The supremacy of Pure Blood begin here.
Dans la nuit du 31 octobre 1981.
Attaque perpétrée par les forces du Lord: Peter Pettigrow tue le jeune Harry dans son sommeil pendant que James et Lily Potter sont aux mains des Mangemorts qui perquisitionnent le couple. Peter transplane avant de se faire repérer par ses amis.

Pendant ce temps …
Un groupe de chercheur en médicomagie présentent les résultats d’une étude sur le développement d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Personne n’entend parler de la mort du jeune Harry Potter... - Lire le contexte -
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A savoir
# Forum dans l'univers de J.K. Rolling - Première guerre - Uchronie Dystopique - Monde adulte.
# Contexte évolutif, chaque personnage compte! Luttez pour la victoire de votre camps!
# Codage par Okhmhaka sur Never-Utopia; Images par Lüly (Eléonore); Codages supplémentaires par Sulpica;
Intrigue II
Suite à l’attaque du Chaudron Baveur par le ministère en quête de nés-moldus à emprisonner, le bilan des pertes est lourd. Remus Lupin, fidèle membre de l’Ordre a été emprisonné en sa qualité de Loup-Garou et se fait chaque jour torturer afin de lui sous-titrer des informations. Coup dur pour l’Ordre, dont l’information leur parvient grâce à Sulpicia Mulciber, la colocataire de Remus. Une opération de libération se profile à la prison de l’Abbey de Westminster. Leadée par Sirius Black, Nyneve Mckinnon, Peter Pettigrow et Sulpicia Mulciber s’infiltrent avec fracas dans la prison. Si Severus Rogue et Lucius Malefoy tentent de les arrêter, ils se retrouvent rapidement en position délicate grâce à l’arrivée du groupe de secours composée d’Arthur Weasley, Elena Dragomirov et Eléonore de Phily.
Le bilan est difficile pour les mangemorts. Non seulement Remus est sauvé, mais tous les prisonniers sont libérés et ce malgré l’équipe d’une dizaine de mangemorts et d’Aurors envoyés par le ministère. C’est une belle victoire pour l’Ordre, l’orage gronde au Ministère. Amycus Carrow est furieux, il va falloir payer les pots cassés...
Intrigue I
« Harry Potter est mort. L ‘élu a été tué. Le monde magique est proche de sa fin. Résistez ou fuyez! Harry Potter est mort! ». En ce beau matin de novembre 1981, la une de la gazette du sorcier aurait pu annoncer la tragique attaque de Goodrich’s Hollow. Les sorciers du royaume uni auraient pu se réveiller avec une nouvelle bien tragique, s’ils savaient qui était Harry Potter. Au lieu de cela, la gazette annonçait en sa première page la découverte prodigieuse d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Nul ne se doutait des terribles événements qui avaient eu lieu dans la nuit, relatés page 12 de la gazette dans un tout petit encadré : « Des Mangemorts perquisitionnent un couple suspecté de faire partit de l’ordre du phénix. Tournant au vinaigre, un enfant meurt durant l’intervention. ». Ni plus, ni moins, le jeune Harry James Potter était mort. La prophétie ne se réalisera jamais. Voldemort venait d’assoir son pouvoir en tant que 1er Ministre de la Magie.
1981; Grande-Bretagne
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«Please have mercy on me. Take it easy on my heart. Even though you don't mean to hurt me. You keep tearing me apart.»
Dans le quartier général des membres de l’Ordre du Phénix, il faisait paisiblement calme. Un feu de cheminée, quelques bruits de réveil, une douce musique provenant de l’étage, rien ne portait à croire qu’aujourd’hui était un jour d’attaque. Pourtant, ce jour-là, les membres de l’Ordre du Phénix allaient encore frapper. Aujourd’hui était le jour où ils allaient libérer un prisonnier, le jour où ils allaient sauver Remus. A quelques mètres de James, la jeune femme était assise dans l’un des petits canapés au coin de la pièce principale. Il était encore très tôt pour un jour de décembre, le ciel peinait à s’éclaircir d’une lumière du jour. Seuls les quelques membres de l’Ordre logeant habituellement dans le quartier général commençaient à remuer, se lever et à se préparer. Les autres membres n’allaient pas tarder à arriver, Lily et James étaient de toute évidence les premiers. Et ce n’était en rien étonnant, si l’on avait suivi la scène qui s’était déroulée quelques heures plus tôt.

Dans l’ancienne demeure des Potter, où James et Lily logeaient depuis le drame familial, l’ambiance était calme, trop calme. Les traits complètement tirés de fatigue, les cheveux en bataille et le teint pâle, Lily se tenait dos au mur froid de la bâtisse. Le regard perdu vers l’horizon que l’étendue du jardin et des champs voisins offrait, son air était particulièrement songeur. Elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit, tout simplement parce que fermer les yeux l’envoyait directement dans les pensées et les souvenirs les plus sombres. La veille, aux alentours de vingt-deux heures, elle avait entendu James monter à l’étage, sans doute pour aller dans la pièce où ils en avaient fait une chambre, elle ne l’avait plus vu depuis. Songeant à le rejoindre plus d’une fois, son petit coeur lui criant d'aller se blottir dans les bras de celui qu'elle aimait inconditionnellement, elle s’était finalement résignée. Résignée à rester en bas, dehors, sachant pertinemment qu’elle n’allait pas sombrer dans le sommeil, qu’elle allait être agitée sous les couvertures et l’agiter à son tour. Les heures étaient passées, la lune allait d’un côté à l’autre du ciel et, tout doucement, disparaissait derrière la forêt qui se trouvait loin dans l’horizon. Elle n’avait pas franchement réalisé qu’elle était restée dehors toute la nuit, avec la couverture à présent à moitié humide sur elle, les lèvres violettes et un teint qui frôlait la maladie. Les pas de James dans la cuisine l’avaient ramenée à elle vers six heures du matin. C’était le jour, ils devaient se préparer et partir rejoindre l’Ordre. Par un simple regard, ils s'étaient faits comprendre qu'ils étaient tous les deux prêts à partir. Aujourd’hui était le jour où ils allaient sauver Remus.

Son droit de transplanage ayant été retiré, James et elle avaient transplané main dans la main à l’entrée du village Pré-au-Lard, sécurisé par les membres de l’Ordre du Phénix. Aussitôt arrivés, les deux époux s’étaient distancés et avaient avancé tête baissée sous la pluie pour rejoindre le quartier général. Seuls quelques reniflements et bruits de pas cassaient le silence de plomb qui régnait entre eux depuis la veille. C’était une étrange sensation, que celle d’ignorer celui qu’on aime, tout en continuant à se sentir rassurée de marcher à ses côtés. Une fois dans le quartier général, porte d’entrée refermée derrière eux, Lily avait quitté son époux sans mots ni regards, pour rejoindre la pièce de vie et commencer à aménager les lieux avant que les autres arrivent. Après un rangement et un nettoyage d’un coup de baguette assez nerveux, elle avait pris la Gazette du Sorcier pour lire les derniers mensonges racontés au monde des sorciers. La presse était pro-ministère depuis bien trop longtemps maintenant et elle ne savait même pas pourquoi elle s’était mise à la lire. Cela la rendait malade, à l’image de la situation actuelle avec James.

Rester dans un coin de la pièce, dans l’un des canapés, et entendre James circuler dans la pièce, faire naturellement du bruit et tout simplement respirer, la rendaient d’autant plus tendue. Sa tête avait beau bourdonner d’avoir fait une nuit complètement blanche, ses paupières étaient pourtant lourdes, Lily se sentit comme une pile électrique, presque tremblante. Elle avait le besoin de relancer une énième discussion avec James autant que de se faufiler dans ses bras, de le secouer autant que de se secouer elle-même aussi, au fond. L’un ne rattrapait pas l’autre dans ce genre de situations. Et là, elle ne mit pas plus d’une demi-heure avant de finalement lâcher : « Bon, tu comptes m’ignorer encore longtemps ? » Certes, elle n’était pas mieux que lui pour le coup et ce fut en le prononçant à voix haute qu’elle s’en rendit compte. La dernière fois qu’ils s’étaient adressé la parole était la veille, au sujet de la décision prise par Sadie, à la tête de l’Ordre, concernant leur retenue pour sauver leur ami. Comme à chaque fois, la discussion était partie dans tous les sens et se finissait sur des pleurs et des portes qui claquent. Remuer le couteau dans la plaie ne servait à rien. Comme s'ils n'étaient pas assez tiraillés par la douleur, ils se mettaient mutuellement des bâtons dans les roues alors que tout leur criait de s'étreindre tout simplement. Mais sa voix brisée et affaiblie par le manque d’énergie reprit de plus belle, alors qu’elle s’était levée pour lui faire face. « Tu sais bien que j’ai envie autant que toi d’aller à Westminster avec les autres pour le sauver. » Elle s’arrêta un instant, poings serrés, puis chuchota, plus pour se parler à elle-même qu’à lui. « Pour me battre. »
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Dernière édition par Lily Evans-Potter le Dim 9 Déc - 14:45, édité 1 fois
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Lily & James

La nuit était longue, si longue, il n'arrivait pas à trouver le sommeil. On lui avait dit un jour que la nuit révélait ce que nous étions, à la façon d'Albus Dumbledore dont il avait le plus grand respect à son égard, James n'aurait sans doute jamais manqué d'y apporter une petite modification. Les mots avaient leurs puissances, des armes si douces ou si terribles. Non, James aurait plutôt dit que la nuit permettait de révéler les plus grandes peurs, celles que chacun ne manquait pas d'enfouir le plus profondément en lui une fois que les premières lueurs du jour venaient à illuminer doucement la pièce, glissant sous les rideaux et vous imposant alors de remettre un masque pour faire semblant un jour de plus, que tout allait bien, que vous maîtrisiez la situation et que rien ne pourrait jamais vous amener jusqu'au bord du précipice. La nuit était longue, si longue. S'il avait voulu ajouter quelque chose à cet instant, il aurait pu dire que le jour ne s'était jamais levé, depuis ce triste soir de Halloween où Harry avait perdu la vie. Il semblait être là, bloqué quelques minutes avant l'aube, attendant dans un silence de mort ce qui allait suivre, une appréhension grandissante au creux de son ventre, le faisant parfois trembler, lui qui s'était toujours cru surhumain et d'une certaine façon immortelle. Après tout, il avait par trois fois défiés le Seigneur des Ténèbres et il avait par trois fois réussis à échapper à une mort qui semblait presque certaine pourtant. La nuit était longue, si longue. Et il était si seul. Lily semblait avoir à son tour baisser les bras, refusant de venir se coucher auprès de lui. Certes, la vie n'était pas facile ces derniers temps mais sans aucun doute qu'à deux, ils auraient pu surmonter un peu plus leurs angoisses, l'un dans les bras de l'autre, la chaleur des corps pouvant peut-être de réchauffer les cœurs, ils auraient réussi à trouver le sommeil, quelques heures, ou quelques minutes au moins. Il leur était impossible de continuer longtemps à fonctionner comme ça, à vivre ainsi ou plutôt à survivre du mieux qu'il pouvait avec le poids de la disparition et de la culpabilité qu'ils avaient sur les épaules et ce fardeau, il faudrait le supporter toute leur vie durant. Même si celle-ci pouvait s'arrêter à tout instant, l'Ordre était un engagement à la vie, à la mort. La nuit était longue, si longue.

James se rendit finalement compte qu'il avait réussi à dormir quelques heures, quand il se rendit compte de l'heure qu'il était à sa montre. Certes, il avait somnelé deux ou trois heures tout au plus, il était encore assez tôt, mais c'était une autre angoisse qui venait à le prendre à la gorge quand il se souvenait finalement des enjeux de cette journée. Il fallait ramener Rémus à la maison, par tous les moyens possibles. Mais cette mission se ferait sans lui, et cela était pour lui une grande déchirure. Il se retint de taper rageusement dans la table de chevet juste à côté du lit. Il ne supportait pas d'avoir été ainsi mis à l'écart alors qu'il était question d'aller sauver un de ses meilleurs amis. Il aurait du être sur le terrain, il aurait tout fait pour le ramener, jusqu'à donner sa propre vie pour lui. James avait fini par quitter la chambre, allant dans la cuisine sans véritablement faire attention à Lily, il n'avait clairement pas envie de parler ce matin. Il prit un petit-déjeuner sur le pouce avant de se préparer pour se rendre au QG général de l'Ordre du Phénix. Il avait aidé Lily pour transplaner jusqu'à Pré-au-Lard, puisque malheureusement avec les restrictions contre les sorciers nés-moldus, elle était considérée comme un être qui n'aurait pas du pouvoir naître, et qui n'avait clairement rien à faire auprès de sorciers. Le rapprochement n'avait duré qu'un bref instant, alors que la tension était plus forte que jamais, ils s'étaient séparés aussi vite qu'ils avaient transplané jusqu'au village tout proche de Poudlard. C'était avec une grande nostalgie qu'il avait regardé la silhouette du château, en pensant combien il était beaucoup plus facile de vivre et de rire quand il était là-bas, et même les hurlements de Lily quand il était terriblement insistant auprès d'elle, ressemblait à une cure de jouvance par rapport à la situation de grand froid qui existait entre eux depuis le terrible incident. James se doutait bien que tout cela n'était pas facile pour elle, mais il n'arrivait déjà pas à faire face à sa douleur, alors il ne savait pas comment il pouvait l'aider également à faire face. Finalement, ne rien dire, était bien plus facile que de tenter de faire la conversation. Au QG, il n'arrivait pas à rester en place, il n'avait jamais été simple pour lui de ne rien faire … Il ne cessait de faire les cent pas, trouvant que l'endroit n'était finalement pas assez inspirant pour lui et surtout ne cessant de penser au fait qu'il n'était pas auprès des autres pour aider à sauver Remus. Au moment où il passait non loin de Lily, celle-ci lui adressa la parole, peut-être même que c'était les premiers mots qu'ils échangeaient depuis le matin. Il redressa la tête avant de la regarder. Il soupira doucement avant de finalement hausser les épaules. « Oui tu veux te battre, je veux me battre … Et nous sommes là … Comme quoi nous ne servons pas à grand chose, il semblerait qu'on peut se passer de nous sans aucun soucis. »
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Les yeux baissés, les poings qui ne se desserraient pas face à la rancœur de la situation, de la douleur infligée comme un coup de fouet répété à chaque heure de la journée, Lily se demandait bel et bien ce qu’allait être la réaction de son époux. Chacun à leur manière, ils essayaient de se remettre sur leurs deux jambes, de relever la tête et de remettre le pied à l’étrier. Jusqu’ici, à en voir leurs deux mines fatiguées et tiraillées par la souffrance de la perte d’un être qui leur était cher, inestimablement cher, cela semblait ne pas être une franche victoire. Et le soutien des différents membres de l’Ordre, aussi précieux pouvaient-ils, ne changeaient temporairement pas grand-chose.

« Oui tu veux te battre, je veux me battre… Et nous sommes là… Comme quoi, nous ne servons pas à grand-chose, il semblerait qu’on peut se passer de nous sans aucun souci. » Pendant un instant, Lily resta plantée là, hébétée, au milieu de la pièce, cillant face aux paroles de son époux. Ce dernier semblait finalement complètement détaché de la situation, c’était à se demander si elle s’était disputée avec le même homme la veille. Ou bien était-ce une technique pour la mettre une fois de plus hors d’elle ? « Se passer de nous… Hm. » Finalement, fermant les yeux sur ses paroles après les avoir répétées, elle secoua la tête et tourna les talons. A quoi bon ressortir quelques colères qui n’étaient même pas adressées directement à celui qu’elle aimait plus que tout ? Il valait mieux pour elle qu’elle ravale sa haine et ses piques de colère plutôt que de faire une fois de plus de son cher mari la cible de dommages collatéraux.

Lentement, elle se dirigea vers la petite cuisine à proximité de la table où il se trouvait. Il faisait bien calme pour un matin dans le quartier général. Et c’était là le genre de calmes qui rendait mal à l’aise, lorsqu’on savait toute l’action, la terreur et l’horreur qui se déroulaient à proximité. C’était ce genre de situations où il fallait regarder sur sa montre, fièrement reçue à la majorité, les minutes défiler en attendant la bonne ou la mauvaise nouvelle tomber. Sa main glacée se faufila dans ce long gilet tricoté et en sortit sa baguette pour actionner la bouilloire. Si en temps normal, utiliser la magie pour les choses simples du quotidien avait tendance à l’énerver, la fainéantise d’une fatigue trop marquée la poussa à tout faire depuis le bout de sa baguette. Au moins, elle avait l’impression de l’utiliser, de ne pas la laisser pour compte, entre les restrictions sur les nés-moldus et les actions où elle n’était pas la bienvenue. Tandis qu’elle était en train de préparer sur un rythme presque mélodieux deux tasses de thé, elle laissa ses pensées aller jusqu’à se dire qu’à la prochaine action, qu’on le veuille ou non, elle en ferait partie, quitte à ce que cela lui coûte la vie.

« Tiens… » lui dit-elle finalement, une fois qu’elle revint à sa hauteur, lui tendant l’une des deux tasses, presque symboliquement synonyme d’une hache de guerre qu’elle voulait enterrer pour la querelle de la veille. De toute manière, si celle d’hier allait s’enterrer dans les décombres et mille et unes disputes depuis la mort de leur seul et unique enfant, la suivante n’allait pas tarder à arriver. C’était comme une trêve de courte durée avant le prochain bombardement dans le couple. Et plus les jours passaient, moins Lily trouvait la force de tenir tête à la situation, s’imaginant finir par s’effondrer physiquement. Elle promena le bout de ses doigts sur les épaules de James, comme la finesse d’une caresse, alors qu’elle passa à côté de lui pour venir prendre place à côté de lui. Ce geste fit naitre en elle-même une sensation trop longtemps désirée, trop longtemps oubliée. S’il y avait bien quelque chose qui lui manquait presque autant que la présence de son tendre enfant, c’était la douceur du contact et du réconfort que James pouvait lui offrir. Tous les deux blessés, l’un n’était pas plus intelligent que l’autre pour se tourner vers leur couple plutôt que de tourner le dos. « Mais… » reprit-elle, les mains encerclant la tasse bien chaude. « On ne peut pas se passer de nous, pas de cette façon-là… Ils n’auront pas le choix, parce que pour ma part, je compte bien montrer que je suis là… » C’était le genre de phrases un peu bancales, où Lily ne savait visiblement plus quoi dire, parce que tout partait en vrille, parce qu’elle n’était plus sûre de rien et qu’elle ne pouvait pas convaincre James de quelque chose dont elle n’était pas persuadée elle-même. « Si aujourd’hui, ils vont agir sans nous, la prochaine fois, ils n’auront pas le choix. » Ses sourcils se froncèrent, tout autant que son regard se perdit dans le thé infusé où elle crut un moment y voir la couleur verte des yeux de son fils. « J’ai besoin de ça... Pas toi ? Je ne veux pas me laisser mourir ainsi encore longtemps… » Un silence marqué, une parole prononcée, dans le vide, sans doute pas entendue par James alors que tout lui criait intérieurement de la regarder. « Je me sens seule. »

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