The supremacy of Pure Blood begin here.
Dans la nuit du 31 octobre 1981.
Attaque perpétrée par les forces du Lord: Peter Pettigrow tue le jeune Harry dans son sommeil pendant que James et Lily Potter sont aux mains des Mangemorts qui perquisitionnent le couple. Peter transplane avant de se faire repérer par ses amis.

Pendant ce temps …
Un groupe de chercheur en médicomagie présentent les résultats d’une étude sur le développement d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Personne n’entend parler de la mort du jeune Harry Potter... - Lire le contexte -
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A savoir
# Forum dans l'univers de J.K. Rolling - Première guerre - Uchronie Dystopique - Monde adulte.
# Contexte évolutif, chaque personnage compte! Luttez pour la victoire de votre camps!
# Codage par Okhmhaka sur Never-Utopia; Images par Lüly (Eléonore); Codages supplémentaires par Sulpica;
Intrigue II
Suite à l’attaque du Chaudron Baveur par le ministère en quête de nés-moldus à emprisonner, le bilan des pertes est lourd. Remus Lupin, fidèle membre de l’Ordre a été emprisonné en sa qualité de Loup-Garou et se fait chaque jour torturer afin de lui sous-titrer des informations. Coup dur pour l’Ordre, dont l’information leur parvient grâce à Sulpicia Mulciber, la colocataire de Remus. Une opération de libération se profile à la prison de l’Abbey de Westminster. Leadée par Sirius Black, Nyneve Mckinnon, Peter Pettigrow et Sulpicia Mulciber s’infiltrent avec fracas dans la prison. Si Severus Rogue et Lucius Malefoy tentent de les arrêter, ils se retrouvent rapidement en position délicate grâce à l’arrivée du groupe de secours composée d’Arthur Weasley, Elena Dragomirov et Eléonore de Phily.
Le bilan est difficile pour les mangemorts. Non seulement Remus est sauvé, mais tous les prisonniers sont libérés et ce malgré l’équipe d’une dizaine de mangemorts et d’Aurors envoyés par le ministère. C’est une belle victoire pour l’Ordre, l’orage gronde au Ministère. Amycus Carrow est furieux, il va falloir payer les pots cassés...
Intrigue I
« Harry Potter est mort. L ‘élu a été tué. Le monde magique est proche de sa fin. Résistez ou fuyez! Harry Potter est mort! ». En ce beau matin de novembre 1981, la une de la gazette du sorcier aurait pu annoncer la tragique attaque de Goodrich’s Hollow. Les sorciers du royaume uni auraient pu se réveiller avec une nouvelle bien tragique, s’ils savaient qui était Harry Potter. Au lieu de cela, la gazette annonçait en sa première page la découverte prodigieuse d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Nul ne se doutait des terribles événements qui avaient eu lieu dans la nuit, relatés page 12 de la gazette dans un tout petit encadré : « Des Mangemorts perquisitionnent un couple suspecté de faire partit de l’ordre du phénix. Tournant au vinaigre, un enfant meurt durant l’intervention. ». Ni plus, ni moins, le jeune Harry James Potter était mort. La prophétie ne se réalisera jamais. Voldemort venait d’assoir son pouvoir en tant que 1er Ministre de la Magie.
1981; Grande-Bretagne
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 Janvier 1979 - Une rencontre qui n'est pas du au hasard - Hannah

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« Une rencontre qui n'est pas du au hasard »

J'étais extrêmement mal à l'aise. Pourquoi est-ce que je me retrouvais ici au juste ? Ha oui une super idée de Lucius pour soit disant me faire oublier la fameuse Lily Evans, je n'arrivais pas à me dire que c'était Potter maintenant. Le froid était glacial, tout comme le vent qui s'infiltrait dans mes robes malgré les nombreuses couches que je portais. Je déambulais dans l'Allée des Embrumes, cherchant l'endroit que m'avait indiqué Lucius. L'allée n'était pas très grande mais pleins de petites ruelles qui ressemblaient fortement à un labyrinthe pour une personne inexpérimentée de cette endroit. De plus on disait cette rue malfamée. J'étais habitué et connu d'ici, je n'avais pas de problème et les sorciers baissait la tête à ma venu.

J'arrivais enfin sur une petite place où quelques jeunes femmes étaient en train d'attendre, légèrement vêtues malgré le temps. Je me sentais un peu honteux de devoir faire appel à ce genre de service. Etais-je si laid pour qu'aucune femme ne veuille de moi sans payer ?
Une jeune femme attira particulièrement mon attention. Cela devait être elle, dont m'avait parlé Lucius. Sa chevelure rousse flamboyante se remarquait de loin. Plus je m'approchais et plus je voyais sa ressemblance avec Lily... . C'était à la fois étrange et dérangeant, très malsain même/ Comment pourrais-je l'oublier si je me perdais dans les bras d'une femme qui en était presque sa jumelle.
Je n'osais pas m'approchais davantage, observant à quelques mètres le jeune femme. Elle déambulait autours d'un lampadaire et il ne semblait pas y avoir foule ce soir. J'imagine que si elle était ici, sur le trottoir, c'est qu'elle n'avait pas le choix mais ça me dégoutait un peu de passer après tant d'hommes...

Je finis par me décider, d'un pas rapide, concentré sur ma cible. J'étais assez gauche et brusque, je dois l'avouer, je ne savais pas comment aborder une femme, surtout une professionnel.

"Suivez-moi, j'ai de quoi payer"

Je secouais ma bourse pleines de quelques gallions. Il me semble que ce genre de prestation se passe dans des endroits sombres où des chambres peuvent-être louées pour presque rien, un endroit discret qui m'assurerait que personne ne me voit ici. A deux pas de là je connaissais un endroit idéal, bien qu'un peu crasseux il faut l'avouer. Cela suffirait pour ce que j'avais à faire aujourd'hui. Regardant derrière mon épaule que la sorcière avait bien compris ce que j'attendais, je continuais à avancer jusqu'à m'arrêter devant une petit immeuble grisâtre qui ne payait pas de mine. J'y avais réservé une chambre.

"C'est au troisième, montez d'abord"

La jeune femme passa devant moi et je me surpris à l'observer plus distinctement. C'est vrai qu'elle était belle, ses formes et son corps ne pouvaient que susciter le désir d'un homme, c'était certain. Je me sentais inconfortable dans mes vêtements trop serrés. Ce n'était pas le moment pour que j'ai envie de ce genre de chose. Il était hors de question qu'il se passe quoique se soit ce soir avant que je ne la connaisse un peu plus.
Arrivé sur le palier du troisième, je sortis une clé pour déverrouiller la chambre que j'avais loué un peu plus tôt. Elle était très sobre, assez petite. Un bureau était posé devant la petite lucarne qui laissait filtrer les quelques rayons de lune. Une lampe à pétrole y était posée dans un coin. Le lit semblait un peu petit mais suffisamment grand pour deux adultes qui se serrent. De toute façon je ne comptais pas en venir là aujourd'hui.
Une petite salle de bain était également présente.

"Enlevez moi ce maquillage, je vous veux naturelle"

Mon ton était sec et cette jeune femme devait me trouver de plus en plus bizarre. Je n'ai jamais été un modèle de sociabilité.  
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Une recontre qui n'est pas du au hasardDans le monde, il n'y a pas d'un côté le bien et le mal, il y a une part de lumière et d'ombre en chacun de nous. Ce qui compte c'est celle que l'on choisit de montrer dans nos actes, ça c'est ce que l'on est vraiment. En cette fin de soirée, le ciel était sombre. La lune était caché par de nombreux nuages, rendant l’allée des embrumes encore plus sinistre qu’à l’ordinaire. L’allée des embrumes avait pour réputation d’être un lieu malfamé, où les mangemorts avaient pour habitude de se promener. La ruelle contenait divers magasins de magie noire. Le célèbre magasin « Barjow et Beurk » était réputé pour vendre des objets maléfiques en tout genre.
Depuis son arrivée dans le monde magique, Hannah avait entendu parler de l’allée des embrumes, comme étant un lieu dangereux où il était déconseillé de se promener. Et à présent, elle comprenait pourquoi.

« Hé, Sy. Tu crois qu’on va avoir beaucoup de clients ce soir ? »

Perdue dans ses pensées, la rouquine avait totalement oublié où elle se trouvait. Et elle fut tirée de ses pensées de la pire manière qu’il soit. Une femme, sa collègue, lui donna une petite tape sur l’épaule. Une petite grimace apparut sur le visage de la jeune fille. Elle détestait les contacts physiques. Quelle ironie. La rouquine tourna brusquement son visage vers sa collègue. Une grande brune, au physique plutôt avantageux. Hannah esquissa un maigre sourire tandis qu’elle haussa les épaules, en guise de réponse.

« C’est plutôt mal parti. Avec ce froid, les clients préfèrent rester chez eux. Comme je les comprends. » Répondit Hannah, en laissant échapper un soupir à peine audible.

« Comme je rêverais, moi aussi, d’être dans un endroit chaud. Loin de cette maudite ruelle », pensa Hannah, en son for intérieur.

Adossée contre un mur, la jeune fille observa discrètement ses autres collègues. Elles étaient cinq. Deux étaient déjà occupées avec des clients. A en juger par leurs expressions, elles non plus n’étaient pas ravis d’être ici. Il fallait dire que le temps laissait à désirer. Le froid était tel que le nez de la rouquine, commençait à devenir rouge. Pour un mois de janvier, Hannah ne portait pas grand-chose en guise de vêtement. Une simple robe rouge, qui faisait ressortir ses yeux d’un noir si sombre qu’on avait l’impression d’y voir les ténèbres.  
La jeune sorcière s’éloigna légèrement du mur, contre lequel elle se tenait. Le froid avait engourdi son corps, elle ne sentait presque plus ses jambes. Elle fit les cent pas, tentant de se réchauffer comme elle le pouvait. Elle commençait à perdre patience. Aucun client ne viendrait ce soir, il ne fallait pas être stupide pour le comprendre. Puis, soudainement elle se stoppa et se tourna vers ses autres collègues, un sourire sur les lèvres.

« Les filles, quel travail avez-vous toujours rêvé de faire ? Personnellement, je voulais être médicomage à l’hôpital Ste Mangouste. »

Les autres femmes la regardèrent en fronçant les sourcils. Cela faisait plusieurs mois qu’elles étaient ici, proposant leurs services, mais jamais elles n’avaient pris le temps de réellement faire connaissance. En réalité, leur patron le leur avait interdit. Ce dernier avait peur que si elles parlaient entre elles, cela entraînerait une rébellion. Mais Hannah n’en pouvait plus de cette solitude. Chaque jour ressemblait au précédent. Elle était autorisée à parler seulement lorsqu’un client s’intéressait à elle. Et la rouquine trouvait cette règle stupide. Au diable les interdictions.

« Je voulais être professeure à Poudlard. Répondit une petite voix. »

Le visage de la jeune fille s’illumina d’un grand sourire. D’autres réponses se firent entendre, puis bientôt, la ruelle prit vie. Elles parlaient toutes en même temps, racontèrent pourquoi elles étaient arrivées ici, expliquant ce qui les passionnaient dans la vie. Et Hannah sentit une joie immense l’envahir. Mais sa joie fut de courte durée. En tournant son visage, son regard se posa sur un homme qui n’avait pas vraiment l’air de savoir ce qu’il fichait ici. La jeune fille l’observa en silence. Etait-il un espion pour le compte de son patron ? Hannah n’en savait rien. Il ne se comportait pas comme les autres clients qui venaient ici. Il semblait déstabilisé, hésitant. Puis il fit plusieurs pas dans sa direction et la jeune fille fronça les sourcils.
Il n’était pas spécialement beau, en réalité elle priait pour qu’une autre prostituée s’occupe de lui. Mais il s’arrêta devant elle et la rouquine réprima une petite moue. Tout sauf ça.

« Suivez-moi, j’ai de quoi payer. »

Hannah fronça davantage les sourcils. Elle n’aimait absolument pas le ton qu’il employait mais elle n’avait pas son mot à dire. Le client était roi, c’était ainsi. Elle devait juste obéir. Le regard de la rouquine se posa, un court instant, sur la bourse qu’il secouait pour lui prouver qu’il disait vrai. Ne voulant pas paraître désagréable, Hannah esquissa un maigre sourire.

« Très bien. Allons-y. »

Elle réajusta son sac sur son épaule puis elle jeta un dernier regard à sa collègue. Cette dernière n’était pas très rassurée de la voir partir avec un type qui paraissait louche. Sans l’attendre, l’inconnu quitta la ruelle. Hannah le suivit. Généralement c’était elle qui choisissait l’endroit où cela devait avoir lieu. Il finit par s’arrêter devant un immeuble triste et sans éclat.

« C’est au troisième, montez d’abord. »

La rouquine arqua un sourcil. Elle n’aimait vraiment pas la façon dont il avait de lui parler. Elle se retint de répliquer une phrase cinglante. Mais la prochaine fois qu’il osait lui redonner un ordre, elle ne se laisserait pas faire. Elle n’était pas son chien. Prenant sur elle pour garder son sang-froid, de sa démarche féline, la rouquine passa devant lui et entra à l’intérieur du bâtiment. L’endroit paraissait abandonné, tellement il était négligé. Mais Hannah ne voulait pas paraître impolie et ne fit donc aucune remarque.

Arrivée au troisième étage, la sorcière se tourna vers lui attendant qu’il daigne ouvrir la porte. Elle entra après lui et silencieusement, observa la chambre. Cette dernière n’avait rien d’extraordinaire. Il s’agissait d’une chambre totalement banale, quoiqu’un peu sombre, pensa-t-elle. La jeune fille s’approcha du lit et posa son sac sur celui-ci. Elle se tourna de nouveau vers lui. Elle s’apprêtait à lui demander ce qu’il lui ferait plaisir, lorsque sa voix résonna dans la petite pièce.

« Enlevez-moi ce maquillage, je vous veux naturelle. »

Prise par surprise, Hannah écarquilla les yeux avant de se mettre à rire. Là, ç’en était trop.

« Là ça suffit ! S’énerva-t-elle, perdant tout le sang-froid dont elle avait fait preuve. Trop c’est trop. Déjà, vous allez arrêter de me donner des ordres ! Je ne suis pas votre jouet. »

Hannah le fixa méchamment. En réalité, elle le foudroyait du regard. Pour qui se prenait-il avec son autorité à deux balles ? Certes, elle était une prostituée mais tout de même. Aucun client ne lui avait jamais parlé de cette façon. Se démaquiller ? Et puis encore !

« Et pourquoi, devrais-je me démaquiller ? Vous ne savez pas le temps que ça prend pour tout refaire. »

Il l’insupportait. Elle espérait que cela ne dure pas trop longtemps. Elle n’avait aucune envie de s’éterniser avec lui.
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« Une rencontre qui n'est pas dû au hasard »


La jeune femme devant moi semblait en colère. Je sentis monter une pression en moi. Pour qui se prenait-elle, elle plutôt ? Le client est roi non ? Tant que je paye elle s'exécute. Ses yeux me foudroyèrent, je lui trouvais très mauvais caractère et ne comprenait pas pourquoi Lucius m'avait recommandé pareil femme. Certes elle était plutôt plaisante physiquement, ressemblant étrangement à Lily mais je n'allais pas me laisser faire. Ici c'est moi qui dictait la loi.

"J'ai cru pourtant que vous étiez une poupée vivante pour quelques gallions, c'est bien cela votre métier non ? Satisfaire les demandes des hommes tel que moi"

Son maquillage la rendait vulgaire, je ne supportais pas de voir Lily ainsi affublait d'une quelconque vulgarité. Comment cela pouvait-il plaire aux hommes ? Trop tape à l’œil pour moi. J'aimais les femmes au naturel, dans leur plus simple apparat.
"Le maquillage ne vous va pas du tout mademoiselle, il vous fait un visage vulgaire et je ne payeras pas pour si peu..."

Je sortais brusquement une bourse assez remplies que je posais dans un bruit sourd sur la table de chevet. "Au vu du froid environnant, je suis votre seule chance de gagner de l'argent ce soir, alors combien pour que vous enleviez toute cette peinture ? Et couvrez vous un peu, je ne suis pas là pour m'intéresser à votre corps ce soir"

Je m'installais face à elle, dans la chaise à côté du lit, prévue à cette effet. Je la surplombais de mon regard, prenant un air sarcastique et plutôt moqueur. Cette jeune femme m'importait peu, elle était là pour me satisfaire et je n'avais pas énormément d’exigence. J'étais assez impatient de débuter notre séance. Il fallait que je vois si elle pouvait faire l'affaire. Je sortais un vieux manuel de potion de cinquième année, cela ne devrait pas être trop difficile pour elle à comprendre, bien que j'en doutais parfois. Une jeune femme comme elle dans la rue ne devait pas avoir une grande éducation.

"J'imagine que vous savez lire ? Asseyez vous sur ce lit, et lisez en silence ce manuel. Dégagez vos cheveux de votre visage surtout, et ne parlez pas"

Me prenant le nez entre mes doigts, j'espérais qu'elle s'exécuterait rapidement et qu'on en finisse. Je n'avais pas la patience ce soir de parlementer avec une femme comme elle. Je n'avais pas beaucoup de respect pour celle qui effectuer ce genre de métier. Comment pouvait-on arriver si bas ? Un air de dégoût me passa sur le visage en imaginant tous les corps sales qui avaient du toucher le sien. Il était certain que si un jour nous en arrivions là, j'exigerais une toilette complète. Pour l'instant, seul m'importait de pouvoir l'observer, en silence, m'imaginant revoir la douce Lily comme à l'époque de nos études. Sa présence me manquait, je ne pouvais le nier. J'avais fait de très mauvais choix et l'amour que j'avais pour elle n'était jamais parti avec le temps. Mon cœur souffrait encore...bien que je le cachais au plus profond de mes pensées. Il était hors de question que quiconque puisse apercevoir ma faiblesse. J'avais de la rancœur contre elle, de m'avoir laisser sombrer aussi bas. Si elle m'avait tendu la main, les ténèbres ne m'auraient pas englouties autant.

"Je vous suggère de faire ce qui vous ai demandé rapidement, si vous ne voulez pas que j'aille me plaindre de vos prestations à votre maître" Tout en la menaçant, je laissais apercevoir la marque. Je savais pour qui elle travaillait et cette image suffisait à la dompter pour en faire ce que je voulais. Je n'étais pas fière d'agir ainsi mais je ne supportais pas qu'une femme de sa condition discute mes ordres. Surtout que j'allais dépenser une petite fortune pour cela.
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Une recontre qui n'est pas du au hasardDans le monde, il n'y a pas d'un côté le bien et le mal, il y a une part de lumière et d'ombre en chacun de nous. Ce qui compte c'est celle que l'on choisit de montrer dans nos actes, ça c'est ce que l'on est vraiment. « J’ai cru pourtant que vous étiez une poupée vivante pour quelques gallions, c’est bien cela votre métier non ? Satisfaire les demandes des hommes tel que moi ».

Hannah en resta bouche bée, le fixant avec une certaine froideur. Mais pour qui se prenait-il à lui parler de cette façon ? Non, Hannah n’était pas une poupée. Elle était humaine, et même si elle faisait un travail dégradant, elle exigeait qu’on la respecte. La jeune femme entrouvrit légèrement les lèvres, mais elle fut incapable de parler. C’était comme si ses mots restaient coincés dans sa gorge. Hannah savait qu’elle était surveillée, et bien souvent elle tentait de faire profil bas. Mais ce type se conduisait comme un crétin. Un faux sourire prit possession de ses lèvres. « Sois aimable Hannah, prend sur toi. Ca va bien se passer ». Pourquoi fallait-il toujours qu’elle tombe sur des types pas très net ? Un petit soupir s’échappa de ses lèvres.

« Très bien, répondit-elle d’un ton las. Je suis votre poupée vivante, le temps d’une soirée. Et ensuite, vous disparaîtrez de ma vie. »

Hannah s’avouait vaincu, après tout, elle avait besoin d’argent pour vivre. Et ce soir-là, les clients se faisaient rare.

« Le maquillage ne vous va pas du tout mademoiselle. Il vous fait un visage vulgaire et je ne payerais pas pour si peu… ».

Hannah écarquilla les yeux. Elle lui flanquerait bien une gifle à ce crétin. Sans déconner, il commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. La jeune femme croisa ses bras contre sa poitrine. « Reste calme Hannah. Reste calme ». Une petite voix dans sa tête lui intimait de ne pas perdre son sang-froid. Il n’était pas le premier client exigeant qu’elle rencontrait. Et il ne serait certainement pas le dernier. Cependant, un petit rire s’échappa de ses lèvres. Un rire sans joie. Lorsqu’il sortit la bourse qu’il lui avait montré quelques minutes plus tôt dans la ruelle, Hannah fronça les sourcils.

« Au vu du froid environnant, je suis votre seule chance de gagner de l’argent ce soir, alors combien pour que vous enleviez toute cette peinture ? Et couvrez-vous un peu, je ne suis pas là pour m’intéresser à votre corps ce soir ».

Hannah resta silencieuse, l’observant avec incrédulité. S’il n’était pas là pour son corps, pourquoi était-il ici justement ? Il lui faisait perdre son temps. Mais Hannah laissa échapper un autre soupir. Elle savait que si elle partait, si elle refusait d’obéir à ses exigences, Regulus le saurait.

« Deux gallions. Répondit-elle, plongeant ses yeux dans ceux de l’inconnu. Deux gallions et j’enlève mon maquillage. »

Deux gallions, ce n’était pas énorme mais Hannah avait peur que si elle demandait plus, il finisse par partir. Et elle avait besoin d’argent. Lorsqu’il prit place sur une chaise, à côté du lit, la rouquine le suivit du regard. A présent, il se tenait face à elle. Hannah remonta la bretelle de son soutien-gorge qui tombait sur son épaule dénudée. Ce soir, elle n’avait pas besoin de se déshabiller, puisqu’il ne voulait pas voir son corps. Même si elle ne l’avouerait jamais, elle se sentait rassurée de ne rien faire avec cet homme. Et Hannah se demandait s’il était puceau. En tout cas, il en avait l’air. A cette pensée, un sourire espiègle et mesquin se dessina sur ses fines lèvres peintes en rouges. Cela ne l’étonnerait pas, s’il était puceau. Vu comment il s’adressait à elle, aucune femme ne voudrait de lui. Quelques minutes plus tard, elle le vit sortir un livre de potion qu’il jeta sur le lit. Ses sourcils se froncèrent de surprise. Pendant un court instant, elle lut le temps de lire le titre. Il s’agissait d’un manuel de potion de cinquième année. La prenait-il pour une fille stupide ? Elle avait fait ses études à Poudlard ! Hannah se sentit profondément blessée par son geste, mais son visage resta de marbre. Elle resta impassible.

« J’imagine que vous savez lire ? Asseyez-vous sur ce lit et lisez en silence ce manuel. Dégagez vos cheveux de votre visage surtout, et ne parlez pas ».

Hannah en resta de nouveau bouche bée. Comment osait-il ! Elle resta silencieuse et immobile pendant un très laps de temps. Puis, finalement, elle décida enfin d’obéir. Elle ouvrit son sac et en sortit un mouchoir qu’elle passa par la suite sur son visage. Elle tenta de se démaquiller comme elle put. N’ayant aucun miroir avec elle, Hannah n’était pas sûr du résultat mais puisqu’il la voulait sans maquillage, alors soit. Par la suite, elle jeta le mouchoir dans une poubelle et s’installa sur le lit. Elle prit le manuel entre ses mains et mit ses cheveux que sur un seul côté. Elle trouvait cette situation dès plus étrange mais, comme il lui avait demandé, elle resta silencieuse et garda ce commentaire pour elle. C’était assez troublant, en réalité, elle ne comprenait pas très bien pourquoi il lui demandait de lire un livre. Mais au fond d’elle, lire un livre lui manquait. Hannah était une passionnée de lecture et depuis qu’elle avait commencé ce travail, elle n’avait plus eu l’occasion de lire. Quelques secondes plus tard, elle releva néanmoins son visage et posa son regard sur l’inconnu. Alors qu’elle s’apprêtait à parler, celui-ci lui coupa l’herbe sous le pied.

« Je vous suggère de faire ce que je vous ai demandé rapidement, si vous ne voulez pas que j’aille me plaindre de vos prestations à votre maître ».

Une peur panique lui noua l’estomac et son regard trahissait la peur que ses paroles provoquèrent. Regulus n’était pas son maître, mais il était craint par toutes les prostituées. Et Hannah en faisait partie. En imaginant les tortures qu’il pouvait lui infliger, si le travail n’était pas fait correctement, Hannah baissa aperçut la marque que portait l’inconnu. La rouquine blêmit et déglutit discrètement. C’était la marque des ténèbres, celle que tous les mangemorts portaient. Hannah baissa de nouveau son regard en direction du livre et poursuivit sa lecture dans un silence dès plus complet.

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