What lovers do feat Eléonore de Phily.


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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Sulpicia I. Mulciber

What lovers do
ft. Eléonore de Phily.



Allongée sur le dos, les bras en dehors des couvertures, mains posées à plat, je fus réveillée par une vive douleur piquante, un poids dans mes poumons qui m’empêchait de respirer correctement.  C’était douloureux, très douloureux. Plus que je ne me l’étais imaginée. J’avais l’impression de m’être faite piétiner par un troupeau de centaures enragés. La respiration sifflante, je commençais à reprendre conscience de mon corps. Petit a petit, je bougeais les oreilles, les doigts, sentant un poids sur mes cuisses. La nuit avait été longue, très longue. 20h de sommeil, ce n’était pas rien pour se remettre d’une crise cardiaque et de revenir d’entre les morts.
Ouvrir les yeux fut surement le plus difficile. Plus difficile que de continuer à respirer avec cette douleur lancinante qui m’écorchait à chaque respiration. Je pouvais apercevoir une faible lueur blanche, neigeait-il ? Faisait-il encore jour ou était-ce tout simplement la lumière de la chambre dans laquelle j’étais ? Le matelas sur lequel j’étais allongée était plus mou que mon futon à l’appartement. Je n’étais plus habituée a autant de confort. L’oreiller aussi, je pouvais sentir que j’étais enfoncée dans celui-ci. M’entourant comme les couvertures chaudes qui recouvraient mon corps. J’inspirai plus profondément, finissant par entrouvrir les yeux difficilement, une première fois. Puis une seconde. Et enfin, une troisième. Je n’étais plus éblouie, juste, épuisée.

La première chose que je vis fut un grand chien noir allongé avec moi sur le lit. La tête posée sur mes cuisses. Il m’observait de ses deux grands yeux bruns, les oreilles baisées en arrière, la queue remuant de droite a gauche dans une danse de bonheur. Un faible sourire se dessina sur mes lèvres, levant la main droite pour gratouiller le dos de son oreille. « Hey… » Murmurais-je, d’une voix douce qui laissait tout de même entendre la douleur que j’éprouvais entre chaque respiration. Mes yeux avaient virés au doré, typique lorsque je le regardais. Soupirant, je refermais les yeux quelques secondes sans pour autant continuer de caresser l’animal qui était allongé sur moi.
Lorsque je les rouvris, ce fut pour tourner la tête vers la fenêtre, il neigeait, c’était la fin de l’après-midi et la maison de laquelle je me trouvais était relativement calme. Eléonore devait surement être en cours à Sainte-Mangouste. Mais Remus ? J’entendis du bruit dans le couloir, reposant les yeux sur Sirius sous sa forme animale. Je pouvais apercevoir mes tatouages sur mes mains et bras. Certains brillaient légèrement, d’autres palpitaient ou se mouvaient. Je ne me souvenais pas ce qu’il s’était passé. Nous étions dans l’Abbaye, Remus mourrait. J’avais demandé à Léo si elle savait réanimer… Et puis… Le blackout total…
Total….

Vraiment ? Non. Déposant la main gauche sur mon ventre, je me rappelais des bribes. Une paire d’yeux bleus. Des cheveux noirs. Un rire enfantin. Ses mains sur ma taille et ses lèvres sur ma nuque. Etait-ce cela le paradis ? Ma main droite retomba. La position n’était pas confortable. Le chien se déplaça pour remonter un peu et glisser son museau sous celle-ci, la remontant doucement sur sa tête alors qu’il reposait celle-ci sur mon bassin. Doucement. Sans gestes brusques et avec une précaution plus que nécessaire. Je n’allais pas me briser en deux.
Une voix me sortit de mon observation timide de Padfoot, déposant mon regard sur la petite dame rousse. « Elle est réveillée ! » S’exclama-t-elle en détournant les talons, faisant suite à un pas plus lourd. Remus était dans l’encadrement de la porte… Je lui fis un petit sourire. Il s’en était sortit ! « C’est…la seconde fois… que je te sauve… » Lui lançais-je, grimaçant suite à l’effort que cela me demandait d’aligner deux mots.


~~ Remus était resté une petite heure, me faisant sourire sous ses supplications. J’étais épuisée. Il devait patienter encore un peu avant que je ne puisse gérer son effet secondaire… Où s’arranger avec Sanders pour qu’il lui trouve une solution et nous permette de transférer ce que je lui avais donné… Sans le vouloir…
Assoupie, je somnolais. Sirius était toujours contre moi, je n’avais pas stoppé une seule fois les papouilles que je lui faisais. Il regardait par la fenêtre les étoiles qui apparaissaient timidement. La nuit était tombée. La maison de nouveau animée. L’on pouvait entendre les enfants Weasley crier et rire au rez-de-chaussée. Sanders ne tarderait surement pas à venir me voir, maintenant que j’étais éveillée.

Je respirais toujours doucement. Difficilement, mais que m’importait. Je ne voulais pas me rendormir. J’avais envie de me relever et de sortir prendre l’air. Mais juste bouger les bras me demandait un terrible effort. Un effort qui me semblait surhumain. Bien trop. Du dos de la main, je caressais le haut de la tête et la nuque du chien. De la musique vint à mes oreilles. D’autres rires. Le quartier général de l’Ordre était comme leur mission. Pleine de vie. Qu’importait la décoration minimaliste de la pièce, la petite cheminée en coin qui crépitait doucement dans la chambre, comme s’il fallait à tout prix me garder bien au chaud. J’étais bien. Je sentais un poids sur mes épaules disparut et la chaine qui tenait mon cœur… Evaporée. Je ne retournerais jamais dans ma famille. Chez ceux qui m’usaient comme un pion dans un jeu qu’ils pensaient, me dépassait. Je n’aurai pas à épouser Carrow. Non.
Maintenant que j’étais ici, j’allais rester avec eux. Rester avec lui, même sous sa forme animale… Qu’importait. Tant qu’il était là.

De nouveau, mes pensées fut interrompue par des pas précipités dans les escaliers, je me perdais dans la contemplation des flammes qui dansaient et chantaient, accompagnées par le bruit, au loin, de ceux qui animaient l’endroit. Un autre soupir sifflant s’échappa d’entres mes lèvres légèrement déshydratée. Eléonore se tenait dans l’encadrement de la porte. Je ferma les yeux quelques secondes, déglutissant pour trouver la force d’ouvrir la bouche. « Merci… » De m’avoir réanimée. De ne pas avoir baisser les bras et d’avoir insisté pour que mon corps accepte de répondre… De m’avoir offert la possibilité de sauver l’un de mes amis, mais aussi, de pouvoir être ici… J’allais vivre sans la pression de ma famille. J’allais enfin être moi, dans mon propre pays. « J'ai… entendu ta... voix...» Murmurai-je comme je le pouvais.
Je me sentais à la maison.





HRP : je me foule pas hein, même début que Remus ::21::

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Les genoux ramenés contre sa poitrine, recroquevillée, le front appuyé contre la vitre de la fenêtre dont elle se tenait dans l’encadrement, son souffle formait un cercle de buée irrégulier sur le verre froid. Dans la rue qu’elle scrutait sans la voir, de rares sorciers passaient, laissant leurs empruntes dans la neige qui était tombée la nuit même. Après avoir passé plusieurs heures dans la campagne autour de Prés-au-lard la veille avec Nyn, elles étaient rentrées en se faisant discrète et Eléonore était restée dans leur chambre jusque-là. Elle n’avait revu personne, pas même Remus, sûre qu’il allait bien. Après tout il y avait bien d’autres gens pour prendre soin de lui, et personne n’avait besoin d’elle. Elle n’avait rien mangé, elle n’avait pas même bu le café que son amie lui avait apporté un peu plus tôt ce matin. Il était toujours sur leur table de chevet où elle l’avait posé et ne fumait plus. « Elle est réveillée ! » Elle avait entendu la voix de Molly dans les escaliers, criant avec soulagement pour le réveil de Sulpicia. Elle n’avait pas bougé. Un poids s’était déposé sur sa poitrine et pesait toujours plus lourd. Elle s’était réveillée, très bien. Tant mieux. Évidemment, en fait, puisque c’était elle qui l’avait sauvée. Irait-elle la voir ?  Elle ne savait pas. « Je m’en fous. » aurait-elle répondu si quelqu’un lui avait posé la question.  

Ce n’était pas vrai, évidement. Sulpicia était son amie non ? Elle aurait bien une explication. Une réponse à toute ses questions qui tempêtaient dans son crane depuis la veille, depuis qu’ils avaient ramené Remus, depuis que Sirius avait explosé, révélant largement et ouvertement son amour pour Sulpicia, sans même avoir avec le dire précisément,  brisant le cœur d’Eléonore. Et pour le coup lui s’en foutait bien, d’Eléonore. Tu n’es pas le centre de mon monde. Il avait dit, sans même la regarder. La jeune femme sentit rouler sur ses joues de lourdes larmes. Elle l’aurait tant voulu, pourtant. Être le centre de son monde. Après tout lui, n’était-il pas devenu le sien, petit à petit, pendant ses quelques mois où ils avaient été ensemble ? Oh certes, c’était bien peu des temps, comparé à d’autres, mais en ces temps de guerres, Eléonore avait chéri chaque jour comme si c’était le dernier, aussi l’amour était né dans son cœur. Bien trop vite, décidément.  



Elle ne savait combien de temps s’était écoulé depuis qu’elle avait entendu Molly crier, mais la jeune femme finie par lentement déplier ses jambes pour essayer de se lever. Elle mit un moment à y arriver car elle n’avait pas bougé pendant si longtemps que ses jambes eurent du mal à la porter, au début. Elle prit le temps de passer devant un miroir, d’essuyer ses larmes. Elle s’était décidée finalement et si elle ne pouvait pas faire face à Sirius, elle avait besoin de réponses. Alors elle était descendue, jusqu’à la chambre où Sulpicia avait été placée.



« C'est normal. » répondit Eléonore en vrillant son regard vide sur le visage de Sulpicia. « C'est normal non ? Je ferais tout pour sauver une amie, et si me semblait que c’est ce qu’on est. » continua-t-elle froidement. « Amies. » Ce mot resta en suspend quelques secondes. Quelques minutes peut-être. « J'ai… entendu ta... voix... » fit la voix, si faible, de Sulpicia. « Ah oui ? » elle ne se souvenait même plus de ce qu’elle avait bien pu dire, a part son nom, probablement. Eléonore croisa les bras sur sa poitrine, serrant ses bras contre elle. Qu’est-ce qu’elle foutait là déjà ? Ses yeux glissèrent sur le lit et se posèrent sur le gros chien noir allongé à côté de la blonde. Elle haussa un sourcil. C’était quoi ce chien qu’elle n’avait jamais vu ? Le silence se prolongeait. Tant de question ne parvenait pas à prendre forme sur la langue de la jeune femme. Ses yeux s’étaient posés à nouveau sur le visage de Sulpicia. Elle était si belle, même comme ça, tout juste revenue d’entre les morts. Comment rivaliser, vraiment. Après tout n’était-ce pas sa rencontre avec la jeune femme qui avait déclenché tant de questionnement sur sa sexualité. Si belle, et brillante. Eblouissante, même. « Qu’est-ce qu’il y a entre... » Eléonore dégluti difficilement. « Entre toi … et Sirius ? » La question était sortie, face visible de l’iceberg. « Ne dit pas "rien", je saurais que c’est un mensonge. » Ses lèvres tremblaient.
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Sulpicia I. Mulciber

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Si j’avais su que les choses allaient se déroulée ainsi, jamais, je ne me serais mise dans une telle situation. Allongée dans l’un des lits du quartier général de l’Ordre du Phénix, à la rue, sans avenir et bientôt, sans Eléonore comme amie… Je me sentais plus seule que jamais. Ma poitrine me faisait souffrir, comme si l’on avait beaucoup trop insisté sur mes cotes. Cela rendait ma respiration difficile et douloureuse, mais pas suffisamment insoutenable pour ne pouvoir parler.
Elle était là, debout devant moi, le regard vidé de toutes émotion. Elle était éteinte, Léo.  Elle semblait mal. Mais pourquoi semblait-elle aussi mal ? « C’est normal. » Me répondit-elle, posant enfin son regard sur moi. Je lui fis un faible sourire, essayant de me relever comme je le pouvais. J’avais envie de m’asseoir. Je sentais que mes jambes étaient faibles, comme le reste de mon corps. Je n’us pas besoin d’aide pour cela, ne regardant pas la jeune femme qui serrait ses bras sous sa poitrine. Elle reprit la parole une fois que je réussi a m’installer correctement, écoutant la suite de ses paroles. C’était normal, de sauver une amie. Elle appuya le mot, le laissant en suspens.
Je la regardais, ne comprenant toujours pas ce comportement si froid qu’elle avait envers moi. Soulevant un sourcil interrogateur, je cherchais à comprendre c que j’avais bien pu faire pour que la jeune femme soit dans cet état. Etait-ce l’utilisation de la magie pour sauver Remus ? M’en voulait-elle de la frayeur que je lui avais faite ?

J’avais entendu sa voix. Je lui dis. Elle ne semblait que peu réceptive, glissant ses yeux sur le lit pour observer durant quelques secondes le chien noir qui avait sa tête posée sur mes genoux. Je pinça des lèvres, ayant un faible soupire face à ce masque froid que la demoiselle me présentait. Depuis quand la sorcière agissait-elle de la sorte ? Aussi distante, aussi froide ?
Nous sommes amies. Avais-je envie de lui répondre. Mais ca ne voulait pas sortir, me contentant de faire un sourire bienveillant et doux à la jeune femme. J’étais épuisée, je sentais mon corps lâcher petit à petit, mais je voulais comprendre ce qui n’allait pas chez elle. Distraitement, je glissais les doigts sur la fourrure noire du chien qui était toujours contre moi, comme une protection, un réconfort. Et puis, les mots furent lâchés. Qui avait-il entre Sirius et moi ? Surprise, je fis les gros yeux, mon teint pale ne prit aucune couleur. Cette question me tua… Cette question venait de me révéler que c’était elle, cette affaire dont Sirius devait s’occuper. Qu’elle était celle qu’il voyait en mon absence. Je pinçai les lèvres, sentant mon cœur en faire de même. Qu’avait-il cherché en Eléonore ? Etait-ce parce que, d’une certaine manière, nous nous ressemblions ? Mais en quoi ?
Je ne pouvais me permettre de penser une telle chose, encore moins de cette manière. Ne me ment pas. Me disait-elle. J’avais envie de rire, d’un rire jaune. Il n’y avait rien entre nous. Elle se faisait des idées. Ma respiration était toujours difficile et sifflante. Je toussai en prenant une grande respiration. J’avais envie de la rassurée. Vraiment. Mais rien n’y faisait. J’allais juste lui mentir. « Entre Black et moi ? » Je feignais l’étonnement, j’avais toujours été une bonne menteuse. Toujours. N’avais-je pas fait tourner mon monde durant toutes ces années ? Je devais juste la faire entrer dans le jeu, mais ne pas la brusquée non plus. Comment pouvais-je lui faire comprendre qu’entre lui. Moi. Il n’y avait pas de nous. « On a…grandit ensemble. » Comme tous les sang-purs, aurai-je pu dire. « Nos mères sont amies. C’est tout. » Je laissa quelques minutes passées. Observant la sorcière face à moi. Je pouvais voir ses lèvres trembler. C’était pas la réponse à laquelle elle s’attendait. « Si tu demandes… C’est que toi…Toi, tu es sa conquête du moment… » Je parlais d’une voix faible, presque sifflante, inexistante.




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Les doigts de Sulpicia glissaient sur la fourrure noire du chien allongé sur son lit, encore et encore, machinalement, comme si ce geste était répété depuis des heures. Le silence s’éternisait et Eléonore se rendait bien compte que son comportement, si froid, franchement désagréable, ne devait pas être bien normal, même franchement étrange, aux yeux de la metamorphomage. Après tout, tout avait changé après qu’elle se soit évanouie, après que son cœur ait cessé de battre. Peut-être aurait-elle du faire des efforts, pour se comporter normalement, pour ne pas complètement déboussoler la jeune femme qui était encore convalescente. Mais c’était plus fort qu’elle, elle en était simplement incapable. Leo n’avait jamais été du genre à faire semblant et la douleur était trop vive, trop forte, brulante, elle la rendait presque folle. Lorsque ses lèvres se délièrent et que l’infirmière lança enfin les questions qui lui brulaient la langue, Sulpicia écarquilla les yeux, interloquée. Eléonore soutint sans difficultés le regard bleu de celle qu’elle avait toujours appelée son amie tandis que le silence reprenait sa place dans la conversation. Ce fut Sulpicia qui brisa ce contact visuel, toussant violement après avoir tenté de prendre son souffle. Aussitôt, le regard d’Eléonore se fit fuyant, baissant la tête, prenant un intérêt soudain à contempler les rayures du parquet abimé. La voix faible de Sulpicia ne lui fit pas lever la tête. « Entre Black et moi ? » fit une voix étonnée la malade. « On a…grandit ensemble. Nos mères sont amies. C’est tout. » Eléonore étouffa un petit rire et leva les yeux au ciel pour les poser à nouveau sur Sulpicia. Mais bien sûr ! Avait-elle envie de dire. Prends-moi pour une conne ! Mais elle se contenta de pincer les lèvres pour les empêcher de trembler.  



On en était arrivé à ce stade. Ce stade où cette femme, qui était censée être son amie, avait décidé de lui mentir. Quand on arrivait à ce stade, il y avait de quoi se demander si seulement elle avait été un jour une amie aux yeux de Sulpicia Mulciber. Elle la contempla comme si c’était une étrangère. Oh, bien sûr, il y avait probablement une possibilité que ce soit la vérité, pure et simple, mais la jeune infirmière n’y croyait pas. Peut-être qu’Eléonore c’était déjà butée dans l’idée que Sulpicia allait lui mentir. Ou peut-être que d’autres évènement lui criait que les paroles de la médicomage n’était pas crédible.

C’était... trop. La façon dont s’était comporté Sirius... Ce n’était une simple réaction de panique face à une amie qui meurt. Surtout lorsqu’on a traité cette amie comme une pure étrangère juste quelques heures plus tôt. Et la façon dont il s’était comporté avec elle... ce n’était pas une manière normale de traiter celle qui vient de sauver une amie, une simple “amie”. Et si Sulpicia avait décidé de cacher la vérité, Sirius s’était déjà trahi, plusieurs heures auparavant.  



« Si tu demandes… C’est que toi…Toi, tu es sa conquête du moment… »  

Cette affirmation, pourtant soufflée si bas, fit presque sursauter Eléonore. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale. Ces paroles ouvrirent la porte à flot d’images, qui l’étouffèrent. Sirius souriant, replaçant une mèche de cheveux blonds derrière son oreille. Ses doigts saisissant la cigarette qu’elle est en train de fumer pour l’écraser dans le cendrier à côté du lit. Ses lèvres emprisonnant le bout de son sein, la faisant gémir. Sirius sur le dos tandis qu’elle dévore son cou, ses mains descendant vers son bas ventre. Eléonore déglutit difficilement. Elle ferma les yeux quelques instants, elle était à deux doigts de se remettre à pleurer, sa poitrine toujours plus écrasée par ce poids si lourd qu’elle avait depuis un moment.  



Eléonore releva la tête et grimaça. Un rire amer s’échappa de sa gorge. « Conquête hein. » Sa voix s’étrangla. Ce mot faisait si mal. Et si lui était sa conquête à elle ? Après tout cette relation avait été à double sens, en tout cas, elle l’avait cru. « De toute façon, c’est fini. » Elle avait soufflé ça d’une voix douloureuse. Elle était bien incapable de cacher ses sentiments, elle. « Et du coup tu embrasses souvent tes amis d’enfance comme ça ? » relança Eléonore en tentant de reprendre contenance. Mais c’était bien le truc le plus idiot qu’elle avait sorti de sa vie.
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Respirer et parler m’était toujours difficile. Je souffrais. Il fallait le dire, de cette réanimation tardive mais surtout des tentatives à la moldu de me ramenée. Je le sentais dès que ma poitrine se soulevait dans ce sifflement terrible qui me crispait les oreilles. Mais pour le moment, je ne pouvais y faire quoi que ce soit. Ma magie était toujours à l’œuvre pour me soigner, mais cela prendrait du temps et j’allais devoir me montrée patiente… Avec Eléonore aussi. Lorsque je lui dis que nous étions juste amis d’enfance, elle eut un petit rire. Presque froid. Cruel. Sans aucune émotions. Elle était là, blessée dans son amour. Blessée dans son orgueil à accuser sans savoir. A accuser en se faisant des idées, loin de pouvoir entendre la réalité et de la comprendre.
Ses yeux se posèrent de nouveau sur moi alors qu’elle pinçait des lèvres, mues dans une position de froideur et une distance que je ne pouvais que comprendre. Malheureusement, je ne pouvais pas répondre. Qu’en bien je le faisais, elle ne me croirait jamais.

La blonde semblait perdre pied, se recroquevillant encore plus dans son mutisme. Je l’observais de mes deux grands yeux bleus océan, continuant machinalement à caresser le gros chien qui semblait dormir à mes cotés. Il était posté là, tel une armure contre le monde. Un gardien omniprésent. Je savais que c’était Sirius et me lancée dans cette conversation vis à vis du jeune homme me mettait réellement mal alaise… Vraiment. Elle me donnait l’impression qu’elle allait se mettre à pleurer. Je me mordis la lèvre inférieure. Me demandant si je n’avais pas été trop loin en lui disant qu’elle était sa conquête du moment. Je connaissais suffisamment Sirius pour savoir qu’il avait des amantes, et que m’attendre n’était surement pas son fort.

Son rire amer remplit la chambre quelques instants. J’aurai pu froncer les sourcils mais je me contentais de l’observer. Elle répéta le mot conquête. Sa voix s’étranglant alors qu’elle m’affirmait que c’était terminé entre eux. Comment pouvait-il en être autrement ? Je ne le savais pas encore, mais le comportement de Sirius avait clairement exprimé ses sentiments à mon égard, et lorsqu’elle me demanda si j’embrassais souvent mes amis d’enfances, j’us un sourire en coin. Ma main ne caressait plus le chien. « Oui. Quand la personne que j’ai formé pour réagir en cas d’empoisonnement reste parfaitement aveugle à mon enseignement. » Eléonore n’était clairement plus faite pour la médicomagie. Elle perdait patience, son œil n’était plus aussi vif pour repérer les empoisonnements. « Les mains liées, il n’y avait qu’une seule manière de le soigner. Et je te l’ai enseignée. Aspirer le poison pour le recracher. Mais il semblait que tu aies l’esprit ailleurs. »
Reproches. Si Eléonore s’en était rendue compte à temps, je n’aurais jamais embrassé Sirius devant tout le monde. Je soupirai. Il nous fallait enterrer la hache de guerre. Je devais lui dire. « Il ne se passe rien entre nous. Je ne l’avais pas revu depuis Poudlard… » Il m’avait repoussé. Il m’avait brisé le cœur et m’avait écrit pour avoir de mes nouvelles malgré le mal fou que j’avais eu, de lui dire, de lui dire que je l’aimais. « Nous avons été… ami… pendant nos deux dernières années. Sirius est un briseur de cœur. Il ne faut jamais s’attacher avec lui. » Mon regard glissa sur le chien que je me remis à caresser. « Nous sommes amis. Je lui ai offert sa toute première moto. » Oui. Moi.





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