The supremacy of Pure Blood begin here.
Dans la nuit du 31 octobre 1981.
Attaque perpétrée par les forces du Lord: Peter Pettigrow tue le jeune Harry dans son sommeil pendant que James et Lily Potter sont aux mains des Mangemorts qui perquisitionnent le couple. Peter transplane avant de se faire repérer par ses amis.

Pendant ce temps …
Un groupe de chercheur en médicomagie présentent les résultats d’une étude sur le développement d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Personne n’entend parler de la mort du jeune Harry Potter... - Lire le contexte -
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# Forum dans l'univers de J.K. Rolling - Première guerre - Uchronie Dystopique - Monde adulte.
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Intrigue II
Suite à l’attaque du Chaudron Baveur par le ministère en quête de nés-moldus à emprisonner, le bilan des pertes est lourd. Remus Lupin, fidèle membre de l’Ordre a été emprisonné en sa qualité de Loup-Garou et se fait chaque jour torturer afin de lui sous-titrer des informations. Coup dur pour l’Ordre, dont l’information leur parvient grâce à Sulpicia Mulciber, la colocataire de Remus. Une opération de libération se profile à la prison de l’Abbey de Westminster. Leadée par Sirius Black, Nyneve Mckinnon, Peter Pettigrow et Sulpicia Mulciber s’infiltrent avec fracas dans la prison. Si Severus Rogue et Lucius Malefoy tentent de les arrêter, ils se retrouvent rapidement en position délicate grâce à l’arrivée du groupe de secours composée d’Arthur Weasley, Elena Dragomirov et Eléonore de Phily.
Le bilan est difficile pour les mangemorts. Non seulement Remus est sauvé, mais tous les prisonniers sont libérés et ce malgré l’équipe d’une dizaine de mangemorts et d’Aurors envoyés par le ministère. C’est une belle victoire pour l’Ordre, l’orage gronde au Ministère. Amycus Carrow est furieux, il va falloir payer les pots cassés...
Intrigue I
« Harry Potter est mort. L ‘élu a été tué. Le monde magique est proche de sa fin. Résistez ou fuyez! Harry Potter est mort! ». En ce beau matin de novembre 1981, la une de la gazette du sorcier aurait pu annoncer la tragique attaque de Goodrich’s Hollow. Les sorciers du royaume uni auraient pu se réveiller avec une nouvelle bien tragique, s’ils savaient qui était Harry Potter. Au lieu de cela, la gazette annonçait en sa première page la découverte prodigieuse d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Nul ne se doutait des terribles événements qui avaient eu lieu dans la nuit, relatés page 12 de la gazette dans un tout petit encadré : « Des Mangemorts perquisitionnent un couple suspecté de faire partit de l’ordre du phénix. Tournant au vinaigre, un enfant meurt durant l’intervention. ». Ni plus, ni moins, le jeune Harry James Potter était mort. La prophétie ne se réalisera jamais. Voldemort venait d’assoir son pouvoir en tant que 1er Ministre de la Magie.
1981; Grande-Bretagne
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 Eté 1976 - Dans l'ombre d'un manoir - Lucius

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« Dans l'ombre d'un manoir- Été 1976 »

L'air était plaisant aujourd'hui. Mes jambes étaient étendues dans l'herbe fraiche, mon dos était retenu par le tronc d'un arbre et je profitais de cette belle journée d'été, un livre de potions avancées posé sur mes jambes. Un grand manoir se dessinait à l'horizon. Je n'étais pas chez moi. Il était impossible d'y retourner après ce qui s'y était passé l'été dernier. Je crois que je le tuerais de mes mains si je le voyais, et je serais évidemment envoyé illico à Azkaban pour homicide sur moldu, même si c'était mon propre père, même s'il avait tué ma mère de ses mains.

Un voile de tristesse passa dans mes yeux mais aucune larme n'en sortie. Non j'avais appris à être maitre de moi-même depuis bien longtemps. Il était hors de question que mes faiblesses puissent être mise à nue ainsi. Ma cinquième année n'avait pas été facile. Je sombrais de plus en plus dans les ténèbres je le sentais. Ma passion dévorante pour la magie noire m'enivrait. je ne pouvais m'empêcher de vouloir en savoir plus. J'étais devenu un puits de connaissance, je ne voulais plus jamais être faible face à ces stupides Maraudeurs que je haïssais plus que tout. Bientôt je rejoindrais une organisation bien plus grande qu'eux, qui les feraient plier eux et tous les autres. Nous serions les maîtres sur le royaume magique de Grande-Bretagne et plus personne ne me verra comme un lâche non. Il n'en serait pas autrement.

Mon cœur se serra un peu plus en repensant à une jolie tête rousse, riant aux éclats. Nous nous étions tenus tous les deux tel qu'aujourd'hui, parfois à Poudlard, parfois chez nous. Elle me manquait terriblement. ma tendre Lily, pourquoi ces mots sont-ils sortis de ma bouche ? Je le regrette tellement aujourd'hui, j'avais la haine contre tes chers amis, je voulais que tu me vois victorieux et non pas que tu viennes m'aider. Je voulais te prouver que j'étais capable de te protéger dans le monde qui serait le notre dans quelques années. Pourtant tu as eu à mon égard qu'un regard de dégout...j'avais tout gâché avec seulement trois petits mots. Lily si tu savais comme je regrette. Il est trop tard n'est-ce pas ? Tu ne me le pardonnera jamais et jamais tu ne connaîtra les sentiments que je nouais à ton égard. Mes sentiments si forts pour toi. Je t'aurais offert tout ce que tu souhaitais tu le sais ? Non tu ne le sauras jamais. J'ai trop de fierté pour m'abaisser à venir te voir. Je sais que je souffrirais de te voir évoluer sans moi, sans notre amitié qui me tenait tellement à cœur. Tu étais le fil de lumière qui me retenait de plonger dans les ténèbres. Maintenant j'y suis bien profondément ancré.

Plongé dans mes pensées, je n'entendis pas Lucius arrivait pour s'asseoir à mes côtés. Je ne savais pas encore si je pouvais te faire confiance Lucius, notre amitié était récente, mais tu m'as soutenu depuis cet été, depuis ces quelques semaines où tu m'héberges avec bienveillance, veillant à ce que je ne manque de rien, et me traitant comme ton égal malgré mon sang impur. Tu as même organisé une rencontre pour moi, une rencontre qui changera ma vie j'en suis persuadé. Je Lord Noir a entendu parlé de mes talents et désire m'avoir à ses côtés. Je lui offrirais mon allégeance avec plaisir.
Ma tête se tourna vers toi et un léger sourire s'étira sur mes lèvres, alors que je séchais quelques larmes de mon autre main. Je ne voulais pas que tu me vois faible ainsi, même si tu m'avais déjà retrouvé en plein cauchemar la nuit.

"Alors quel est le programme pour aujourd'hui ?"
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Dans l'Ombre d'un Manoir
Lucius A. Malfoy & Severus Snape

Tu l'avais connu à Poudlard alors qu'il n'était qu'un tout jeune étudiant réparti à Serpentard comme plusieurs autres. Tu avais toujours eu une drôle d'affection pour lui. Son nez crochu, son teint cireux, ses longs cheveux noirs qui encadraient un visage fermé et renfrogné. Et du talent. Dès sa première année, tu l'avais remarqué et tu savais qu'il serait capable de grandes choses. Tu étais préfet de ta maison et tu pris à cœur de prendre sous ton aile le jeune Severus. Il était de sang mêlé et tellement avide de connaissances que tu ne pouvais t'empêcher d'être convaincu qu'il serait une excellente recrue pour le Seigneur des Ténèbres. Tu n'avais pas encore la marque mais dès ta sortie de Poudlard, tu prêterais allégeance au Lord Noir pour la vie. Tu continuas de veiller sur le jeune garçon même lorsque tu quittas l'école, te servant de tes contacts auprès des autres fils de sang pur, Rosier, Wilkes, Travers, Crabe, Goyle. Ton intérêt pour Severus s'est mué en une véritable compassion lorsque son moldu de père s'en prit à sa mère sorcière et l'assassina. Le sorcier ne pouvait pas retourner chez lui et c'est tout naturellement que tu lui proposas de venir passer l'été au manoir. Severus avait accepté et l'été n'avait commencé que depuis quelques jours. Toi qui travaillait à présent au Ministère, t'était arrangé pour prendre tes congés en même temps que ceux du brun pour ne pas l'abandonner à la solitude dans l'immense manoir Malfoy. Narcissa était fort occupé avec sa carrière et était régulièrement absente durant de longues périodes et Abraxas, ton père, passait la plupart de son temps dans la propriété française de la famille, sur le littoral atlantique. Tu étais donc le plus souvent seul avec Severus.

La puberté avait transformé son corps sec et minuscule en un jeune homme plus grand, plus carré même s'il restait très fin. Son visage s'était virilisé, une mâchoire plus carrée, un regard plus sombre aussi. Tu ne pouvais renier que loin du petit garçon chétif qui t'avait donné envie de le protéger, le sorcier adolescent te laissait désirer bien davantage. Ta préférence pour la gente masculine était avérée depuis des années à présent et tu avais commencé à t'épanouir en dehors de ton mariage dès le lendemain de sa proclamation. Narcissa était au courant de la vérité et elle semblait s'en satisfaire à sa façon. Vous étiez tombé d'accord pour que la mascarade de votre union soit la plus parfaite possible aux yeux de la bonne société anglaise et que dans votre intimité, chacun soit libre d'assouvir ses besoins de la façon qu'il juge la plus opportune. Tu avais pris l'habitude d'utiliser du polynectare pour sortir, te servant de l'apparence d'un moldu qui te ressemblait beaucoup et dont il était facile de se procurer des échantillons. Mais au milieu de cette petite routine bien rodée, la venue de Severus avait momentanément tout bouleverser. Il était amoureux. Amoureux d'une née moldue, rouquine, qui était à Poudlard dans la même année mais qui avait donné sa préférence à un certain Potter, le brun était particulièrement morose et mélancolique. Tu t'étais donné comme objectif de parvenir à faire naître à nouveau ce charmant sourire sur ce visage attristé.

Tu n'as pas besoin de chercher longtemps pour trouver Severus. Il se tient adossé à un vieil orme dans la propriété, suffisamment loin pour apercevoir le manoir dans sa totalité. A perte de vue s'étendait le lac qui bordait la bâtisse, une brise légère effleurant comme une caresse la cime du grand arbre au feuillage dense. Tout était si paisible que tu ne dis mot en venant t'asseoir auprès du brun. Vos corps se collent alors que tu attrapes le livre qu'il feuillette pour y jeter un coup d'oeil. Un manuel de potions, sans étonnement de ta part. Tu aurais pu le deviner, Severus était un potioniste dans l'âme, cette matière lui tenant tellement à coeur que passer autant de temps sans pratiquer devait l'attrister. Il te demande ce que vous feriez aujourd'hui et un ange passe alors que tu te perds dans la contemplation béate des pages du grimoire que tu as finis par rendre à son propriétaire. Tu imagines que cela ferait plaisir à Severus que vous vous retrouviez dans le laboratoire de potions du manoir. L'obscurité ténue de la pièce serait surement propice aux confidences car tu cherchais avant tout à gagner la confiance du jeune homme. Tu poses ta large paume sur la cuisse du brun et croise son regard noir de tes orbes acier.

"Père a fait construire un laboratoire de potion dans les sous-sols du Manoir. Ca te plairait d'y faire un tour ? Nous pourrions préparer quelques potions ensemble. Je t'avoue que ça fait plusieurs années que je ne pratique plus mais tu es suffisamment doué pour que nous puissions réussir. Il y a une bibliothèque occulte dans le laboratoire, je pense que tu pourras y trouver quelques préparations dignes d'intérêt."

Tu te remets précautionneusement debout avec toute la grâce due à ton rang et offre ta paume à Severus pour l'aider à se lever. Pas à pas, vous regagnez le manoir, traversant la grande allée principale où voletaient les fameux paons blancs qui rendent le domaine si célèbre dans les alentours. Tu t'amuses à poursuivre l'un d'en eux qui possède une tâche noir au niveau du cou en riant, profitant d'être seul avec Severus pour t'émanciper de cette image aristocratique et sérieuse que tu étais obligé d'arborer en toutes circonstances. Avec le jeune homme, tu te sentais capable d'être toi même et de ne pas avoir à cacher ce que ta jeunesse avait comme fraîcheur qui ne correspondait pas à l'image que tu devais adopter en public et notamment au ministère. Dita ouvre la porte du manoir alors que vous arrivez à hauteur du heurt sans avoir besoin de l'effleurer. Finalement, vous vous glissez dans l'ouverture ténue et tu attrapes spontanément la main de Severus pour le guider à travers les dédales de couloirs des sous-sol du manoir. Tu réalises que sans toi, le brun serait sans doute incapable de sortir du labyrinthe, perdu et désorienté qu'il était à chaque croisement et intersection. Finalement vous arrivez face à une porte close que tu déverrouilles d'un élégant geste du poignet. Tu ouvres le battant et dévoile à Severus l'immense pièce au plafond voûté et à la lumière tamisée de quelques candélabres que tu as allumé en entrant. Dans le fond de la pièce, une gigantesque paillasse prenait toute la largeur du mur, proposant un plan de travail, un évier et un plan de chauffe pour chaudron. A droite, une bibliothèque pleine d'ouvrages ne portant que sur les potions, à gauche un meuble aux parois de verre contenant des centaines d'ingrédients différents. Tirant un peu Severus que tu tenais encore par la main, tu le laisses contempler le lieu. Croisant son regard avec malice, fier de ton effet de surprise, tu l'interpelles :

"Alors, qu'en dis-tu Severus ?"


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« Dans l'ombre d'un manoir »

Lucius feuilleta quelques pages de mon livre, un délicat sourire ornait sa bouche. Je sentais son corps contre le mien. C'était agréable de sentir un peu de chaleur humaine. Je n'étais pas seul ici, il m'avait offert hospitalité et je ne pourrais jamais le remercier autant pour ce qu'il faisait pour moi. Lucius était un ami précieux. J'étais déçu de ne pas le voir assez, nos différences d'âges nous empêchaient de nous côtoyer davantage, moi à Poudlard, lui au Ministère. Au départ, c'était un peu comme mon grand frère, il veillait sur moi, je le savais, un peu comme un père presque. Au fil des années, nos discussions nous menèrent sur une pente différente, plus amical et je savais que plus le temps passerait et plus cela se renforcerait. Narcissa était enceinte. IL me le prouvait déjà en m'ayant promis d'être parrain de son héritier à venir. Cela me fit chaud au coeur, qu'il me fasse confiance à ce point. Je n'avais jamais imaginé être parrain d'un enfant et mes chances de devenir père un jour s'était brisé il y a peu. Seule Lely aurait pu combler ce désir.

Un laboratoire de potion ? Mon intérêt se mua en un enthousiaste sans nom. Bien sûr que cela me plairait ! Je n'aimais pas rester autant de temps sans pratiquer mais je n'avais pas osé demander à Lucius si c'était possible, ici. Passer du temps dans un laboratoire à ses côtés, silencieusement, cela serait fortement appréciable.
Il me tendit sa main avec la grâce née des sang purs. Lucius avait toujours été un homme aristocrate, jusqu'au bout des ongles je voyais en lui ce charisme qu'il imposé. Je n'avais certainement pas hérité de ce trait de caractère là de mes ancêtres, moi le ténébreux Severus au nez trop cassé, au corps trop fin et aux mouvements trop gauches pour être remarqué.
Je l'attrapa avec une certaine gène, je n'aimais pas paraître faible il le savait, je ne voulais pas qu'il me domine comme il le faisait parfois.

"Je serais plus que ravie de visiter ce que regorge vos sous-sols Lucius. Connaissant ton père, je pense que cela doit-être impressionnant.  Et ne t'inquiètes pas, je saurais te guider dans la pratique, tu sais bien que je suis un maître dans cet art là. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas pratiquer avec quelqu'un à mes côtés. La journée promets d'être amusante, si cela ne te gène pas de t'enfermer dans les ténèbres d'une paillasse ?"

Je ne pouvais m'empêcher de lui montrer que j'avais confiance en moi. Il le savait, j'étais déjà bien supérieur aux capacités des mortels en matière de potion. J'étais passionné par ce domaine et ne cessait de m'abreuver sans cesse de nouveau savoir. J'avais améliorer quelques potions, testant des théories qui s'avéraient bien souvent exactes. Lily...elle aussi était très douée en potion, Slugorn ne cessait de la féliciter sans cesse. J'adorais la voir pratiquer, ne pouvant m'empêcher de regarder ces douces mains hacher des herbes, s'agiter autour du chaudron. Ses mouvements étaient toujours impeccablement coordonnés. J'avais tellement voulu plusieurs fois les caresser délicatement, les pressait entre mes doigts, ressentant la chaleur des siens en moi. J'avais longtemps rêver à me presser contre elle, lui effleurant délicatement son visage, posant mes lèvres sur les siennes en imaginant le goût qu'elles pourraient avoir. Lily, mon coeur se tordit une nouvelle fois de douleur. Je ne pouvais imaginer une vie sans toi. C'était tellement difficile...

Un demi sourire orna ma bouche alors que je voyais Lucius jouer après les paons du domaine. J'aimais sa spontanéité et sa fraicheur qu'il ne laissait entrevoir qu'à peu de monde. Il savait que moi je ne le jugerais jamais. Sa main reprit rapidement la mienne, me faisant presque courir derrière lui alors qu'il me tirait à travers le labyrinthe de son manoir. Je me sentais presque comme un enfant, courant dans les couloirs, si seulement la vie pouvait être plus insouciante pour moi.
La vue qu'il me dévoila me coupa tout simplement le souffle. La salle était immense, avec une douce lumière tamisée. J'étais impressionné. Mes yeux se heurtèrent à d'immenses étagères pleines à craquer de livres sur le sujet. Je n'aurais jamais le temps de tous les lire. Ma main se détacha rapidement de la sienne alors que mes pas me menèrent au centre de cette merveille. Mes yeux ne savaient plus où donner. L'immense paillasse au fond me laissait rêveur. J'étais envieux de la vie qu'il avait pu avoir ici, avec autant de luxe. Si ma mère avait quitté mon père, aurions-nous eut le même genre de vie avec mes grands-parents ? Je ne le saurais jamais.
Un léger rire sorti de ma bouche, une exclamation d'enthousiaste à l'état pur.

"Lucius...c'est...impressionnant, je n'en trouve plus mes mots. Comment n'as tu pu ne pas t'intéresser à ce domaine avec une telle merveille dans ton manoir ? Toutes les possibilités qui s'offrent à toi. Par Merlin, je rêverais avoir pareil pièce chez moi"


Mes pas s’arrêtèrent proche d'une grande étagère. Mes mains effleuraient délicatement les différents grimoires qui s'étalaient sous mes yeux quand ils s'immobilisèrent devant un titre en particulier "potion de grands pouvoirs". Je le pris entre mes mains, sentant le parfum du vieux cuir emplir mes narines. Mes doigts pointèrent le sommaire, cherchant une potion digne d'intérêt jusqu'à trouver finalement.

"Que dirais-tu mon ami de nous atteler à la préparation de la chance liquide ? Autrement dit Felix felicis, cela devra surement durer plusieurs jours."

Mon regard se retourna vers Lucius, alors que je le pris par le bras pour l'amener à la paillasse, posant le livre ouvert à la bonne page.

"Beaucoup d’ingrédient, tu vas devoir me guider, je risque de me perdre dans un coin sombre ici. Il nous faut de la poudre de corne de Licorne, un ingrédient rare. Ainsi que d'une plume de Phoenix. De la sauge, une pincée de langue de crapaud, une solution saline saturée à 10 gramme par décilitre. C'est tout pour la première étape"
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Tu sens la main de Severus quitter la tienne alors qu'il s'avance dans le laboratoire de potions. La pièce semble si démesurée dans ses yeux, des étoiles étincelantes pétillant au creux des billes noires qui détaillaient rêveusement la composition du lieu. Severus ne cesse de s'émerveiller, s'extasiant à voix haute sur la beauté du laboratoire, se demandant pourquoi tu n'avais jamais trouvé de passion dans la préparation des potions. Tu lui lances un coup d'oeil coupable en regardant l'étagère de livres de la bibliothèque qu'il caresse du bout des doigts. Tu adorais cette pièce, depuis que tu étais enfant et que tu t'y glissais habilement pour regarder ton père travailler. Tu passais de longues minutes enfoui derrière les tentures, ne laissant que tes petits petons sortir de la draperie jusqu'à ce qu'il remarque ton apparition et t'autorise à le rejoindre pour l'observer. Il te montait sur l'un des sièges hauts et t'enjoignait à rester silencieux et immobile alors qu'il jetait dans son chaudron bouillonnant divers ingrédients émincés, pilés, hachés ou liquides. C'était un moment privilégier durant lequel tu n'osais dire un mot et où tu admirais les changements de couleur et de texture de la potion avec ravissement. C'était surement pour cela que ton niveau à Poudlard avait été si désespérant, gardant l'image de cette fascination que tu retrouvais à n'être qu'un simple spectateur. Ton père avait toujours été très habile dans la préparation des élixirs magiques dont les recettes s'étendaient sur les pages des centaines de livres.

Abraxas avait été un père dévoué malgré les difficultés de la vie qui t'ont privé de ta mère à la naissance. Il avait eu le courage d'assumer son rôle seul, cherchant à faire de toi un homme droit et fidèle aux convictions de la famille, fier et suffisamment solide pour assumer le rôle et la puissance de ton titre. Il n'avait surement pas cherché à te formater aussi efficacement, mais c'était ce qu'il s'était produit, engendrant un magnifique héritier qui devait devenir Lord Malfoy. A l'époque où tu avais encore une forme d'innocence, ce laboratoire avait été au coeur de la relation unique que tu entretenais avec ton père. Plus tard, tu passas des heures entières à réviser tes cours de potion sous l'oeil autoritaire d'Abraxas. Il voulait s'assurer que son fils réussisse dans tous les domaines, y compris celui où il avait le plus de mal. Il se révélait d'une patience rare, se faire pédagogue et expliquer avec calme et raison les différentes manipulations à effectuer pour réussir. Ce n'était que sous sa direction que tu parvenais au succès, échouant à nouveau à chaque fois que tu essayais seul ou en cours de potions sous le regard pourtant bienveillant du professeur Slughorn. Malgré sa dévotion à la cause, tu ne ramenais à ton père que des notes désastreuses, lui demandant sans cesse de t'entraîner encore et encore pour te mener à la réussite. Depuis que tu étais sorti de Poudlard, tu n'avais plus repratiquer l'art subtile de la préparation des potions et partager ce moment avec Severus promettait une bonne partie de plaisir.

"C'est pas ma faute Sev', j'ai jamais réussi à exceller dans ce domaine. Non pas que je n'aime pas ça, mais il m'aurait fallu un professeur particulier pour m'accompagner à mon rythme. A Poudlard déjà j'étais largué dès que Slughorn partait dans ses délires. Mais j'adorais ça quand mon père me faisait travailler mes potions pendant les vacances. C'était un des rares moments père fils où je n'avais pas l'impression de ne pas être à la hauteur, malgré mes lacunes. C'est pour ça que j'aime cet endroit ..."

Severus se glissa vers la bibliothèque, observant plusieurs tranches de cuir avant de saisir l'une des reliures qui semblait avoir attirer son attention. Il y avait tellement d'ouvrage ici que tu ne pouvais deviner sur lequel son choix avait porté. Tu te penches sur la pointe des pieds pour lire le titre. "Les potions de grands pouvoirs". Tu aurais du t'en douter, le gout de Severus pour la gloire était évident, surtout quand il s'agissait de son domaine de compétence. Tu l'observes feuilleter négligemment les pages du manuscrit, te demandant sur quel breuvage se porterait son choix. Il y avait des potions tellement complexes dans le grimoire que tu redoutais qu'il en choisisse une très ambitieuse. Pourtant autant, tu étais convaincu qu'il serait prêt à se lancer un grand défi, profitant du lieu et du matériel à disposition pour se mettre un peu en difficultés. Finalement, son choix se porte sur Felix felicis. La chance liquide. Tu esquisses un sourire goguenard. Tu aurais bien besoin d'une telle potion pour que le brun se détourne momentanément de son oeuvre pour poser son regard sur toi. Tu hoches doucement la tête alors qu'il t'attrape par le bras pour t'entraîner vers la paillasse. Après tout, cela pourrait être très intéressant d'observer Severus dans son élément, tu n'en avais jamais eu l'occasion et c'était le moment où jamais de mesurer si le talent du jeune homme était si impressionnant qu'il paraissait. Il était déjà entrain de lire la liste des ingrédients, se préoccupant de la place de chacun, lui qui n'était pas familier du laboratoire. Docile, tu te plies à ses volontés, te rendant vers l'armoire d'où tu sortais chacun des éléments qu'il citait en prenant bien soin de lire les étiquettes avec attention. Même si cela faisait longtemps que tu n'avais plus travailler ici, tu retrouvais des réflexes familiers.

"Je crois que c'est bon Sev, j'ai tout rapporté. Je suis bien curieux de te voir travailler. Voyons si tu es aussi impressionnant que le veut la légende ahah. Que faut-il faire en premier ?"

Tu te places derrière Severus, te penchant sur son épaule pour lire à demi les lignes du manuscrit. Tes longs cheveux glissent dans le cou du brun alors que tu laisses ton souffle couler de ta bouche entrouverte. Cela promettait d'être intéressant, tu avais hâte que ton ami commence à officier, gardant cette curiosité espiègle que tu avais enfant à l'idée de venir en douce regarder ton père préparer ses potions. Ta paume glisse sur l'épaule de Severus, y calant ton menton pour le contempler de tout près. Il devait surement sentir ta respiration lente et régulière sur sa peau et tu espérais bien que cela le perturberait suffisamment pour faire dévier quelques peu ses idées chastes. Tu ne savais pas si le sorcier pourrait succomber à tes charmes, mais c'était un défi que tu te plaisais à relever, laissant à Severus l'occasion de réaliser sa potion alors même que tu t'emploierais à le déconcentrer de bien des façons. Collant ton corps musculeux contre lui, tu inclines délicatement la tête pour le regarder, toujours appuyé contre son épaule, tout proche. Tu étais bien décidé à lui changer les idées et à lui faire, pour un temps au moins, oublier cette Lily Evans. Et foi de Lucius Malfoy, tu allais t'y employer en utilisant les grands moyens s'il le fallait. Regroupant les ingrédients devant Severus, tu te sépares de lui un instant pour prendre place sur le haut tabouret à ses côtés et attend ses instructions, prêt à voir le maître des potions à l'oeuvre, posant sur lui tes deux orbes acier alors que tu serres imperceptiblement ta mâchoire en grinçant des dents.


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