[INTRIGUE 2.3. - TOUS] Le marché de Noel de Près-Au-Lard.


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 [INTRIGUE 2.3. - TOUS] Le marché de Noel de Près-Au-Lard.

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Crucio

   
   Le marché de noël..
   
   

   
« 15 DECEMBRE 1981. .»


   Un épais manteau de neige recouvrait les rues de Près-Au-Lard, l’un des derniers bastions un tant soit peu protégé des horreurs que connaissait le monde magique.  Un monde, terriblement secoués par les dernières nouvelles. L’Ordre du Phénix étouffait, s’étranglait  malgré leurs dernières actions. Ils manquaient terriblement de soutient et de membres. Le ministère et ses Mangemorts pensaient avoir gagnés. Avaient-ils raisons ? Règneraient-ils pour toujours sur le Royaume-Unis ? Allaient-ils aller conquérir d’autres contrées ?
A des kilomètres de Londres, Près-Au-Lard restait conservée. Innocente. L’on murmurait que l’Ordre veillait dessus, protégeait ce village dans lequel nous pouvions toujours entendre les rires et les cris des élèves de Poudlard le weekend. Ces élèves aux joues roses lorsqu’ils sortaient des trois balais. Ces élèves qui faisaient des batailles de boules de neiges ou des formes sculptée dans celle-ci. Dans les rues, une chorale chantait des comptines de noëls, déguisées en lutin, faisant le bonheur des passants qui laissaient quelques mornilles dans leur pot. Les rues étaient animées bien plus qu’aux habitudes ! De nombreux sorciers s’étaient déplacés pour venir passer le weekend avec leurs enfants, profitant des animations avant les vacances de fin d’années. Il était temps de penser à décorer le sapin et au repas du réveillons. Peut-être que Tatie Margo viendrait cette année ? Que le père noël serait plus généreux que l’année dernière ?

L’on se serrait autours de chalets installés dans les ruelles du village, l’on retrouvait de tout ! Des confiseries, des objets insolites, des écharpes, des potions en tout genre, même des livres ! Indécis, de nombreux sorciers emmitouflés dans leurs capes tentaient de trouver le cadeau parfait… En cette journée insouciante !
Plus loin, se trouvait un bar à vin chaud d’ou de nombreux rires joyeux s’échappait et animaient encore plus la ruelle.




   
   
   
   



HRP : OUVERTURE DU SUJET DIMANCHE 25 NOVEMBRE

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Sulpicia I. Mulciber

Intrigue suite
ft. Ordre




1 semaine s’était écoulée depuis la libération de Remus de la prison de mon ancien fiancé, Amycus Carrow. Me pensant morte, celui-ci et ma famille avaient publié un éloge funèbre dans la gazette du sorcier, accusant l’Ordre du Phénix de ma mort. Sirius était venu avec celle-ci encadrée, arrivant à blaguer dessus. Il l’avait accroché sur le mur de ma chambre. Je détestais la photo qui y était jointe. C’était une photographie prise par mes parents dans une robe du soir alors que j’étais au bras d’Amycus. Tiré à quatre épingles. Trop… Coincé, trop droite, sans sourire. L’image parfaite d’une sang-pur. Et ne parlons pas de l’éloge qui allait avec.
Il me l’avait lu, allongé sur mon lit tandis que je buvais une soupe chaude que Molly m’avait préparée pour me redonner de la force. Je n’avais pas trouvé ca drôle. Un faible sourire s’était juste dessiné sur mes lèvres. Ils finiraient par savoir la vérité, et je commencais doucement à redouter ce moment là. Passant une main dans les cheveux de Sirius, qui rirait toujours de son rire canin, je lui répondis simplement que la photographie était de très mauvais gout. Me moquant d’Amycus et de son faux espoir d’enfin épouser une sang-pur.
Mais Padfoot ne resta pas, il avait a faire pour l’Ordre, se contentant juste de l’accrocher là et de repartir… Me laissant de nouveau seule avec un livre que Remus m’avait ramené en matinée. Il m’avait promis de m’accompagner au marché de noel de Près-Au-Lard. J’avais vraiment besoin de prendre l’air…
Je n’en pouvais plus d’attendre et de regarder la neige tomber… Sans pouvoir la touché et la respirer. Je n’étais pas restée enfermée entre quatre murs depuis aussi longtemps.

Les choses étaient devenues difficiles. Eléonore m’avait apprise sa liaison avec celui que j’aimais depuis cinq ans. Me fuyant au possible. Je l’avais embrassé pour lui sauver la vie. Elle l’avait vu. Comment pouvais-je savoir ? Elle nous avait accusée de la faire cocue… Je préférais ne pas y penser. Soupirant, je ne tenais plus en place. Je restais faible, je m’épuisais vite, mais qu’importait. Je n’aurai cas rentrer rapidement. Je voulais juste sortir… Ne serait-ce pour m’asseoir sur un banc avec un vin chaud dans les mains, observer les passants. J’utiliserais mon don pour passer inaperçue. Juste… trente minutes…
Je me leva, enfilant ma cape noire, une écharpe tricotée par Molly autour du cou et descendit lentement les escaliers. Le QG de l’Ordre était calme. Il n’y avait plus personne et je pouvais revenir ici par mes propres moyens. Arthur au travail, Eléonore qui ne me parlait presque plus en cours, Molly surement chez elle a faire du rangement, Elena… Dehors probablement. Sirius sortit en mission. Personne ne saurait donc que je n’étais plus bien au chaud sous leur protection.

Je leva ma capuche sur ma tête et m’observa quelques longues minutes dans le miroir pour noircir la couleur de mes cheveux. Mes yeux prirent une couleur verte. Je n’avais pas besoin de pousser le changement plus que cela. Personne ne ferait attention à moi dans la foule et surtout, ca allait m’épuiser trop rapidement si je changeais plus que cela.

Sur le pallier, le froid vint frapper mon visage, rougissant mes joues. Je restai là, respirant l’air frais qui entrait dans mes poumons, un petit sourire aux lèvres. C’était tout ce dont j’avais besoin… Sirius ne le saurait jamais. Descendant les marches de la maisonnette, je rejoignis rapidement les petites maisonnettes du marchés et la foule de sorciers qui se pressaient les uns contre les autres dans les ruelles marchandes. Il ne me fallut que 5 minutes pour atteindre le stand du vendeur de vin chaud. En commanda un verre et alla m’installer sur un banc de la petite place. Le verre entre mes mains… Observant les passant… Certains tenaient leurs enfants par la main pour les faire avancer. Les amoureux s’embrassaient goulument. Les acheteurs frénétiques les mains pleins de paquets peinaient à se frayer un chemin… La chorale du village chantait dans toute cette agitation…
Le monde magique n’était peut-être pas si bousculé après tout ?




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Le marché de Noël de Prés-Au-Lard
Sujet commun
Dashing through the snow, In a one horse open sleigh, Through the fields we go, Laughing all the way, Bells on bob tail ring, Making spirits bright, What fun it is to ride and sing, A sleighing song tonight

Une semaine déjà depuis les événements quelque peu catastrophiques de la libération de Remus. Heureusement tout s'est bien finit, chacun est à présent rétabli et les blessures infligées à nos proches sont loin derrière nous, en quelque sorte. Remus est toujours quelque peu léthargique, je comprends il a du vivre des choses affreuses lors de cet emprisonnement, Sanders dit qu'il lui faudra un moment avant de récupérer complètement psychologiquement, si il y parvient un jour ... Notre faux otage, elle, est revenu du royaume des morts et semble reprendre des forces tout doucement. Elle a été déclarée comme morte, Sirius est venu un jour avec une brochure de journal qui en parlait. En soit c'est presque mieux pour elle puisque visiblement, d'après ce qu'on m'a dit, il y a eu un bisous avec Sirius qui n'est pas passé inaperçu auprès des Mangemorts et si son ex-fiancé en a eu vent, il aurait été malvenu pour elle de se retrouver de nouveau en face de lui.

Durant cette semaine, le calme est quelque peu retombé sur l'Ordre, un calme même un peu trop oppressant, moi qui suis habituée à ma maison pleine d'agitation, de cris de rires et de bazar. Lorsque je le peux, je passe au QG pour amener des gâteaux, de la soupe, des plaids que je tricote pour aider ceux qui logent sur place à mieux dormir avec le froid qui se fait plus que présent. Malheureusement Ginny commence à faire ses dents alors dernièrement je ne peux pas me permettre de passer énormément de temps en dehors de la maison puisque Ronnald semble déterminé à pleurer quand sa sœur le fait, et comme il est dans sa période où dès qu'il pleure, il me cherche dans toute la maison, mon petit timide tout doux, eh bien je fais en sorte d'être à portée de voix, sait on jamais. Et je ne peux bien évidemment pas compter sur Fred et George qui passent leur temps à me ramener des animaux et objets aux odeurs plus que douteuses qui ont tendances à me donner la nausée. Finalement à y réfléchir ces derniers temps je crois que je préférerais rester au QG, je change ma réponse !

Cet après-midi, pour changer, avec Arthur on a décidé de se retrouver au marché de Noël de Prés-au-Lard avec les enfants, une petite sortie en famille comme on en fait peu depuis que la situation est aussi tendue. Les fêtes de Noël chez les Weasley a toujours été synonyme de chaleur au coin du feu, de chaussettes accrochées à la cheminée, comme le font les moldus, de grands repas autour d'une table bien garnie, d'éclairage à la bougie et surtout de beaucoup d'amour en famille et entre amis. Chaque année quand le marché de Noël arrive on y fait un tour tous ensemble, que ce soit simplement pour faire du lèche vitrine, un grand verre de jus de citrouille au vin banc à la main, ou pour acheter les derniers cadeaux quand on peut se le permettre.

Cette année Fred et George sont étonnement calmes, leurs grandes sucettes pétillantes dans la bouche et Percy est tout fier de pouvoir pousser la poussette de sa petite sœur, maintenant qu'il est assez grand, l'année dernière il devait avancer sur la pointe des pieds. Bill n'est pas avec nous cette fois-ci, il est encore à Poudlard, mais j'imagine que nous reviendrons pendant les vacances, pour qu'il puisse lui aussi ne pas manquer cette petite tradition qui s'est installé au fil des ans.

Après quelques tours il me fallut m'arrêter quelques minutes pour donner son biberon à Ginny qui recommençait à pleurer. Traînant Ronnald, lui aussi en pleur, par la main, je trouve une petite place sur un banc de la petite place juste à côté d'une jeune femme qui sirotait tranquillement son vin chaud. Toute ma petite troupe me suivait tranquillement, je suis plutôt étonnée par le calme aujourd'hui, ou alors c'est moi qui les trouve tellement adorables et mignons que je ne vois même plus leurs conneries. " Les garçons ne vous éloignez pas trop, papa ne devrait plus tarder à arriver. " Tout en berçant tranquillement Ginny, Ron la tête posée contre mon bras contemplant sa sœur, je me tourne quelques secondes vers la jeune femme assise à côté. " Excusez pour le dérangement, ils sont parfois un peu bruyants mais ils sont pas méchants. " M'attardant un peu sur le profil de ma voisine de banc j'ai comme une impression de déjà vu, comme si je connaissais cette personne ... Un peu plus loin Charlie court après les jumeaux pour je ne sais quelle raison encore.
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Le Marché de Noël
journée en famille


Entre les cris de joie et d'amusement des enfants, les voix enrouées des commerçants dans leurs kiosques chatoyants vantant le goût de leurs produits aux passants et les envolées vocales de la chorale rassemblée sous un gigantesque sapin somptueusement décoré au centre du village, personne n'entendit la détonation qui accompagnait l'arrivée d'Arthur Weasley à Près-au Lard. A la vue de ce décor de carte postale recouvert d'un manteau blanc cotonneux, alimenté par le ballet gracile des flocons, la morosité qui semblait coller au sorcier fatigué depuis des mois céda sa place à une jovialité naturelle. Les risques qu'il avait pris lors de l'opération pour libérer Remus semblaient déjà bien loin derrière lui, et il n'avait conservé  aucune cicatrice de sa blessure, grâce aux talents de secouriste de son épouse et d'un examen de Sanders qui s'avéra quasiment inutile par la suite. Du coup, aujourd'hui, Arthur avait décidé que tout irait bien. Un sourire émerveillé béatement accroché au visage, le rouquin se réjouissait de l'approche de sa fête préférée, synonyme de moments privilégiés que Molly et lui passaient d'ordinaire dans le chaleureux confort de leur Terrier, à s'empiffrer des gourmandises que la mère de famille confectionnait avec amour, devant le feu que le père alimentait avec attention.

Et même ce froid mordant de décembre ne pouvait entamer l'enthousiasme d'Arthur, qui avait laissé Perkins, son collègue décati, se charger de remplir les dernières harassantes tâches administratives - un service que Perkins lui devait depuis longtemps - afin que le rouquin puisse rejoindre Molly et les enfants... Encore fallait-il les trouver dans ce marché qui, chaque année, gagnait en popularité malgré les tensions du monde magique. Mais, aujourd'hui, tout le reste n'avait plus aucune importance, et Arthur se mit à la recherche de sa tribu, en prenant grand soin de se délecter des crissements d'une neige épaisse sous ses chaussures et en s'amusant à expulser de longues volutes de fumée à travers ses lèvres déjà rougies par le froid.

Le sorcier passa ainsi devant la chorale, qui entonnait studieusement leur version du chant traditionnel "le Sapin Sauteur", qu'il salua au passage d'un signe de tête enjoué avant de souffler dans ses mains transies. Il progressa encore un peu plus loin et, grâce à un réflexe insoupçonné, il s'abaissa à temps pour esquiver un lancer de boules de neiges enchantées que s'échangeaient deux groupes d'adolescents. Et puis, il vit une petite tête rousse au dessus d'une petite silhouette familière, non loin de là. Puis deux. Puis trois... Et son visage s'éclaira davantage.

Charlie poursuivait les jumeaux, qui, malgré leur jeune âge, courraient étonnamment vite, en plus d'avoir toujours montré un grand talent pour la malice. Lorsque Molly faisait le récit de sa journée avec les enfants, récit dont Arthur ne perdait pas une miette pour rester un père à la page, la mère Weasley laissait souvent entendre à quel point ses petits farceurs deviendraient de véritables tornades à l'adolescence. En s'approchant, Arthur comprit que ses enfants jouaient à "dragon glacé", le jeu préféré de Charlie, qui insistait toujours pour faire le dragon.  

« Les enfants ! » lança Arthur en ouvrant grand les bras. Il fut gratifié, en retour, d'un "papa !" à l'unisson, et les enfants fondirent dans les bras de leur père, qu'ils ne voyaient plus autant qu'avant, la faute au Ministère et à ce conflit qui accaparait toute l'énergie du père de famille. Un intense câlin plus tard, Arthur se mit à hauteur de ses enfants, plié en deux, les mains sur les genoux. « Vous m'emmenez voir Maman ? » leur demanda-t-il, avec un grand sourire. Exclamations de joie. « On ne peut quand même pas aller voir Maman les mains vides, pas vrai ? », suggéra le sorcier, sans se douter un instant que les jumeaux venaient de gober une gigantesque sucette chacun.

C'est ainsi, les bras chargés de cornets de marrons chauds, cuits par le souffle d'un dragon miniature dans un petit kiosque, qu'Arthur et les enfants retrouvèrent Molly, bien occupée avec le reste de la troupe et en pleine conversation avec une voisine aux cheveux verdâtres. Fred et George, les bouches et les bras pleins de marrons, avaient bien du mal à avancer dans la neige sans en renverser un ou deux, de temps en temps, mais ça leur faisait tant plaisir d'apporter ces trésors à leur mère ! Arthur, la bouche également remplie de marrons, vint s'asseoir à côté de son épouse. Il passa délicatement sa main sur la joue du petit Ronald, puis adressa une oeillade attentionnée à la petite Ginny, qui fermait peu à peu ses petits yeux, à peine visibles sous les couches de vêtements, l'écharpe et le bonnet pour la protéger du froid. Puis, il déposa un tendre baiser sur les lèvres fraîches de son épouse.

« Beurk ! » grimaça George, avant de tendre maladroitement un cornet de marrons chauds à sa maman. Arthur lui tira la langue et regarda, les yeux embués d'attendrissement, la petite dernière, la seule fille du clan, comme s'il s'agissait de la chose la plus précieuse et la plus fragile au monde. « Elle a l'air toute calme. Petit cœur...  Et toi, ça va ma chérie ? » demanda-t-il à Molly d'un air empli de sollicitude.

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« Marché de Noël »

Cela faisait un peu plus d'une semaine que le sauvetage de Remus Lupin était passé. Les blessés se remettaient petit à petit. Je n'avais pas contribué à grand chose en ce sens étant donné que les soins et moi, cela fait deux. Par contre j'avais pu entourer leurs lits de quelques rituels runiques pour renforcer les soins. Ça c'était quelque chose que je maîtrisais bien mieux.
N'étant pas la femme au foyer idéale, je m'étais quand même employée cette semaine à faire de la soupe régulièrement et du thé, pour réchauffer les cœurs, qui était délicieux à déguster avec les gâteaux que Molly nous amenait parfois. Je la remerciais énormément pour ces petits moments de chaleurs humaines qui me manquaient tant. J'en avais plus que besoin en ces périodes de fête. C'était le premier noël depuis bien longtemps que je passerais seule, loin de ma famille, loin de Nicholas, avec des inconnus dont la plupart ne me faisait pas confiance.

J'étais coincée ici, et même si parfois je sortais dans la petite cours aménagée afin de prendre l'air, je commençais à me sentir étouffer de devoir rester à l'intérieur du QG. J'avais envie de sortir, d'autant plus qu'en j'entendais les cris et les joies des passants dans les rues. Une petit marché de noël c'était installé à Prés-au-Lard cette année. Je n'avais jamais eu l'occasion de vraiment prendre par à ce genre de festivités, sang-pur oblige. Je ressentais le besoin d'aller y faire un tour pour me changer les idées. Rester à ressasser sans cesse les bons et les mauvais moments avec Nicholas n'était pas bon du tout pour mon esprit. J'allais devenir folle si je ne sortais pas un peu.

J'allais devoir me cacher un peu tout de même, si un mangemort venait à passer par là même si j'en doutais sérieusement que de tel être puisse vouloir aller dans ce genre d'endroit remplis de joie, à part pour y déclencher de nouveaux cauchemars. Je me brunis les cheveux à l'aide d'un sort que j'avais appris dans des livres de modes, cela devrait suffire à ne pas me faire repérer davantage. Ma chevelure flamboyante n’attirerait pas plus que ça le regard des gens. Une longue cape cacha un peu mon visage ainsi que mon corps, une cape noire de voyage particulièrement chaude que j'affectionnais beaucoup. Je l'avais depuis longtemps dans mes placards mais je n'avais pas énormément d'occasion ici de la porter. Le temps n'était pas le même qu'en Bulgarie.  

Le QG semblait très calme aujourd'hui, en fait je n'entendais aucun bruit, par même Sulpicia qui devait avoir eu la même idée que moi. Je ne pouvais pas lui en vouloir, je m'apprêtais à faire la même chose. Tant que les choses se passaient bien, il ne devrait pas y avoir plus que de conséquences, n'est-ce pas.

L'air frais pleins de neige qui me fouetta le visage m'emplis d'un petit moment de joie. Je respirais à pleins moment, les emplissant pour l'année à venir alors que la même commença à tourner légèrement à cette grand afflux d'oxygène. Quelques personnes déambulaient dans les rues, tout sourires. Certaines portaient des paquets de noël, d'autres des confiseries qu'ils délectaient avec joie. Je ne savais pas du tout où allait mais j'étais très attirée par cette odeur de sucres qui se dégageait de la boutique d'Honeyduke. La boutique était magnifiquement décorée, des petites fées qui scintillaient de partout autours de sapins très joliment fleuries de boules de noël et de guirlandes exotiques. Je me dirigeais vers un comptoir remplis de bonbons en tout genre. Je me retrouvais presque en enfance, devant cet étalages. Je n’avais jamais goûter la plupart des mets présents ici. Je restais un moment, indécises face à mes prochains achats pour finalement me décider sur des plumes en sucres. J'en acheté trois, un pour moi et deux pour des cadeaux de Noël. Ça ne serait pas grand chose cette années mais mes économies s'amoindrissaient au fil du temps et je n'avais plus l'occasion de pouvoir me rendre à Gringotts afin de récupérer quelques gallions. Heureusement j'avais une bonne bourse de 200 gallions dans ma chambre, cela devrait convenir pour un moment. Il allait me falloir économiser, ce que je n'avais eu à faire jusqu'à maintenant.

Je sortis rapidement après avoir payer mes articles emballés dans un très jolie papier cadeaux.

"Reducto"

Les voilà dans mes poches, plus pratique à transporter pour la suite de mes achats. Je m'arrêtais un moment devant la devanture de gaichiffon, à priori un commerce de vêtements et je savais exactement quoi prendre et pour qui. Une très jolie écharpe en soie, au couleur de Gryffondor serait un merveilleux cadeaux pour Molly Weasley qui n'avait pas l'occasion d'acheter ce genre d'articles souvent. Je pris également un bonnet et des gants pour Arthur. Et un parfum aux légères senteurs sucrés qui disait apaiser l'atmosphère et favoriser l'amour. Cela devrait être parfait pour Pia non ?
Une petite librairie faisait face à la poste sorcière. J'étais tout excitée de découvrir cette boutique dont je n'avais jamais trop fait attention jusqu'à maintenant. J'adorais les livres et j'allais pouvoir en dévorer de nouveaux. De chouettes moments en perceptive pour les semaines à venir. Je fouillais un peu dans un coin reculé quand je trouva mon bonheur. Un vieux grimoire que je n'avais jamais lu sur les runes nordiques et des rituels liés aux anciennes divinités païennes. C'était parfait bien qu'un peu cher, 25 gallions. On pouvait se faire plaisir de temps en temps non ? J'ai également trouver ici un livre pour Leo, même si l'on n'était pas proche. Un petit livre sur les soins d'urgences, je pense qu'elle devait tous les connaître mais l'ouvrage semblait très intéressant et surtout assez petit. De quoi trouver les informations très rapidement.

Je ne savais pas quoi offrir aux maraudeurs. James, Sirius et Remus. Il était hors de question que Peter obtienne un cadeau de ma part après la façon dont il m'avait parlé la dernière fois que nous nous étions vu. Je ne connaissais pas du tout James, javais juste entendu parler de son passé de farceur, tout comme Sirius qui ne m'appréciait pas vraiment. Un petit tour chez Zonko et j'ai trouvé le kit parfait pour ces deux là. En espérant que cela leur change les idées, surtout depuis la mort de Harry. Nous avions tous besoin de rire un peu. Ma réflexion envers Remus fut plus complexe. Je l'appréciais beaucoup, je lui faisais confiance et j'avais envie que cela se ressente dans le cadeau que je lui offrirais. Sur une petite échoppe j'ai trouvé un très jolie talisman en bois en forme de loup, que je pourrais agrémenter de quelques runes de protection. Je pense que ça devrait lui plaire non ?

Enfin vînt le tour de Sanders, c'était plus complexe. On se connaissait peu même si j'avais entendu parler de son passé, presque le même que le mien. J'ai trouvé un jolie petit carnet vert et argent, avec une plume de corbeau magnifique, de quoi coucher ses pensées sur un journal. Je sais que cela m'aider beaucoup parfois quand j'allais mal.

Mine de rien mes achats me prirent une bonne partie de la matinée, je n'avais pas vu le temps passé, me concentrant sur autre chose que ma propre douleur et cela faisait plus que du bien. J'avais vu au loin les Weasley venir ici en famille que je saluais d'un signe de main, je savais qu'ils désapprouveraient ma sortie du QG mais je ne t’attardas pas davantage sur eux, de peur de me faire enguirlander. "Molly, Arthur" Je voulais finir ce petit périple par une bonne bière au beurre au trois balais. Cela faisait longtemps que je n'y étais pas venu. L'échoppe était pleine de monde, presque à craquée et j'eus du mal à me frayer un chemin jusqu'à une petite table.  
Ma commande arriva quelque temps après avec une petite pâtisseries que je voulais m'offrir pour ce midi. Une gaufre avec de la crème de marron, très esprit noël.
Je dégustais tranquillement ma boisson, tout en me disant que je n'allais pas tarder à rentrer. Cette sortie me faisait du bien et finalement tout c'était bien passé non ?  
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Sanders A. Dolohov


The Christmas Market
Everybody

« Noël donne un coup de baguette magique sur le monde, et voilà, tout est plus doux et plus beau. »
Je regarde le sapin de Noël que met en place Jenky, l'elfe de maison de ma famille. Assis dans un fauteuil, à tracer d'une écriture soignée sur un carnet déjà bien rempli, une Histoire de la médicomagie des runes, aidé de multiples brouillons et de grimoires ouverts à recouvrir la table. Dans la cheminée ronfle un feu d'hiver. Les boules scintillantes volent pour trouver leurs places sur les branches épineuses. Maman choisissaient toujours les couleurs de chaque année. Deux pour une harmonie simple et élégante. Et c'était l'argenté et le vert qui revenaient souvent. Depuis sa mort, je crois que Jenky a toujours décoré avec ces deux teintes, pour satisfaire la mélancolie de mon père. Elle cache néanmoins, chaque Noël, une boule aux nuances bleutés, pour moi. Elle est la seule âme dans le manoir de Foxhill à laisser de petites attentions chaleureuses à mon égard. Ses bras maigrelets contrôlent les décorations en lévitation et je constate avec amertume une trace de brûlure rouge sur sa main droite. Je délaisse ma plume pour la rejoindre, m'accroupi à ses côtés et prend sa main. Surprise, l'elfe relâche sa magie et trois boules explosent en débris de verre sur le parquet.

- Est-ce encore Nikolaï ?

Jenky me regarde avec cet air toujours affolé quand j'ose la confronter. Elle baisse les yeux et sa main s'échappe de la mienne. La peau boursouflée montre que la blessure est récente. Je serre les dents. C'est encore quelque chose que je ne peux supporter ici.

- J'ai mal agis, maître Sanders.
- Tu n'as pas répondu à ma question.
- Non maître Sanders, c'est maître Antonin.
- Je t'avais dit de venir me voir quand ce genre de choses arrivaient.
- Maître Sanders, c'est pour vous servir qu'il me faut vous tenir loin. Votre père n'apprécie pas votre gentillesse à mon égard.
- Mon père peut dire et penser ce qu'il veut, Jenky, je m'en moque.

L'elfe prend une mine effarée par mes paroles. Elle hoquette, prête à pleurer. Je sors ma baguette et reprend sa main avec une force douce. Je ne veux pas lui faire mal, je veux seulement qu'elle se laisse soigner, qu'elle ne se défile pas. Je connais les charmes anciens qui unissent les elfes de maison à la servilité. Ce n'est pas une obligation de docilité, mais une persuasion d'infériorité et de devoir qui me laisse interdit. Je ne cherche pas à libérer Jenky, elle ne me le pardonnerait jamais car elle ne peut concevoir la liberté que comme une disgrâce infâme. Mais je cherche à lui faciliter la vie et lui montrer que les sorciers ne sont pas que des êtres froids et cruels, que je tiens à elle, finalement. Et quant à mon père, elle sait que ce n'est pas vrai. Je ne peux me moquer de ce qu'il pense puisqu'il use toujours de cet ascendant que je lui permets sur moi.

- Vulnera Sanentur.

La brûlure se résorbe quelque peu. Je cherche dans une des poches sans fonds de ma cape et trouve une petite fiole remplie d'un onguent nourrissant. Il est parfois difficile de traiter de la magie et des runes et j'en ressors quelques fois blessé, brûlé également. J'ai donc quelques petits trucs et astuces pour éviter cela. J'applique la crème épaise doucement et d'un coup de baguette, noue un foulard en un bandage souple, qu'elle puisse continuer d'oeuvre tranquillement. Un autres sorts et le foulard se fond à son bras, comme invisible sans l'être, pour qu'on ne l'embête pas avec.

- Vous n'auriez pas dû faire cela, Maître Sanders, votre père...
- Tu n'en parleras à personne, tu ne te referas pas mal et c'est un ordre Jenky.

L'elfe hoche la tête, les larmes aux yeux. Je déteste utiliser ce pouvoir que j'ai de lui ordonner des choses car elle est tenue par un serment magique de les exécuter sans en questionner la justesse. Je lui dis alors que je m'en vais et elle commence à ranger mes affaires. Mes yeux regardent le plafond d'un air exaspéré. Je sais que cela ne sert à rien de lui dire que ce n'est pas la peine, que je peux le faire. Mais elle ne comprend pas et ne veut pas comprendre. C'est sa vie. Je sors du manoir après avoir pris quelques affaires et transplane à Pré-au-Lard. Je dois rendre visite à mes camarades rebelles et voir comment Remus et Sulpicia, ainsi que ceux qui ont subit quelques blessures, ont pu reprendre des forces. Je passe tous les jours à vrai dire, ou les nuits, quand je ne peux pas, trop pris par Sainte-Mangouste. Mais depuis deux jours, je suis de garde la nuit et j'ai mes journées. Ce qui m'arrange plutôt puisque je suis du genre insomniaque hyperactif. La neige et les rires m'enveloppent quand je pose le pied dans le village sorcier. Un sourire enfantin sur les lèvres, je me balade parmi la foule venue s'agglutiner devant les vitrines et les étals de Noël. Le marché est bien installé, plein de couleurs. J'aperçois Arthur au loin, qui se promène, entouré de ses enfants et je songe que Molly ne doit pas être loin. Et en effet, je tourne un peu la tête et la voilà, après ses deux jumeaux. Avec ces tignasses rousses, les Weasley sont plutôt repérables. A peine débarqué, même pas eu le temps de rentrer dans le QG que je tombe sur eux. La joie que je ressens un peu partout est communicative et je décide de les rejoindre. Arrivé par derrière, j'arrive à piquer un marron chauf avant de dire bonjour.

- Salut Arthur, salut Molly ! Je vois que Fred et George ne manquent pas d'énergie ! Comment ça va, avec votre tribu ?

Je grignote le marron avec plaisir. J'ai toujours apprécié cette gourmandise de l'hiver. Je songe que j'aimerai bien passer Noël avec ces hommes et femmes que je côtoies dans le danger et avec qui j'ai créé des liens profond, plutôt que dans ce cérémonial froid organisé par ma famille. Mais je me dois de continuer à faire comme si, à rester neutre d'apparence, accepter le pouvoir en place, et juste vivre ma vie. Si Antonin et mon père se doutaient de quelque chose, ou pire mon oncle, ils ne seraient pas si détendu à l'idée d'inviter de temps à autres des Mangemorts et à discuter ouvertement au manoir. Mais en fait, ils ne me laisseraient plus sortir. Je suis certain, même, que mon père me trouverait une petite cellule sympathique dans sa joyeuse prison d'Azkaban. Je reviens à des pensées plus positive, cette journée bruyante et haute en couleurs qu illumine le coeur.

(c) DΛNDELION

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we accept the love we think we deserve
everybody knows that everybody dies

La vie est pleine d'occasions presque manqués et de coups de chance absolue, de grand amour et de petits désastres. La vie est faite de milk-shakes à la banane, de cuisines équipées, et de chaussures de toutes les formes et de toutes les tailles. La vie est banale à en mourir et fabuleusement incroyable. La vie c'est tout ça à la fois, à chaque instant. Alors il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre.

(c)wild heart


Dernière édition par Sanders A. Dolohov le Lun 3 Déc - 22:53, édité 2 fois
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Antigone De Montmorency
Le regard perdu sur la gazette, elle accusait le coup comme elle le pouvait la française, en vérité, elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle lisait. La prison, la mort de Sulpicia. C’était se souvenir d’une période assez lointaine dans des iles paradisiaques ou tout ce qui comptait, c’était d’apprendre plus sur les vertus de plantes exotiques et de réussir à faire un remède pour des maladies rares. Elle soupire en lisant une de ses boucles blondes, nerveuses. C’était difficile de voir que les gens pouvaient mourir si jeunes et pourtant, il n’y avait pas d’autres choix que d’accepter le sort des autres. Le plus difficile ici était sans doute l’absence de corps. « La maîtresse voudrait un autre café ? » Il était encore assez tôt et elle en était déjà à son troisième café. Elle n’arrivait décidément pas à se réveiller Antigone. Frottant son visage dans ses mains, elle regarde les deux yeux clairs d’Hooky qui s’inquiète de son état, refermant le journal d’un geste sec, mais tremblant. « Non ça ira Hooky, allons-nous promener, le marché de Noël ouvre plus tard. » Elles pourraient y acheter des petits présents pour les enfants De Montmorency présent dans toute la Grande-Bretagne depuis quelques mois. Elle soupire en repoussant la chaise, se levant. L’avantage d’être son propre patron, c’est qu’elle pouvait se permettre de n’ouvrir que quand bon lui semblait. Bien, elle pourrait ouvrir en fin de journée si l’envie lui en prenait.

Il ne lui faut qu’une heure où peut-être deux pour mettre de l’ordre dans ses boucles blondes et maquiller ses lèvres d’un rouge sombre qui fait ressortir la blancheur de sa peau, tout comme son caban et son écharpe noire. Elle était vêtue simplement Hooky à ses côtés. Des sorciers la regardaient parfois étrangement, mais les habitants de Pré-Au-Lard la connaissaient depuis un an qu’elle était là. Elle saluait quelques connaissances, souriant à gauche, à droite pour quelques clients récents.

La Française porte ses petits paquets, passant d’échoppe en échoppe, jusqu’à ce qu’Hooky lui tire son manteau pour attirer son attention discrètement. Montrant du doigt la scène sur un banc. Plusieurs personnes, une famille. Ça lui arrache un souvenir, les familles nombreuses, ça avait été son quotidien. Pourtant, Antigone, elle a un petit sourire en coin. Regardant l’elfe du coin de ses yeux azurés, en souriant, elle savait très bien où elle voulait en venir. Cette tignasse brune, elle l’avait déjà vu sur un visage semblable lors d’un manque de maîtrise d’une personne qui aurait dû être six pieds sous terre. « Tu me connais mieux que moi-même n’est-ce pas ? » Elfe tend ses petites mains pour reprendre les paquets de la blonde et claque dans ses doigts pour retourner à la boutique. Antigone, elle, ne met que ses mains dans ses poches en approchant de la scène. Renfrogner dans son verre de vin chaud, elle semblait comme prise au piège. S’approchant de la brune, enjouée, comme si elle voyait une ancienne connaissance. « Pauline ! Tu es là, je ne pensais plus que tu viendrais ! » Elle vient la prendre dans ses bras, les français, trop oppressante, elle le savait. Se servant de la boisson pour l’attirer loin du banc. « Tu ne m’en as pas pris ! Ingrate ! Ahah, allez viens, tu dois me l’offrir, c’est ça que ça veut dire. » Dit-elle en tirant Sulpicia, camouflée en brune aux yeux charmants, vers les maisonnettes de bois. Bras dessus, bras dessous, la blonde la garde proche d’elle, silencieuse malgré tout. Avant de la pousser entre deux cabanons. Elle aurait pu la gifler, tant elle avait été triste d’apprendre qu’elle était morte au petit déjeuner. « Tu es dans la rubrique nécrologique ce matin ! Par Morgane, qu’est-ce qui ne va pas chez toi ?! » Elle n’était pas sa meilleure amie, mais c’était sa seule amie lors des expéditions à l’autre bout du monde.

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Sulpicia I. Mulciber

Intrigue suite
ft. Ordre



Coincée entre Molly et sa progéniture, je ne pus m’empêcher de lui faire un simple sourire, compatissante. Je ne pouvais pas répondre, elle aurait surement reconnue ma voix. Ses enfants couraient partout, Ronald était contre elle, son bébé emmitouflé aussi. Je resserra mon emprise son mon verre de vin, regrettant soudainement d’être sortie… Mais l’air frais me faisait du bien et je voulais oublier les agissements inconsidérés qui avaient été les miens lors de la libération de Remus. Je m’étais grillée auprès de ma famille et des Carrow. Il était trop tard pour retourner en arrière. Je n’étais pas déçue de la chose, j’étais juste… Incertaine de mon destin.
Sirius m’évitait le plus souvent possible, ne passant que 5min en ma compagnie. Je n’avais pas eu le temps ni l’énergie nécessaire pour le coincer et le forcer à avoir une conversation avec moi. J’avais menti à Eléonore de manière effrontée. Sirius et elle étaient ensemble. Je n’avais plus rien… Si ce n’était l’amitié de Remus et mes cherches que la blonde était allée récupérer dans mon ancien appartement.

Je ne savais pas encore quelles seraient les conséquences de mes choix. Je me rendais juste compte que mes sentiments pour le Black n’avaient pas changé durant ces trois dernières années. Je ne m’étais pas assagie, non. J’avais détruis ma vie pour lui… sans l’avoir dans la mienne pour autant.
Dans mes pensées, je sursautai en entendant la voix familière d’Antigone, que je n’avais pas revu depuis l’infiltration au sein de la prison de Westminster. « Pauline ! Tu es là, je ne pensais plus que tu viendrais ! »  Elle venait de me sauver de l’emprise des Weasley. Un sourire apparut sur mes lèvres et bu d’une traite mon verre de vin chaud-du moins, ce qu’il en restait-, avant de me faire trainer plus loin.
M’attirant entre deux cabanons, la jeune femme planta son regard bleuté dans les miens, inhabituellement vert. Rapidement, les remontrances vinrent à mes oreilles.  « Tu es dans la rubrique nécrologique ce matin ! Par Morgane, qu’est-ce qui ne va pas chez toi ?! »  Oui, je savais que ma mort fantasmée avait été annoncée le matin même dans la gazette du sorcier. L’horrible photographie était accrochée sur un pan de mur de ma nouvelle chambre… Malgré mes protestations. « Je suis au courant. La photo est vraiment de mauvais gout. » Lançais-je loin de prendre la chose sérieusement. Non, je ne voulais pas y penser. Croisant les bras sous ma poitrine, je tirai contre moi les pans de ma cape bien chaude. Mes joues rosies par le froid me mordaient.  « Arrête, tu m’as reconnue uniquement parce que tu me connais. » Sous cette forme, aurai-je pu ajouter.

Je commençais cruellement à fatiguer. Je lui repris le bras, j’allais devoir m’appuyer sur la blonde que j’avais rencontré lors d’un stage de médicomagie et botanique. Nous avons été mise de pair pour nos différences. Ces sorciers, peu compatissant ou ouvert d’esprit avaient pensés qu’une Cracmole et une métamorphomage ne pouvaient que s’entendre dans leurs monstruosités. Ils n’avaient pas tord. Ils s’en mordaient toujours les doigts. « Ils n’ont pas tord. J’ai vraiment failli y laisser ma peau. Viens, raccompagne moi… Je vais te raconter… » Lui dis-je en attirant celle-ci de nouveau vers la foule, tirant ma capuche sur mes cheveux brun qui blondissaient à vue d’œil.




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Marché de Noël de Pré au Lard
Mangemort & Ordre du Phénix & Neutre

L'aube a percé la fine coque de l'aurore pour poindre à l'horizon depuis quelques heures déjà. La neige tombait par légers flocons sur le parc du Manoir Rosier, recouvrant les serres qui s'étendaient au pied du lac. Le ciel immaculé brillait d'une lueur opaline et nébuleuse qui rendait tout d'une blancheur irréelle. Il s'éveille enfin. La chair d'albâtre s'anime lentement en se repliant en boule avant de s'étendre de tout son long. A côté de son immense silhouette, elle dort encore, entortillée dans les draps, une jambe unique sortant de la couette en plume d'oie sauvage. Il papillonne, ses paupières chassant les reliques du sommeil de ces prunelles vaironnes, avant de poser ses iris sur la belle endormie. Son souffle était régulier et ses boucles d'or encadraient son visage avec un ravissement sans égal. Une bouffée de bonheur éclate dans sa poitrine alors qu'il lève les bras pour s'étirer, contemplant l'alliance d'or blanc qu'il porte à l'annulaire gauche. Chaque matin alors qu'elle devait se lever tôt pour rejoindre sa formation à Sainte Mangouste, il n'avait le loisir de la regarder dormir et de réaliser à cet instant précis comme il était l'homme le plus chanceux du monde. Alors, en ce dimanche, il profitait de pouvoir la détailler tout à son plaisir de voir briller à sa main le même anneau sobre et délicat qui cerclait son doigt. Heathcliff se pense finalement pour déposer ses lèvres brûlantes sur le front de Valentine, écartant délicatement une mèche soyeuse qui barrait son front. Il ne lui faut que quelques minutes pour l'extirper du sommeil, laissant ses baisers glisser dans sa gorge nue, sur le relief de ses clavicules et à la base de ses seins blancs ...

***

Dita les avait tiré de leurs ébats matinaux en appelant de sa petite voix éraillée pour informer que le petit déjeuner était servi. Comme tous les dimanches matin, Prudence et Gowan retrouvaient Heathcliff et Valentine pour un brunch en famille. L'arithmancien s'extirpe finalement des bras de sa femme, pour se glisser sous l'eau brûlante de la douche attenante à leur chambre. Il s'y perd un moment, laissant le jet couler le long de son corps entier, ébouriffant ses cheveux à la coupe asymétrique en les repoussant en arrière. Le savon mousse sur son torse, ses membres et son visage exceptionnellement exempt de ses habituels ornements. Il coupe l'eau au bout de quelques longues minutes et s'ébroue en revêtant son peignoir, regagnant à pied nu la pièce principale où il fourrage pour trouver de quoi se vêtir. Dita avait déjà anticipé les besoins de son maître puisqu'elle avait sorti du dressing un pantalon de cuir de dragon noir, une chemise prune avec une élégante cravate en soie. Les habituelles cuissardes attendaient d'être portées à côté de la commode. Heathcliff s'habille rapidement, collant à sa peau encrée les tissus de créateur qui recouvre bientôt son grand corps blanc. Il se rend enfin dans la salle d'eau pour recouvrir son visage de poudre blanche, souligner ses yeux de khôl noir et contourner sa bouche de ce rouge à lèvre pourpre dont les roses éternelles de Valentin prennent la couleur. Il se retourne enfin jetant un regard lubrique à la blonde pour s'assurer qu'elle soit également prête. En bas, son fils et sa mère devaient déjà les attendre depuis de longue minutes.

***

"Gowan fais moi le plaisir de fermer la bouche quand tu manges par l'amour de Merlin ce n'est pas si compliqué. Maman, qu'avez-vous prévu de faire cette après-midi ? Valentine et moi avions envie de nous rendre au marché de Noël de Pré-au-Lard."

La vaste table de la salle à manger croulait sous les victuailles. Chacun avait ses préférences et le maître de maison faisant en sorte que toute la famille puisse profiter des douceurs qu'il leur seyait. Le brunch du dimanche matin était une de ces anciennes traditions qui reprennent une toute autre allure avec l'évolution du temps. Autrefois, c'était un moment privilégier entre une mère et son fils, un havre de paix dans la vie complexe de ses deux êtres. Lorsque Gowan était arrivé, les trois générations de Lovecraft pouvaient ainsi se retrouver ensemble et partager cette joviale convivialité. A présent que Valentine avait épousé Heathcliff, cet instant devenait de plus en plus précieux pour le professeur. Il avait fait ramener de France les viennoiseries préférées de la blonde, chausson aux pommes, pain au chocolat, croissant au beurre et brioche tressée. Gowan avait également apporté les pâtisseries que son père affectionnaient, macarons, Paris-Brest, mille-feuilles, éclair à tous les parfums. Prudence se délectait de quelques macarons à la pistache alors qu'Heathcliff recouvrait de crème fraîche un petit pain avant de glisser une tranche de saumon fumé, quelques morceau d'avocat bien frais, un zeste de citron et une poignée de salade roquette. Il ferme le pain à bagel et commence à le déguster alors que Gowan continue à parler la bouche pleine d’œufs brouillées au lard et de haricots à la tomate. Parmi toutes les victuailles, il y avait de grandes théières pleine de thés de différents parfums, un grand thermos de café, du lait chaud et du chocolat. Des carafes de jus de citrouille, de pomme, d'orange et même d'abricot, péché mignon d'Heathcliff, trônaient un peu partout sur la vaste table du repas.

La conversation était animée et Prudence refusa l'invitation muette de son fils à les accompagner au marché de Noël, préférant laisser les amoureux profiter de moments qui n'appartenaient qu'à eux. Elle resterait tranquillement au manoir pour le décorer pour Noël avec Gowan, son petit fils, qui avait l'air morose. En effet, il avait appris le décès de la jeune femme qu'il courtisait récemment, Sulpicia Mulciber. La rubrique nécrologique ayant annoncé ce matin dans la Gazette du Sorcier, la mort de la fiancée de Amycus Carrow. Heathcliff hocha pensivement la tête, se rappelant de la jeune femme aux tatouages maîtrisant l'ancienne magie. C'était une bien triste nouvelle, à n'en point douter. Il finit d'engloutir son bagel et commença à dévorer les pâtisseries, toujours capable de la plus grande élégance malgré un appétit vorace. La cuillère plongea dans la crème au praliné d'un Paris-Brest quand Dita vint les prévenir que le cheesecake était prêt. Les yeux du père et du fils, vairons de la même étrangeté, brillèrent du même éclat ce qui arracha un rire compulsif à Prudence. Même s'il essayait à tout prix de faire rentrer dans le crâne de Gowan quelques notions de bienséance, Heathcliff était fou de son fils, et le père et le fils avaient plus de ressemblances qu'il ne pouvait y paraître au premier regard. La petite elfe amena le gâteau et le coupa d'un claquement de doigts alors que déjà deux assiettes ensorcelées venaient à la rencontre de deux grosses parts.

***

"Prenez soin de vous deux, et ne mettez pas le manoir à sac pendant mon absence. Maman, je t'ai donné carte blanche pour la décoration mais je ne veux pas rentrer et avoir l'impression d'habiter chez le père Noël. Gowan, ne la laisse pas céder à tous ses caprices ou je n'y survivrais pas."

A la seconde où Heathcliff sortit de chez lui avec les dernières recommandations, il sut que son fils et sa mère s'allieraient pour faire du manoir une immense maison de Noël, bourrée de couleurs, de lumières, de guirlandes, de boules et de décorations toutes plus invraisemblables les unes que les autres. Il soupire et se retourne vers son épouse pour l'étreindre doucement. Enveloppé dans un large manteau de fourrure noire, il les fait tout deux transplaner pour Pré-au-Lard. Il garde un instant le corps de la douce Valentine entre ses longs bras reptiliens et hume fortement l'odeur de ses cheveux qui sentent bon le jasmin et la vanille. Pour la première fois, il ouvre les yeux et admire le spectacle autour d'eux. Ils ont atterrit au milieu de la place du village. Partout autour d'eux, se trouvent des petites maisonnettes et des chalets de bois vendant des décorations, de la nourriture ou d'autres idées de cadeaux pour les fêtes. Les illuminations sont encore éteintes et la neige recouvre le sol et crisse sous leurs pas. Partout, l'atmosphère est sereine, les gens souriant, tous les sorciers semblant oublier le climat de crise dans lequel ils étaient auparavant. L'esprit de Noël avait apparemment pris le pas sur tout le reste et Heathcliff en était enchanté. Cette période de l'année était l'une de ces préférés, depuis qu'il avait retrouvé une famille. Ils marchent avec Valentine, découvrant les différentes boutiques ouvertes pour l'occasion. Son sourire est fendu jusqu'aux oreilles et il entraîne finalement la blonde vers un petit stand qui vend du vin chaud.

Fourrageant dans ses poches, il en extirpe quelques noises et les donne au vieil homme qui leur sert deux pleins gobelets. Avec un regard enjoué, il emmène Valentine à l'écart, vers un petit banc où une famille de rouquin avait établi leur repère. Il s'assoit sur le banc, la fourrure de son manteau empêchant le froid de grimper du métal à sa carcasse. Heathcliff trempe ses lèvres dans le vin chaud et se penche aussitôt pour capturer la bouche de son épouse. Son nez est froid, ses joues rougies par l'air enneigé. Il se rappelait la première année où il s'était retrouvé au marché de Noël de Pré-au-Lard. C'était presque un an après leur serment inviolable. Ils n'avaient pas pu se promener main dans la main comme il le pouvait aujourd'hui, ni simplement s'arrêter sur un banc pour boire un verre de vin chaud. Ils devaient sans cesse se cacher, nier leur relation et leur amour. C'était la première année où ils pouvaient profiter d'eux deux, tout simplement, comme cette famille où tous les enfants avaient des cheveux roux et où les parents courraient après deux jumeaux bien turbulent. Heathcliff se prit à imaginer que peut être l'année suivante ou l'année d'après, il viendrait aussi ici avec un bébé dans ses bras ou Valentine avec un ventre rond. Son esprit divague dans un pays de songe tous plus délicieux les uns que les autres. L'oeil vif, il pose son regard sur sa femme et la détaille un moment du regard en laissant une gorgée de vin chaud réchauffer sa gorge. Il a presque les larmes aux yeux lorsqu'il lui dit tout simplement :

"Je t'aime."


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Antigone De Montmorency
Les poings sur les hanches, elle avait ses yeux azurés plantés dans les siens, alors que Sulpicia tentait un brin d’humour. « Je suis au courant. La photo est vraiment de mauvais gout. » La photo ? C’est vrai qu’elle était de mauvais goût, mais en soi, ça représentait ce qu’elle était pour la société. Une parfaite héritière qui était malheureusement décédée. Et c’était très triste d’être juste un vagin à futur petit bébé sang pur pour les sorciers notables de Grande-Bretagne. « Arrête, tu m’as reconnue uniquement parce que tu me connais. » Antigone a un petit sourire en coin dans son grand manteau noir. « Après des mois passés au Brésil et tous autres petits pays merdeux en Amérique du sud, j’espère bien… » Répond-elle moqueuse la Française. C’est vrai qu’elle avait passé énormément de temps en sa compagnie parce qu’elles étaient toutes les deux différentes des autres. Si Sulpicia devait prouver aux autres qu’elle était plus qu’un sang pur, Antigone avait dû prouver que sans magie, elle pouvait faire des choses magiques. Et elle remerciait Hooky un nombre incalculable de fois. Mais le fait que la brune, habituellement blonde, soit si exténuée, c’est qu’il y avait du vrai dans ce qu’elle avait dû lire. Une attaque de l’Ordre du Phénix à la prison à Londres. Dans quoi elle s’était fourrée… Et dans quoi, elle allait la fourrer ? La question était là. Car avoir une vieille amie dans des beaux draps, c’était la meilleure des façons de se mettre dans la merde également. Cependant, elle prend son bras. Très clairement, elle était épuisée à s’appuyer sur elle de la sorte. « Ils n’ont pas tort. J’ai vraiment failli y laisser ma peau. Viens, raccompagne-moi… Je vais te raconter… » Elle ferme les yeux en serrant la main posée sur son bras. « Je constate ça… » Alors qu’elles reprennent la marche dans les allées du marché de Noël. Elle soupire alors que les pas son véritablement difficile. « C’était il y a quelques jours… Si c’est vrai, tu aurais dû rester à l’intérieur, te cacher. » Parce qu’elle n’était pas folle la Française, si elle était encore en vie, déclarée morte, c’est qu’elle était en fuite. Puis finalement, elle se fige quand elle repense sa phrase. « Où je dois te raccompagner ? » La voix est un peu tremblante. Elle est craintive Antigone, être déjà de mèche avec James Potter pour l’Ordre, pour vendre quelques potions pour les aider, c’est déjà se mettre dans l’illégalité. « Su’, je ne veux pas être mêlé à tout ça.  Je… Moi je ne saurais pas me battre. » Et elle le savait très très bien. Une cracmole face à des grandes familles de sang pur aux dons magiques et à la cruauté sans égale… Elle lui murmure. « Ils sont déjà autour de moi… Ils me veulent déjà dans leurs rangs pour “mes talents”… Si j’ajoute toi et eux qui te retiennent en otage à tout ça Su’, je vais me faire tuer. » Même si Orion faisait son possible pour la convaincre et la maintenir en vie. « Allons à la boutique, au moins tu seras en sécurité et moi aussi. »

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Sulpicia I. Mulciber

Intrigue suite
ft. Ordre


Amusée, j’observais Tigone du coin de l’œil. Elle n’avait pas réagit à ma petite note d’humour concernant l’horrible photographie qui accompagnait le texte posthume. Finalement, je lui fis la remarque qu’elle me connaissait suffisamment pour me reconnaître sous cette forme. Je n’avais pas pour habitude d’en changer dans le monde des sang-purs, alors, comment aurait-on pu me reconnaître ? « Après des mois passés au Brésil et tous autres petits pays merdeux en Amérique du sud, j’espère bien… » J’us envie de rire, mais à la place, je tirai sur ma capuche de mes doigts tatoués. Me retenant afin de ne pas se faire remarquer. Mon rire, qui était si particulier et que l’on n’entendait que rarement, aurait clairement pu être reconnaître, lui. Si l’on disait que les yeux étaient le miroir de l’âme, mon rire, quand à moi, en était son chant.
Je l’invita à me suivre, mais mon amie serra sa main sur mon bras, détournant mon regard sur la jeune femme, l’observant fermer les yeux. Nous effectuons quelques pas ensembles. Elle me fit quelques remontrances, les même que celle que l’on me disait au sein de l’Ordre. « C’était il y a quelques jours… Si c’est vrai, tu aurais dû rester à l’intérieur, te cacher. »Je grimaça. Rester à l’intérieur ? Non, je n’avais pas envie de rester encore enfermée dans cette sombre chambre seule ! Pourquoi devrais-je me cachée ? « Je ne suis pas une fugitive. Je suis considérée comme morte. Je n’ai, techniquement pas fuis. J’ai été enlevée par l’Ordre et morte en tant qu’otage. » Lui soufflais-je pour qu’elle seule, puisse entendre. Pourquoi en aurai-je honte ?
Lui demandant de me raccompagnée parce que je fatiguais, elle me proposa finalement d’aller à sa boutique, refusant d’être mêlée à tout cela. Elle avait peur. Incapable de se défendre face aux forces magiques. Je laissai un faible sourire se dessiner sur mes lèvres. Moi aussi, j’étais incapable de me défendre en cas d’attaque. Ne sachant me montrer violente. Mais ce détail, Antigone ne savait pas ce détail. Mieux valait que cela reste ainsi. « Ils sont déjà autour de moi… Ils me veulent déjà dans leurs rangs pour “mes talents”… Si j’ajoute toi et eux qui te retiennent en otage à tout ça Su’, je vais me faire tuer. »

Non, je ne pouvais pas me réfugier chez elle et dans sa boutique. Ce serait bien trop dangereux pour elle. J’avais vraiment besoin de me repose et de m’allonger. Si je restais dans sa boutique, je risquais de m’y assoupir et de ne jamais pouvoir retourner au sein de QG sans que mon absence soit passée inaperçue. « Je ne peux pas te suivre. J’aimerai… Mais je ne suis pas censée quitter mon lit. Je suis supposée me reposer. » Personne ne devait savoir que j’avais bravé l’interdit. « Je ne peux pas risquer que l’on me trouve endormie chez toi. » Je ne pouvais pas la mettre stupidement en danger. M’arrêtant au bout du marché de noël. « Tu dois savoir que, personne ne me retient en otage. Ils me soignent et prennent soin de moi… »  




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Remus Lupin
Une sortie à Pré-au-lard était risquée. Remus se remettait juste de sa libération et de la pleine lune qui avait suivi. Cette fois, il n’était pourtant pas à plaindre : le loup avait été déchaîné mais avait fait en sorte de garder son « entité » saine. Le jeune homme n’avait eu que quelques coupures et douleurs résultant de la transformation. Il faut dire que beaucoup de choses avait changé suite à cet enfer. Il se sentait différent mais surtout plus concerné par son côté animal. Il était encore difficile pour lui de mettre des mots sur ce qu’il ressentait mais il avait bien plus conscience de la quasi omniprésence du loup et contrairement aux longues années où il l’avait repoussé, tenté de le faire taire, il lui laissait maintenant un peu d’espace. La cohabitation semblait bien plus paisible. Heureusement pour Remus qui ne se sentait pas la force de se battre contre lui-même. Désireux de prendre l’air, de se changer les idées, il avait pris la direction du marché de Noël de pré-au-lard. L’endroit était plus ou moins protégé par l’ordre, les risques étaient plus faibles dernièrement – du moins c’est ce qu’il pensait. Il avait laissé un mot sans pourtant avertir qui que ce soit à haute voix. Tout le monde s’inquiétait beaucoup trop pour lui. Il était certes renfermé sur lui-même et souvent ailleurs mais ce n’était pas en restant entre quatre murs qu’il allait s’en sortir.

La neige et le froid environnant lui avait permis d’enfiler une cape de sorcier chaude et de se couvrir d’une large écharpe et d’un espèce de capuchon. Il était peu reconnaissable et il savait parfaitement passer inaperçu. La foule était présente, Remus n’eut donc aucun mal à se faufiler entre les étales. Il pouvait prendre son temps et regarder autour de lui. Il n’était pas du tout dans l’esprit de noël mais ca l’enchantait de voir que le monde sorcier ne s’était pas totalement arrêté de vivre. C’était rassurant. Remus laissa vaquer son regard vers les échoppes. Il vit Sanders, Molly et Arthur au loin… Il mit un point d’honneur à les éviter. Il n’avait pas la tête à recevoir des reproches ou même voir leurs yeux inquiets, mais les savoir présent le rassurait. S’il se passait quoi que ce soit, ils étaient prêt à agir. Un frisson lui parcourut le dos. Les stigmates de sa capture étaient peut-être un peu plus présent qu’il ne le pensait. Un sentiment de peur l’envahit. Il n’allait pas trop tarder. Il se dirigea calmement vers la petite étale de chocolat, désireux d’en acheter. Il avait besoin de ce stimulant. Il tendit la main pour payer le vendeur lorsqu’une odeur lui parvint. Son corps entier lui fit comprendre qu’il devait se retourner. A l’instant où son regard se posa sur elle, il n’avait plus aucun doute malgré sa transformation : il n’était pas le seul fuyard à s’être échappé du QG de l’ordre.

Sulpicia était censée se reposer, tout comme lui et certainement pas se promener seule à la vue de tous. Certes, il ne l’avait reconnu que grâce à son odorat et au lien étrange qui les unissait, effet secondaire de son sauvetage, mais tout de même…. Il était tout de même mal placé pour lui faire la leçon. Par contre la jeune femme était accompagnée par quelqu’un. Une femme qui Remus ne pensait pas avoir déjà véritablement rencontré, ou alors n’avait-il pas vraiment fait attention à elle. La seule chose qui lui importait était ce qu’elle voulait à son ami. Il tendit l’oreille mais cette fois ses capacités de lycanthrope ne l’aidèrent pas. Il y avait de trop nombreuses sources de bruit. Il hésita un instant à s’approcher. Sulpicia avait plus de ressources qu’il n’y paraissait. Mais tout de même… Il décida de prendre sur lui pour avancer.  « Tout va bien ? » Il savait que la jeune femme l’avait déjà reconnu.  «Oui je sais. Il y en a vraiment pas un pour rattraper l’autre. »

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©️ FRIMELDA
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Antigone De Montmorency
Comment est-ce qu’elle pouvait encore être au milieu des problèmes alors qu’elle ne savait même pas les puissances qui se déchaînaient petit à petit autour d’elle ? C’était un bordel sans nom et encore, elle était fortement gentille de penser que c’était juste le bordel alors qu’on pouvait parler d’une guerre civile. C’était même le cas, Hooky se faisait un plaisir à le lui rappeler au moins une fois par semaine en lui disant qu’elle aurait mieux faire de retourner à Toulouse ou à Paris pour aider son père dans la confection des potions de ses boutiques… Foutaises. Pourtant, elle n’est pas sans une crainte dans la voix et le silence de la Mulciber ne la rassure pas plus. Jusqu’à cette phrase. « Je ne peux pas te suivre. J’aimerai… Mais je ne suis pas censée quitter mon lit. Je suis supposée me reposer. » Antigone soupire. Évidemment, vu son front qui commençait à perler, elle était fatiguée en plus de commencer à faire de la fièvre. La bonne nouvelle était peut-être qu’elle était potioniste et botaniste et qu’elle avait déjà en tête une potion à réaliser, si ce n’était pas déjà fait. Si seulement, elle pouvait appeler Hooky… « Je ne peux pas risquer que l’on me trouve endormie chez toi. » Elle hausse les épaules en la soutenant toujours. Non, ce n’était pas une bonne idée cependant. « Je sais que ma réserve n’est pas des plus clinquantes, mais elle ne s’ouvre qu’avec une goutte de sang, personne ne saurait t’y trouver… » Cependant, elle la coupe, comme pour la rassurer… « Tu dois savoir que, personne ne me retient en otage. Ils me soignent et prennent soin de moi… » La Française tient encore la blonde sur son bras et de plus en plus tant cela devient obligatoire. Pas qu’elle n’en ait pas la force, cependant, cela devient assez inquiétant pour son état, surtout si elle avait été réanimée et qu’elle avait frôlé la mort. Elle reprend un peu moins tendre. « Prendre soin de toi ? Au point de ne pas te surveiller suffisamment pour voir que tu as sans doute attrapé autre chose que de la fatigue suite à tout ça… » Elle porte la main au front de Sulpicia comme pour s’assurer que ses sens les plus moldus soient en éveil. Et elle ne pensait pas avoir tort, loin de là, elle était brûlante… Jusqu’à commencer. « On devrai— … » Puis elle se coupe alors qu’une personne vêtue de pied en cap n’arrive pour demander si la blonde allait bien. Visiblement non, elle n’allait pas bien, alors qu’Antigone tire sur le capuchon de Sulpicia afin de cacher ses cheveux blonds. La voix était assurément masculine et le De Montmorency était un minima inquiète du temps qu’elles prenaient dans le froid. « Oui je sais. Il y en a vraiment pas un pour rattraper l’autre. » Antigone hausse les épaules. À la bonne heure… S’il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre, c’est que l’autre était malade également… ou bien amoché. Elle répond pour la blonde de sa voix fluette. « Elle a de la fièvre, en plus de fatiguer, on ne peut pas dire qu’elle va bien. Comme vous vous connaissez, c’est arrangeant. » Commence-t-elle en regardant vraiment les pupilles de son amie. « J’ai une potion à base d’écorce de quinquina et de jiaogulan, le tout mélangé à quelques infusions, tout pourrait passer rapidement, mais on n’apporte pas le repos avec une potion… » Dit-elle faiblement. Et cette fiole, elle ne savait pas où elle était. Et après une réanimation, il lui en faudrait au moins pour une semaine… Les ingrédients valaient au moins cinquante galions. Elle hoquette un « Hooky. » Alors que le crac de l’elfe se pose avec ses grands yeux sur sa maîtresse. « Hooky par Merlin, si tu sais où est la potion de convalescence, commence à la chercher. » Ils allaient en avoir besoin. La petite créature disparait aussi vite qu’elle est apparue et non sans jeter un regard désapprobateur à sa maîtresse. Antigone a un petit sourire crispé à l’adresse de l’inconnu. « Si vous pouvez… Juste un peu m’aider, ma boutique est à quelques mètres et si vous ne voulez pas rentrez, on trouvera un banc ou je ne sais quoi… » Mais elle doit prendre cette potion, de toute façon Sulpicia savait fort bien que tout ça ne pourrait que lui faire du bien. « Je sais, on ne se connait pas. Ahah… Mais je ne vais pas l’empoisonner si vous aviez des doutes. »

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Sulpicia I. Mulciber

Intrigue suite
ft. Ordre


Antigone me remonta les bretelles. Me rappelant que je ne devrais pas me promenée. Elle me tenait toujours par le bras lorsqu’elle assura qu’on ne prenait pas assez soin de moi. «Prendre soin de toi ? Au point de ne pas te surveiller suffisamment pour voir que tu as sans doute attrapé autre chose que de la fatigue suite à tout ça… » Elle déposa sa main sur mon front, j’avais chaud et je commencais vraiment à me sentir faible. J’allais lui répondre lorsque la sorcière continua sa phrase avant d’être coupée. « Tout va bien ? » Demanda une voix qui s’éleva dans mon dos. Remus semblait m’avoir retrouvé dans la foule, malgré mon apparence qui était différente. Un faible sourire se dessina sur mes lèvres. Moqueuse ou amusée ? Aurait-il su faire la différence ? Depuis que j’avais usée de mon essence magique, nous avions un lien… indéfinissable. Je savais lorsqu’il était au plus mal, les douleurs de sa transformation qui m’avaient mise sur les nerfs, me rendant agressive du à la souffrance qui écrasait mon cœur… Brulait mon corps. Le pire, avait été la fatigue. Il avait été épuisé après la lune, j’en avais dormi toute la journée qui la suivait. Et vise versa. Son odorat de loup facilitait sa capacité à me retrouvée. Rendant notre lien plus fort… Malgré que mon essence magique me revenait au fur et à mesure, abandonnant le sorcier. « Remus… Je te présente mon amie Antigone de Montmorency. Mon amie potionniste dont je t’ai parlé dans mes quelques lettres lors de mon voyage. » Je n’avais pas beaucoup écrit au loup par manque de temps, entretenant une correspondance bien plus passionnelle et récurrente avec Sirius.
La sorcière me soutenait toujours alors, que je commençais à sombrer. Me refusant de voir la vérité en face. Elle tira sur mon capuchon pour camoufler la blondeur de mes cheveux que je ne maitrisais plus. J’allais tomber si je restais plus longtemps debout. Je n’écoutais plus ce que disait les deux sorciers qui m’entouraient. Lâchant Antigone pour attraper Remus qui se camouflait sous sa cape de sorcier, je perdis l’équilibre sous la fièvre qui me prenait. Mon souffle se fit court durant quelques minutes. Fermant les yeux, j’avais besoin de prendre de grandes respirations dont une buée s’échappa de mes lèvres. Si Black savait que j’étais entrain de trainer dehors, celui-ci ferait une crise cardiaque. « Ca va…Aller… »Lançais-je aux deux autres alors que j’entendais Antigone proposer de la suivre. Je ne voulais pas y aller et je ne pouvais pas mentir au loup. Il savait, lui, ce que je ressentais, que mon corps était à bout et que ma magie m’échappait.





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La marché de Noël de Pré-au-Lard
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La période de l'hiver avait toujours été la période que le jeune homme préférait. Depuis son enfance, dès que l'on arrivait à la fin du mois de novembre, James commençait doucement à s'impatienter, tel un enfant qui attendait la venue du Père Noël. Certes, il n'écrivait plus de lettres pour pouvoir faire sa liste de cadeaux pour la fin de l'année, mais c'était un événement toujours particulier pour lui. Il se souvenait, quand il n'était pas encore scolarisé à Poudlard, qu'il préparait les décorations de Noël et s'amusait chaque année à décorer toute la maison, ainsi que le jardin avant de finalement se lancer dans une séance de pâtisserie. Il était de tradition chez les Potter de passer l'après-midi à décorer les petits sablés au couleur des festivités, chantant à tue tête de vielles chansons. Il avait toujours été très proche de ses parents, il avait le regard malicieux de sa mère, la fossette rieuse de son père et surtout ses cheveux si compliqués à coiffer. Ils étaient souvent pris dans de grandes occupations, ses parents travaillaient pour le ministère et ils faisaient parti des vieilles familles de sorciers anglais, et même s'ils n'avaient pas les mêmes idées que les autres, ils ne manquaient pas d'avoir des obligations mondaines et d'être respectés malgré les mauvaises langues. Noël était un moment où ils se retrouvaient tous les trois, où ils cherchaient juste à être une famille comme les autres. C'était une tradition qu'il avait voulu perpétuer par la suite en se mariant avec Lily et surtout après la naissance de Harry. Il se souvenait de son premier noël, le petit ange était trop petit pour avoir vraiment la compréhension de ce qui était en train de se jouer. Pour autant, il se souvenait de ses petits yeux brillants de mille feux quand Harry se mettait à observer les douces lumières du sapin de Noël, cherchant à attraper les boules que son père faisait voleter au-dessus de lui. Oui, ce nouveau Noël aurait sans doute été un moment fantastique tous les trois, Harry faisant ses premiers pas, faisant courir ses parents pour ne pas qu'il se blesse, Sirius continuant ses blagues et cherchant sans doute les cadeaux les plus farfelus pour son filleul, Remus regardant le tout avec un léger sourire aux lèvres alors que les que James et Sirius auraient été sans doute ceux qui auraient testé un à un les cadeaux du jeune enfant, qu'ils soient moldus ou sorciers, juste parce qu'ils avaient toujours fait ainsi et qu'ils n'auraient jamais changer si cela n'était pas arrivé.

James devait se rendre à l'évidence que rien ne pourrait se dérouler normalement cette année, rien ne serait d'ailleurs plus normal après la perte d'un enfant et il faudrait de ce fait vivre avec ce poids sur les épaules, crevant dans le silence sous la douleur de la perte. Il fallait être honnête, James avait de plus en plus de mal à se prêter au jeu même si cela restait un moment privilégié pour beaucoup de monde et qu'il avait encore la possibilité de partager en compagnie de sa femme et des autres membres de l'Ordre. Après tout, il devait essayer de faire des efforts même s'il ne savait clairement plus comment il pouvait l'aborder, comment il pouvait la toucher aussi bien physiquement que moralement … C'était beaucoup trop dur de la voir, car au final elle ne renvoyait que l'image de la tristesse qu'il ressentait lui-même. Il ne savait pas comment faire face pour lui, il lui était donc difficile de savoir comment il pourrait l'aider à faire face à toute cette tragique histoire. Alors, l'idée de se rendre au marché de Noël pouvait peut-être être une bonne chose pour passer un moment quelque peu plus détendu, dans une ambiance qui ne pourrait que réussir à mettre un petit peu de baume à leur cœur. Tout doucement, il s'était approché de Lily, elle était interdite de transplanage et donc s'ils voulaient aller quelque part ensemble, c'était à lui de la faire voyager, main dans la main, corps contre corps. Il l'avait attiré à lui avec une certaine tendresse, un peu timide comme à leur premier rendez-vous, ne sachant pas vraiment si elle allait accepter de se coller à lui. Il avait déposé un baiser léger sur son front juste avant de transplaner et alors qu'ils venaient d'arriver à Pré-au-Lard, James avait été éblouis par la beauté des lieux. Comme si toutes les lumières scintillantes et toutes les décorations qui avaient été mises avaient peut être le pouvoir de lui rendre le sourire. Il se tourna vers sa femme, et glissa doucement sa main sur sa joue, prenant une de ses mèches de cheveux au creux de ses doigts, il la fit passer derrière l'oreille de la jeune femme avant de se pencher vers elle et de déposer ses lèvres sur les siennes dans un baiser doux qui s'éternisa un peu, la passion, le manque. Il recula lentement son visage, les joues un peu rosis par le froid ou par l'amour. « Joyeux Noël ma Lily. »
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Remus Lupin

Remus était connu pour être quelqu’un de raisonnable mais cette fois il faisait mentir cette réputation. Il avait besoin de prendre l’air et de se changer les idées. Il en avait assez de voir les murs du QG, d’user le tapis à force de faire des allées-retours aux mêmes endroits. Il ne prenait pas non plus énormément de risque : il avait choisi le petit marché de noël de Prés-au-lard, sachant que beaucoup de membres seraient dans les parages. Le froid lui permettait d’ailleurs de se couvrir de façon à passer totalement incognito. Il n’avait pas non plus l’intention de s’y éterniser, simplement refaire une petite réserve de chocolat et respirer l’air pure de l’extérieur.

Ce petit déplacement incognito se passait parfaitement bien. Remus avait aperçu quelques uns de ses amis de loin, sans prendre le risque de s’approcher. Il n’avait pas l’intention de retourner de son lit de si tôt. Il n’avait pas été reconnu : une chance. Toutefois, il disposait d’atout non négligeable avec ses sens de loup et une odeur familière attira son attention. Celle de Sulpicia. Elle non plus n’était pas censée être dehors. Pas dans son état. Le jeune loup était mal placé pour lui faire la leçon mais il voulait tout de même s’assurer qu’elle allait bien. Il se fraya un chemin jusqu’à son amie et la jeune femme qui l’accompagnait. Elle le reconnut immédiatement, et ils s’échangèrent un léger sourire très accordé. Ils partageaient beaucoup de chose depuis que la magie avait opéré, créant un lien indéfinissable entre eux, même si celui-ci tendait à disparaître.

Sulpicia me présenta la jeune femme : Antigone de Montmorency. Le nom ne lui disait pas grand-chose contrairement à l’activité de cette dernière. Il avait effectivement un souvenir concernant une potionniste, rien de très précis. Il hocha la tête aimablement. Toutefois, le temps n’était pas aux rencontres. Antigone annonça de but en blanc que la jeune femme était loin d’aller aussi bien qu’elle en avait l’air. Il plissa les yeux. Finalement il était peut-être un cas un peu moins désespéré.  « Va pour la potion. » Il était clair qu’elle en avait besoin. Sulpicia était en train de perdre ses moyens à en juger par les quelques mèches blondes qui commençaient à réapparaître. Remus s’approcha pour aider à la soutenir alors que la situation se dégradait à vu d’oeil. L’elfe de maison partit s’affairer à la tâche qu’on lui avait donné. Le jeune loup obtempéra immédiatement, soutenant de son côté son amie. Son état était en train de changer rapidement.  « Il est trop tard pour se poser la question. »Mais dans quelle situation s’était elle encore mise ! Sulpicia tenta de répliquer qu’elle allait bien.  « Ce n’est pas ce que je ressens. » répondit-il du tac au tac très inquiet. Il fallait se presser. D’un accord comme un accord ils se mirent en route. Antigone assura qu’elle n’avait pas l’intention de l’empoisonner. Remus releva le regard vers elle en haussant un sourcil. Cette remarque n’était pas vraiment rassurante. Il aurait pu grogner et jouer les méchants mais ce n’était pas son truc…  « Espérons-le »

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Marché de Noël - Pré-au-Lard
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L’année allait enfin toucher à sa fin. D’ici quelques semaines, Lily allait pouvoir souffler un peu et se dire que le pire était passé. Elle ne savait plus quel rôle jouer au sein de l’Ordre : entre se renfermer complètement et accepter toutes les missions, plus suicidaires les unes que les autres, elle vacillait entre les deux, en allant d’une extrême à l’autre. Depuis quelques jours, là, elle était dans une phase plutôt calme : dans l’ancienne demeure des Potter, où James et elle vivaient depuis bientôt deux mois maintenant, elle était assise dans l’un des canapés au coin du feu. Entre les mains, elle tenait un vieux livre de sortilèges sur lequel elle tentait de se concentrer au mieux. Sa soif d’apprentissage était bien l’une des choses qui ne s’en étaient pas allées depuis la mort de son tendre enfant. A part cette envie de toujours en savoir plus sur la magie, et les sentiments indestructibles qu’elle éprouvait de manière démesurée envers James, toute l’innocence et la bonté dont elle faisait autrefois preuve, semblaient à ce jour s’en aller peu à peu.

Devant elle, James allait et venait dans la maison, sans qu’elle ne sache trop dire ce qu’il était en train de faire. Si la mort de Harry les avait éteints tous les deux, il était aveugle que de ne pas constater que l’ambiance était tendue dans le couple. Durant toute la journée, ils ne s’étaient pas adressés la parole, mais ce n’était pas faute d’avoir essayé : lorsque l’un ouvrait la bouche pour tenter de dire quelque chose, l’autre trouvait toujours une raison étrangement susceptible de le faire changer de pièces. Puis la fin de journée arriva à eux tout comme James s’était approché d’elle, l’air timide. Dans son regard, il lui proposait de changer d’air, sans doute. C’était étrange, de voir que parfois, ne pas parler était communiquer, juste d’une autre manière. Et contrairement à l’habitude, Lily ne s’était pas défilée, elle l’avait accompagnée là où il voulait aller. Et tous deux arrivèrent bien vite sur le début du village de Pré-au-Lard.

C’était surprenant, agréablement surprenant. Tout autour d’eux, les sorciers présents à l’entrée du marché de Noël du petit village sorcier affichaient des mines réjouies, heureuses, comme si la guerre n’avait jamais existé, comme si les malheurs et aléas de la vie ne faisaient plus partie de ce monde. Même James semblait ensorcelé par la beauté des lieux. Les traits de son visage habituellement assombris par la douleur et la haine semblaient s’adoucir sous la beauté des lieux. Elle se surprit même à sentir sa main contre sa joue, avant de sentir la chaleur de ses lèvres se poser sur les siennes. Et là, c’était comme un feu d’artifices au creux du ventre, une sensation trop vite oubliée, trop longtemps réclamée. Ce baiser doux comme passionné trahissait un certain manque, car elle n’allait pas être la première à y mettre fin tellement cela lui réchauffait son petit cœur meurtri. Elle l’aimait, de toute évidence, elle l’aimait vraiment fort.

« Joyeux Noël ma Lily. » Et les frissons dans le dos reprirent de plus belle, parce qu’il avait la voix douce, le regard attendri, parce qu’il prononçait son nom de la manière la plus mélodieuse qui soit, qu’elle en était bleue et qu’elle ne savait même plus comment elle en était arrivée à tomber amoureuse de lui, mais que c’était les deux pieds joints qu’elle restait baignée dans cet amour pur et indestructible. Les yeux pétillants par le reflet des mille et unes lumières éclairant le petit marché de Noël, mais aussi par son coeur épris par le jeune homme, elle murmura à son tour tout simplement : « Joyeux Noël. » Cela faisait des jours entiers que ni l’un ni l’autre ne s’était plus parlé aussi calmement. La tempête semblait être passée, du moins pour un moment. Et ce petit moment de répit ne pouvait qu’alléger le coeur de la sorcière. Délicatement, ses doigts glissèrent le long du bras du sorcier pour venir s’entrelacer aux siens. Sans doute le geste le plus intime qu’ils avaient depuis quelques semaines et cela ne pouvait que se ressentir fortement aux frissons qui lui parcoururent le bas du dos à ce contact qui lui manquait tant. Ainsi, en tirant légèrement sur sa main, elle l’attira vers elle pour commencer à avancer tous deux dans le marché de Noël.

Durant son enfance, Lily avait eu maintes occasions de se rendre sur ce genre de marché hivernal avec sa famille. Les marchés de Noël moldus étaient réputés pour être festifs, la plupart du temps bien réussis, et attiraient beaucoup de monde. Celui de Pré-au-Lard avait quelque chose en plus : il semblait tout simplement magique. Les lumières rendaient le village chaleureux, chose qui se faisait rare ces temps-ci. Beaucoup de sorciers se promenaient dans la rue principale, entre les différents chalets. Lily y vit même des élèves de Poudlard qui se remarquaient par la couleur de leurs écharpes. Cela lui faisait quelque chose au cœur de se retrouver là, avec James, comme une trêve dans leur collection de disputes. Elle eut même quelques pensées nostalgiques en voyant un petit groupe de Gryffondor passer à côté d’eux, le sourire aux lèvres, l’air innocent, l’air ignorant, surtout. Au loin, elle vit même le petit stand devant les Trois Balais, éclairés de mille feux et fréquentés par une brochette de sorciers adultes. Un sourire s’étira sur son visage, alors qu’elle pencha la tête vers James. « Tiens, tu as vu ? Même les Trois Balais ont leur stand… » Elle continuait à s’en approcher, sans lâcher la main de James, le contact bien trop manquant à l’appel pour être défait si facilement. « Ca te dit de boire un petit vin chaud ou de goûter la Bièraubeurre de Noël ? » Juste entre nous. Juste toi et moi. Et ainsi, ils se fondirent tous les deux dans la masse des sorciers, profitant d'une soirée de courte durée, juste tous les deux.
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[INTRIGUE 2.3. - TOUS] Le marché de Noel de Près-Au-Lard.
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