…

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