The supremacy of Pure Blood begin here.
Dans la nuit du 31 octobre 1981.
Attaque perpétrée par les forces du Lord: Peter Pettigrow tue le jeune Harry dans son sommeil pendant que James et Lily Potter sont aux mains des Mangemorts qui perquisitionnent le couple. Peter transplane avant de se faire repérer par ses amis.

Pendant ce temps …
Un groupe de chercheur en médicomagie présentent les résultats d’une étude sur le développement d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Personne n’entend parler de la mort du jeune Harry Potter... - Lire le contexte -
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A savoir
# Forum dans l'univers de J.K. Rolling - Première guerre - Uchronie Dystopique - Monde adulte.
# Contexte évolutif, chaque personnage compte! Luttez pour la victoire de votre camps!
# Codage par Okhmhaka sur Never-Utopia; Images par Lüly (Eléonore); Codages supplémentaires par Sulpica;
Intrigue II
Suite à l’attaque du Chaudron Baveur par le ministère en quête de nés-moldus à emprisonner, le bilan des pertes est lourd. Remus Lupin, fidèle membre de l’Ordre a été emprisonné en sa qualité de Loup-Garou et se fait chaque jour torturer afin de lui sous-titrer des informations. Coup dur pour l’Ordre, dont l’information leur parvient grâce à Sulpicia Mulciber, la colocataire de Remus. Une opération de libération se profile à la prison de l’Abbey de Westminster. Leadée par Sirius Black, Nyneve Mckinnon, Peter Pettigrow et Sulpicia Mulciber s’infiltrent avec fracas dans la prison. Si Severus Rogue et Lucius Malefoy tentent de les arrêter, ils se retrouvent rapidement en position délicate grâce à l’arrivée du groupe de secours composée d’Arthur Weasley, Elena Dragomirov et Eléonore de Phily.
Le bilan est difficile pour les mangemorts. Non seulement Remus est sauvé, mais tous les prisonniers sont libérés et ce malgré l’équipe d’une dizaine de mangemorts et d’Aurors envoyés par le ministère. C’est une belle victoire pour l’Ordre, l’orage gronde au Ministère. Amycus Carrow est furieux, il va falloir payer les pots cassés...

Happy New Year ?
L’alcool coulait à flot. Comme tous les ans, le Lord et ses sbires avaient organisés une fête pour le nouvel an, comme tous les ans, il serait présent, prendrait un bain de foule. Bien évidemment, il y avait ses amis de Poudlard à ses côtés et tous ces adeptes, du plus sage au plus extrémiste, seraient là. Mais pas qu’eux. La soirée était, contrairement aux années précédentes, ouverte à tous, même aux né-moldus... Il avait décidé d’inviter tout le monde, tout ceux qui voulaient venir, le voir, le vénérer, le respecter ou tout simplement, le voir par curiosité. Et il savait qu’il inspirerait à toutes ces âmes une peur profonde. www.
1981; Grande-Bretagne
everything is falling apart

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 tired of everything but you. Ϟ james & lily o1

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lily and james potter

«Please have mercy on me. Take it easy on my heart. Even though you don't mean to hurt me. You keep tearing me apart.»
December 7, 1981. Dans le quartier général des membres de l’Ordre du Phénix, il faisait paisiblement calme. Un feu de cheminée, quelques bruits de réveil, une douce musique provenant de l’étage, rien ne portait à croire qu’aujourd’hui était un jour d’attaque. Pourtant, ce jour-là, les membres de l’Ordre du Phénix allaient encore frapper. Aujourd’hui était le jour où ils allaient libérer un prisonnier, le jour où ils allaient sauver Remus. A quelques mètres de James, la jeune femme était assise dans l’un des petits canapés au coin de la pièce principale. Il était encore très tôt pour un jour de décembre, le ciel peinait à s’éclaircir d’une lumière du jour. Seuls les quelques membres de l’Ordre logeant habituellement dans le quartier général commençaient à remuer, se lever et à se préparer. Les autres membres n’allaient pas tarder à arriver, Lily et James étaient de toute évidence les premiers. Et ce n’était en rien étonnant, si l’on avait suivi la scène qui s’était déroulée quelques heures plus tôt.

Dans l’ancienne demeure des Potter, où James et Lily logeaient depuis le drame familial, l’ambiance était calme, trop calme. Les traits complètement tirés de fatigue, les cheveux en bataille et le teint pâle, Lily se tenait dos au mur froid de la bâtisse. Le regard perdu vers l’horizon que l’étendue du jardin et des champs voisins offrait, son air était particulièrement songeur. Elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit, tout simplement parce que fermer les yeux l’envoyait directement dans les pensées et les souvenirs les plus sombres. La veille, aux alentours de vingt-deux heures, elle avait entendu James monter à l’étage, sans doute pour aller dans la pièce où ils en avaient fait une chambre, elle ne l’avait plus vu depuis. Songeant à le rejoindre plus d’une fois, son petit coeur lui criant d'aller se blottir dans les bras de celui qu'elle aimait inconditionnellement, elle s’était finalement résignée. Résignée à rester en bas, dehors, sachant pertinemment qu’elle n’allait pas sombrer dans le sommeil, qu’elle allait être agitée sous les couvertures et l’agiter à son tour. Les heures étaient passées, la lune allait d’un côté à l’autre du ciel et, tout doucement, disparaissait derrière la forêt qui se trouvait loin dans l’horizon. Elle n’avait pas franchement réalisé qu’elle était restée dehors toute la nuit, avec la couverture à présent à moitié humide sur elle, les lèvres violettes et un teint qui frôlait la maladie. Les pas de James dans la cuisine l’avaient ramenée à elle vers six heures du matin. C’était le jour, ils devaient se préparer et partir rejoindre l’Ordre. Par un simple regard, ils s'étaient faits comprendre qu'ils étaient tous les deux prêts à partir. Aujourd’hui était le jour où ils allaient sauver Remus.

Son droit de transplanage ayant été retiré, James et elle avaient transplané main dans la main à l’entrée du village Pré-au-Lard, sécurisé par les membres de l’Ordre du Phénix. Aussitôt arrivés, les deux époux s’étaient distancés et avaient avancé tête baissée sous la pluie pour rejoindre le quartier général. Seuls quelques reniflements et bruits de pas cassaient le silence de plomb qui régnait entre eux depuis la veille. C’était une étrange sensation, que celle d’ignorer celui qu’on aime, tout en continuant à se sentir rassurée de marcher à ses côtés. Une fois dans le quartier général, porte d’entrée refermée derrière eux, Lily avait quitté son époux sans mots ni regards, pour rejoindre la pièce de vie et commencer à aménager les lieux avant que les autres arrivent. Après un rangement et un nettoyage d’un coup de baguette assez nerveux, elle avait pris la Gazette du Sorcier pour lire les derniers mensonges racontés au monde des sorciers. La presse était pro-ministère depuis bien trop longtemps maintenant et elle ne savait même pas pourquoi elle s’était mise à la lire. Cela la rendait malade, à l’image de la situation actuelle avec James.

Rester dans un coin de la pièce, dans l’un des canapés, et entendre James circuler dans la pièce, faire naturellement du bruit et tout simplement respirer, la rendaient d’autant plus tendue. Sa tête avait beau bourdonner d’avoir fait une nuit complètement blanche, ses paupières étaient pourtant lourdes, Lily se sentit comme une pile électrique, presque tremblante. Elle avait le besoin de relancer une énième discussion avec James autant que de se faufiler dans ses bras, de le secouer autant que de se secouer elle-même aussi, au fond. L’un ne rattrapait pas l’autre dans ce genre de situations. Et là, elle ne mit pas plus d’une demi-heure avant de finalement lâcher : « Bon, tu comptes m’ignorer encore longtemps ? » Certes, elle n’était pas mieux que lui pour le coup et ce fut en le prononçant à voix haute qu’elle s’en rendit compte. La dernière fois qu’ils s’étaient adressé la parole était la veille, au sujet de la décision prise par Sadie, à la tête de l’Ordre, concernant leur retenue pour sauver leur ami. Comme à chaque fois, la discussion était partie dans tous les sens et se finissait sur des pleurs et des portes qui claquent. Remuer le couteau dans la plaie ne servait à rien. Comme s'ils n'étaient pas assez tiraillés par la douleur, ils se mettaient mutuellement des bâtons dans les roues alors que tout leur criait de s'étreindre tout simplement. Mais sa voix brisée et affaiblie par le manque d’énergie reprit de plus belle, alors qu’elle s’était levée pour lui faire face. « Tu sais bien que j’ai envie autant que toi d’aller à Westminster avec les autres pour le sauver. » Elle s’arrêta un instant, poings serrés, puis chuchota, plus pour se parler à elle-même qu’à lui. « Pour me battre. »
(c) DΛNDELION


Dernière édition par Lily J. Potter le Sam 26 Jan - 11:10, édité 7 fois
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Lily & James

La nuit était longue, si longue, il n'arrivait pas à trouver le sommeil. On lui avait dit un jour que la nuit révélait ce que nous étions, à la façon d'Albus Dumbledore dont il avait le plus grand respect à son égard, James n'aurait sans doute jamais manqué d'y apporter une petite modification. Les mots avaient leurs puissances, des armes si douces ou si terribles. Non, James aurait plutôt dit que la nuit permettait de révéler les plus grandes peurs, celles que chacun ne manquait pas d'enfouir le plus profondément en lui une fois que les premières lueurs du jour venaient à illuminer doucement la pièce, glissant sous les rideaux et vous imposant alors de remettre un masque pour faire semblant un jour de plus, que tout allait bien, que vous maîtrisiez la situation et que rien ne pourrait jamais vous amener jusqu'au bord du précipice. La nuit était longue, si longue. S'il avait voulu ajouter quelque chose à cet instant, il aurait pu dire que le jour ne s'était jamais levé, depuis ce triste soir de Halloween où Harry avait perdu la vie. Il semblait être là, bloqué quelques minutes avant l'aube, attendant dans un silence de mort ce qui allait suivre, une appréhension grandissante au creux de son ventre, le faisant parfois trembler, lui qui s'était toujours cru surhumain et d'une certaine façon immortelle. Après tout, il avait par trois fois défiés le Seigneur des Ténèbres et il avait par trois fois réussis à échapper à une mort qui semblait presque certaine pourtant. La nuit était longue, si longue. Et il était si seul. Lily semblait avoir à son tour baisser les bras, refusant de venir se coucher auprès de lui. Certes, la vie n'était pas facile ces derniers temps mais sans aucun doute qu'à deux, ils auraient pu surmonter un peu plus leurs angoisses, l'un dans les bras de l'autre, la chaleur des corps pouvant peut-être de réchauffer les cœurs, ils auraient réussi à trouver le sommeil, quelques heures, ou quelques minutes au moins. Il leur était impossible de continuer longtemps à fonctionner comme ça, à vivre ainsi ou plutôt à survivre du mieux qu'il pouvait avec le poids de la disparition et de la culpabilité qu'ils avaient sur les épaules et ce fardeau, il faudrait le supporter toute leur vie durant. Même si celle-ci pouvait s'arrêter à tout instant, l'Ordre était un engagement à la vie, à la mort. La nuit était longue, si longue.

James se rendit finalement compte qu'il avait réussi à dormir quelques heures, quand il se rendit compte de l'heure qu'il était à sa montre. Certes, il avait somnelé deux ou trois heures tout au plus, il était encore assez tôt, mais c'était une autre angoisse qui venait à le prendre à la gorge quand il se souvenait finalement des enjeux de cette journée. Il fallait ramener Rémus à la maison, par tous les moyens possibles. Mais cette mission se ferait sans lui, et cela était pour lui une grande déchirure. Il se retint de taper rageusement dans la table de chevet juste à côté du lit. Il ne supportait pas d'avoir été ainsi mis à l'écart alors qu'il était question d'aller sauver un de ses meilleurs amis. Il aurait du être sur le terrain, il aurait tout fait pour le ramener, jusqu'à donner sa propre vie pour lui. James avait fini par quitter la chambre, allant dans la cuisine sans véritablement faire attention à Lily, il n'avait clairement pas envie de parler ce matin. Il prit un petit-déjeuner sur le pouce avant de se préparer pour se rendre au QG général de l'Ordre du Phénix. Il avait aidé Lily pour transplaner jusqu'à Pré-au-Lard, puisque malheureusement avec les restrictions contre les sorciers nés-moldus, elle était considérée comme un être qui n'aurait pas du pouvoir naître, et qui n'avait clairement rien à faire auprès de sorciers. Le rapprochement n'avait duré qu'un bref instant, alors que la tension était plus forte que jamais, ils s'étaient séparés aussi vite qu'ils avaient transplané jusqu'au village tout proche de Poudlard. C'était avec une grande nostalgie qu'il avait regardé la silhouette du château, en pensant combien il était beaucoup plus facile de vivre et de rire quand il était là-bas, et même les hurlements de Lily quand il était terriblement insistant auprès d'elle, ressemblait à une cure de jouvance par rapport à la situation de grand froid qui existait entre eux depuis le terrible incident. James se doutait bien que tout cela n'était pas facile pour elle, mais il n'arrivait déjà pas à faire face à sa douleur, alors il ne savait pas comment il pouvait l'aider également à faire face. Finalement, ne rien dire, était bien plus facile que de tenter de faire la conversation. Au QG, il n'arrivait pas à rester en place, il n'avait jamais été simple pour lui de ne rien faire … Il ne cessait de faire les cent pas, trouvant que l'endroit n'était finalement pas assez inspirant pour lui et surtout ne cessant de penser au fait qu'il n'était pas auprès des autres pour aider à sauver Remus. Au moment où il passait non loin de Lily, celle-ci lui adressa la parole, peut-être même que c'était les premiers mots qu'ils échangeaient depuis le matin. Il redressa la tête avant de la regarder. Il soupira doucement avant de finalement hausser les épaules. « Oui tu veux te battre, je veux me battre … Et nous sommes là … Comme quoi nous ne servons pas à grand chose, il semblerait qu'on peut se passer de nous sans aucun soucis. »
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«Please have mercy on me. Take it easy on my heart. Even though you don't mean to hurt me. You keep tearing me apart.»
Les yeux baissés, les poings qui ne se desserraient pas face à la rancœur de la situation, de la douleur infligée comme un coup de fouet répété à chaque heure de la journée, Lily se demandait bel et bien ce qu’allait être la réaction de son époux. Chacun à leur manière, ils essayaient de se remettre sur leurs deux jambes, de relever la tête et de remettre le pied à l’étrier. Jusqu’ici, à en voir leurs deux mines fatiguées et tiraillées par la souffrance de la perte d’un être qui leur était cher, inestimablement cher, cela semblait ne pas être une franche victoire. Et le soutien des différents membres de l’Ordre, aussi précieux pouvaient-ils, ne changeaient temporairement pas grand-chose.

« Oui tu veux te battre, je veux me battre… Et nous sommes là… Comme quoi, nous ne servons pas à grand-chose, il semblerait qu’on peut se passer de nous sans aucun souci. » Pendant un instant, Lily resta plantée là, hébétée, au milieu de la pièce, cillant face aux paroles de son époux. Ce dernier semblait finalement complètement détaché de la situation, c’était à se demander si elle s’était disputée avec le même homme la veille. Ou bien était-ce une technique pour la mettre une fois de plus hors d’elle ? « Se passer de nous… Hm. » Finalement, fermant les yeux sur ses paroles après les avoir répétées, elle secoua la tête et tourna les talons. A quoi bon ressortir quelques colères qui n’étaient même pas adressées directement à celui qu’elle aimait plus que tout ? Il valait mieux pour elle qu’elle ravale sa haine et ses piques de colère plutôt que de faire une fois de plus de son cher mari la cible de dommages collatéraux.

Lentement, elle se dirigea vers la petite cuisine à proximité de la table où il se trouvait. Il faisait bien calme pour un matin dans le quartier général. Et c’était là le genre de calmes qui rendait mal à l’aise, lorsqu’on savait toute l’action, la terreur et l’horreur qui se déroulaient à proximité. C’était ce genre de situations où il fallait regarder sur sa montre, fièrement reçue à la majorité, les minutes défiler en attendant la bonne ou la mauvaise nouvelle tomber. Sa main glacée se faufila dans ce long gilet tricoté et en sortit sa baguette pour actionner la bouilloire. Si en temps normal, utiliser la magie pour les choses simples du quotidien avait tendance à l’énerver, la fainéantise d’une fatigue trop marquée la poussa à tout faire depuis le bout de sa baguette. Au moins, elle avait l’impression de l’utiliser, de ne pas la laisser pour compte, entre les restrictions sur les nés-moldus et les actions où elle n’était pas la bienvenue. Tandis qu’elle était en train de préparer sur un rythme presque mélodieux deux tasses de thé, elle laissa ses pensées aller jusqu’à se dire qu’à la prochaine action, qu’on le veuille ou non, elle en ferait partie, quitte à ce que cela lui coûte la vie.

« Tiens… » lui dit-elle finalement, une fois qu’elle revint à sa hauteur, lui tendant l’une des deux tasses, presque symboliquement synonyme d’une hache de guerre qu’elle voulait enterrer pour la querelle de la veille. De toute manière, si celle d’hier allait s’enterrer dans les décombres et mille et unes disputes depuis la mort de leur seul et unique enfant, la suivante n’allait pas tarder à arriver. C’était comme une trêve de courte durée avant le prochain bombardement dans le couple. Et plus les jours passaient, moins Lily trouvait la force de tenir tête à la situation, s’imaginant finir par s’effondrer physiquement. Elle promena le bout de ses doigts sur les épaules de James, comme la finesse d’une caresse, alors qu’elle passa à côté de lui pour venir prendre place à côté de lui. Ce geste fit naitre en elle-même une sensation trop longtemps désirée, trop longtemps oubliée. S’il y avait bien quelque chose qui lui manquait presque autant que la présence de son tendre enfant, c’était la douceur du contact et du réconfort que James pouvait lui offrir. Tous les deux blessés, l’un n’était pas plus intelligent que l’autre pour se tourner vers leur couple plutôt que de tourner le dos. « Mais… » reprit-elle, les mains encerclant la tasse bien chaude. « On ne peut pas se passer de nous, pas de cette façon-là… Ils n’auront pas le choix, parce que pour ma part, je compte bien montrer que je suis là… » C’était le genre de phrases un peu bancales, où Lily ne savait visiblement plus quoi dire, parce que tout partait en vrille, parce qu’elle n’était plus sûre de rien et qu’elle ne pouvait pas convaincre James de quelque chose dont elle n’était pas persuadée elle-même. « Si aujourd’hui, ils vont agir sans nous, la prochaine fois, ils n’auront pas le choix. » Ses sourcils se froncèrent, tout autant que son regard se perdit dans le thé infusé où elle crut un moment y voir la couleur verte des yeux de son fils. « J’ai besoin de ça... Pas toi ? Je ne veux pas me laisser mourir ainsi encore longtemps… » Un silence marqué, une parole prononcée, dans le vide, sans doute pas entendue par James alors que tout lui criait intérieurement de la regarder. « Je me sens seule. »

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James ne supportait pas d'avoir ainsi été mis à l'écart, à l'écart de quelque chose qui comptait tellement pour lui. En dehors de Lily et même s'il avait fini par faire doucement sa place auprès du QG de l'ordre du Phénix et donc de ses membres, la bande des maraudeurs était à ses yeux, la seule véritable famille qui lui restait malheureusement aujourd'hui. Cela le rendait véritablement malheureux d'être mis de côté pour venir en aide à un de ses meilleurs amis. Cependant, Sadie avait été catégorique, même si James savait parfaitement que celui qui avait pris cette décision n'était autre que Sanders. Alors oui, il ne pouvait pas vraiment cacher le fait qu'il était profondément énervé, qu'il se sentait d'une certaine manière inutile et il était plein de rancœurs pour tellement de choses que c'était un peu la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Alors il préférait tourner en rond et surtout ne rien dire, surtout pas à Lily. Il n'avait rien contre sa femme, mais il fallait bien être honnête que la situation de leur couple était quelque chose de profondément complexe et il ne savait plus quoi dire ou ne pas dire pour que tout cela ne finisse pas par déclencher une nouvelle dispute entre eux. C'était à peu près le seul moyen de communication qu'ils avaient tous les deux, mais ce n'était vraiment pas la meilleure façon de le faire et cela mettait leur relation en péril. Comment les choses pouvaient changer aussi vite, comment tout pouvait à ce point basculer en quelques mois … Alors il avait essayé de répondre avec une certaine diplomatie et cela n'avait pas réussi à calmer ou à apaiser la jeune femme qui avait fini par tourner les talons. Il soupira, se retenant de taper dans les murs pour pouvoir évacuer la colère qu'il ressentait au plus profond de lui. Il finit par se prendre la tête entre ses mains et il se mit à regarder par la fenêtre avec désespoir autant dans le cœur que dans la tête. Après un très long moment dans le silence le plus total, qui ressemblait plus à une torture qu'autre chose, il fit quelques pas en direction de la cuisine avant de se raviser finalement et de reprendre sa place près de la fenêtre, croisant les bras avec un air encore plus sombre qu'avant coller au visage. Il n'était clairement pas heureux, et cela dans tous les aspects de sa vie, il se demandait si un jour le bonheur pourrait à nouveau être à porter de main et même si ce n'était pas pour lui, il espérait que Lily retrouve le sourire tout simplement.

James finit par prendre place dans un des nombreux canapés et fauteuils que comprenaient la pièce. Il ferma doucement les yeux, essayant doucement d'éclaircir ses pensées comme ses émotions et ses sentiments. Il était pris dans un tourbillon dès plus violent sans savoir s'il avait vraiment envie de sortir de cette torpeur qui était la sienne depuis quelques moins maintenant. Il sentit la présence de Lily revenir dans la pièce avant d'entendre sa voix. Il fallait dire qu'elle était assez discrète dans ses déplacements mais James était un animagus et cela lui avait permis de développer certains sens. Il ouvrit doucement les yeux et prit la tasse de thé dans les mains. « Merci ... » Murmura-t-il à son attention. Il posa la tasse sur la table basse qui se trouvait tout à côté de lui et tourna son regard vers Lily alors qu'elle faisait courir ses doigts sur ses épaules. Quand elle vint doucement s'asseoir à ses côtés, il vint prendre les jambes de Lily pour les poser sur les siennes et qu'ainsi elle puisse étendre ses jambes tranquillement. Du bout des doigts, il vint tendrement les caresser sans pour autant regarder sa femme, il fixait un point précis juste en face de lui. « Tu penses que j'ai abandonné c'est ça ? Que je passe trop de temps à m'apitoyer sur mon sort ? » Il soupira doucement avant de se tourner vers elle. « Je ne compte pas me laisser mourir … Je retrouverais celui qui a fait ça, je les tuerais tous jusqu'au dernier … Tant que je n'aurais pas réussi ça je ne trouverais pas la paix … Ils n'avaient pas le droit de me mettre de côté. C'est Remus merde ! Pas qu'un simple inconnu à sauver, c'est mon meilleur ami et ... » Et puis merde, James n'avait vraiment pas envie d'avoir à s'expliquer, même auprès de sa femme. Il ne faisait rien de répréhensible, il était malheureux, il était en colère, il rêvait de vengeance, il n'était pas facile à vivre, mais il n'allait pas s'excuser de souffrir de la perte de son fils. Harry était mort deux mois avant, on ne pouvait pas lui demander de redevenir le James que tout le monde connaissait. « Parce que tu crois que je ne me sens pas seul ? Lily, tu ne fais pas plus d'effort que moi à ce sujet-là ! On s'embrasse plus par habitude que par amour. Tu ne dors même plus avec moi dans le lit conjugal, je ne peux plus te serrer contre moi la nuit … Dès qu'on se parle on se hurle dessus … J'aimerai te faire l'amour mais que je parle ou non, cela finit toujours en nouvelle guerre mondiale. On ne peut pas dire que ça appelle la tendresse ou le désir … Je t'aime et cela n'a nullement changé, mais tout le reste si ... »
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«Please have mercy on me. Take it easy on my heart. Even though you don't mean to hurt me. You keep tearing me apart.»
Installée confortablement dans l’un des petits canapés de la pièce de vie du quartier général, les jambes étendues sur celles de James, frissonnant au contact de ses doigts, on aurait pu croire que Lily se sentait bien. Pourtant, la discussion contrastait fortement avec l’apparence qu’il donnait. « Tu penses que j’ai abandonné c’est ça ? Que je passe trop de temps à m’apitoyer sur mon sort ? » La voix de James résonnait dans ses oreilles, comme le seul son qu’elle daignait encore écouter parmi tout le brouhaha qui faisait son quotidien depuis la mort de son fils. Elle en entendit même un soupir s’échapper de ses lèvres. Elle, ne le quittait pas des yeux, cherchant à croiser son regard comme quelque chose de vital. Chose qu’il ne fit pas avant plusieurs secondes. « Je ne compte pas me laisser mourir… Je retrouverais celui qui a fait ça, je les tuerais tous jusqu’au dernier… Tant que je n’aurais pas réussi ça je ne trouverais pas la paix.. Ils n’avaient pas le droit de me mettre de côté. C’est Remus merde ! Pas qu’un simple inconnu à sauver, c’est mon meilleur ami et… » Et quoi ? Il s’était arrêté si subitement que Lily se demandait si elle lui en demandait trop à lui parler et aligner deux phrases à la suite sans avoir l’impression qu’elle lui rendait des comptes.

Cette discussion lui donnait l’impression d’être seule face à elle-même, avec un James présent physiquement, absent moralement. « Parce que tu crois que je ne me sens pas seul ? Lily, tu ne fais pas plus d'effort que moi à ce sujet-là ! On s'embrasse plus par habitude que par amour. Tu ne dors même plus avec moi dans le lit conjugal, je ne peux plus te serrer contre moi la nuit … Dès qu'on se parle on se hurle dessus … J'aimerai te faire l'amour mais que je parle ou non, cela finit toujours en nouvelle guerre mondiale. On ne peut pas dire que ça appelle la tendresse ou le désir … Je t'aime et cela n'a nullement changé, mais tout le reste si ... » L’air qu’abordait Lily à cet instant frôlait la névrose. Tout d’abord étonnée de voir que James était encore capable d’aligner trois mots de suite à son adresse, elle fut par la suite surprise de voir qu’il déballait tout d’un coup, comme s’il avait retenu ses paroles la veille, la nuit et le matin en arrivant. « Heu… » Une fine couche de larmes était montée jusqu’à ses yeux, où elle cilla plusieurs fois pour tenter de les remballer rapidement. Pauvre petite fragile. Une gorgée ou deux de tasse, puis elle se résigna à parler tout aussi sincèrement : « Je ne dors plus avec toi tout simplement parce que je ne dors plus du tout ! Comment tu peux penser que c’est toi que j’ignore ? Je me dis justement que si tu as la chance de t’endormir, vaut mieux pas que je sois dans les parages à gigoter dans le lit… Je ne dors plus du tout, James ! Je n’exagère pas ! Tu crois que j’ai encore l’énergie de me prendre la tête avec toi cinquante fois par jour ? » Et c’était peu dire.  Les mouvements qui accompagnaient ses paroles montraient toute la nervosité d’une fatigue bien marquée. Et les paroles de James semblaient si honnêtes par rapport à ces derniers jours que cela semblait presque impossible à croire. Ou sans doute que Lily ne voulait justement pas entendre la vérité, que celle où ils ne se parlaient plus, s’approchaient plus.

Laissant son regard se perdre pendant un instant sur la tasse qu’elle tenait entre ses mains, elle ne se rendit même pas compte que sa voix s’était mise à trembloter. « Tu ne peux pas dire qu’il n’y a plus de tendresse… ou même d’amour… J’ai besoin de toi, tout le temps, encore plus maintenant… Tout comme eux, ici. Et ce n’est pas pour une fois que tu seras mis à l’écart… » Sans doute la phrase de trop, où elle reprit rapidement : « Enfin, je veux dire, ce n’est pas une raison pour me parler comme si j’étais ton ennemie ! J'ai parfois l'impression que c'est de ma faute, que ma présence rajoute une couche au fait que ne pas y aller ne te convenait pas ! » A l'habitude, Lily était calme et réflexie. Ici, nerveuse et presque de mauvaise foi par moments, ses gestes se faisaient plus rapides. Dans un mouvement accompagnant ses paroles, un peu de thé chaud s’échappa de la tasse pour venir tâcher son pantalon, réchauffant, voire brûlant, aussi sa peau. Sa langue claqua aussitôt contre son plat et elle se contenta juste de poser la tasse sur la petite table. La douleur physique viendrait plus tard.

« Et puis… » commença-t-elle dans un murmure, alors qu’elle frottait sa jambe avec la manche de son pull distraitement. « Tu dis que tu aimerais qu’on se retrouve, qu’on fasse l’amour, mais je ne pense pas être devenue si stupide au point de ne même plus voir les signes… C’est comme si tu ne me regardais plus. Comme si je ne comptais plus, que je suis par moments de trop. Comme si… » Et elle hésita. Sa voix tremblait bien de trop, sa sensibilité se marquait sur ses traits fins. La dureté des paroles pouvait faire naitre une certaine maladresse en les disant à voix haute. « Comme si je ne comptais plus de la même manière depuis que je ne suis plus la mère de ton enfant… » Et cela lui fit mal de se l’avouer elle-même à voix haute et de le dire finalement à James après l’avoir pensé plusieurs fois pendant la nuit. Si quelques minutes avant, elle cherchait son regard, ici, elle le fuyait, repliant ses jambes contre elle finalement, rompant ce contact qu’il y avait entre eux. Elle cherchait même à cacher son visage, fragilisée par les paroles. Une fois encore, les larmes lui montaient aux yeux. Harry lui manquait, la douleur la tiraillait et savoir que pendant une seule seconde elle pouvait sans doute blesser James autant qu’elle était blessée l’achevait complètement.

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Lily & James

James essayait de garder bonne figure auprès de Lily, il avait fini par s'installer à ses côtés, prenant ses jambes sur les siennes comme il l'avait fait si souvent par le passé. Il se souvenait tout particulièrement de ce genre de moments, quand Lily était enceinte, que ses jambes la faisaient souffrir. Il prenait le temps chaque soir de masser sa peau dans l'espoir d'apaiser un peu les douleurs, puis doucement il venait à s'allonger à ses côtés et il posa sa tête sur le ventre arrondi et il passait ce qui lui semblait être des heures à parler à son fils. Cela lui semblait être il y a une éternité, et d'une certaine façon c'était le cas en effet. Pour autant, ce contact lui permettait de garder un peu les pieds sur terre, de pouvoir être concentrer sur la discussion avec son épouse et de lui prouver d'une certaine façon, que ce n'était pas parce que les mots qu'il prononçait étaient durs, que pour autant il n'avait pas de l'affection ou de l'amour à son égard. Elle lui posait des questions, elle désirait discuter, et il tenait à lui répondre avec sincérité, sans que pour cela ne tourne directement au vinaigre même s'il sentait déjà que la tension était en train d'augmenter à la vitesse de l'éclair. Si cela continuait comme ça, et que les premiers éclats de voix se feraient entendre, il était certain qu'il allait regretter il y a quelques minutes de cela le silence gênant qu'il y avait entre eux depuis qu'ils étaient arrivé au QG de l'ordre. Cependant, il ne fallait pas penser que les choses étaient toujours négatives, il était sincèrement épuisé de toutes ces pressions, depuis des semaines et des semaines. Cela minait son quotidien et cela mettait surtout à mal son couple. Alors il avait tout déballé, il avait tout dit, en aussi peu de mots, il avait essayé d'exprimer le mal être qui était le sien alors qu'elle n'avait de cesse justement de lui reprocher son manque de discussion, qu'il était toujours renfermé sur lui-même et qu'il n'était pas capable de parler réellement des sentiments qui étaient les siens. Parce que celui lui en coûtait  trop de parler de ses sentiments les plus profonds, d'exprimer son chagrin qui l'effrayait. Car en réalité, le soir où on avait pris la vie de son fils, depuis ce jour il mourrait un peu plus chaque jour. Il avait le désir de vengeance mais une fois qu'il aurait pris la vie de celui qui avait tué son fils, il ne savait pas ce qu'il resterait ensuite de l'homme qu'il était.

Lily en tout cas semblait plus que surprise par la tournure que prenait la discussion. Il avait été tout simplement honnête avec elle, et maintenant qu'il prenait le temps de l'observer, il se rendait compte qu'il avait une nouvelle fois manqué le coche et qu'il avait provoqué une montée de larmes chez son épouse qu'elle essayait tant bien que mal de contenir. Il hésita à ajouter quelque chose mais il pensait en avoir dis bien assez déjà et il lui avait assuré de son amour. Un geste de tendresse à cet instant aurait sans doute été également déplacé. Il la laissa alors boire quelques gorgés de thé tout en continuant à la regarder avec la plus grande des attentions. Elle se mit alors à parler avec de nombreux gestes désordonnés qui montraient la grande angoisse qui était en train de la submerger. Bien au moins, lui répondait-elle avec la même sincérité que lui quelques instants auparavant. « Pourquoi je crois de telles choses ? Car quand je te demande de venir me rejoindre, tu dis toujours que tu vas venir mais tu ne viens jamais … Je suis un homme, un homme inquiet, qui se pose de nombreuses questions à propos de lui, de toi, de nous … Et forcément quand tu n'es pas à mes côtés, l'angoisse ne peut être qu'encore plus grande. Sincèrement, je préfèrerais que tu sois à côté de moi, dans le lit même si tu passais toute ta nuit à gigoter, à me priver de couverture, à retourner les draps ou à commencer à me boxer … Je veux que tu reviennes dans le lit conjugal, je veux que tu te presses contre mon épaule comme si ta vie en dépendait, juste un instant, dans notre combat quotidien qu'on soit l'un à côté de l'autre. Je ne suis pas un sort magique contre l'insomnie mais je suis certain qu'en restant avec moi tu serais capable au moins de retrouver pendant un instant un peu de calme. Je n'ai pas plus envie que toi de passer mon temps à nous engueuler ! Tu crois vraiment que tout cela me plait ? » Il soupira avec force, ce qu'il entendait n'était pas croyable. «  Je ne te considère pas comme mon ennemie Lily, aujourd'hui nous avons été puni tous les deux. Je suis allé voir Sanders, et je lui ai hurlé dessus de m'avoir privé de cette mission, il m'a répondu que je n'étais pas apte. Et en effet, je ne le suis pas, pas plus que toi. Regardes nous un instant. Avec nous dans les parages, ils courraient droit à la catastrophe et puis honnêtement, cela nous permet enfin de discuter, sans simplement tourner autour du pot comme nous le faisons depuis des semaines. Lily, je t'ai aimé dès ce premier jour où je t'ai vu à Poudlard, alors que je n'étais rien à tes yeux. J'ai mis sept ans à te conquérir, je t'ai aimé à chacun de ces instants et ma vie, notre vie, notre couple ne se résumerait qu'à la naissance de Harry … C'est … Je n'arrive même pas à trouver les mots pour qualifier combien ce que tu viens de dire est stupide. » Il se redressa vivement, prenant sa baguette magique, il colla un sort à toutes les portes du salon pour qu'on ne puisse pas les ouvrir même pas avec un alohomora, il rajouta à cela un sort d'insonorisation, puis il posa sa baguette sur la table la plus proche et il commença à se déshabiller, lui faisant face très rapidement torse nu. « Alors faisons-le, faisons l'amour ici et maintenant, fais moi me ressentir vivant, laisse moi te faire te sentir vivante à nouveau. » Il s'était installé au-dessus d'elle en suspension avant de fondre sur elle et de l'embrasser avec passion. « Je te veux Lily. »
(c) DΛNDELION
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