The supremacy of Pure Blood begin here.
Dans la nuit du 31 octobre 1981.
Attaque perpétrée par les forces du Lord: Peter Pettigrow tue le jeune Harry dans son sommeil pendant que James et Lily Potter sont aux mains des Mangemorts qui perquisitionnent le couple. Peter transplane avant de se faire repérer par ses amis.

Pendant ce temps …
Un groupe de chercheur en médicomagie présentent les résultats d’une étude sur le développement d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Personne n’entend parler de la mort du jeune Harry Potter... - Lire le contexte -
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A savoir
# Forum dans l'univers de J.K. Rolling - Première guerre - Uchronie Dystopique - Monde adulte.
# Contexte évolutif, chaque personnage compte! Luttez pour la victoire de votre camps!
# Codage par Okhmhaka sur Never-Utopia; Images par Lüly (Eléonore); Codages supplémentaires par Sulpica;
Intrigue II
Suite à l’attaque du Chaudron Baveur par le ministère en quête de nés-moldus à emprisonner, le bilan des pertes est lourd. Remus Lupin, fidèle membre de l’Ordre a été emprisonné en sa qualité de Loup-Garou et se fait chaque jour torturer afin de lui sous-titrer des informations. Coup dur pour l’Ordre, dont l’information leur parvient grâce à Sulpicia Mulciber, la colocataire de Remus. Une opération de libération se profile à la prison de l’Abbey de Westminster. Leadée par Sirius Black, Nyneve Mckinnon, Peter Pettigrow et Sulpicia Mulciber s’infiltrent avec fracas dans la prison. Si Severus Rogue et Lucius Malefoy tentent de les arrêter, ils se retrouvent rapidement en position délicate grâce à l’arrivée du groupe de secours composée d’Arthur Weasley, Elena Dragomirov et Eléonore de Phily.
Le bilan est difficile pour les mangemorts. Non seulement Remus est sauvé, mais tous les prisonniers sont libérés et ce malgré l’équipe d’une dizaine de mangemorts et d’Aurors envoyés par le ministère. C’est une belle victoire pour l’Ordre, l’orage gronde au Ministère. Amycus Carrow est furieux, il va falloir payer les pots cassés...
Intrigue I
« Harry Potter est mort. L ‘élu a été tué. Le monde magique est proche de sa fin. Résistez ou fuyez! Harry Potter est mort! ». En ce beau matin de novembre 1981, la une de la gazette du sorcier aurait pu annoncer la tragique attaque de Goodrich’s Hollow. Les sorciers du royaume uni auraient pu se réveiller avec une nouvelle bien tragique, s’ils savaient qui était Harry Potter. Au lieu de cela, la gazette annonçait en sa première page la découverte prodigieuse d’un vaccin pour protéger les sorciers des morsures de loups-garous. Nul ne se doutait des terribles événements qui avaient eu lieu dans la nuit, relatés page 12 de la gazette dans un tout petit encadré : « Des Mangemorts perquisitionnent un couple suspecté de faire partit de l’ordre du phénix. Tournant au vinaigre, un enfant meurt durant l’intervention. ». Ni plus, ni moins, le jeune Harry James Potter était mort. La prophétie ne se réalisera jamais. Voldemort venait d’assoir son pouvoir en tant que 1er Ministre de la Magie.
1981; Grande-Bretagne
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 La mort te va si bien - Tous le monde

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« La mort te va si bien »

L'abbaye avait été un échec cuisant...Lupin avait bien été sauvé mais les autres prisonniers s'étaient évadés, ce qui n'était absolument pas prévu au programme. Le plan ne tenait jamais avec les membres de l'Ordre, ils n'aiment que le chaos...ils me mettaient sans le savoir dans une situation bien complexe à gérer. Faire des efforts pour sauver le monde magique, bien sûr, j'avais accepté ce rôle d'espion. Mais faire n'importe quoi ? On ne gagne pas une guerre avec ce genre d'actions...il faut être discret, précis, toucher là où ça fait mal.

Lucius et moi avions été sévèrement punis pour notre inaction. Nous n'avions pas pu empêcher cela. Pire encore j'avais été gravement blessé, si mon ami n'avait pas été là pour me réparer tout cela avant de voir Carrow, j'aurais sûrement été encore sur un lit à attendre ma rédemption. Amycus n'y avait pas été de mains mortes. Doloris, torture, découpe, nous avions bien compris qu'aucun autre échec serait accepté. Ce qui faisait baisser l'estime qu'avec le Lord pour moi. Pourtant je devais la conserver à tout prix pour être au courant de leurs plans.

Mon retour a Poudlard fut assez compliqué, MMe Pomfresh était encore dans tous ces états, murmurant des jurons tout en me soignant comme elle le pouvait. Je n'aimais pas dépendre des autres mais je n'eus pas d'autres choix ce soir là. Mon transplanage avait épuisé toutes mes ressources et si Hagrid ne m'avait pas trouvé effondré au sol dans le parc, j'aurais sûrement passé la nuit dans le froid.

"Severus, taisez-vous un peu et laissez moi faire mon travail sinon je vous colle sur ce lit toute la semaine"

"Essayez..."

Je n'arrivais presque plus à parler mais je ne pouvais m'empêcher de trouver à redire, de donner des ordres sur ma prise en charge. Je savais exactement comment me soigner. Je devais laisser faire cette vieille chouette pour reprendre les cours normalement le lendemain. Je n'en avais pas la moindre envie, devoir subir ces cornichons.
Je dormis peu cette nuit-là et c'est d'une humeur particulièrement massacrante que ma journée commença par un cours avec les Gryffondor, Serpentard de 5ème année. Une solution de force c'était pourtant simple non ? Pas assez à priori.

"20 points en moins pour Gryffondor Mr Johnson, vous me ferez également le plaisir de récurer les chaudrons demain soir en retenue. 20h. Il va s'en dire que votre...mixture ne mérite pas plus qu'un P."

Je savais que j'étais détesté, honnêtement j'e n'en avais rien à faire. Je préférais même. Enseigné n'a jamais été une carrière envisageable, je détestais ces gamins stupides qui ne comprenaient pas ce qu'il y avait dehors. C'était la guerre bon sang !! Si inconscients...ils m'exaspéraient au plus haut point. Pourquoi Dumbledore m'avait-il collé ici ?
Et voilà qu'un autre chaudron venait d'exploser...je pris mon nez entre mes deux doigts, soupirant un bon coup avant de me lancer à nouveau dans la bataille...

La semaine fut longue, très longue. Mes muscles étaient encore endoloris par les tortures qui m'avaient été infligées il y a quelques jours. Il fallait absolument que je me détente. Je savais exactement comment.

Je ne pris pas le temps de manger un bout, me contentant de grignoter un sandwish qu'un elfe de maison m'avait apporté sur demande tout en me dirigeant vers les grilles du château. Je transplanais à Londres, sur le chemin de Traverse et me dirigeait vers l'endroit habituel où nous avions rendez-vous. C'est bizarre, Spellman n'était pas là. Elle m'aurait pourtant prévenu si elle avait un client non ? Une pointe de jalousie monta en moi, je n'aimais pas penser que d'autres hommes posaient leurs mains sales sur son corps. Elle était à moi maintenant.
Je restais quelques minutes à l'attendre dans le froid. Rien, toujours rien mais une connaissance a elle, une autre fille, était dans les parages.

"Je te plais mon mignon ?"

"Arrêtez c'est ridicule, où est Hannah ?"

"Ha, le ténébreux préfère toujours la rousse hein ? Elle n'est pas là ce soir, je ne sais pas si elle sera là demain aussi, la pauvre" ajouta t-elle avec un léger sourire.
Je ne pus m'empêcher de la menacer avec ma baguette sur la gorge. Pour qui se prenait-elle ?

"Dis moi où elle est où tu le regretteras..." Je vis dans ces yeux que la peur la prenait. Elle savait que j'étais un mangemort, qu'elle ne devait pas jouer à ça avec moi. Qu'elle risquait sa vie et c'est avec dédain qu'elle me répondit. "Chez elle, mais dans l'état où elle doit-être tu n'en tireras pas grand chose". Je vis rouge et la repoussa brutalement. Alors que la prostituée s'affala sur le sol dans un bruit sourd, je tournais les talons avec une peur qui s'insinua en moi. Que lui était-il arrivé ? Je savais où elle logeait, nous nous voyons régulièrement depuis trois ans maintenant.
Je tapais à la porte un peu brusquement, pas de réponse. Le bâtiment était miteux, humide, c'était tout ce qu'elle pouvait se payer. J'entendis un faible gémissement de l'autre côté.
"Alohomora". Je la découvris gémissante dans le lit, pâle comme la mort et pleine de sueurs. Je m'approchais rapidement d'elle et vit un liquide poisseux s'écouler lentement de son ventre. Merde !

"Spellman, réponds moi". Elle ne sembla pas remarquer ma présence. Son corps était brûlant. "Hannah, c'est moi, c'est Severus, répond moi par Merlin". Son regard se tourna légèrement vers moi, il était vitreux. Quelques secondes plus tard elle tomba inconsciente. Et merde, putin. Elle s'était faites à priori poignardée au niveau de l'abdomen. Je lui jetais un sort rapidement afin d'arrêter le saignement mais je n'avais rien sur moi pour faire plus. Il était hors de question que je la laisse ici dans cet état. J'essayais de la convaincre depuis des mois de la mettre en sureté, qu'elle ne pouvait plus rester ici, que ça devenait trop dangereux mais têtue comme elle était, elle refusait ma main tendue. Je ne lui laissais plus le choix.
Je la pris délicatement dans mes bras, essayant de ne pas paniquer et je transplana à Près-Au-Lard. Je courus presque jusqu'au QG.
Mon entrée dû se faire entendre vu le boucan que j'engendrais. Je la déposais dans une pièce prévue à cette effet, sur un lit de camp de fortune qu'avait aménagé Sanders pour les blessés.
Je criais dans la maison, restant à ses côtés de peur que son état s'aggrave davantage.

"Sanders, que quelqu'un réponde, j'ai besoin d'aide".

J'étais très inquiet. Je ne pouvais m'empêcher de dégager des mèches de cheveux de son si doux visage, tout en le caressant délicatement. Pourvu qu'elle survive.  
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Sanders - Severus - ?

« Moi j'ai là-haut dans les étoiles quelqu'un que je n'oublierai jamais. »
Je regarde le plafond en songeant que je pourrais m'assoupir si dormir était facile. Je ne peux qu'à peine fermer les yeux tant mes pensées fusent, comme toujours. Je suis las des rebondissements de ces derniers temps. La vie au QG avait été mouvementée, cette semaine. J'use, depuis, de l'excuse de faire des gardes supplémentaires à Sainte-Mangouste pour que Père ne suspecte rien de mon absence chronique au manoir. J'ai déserté la demeure immense et glaciale pour le remue ménage permanent de la bâtisse de Pré-au-Lard. Il faut bien surveiller l'avancement de Remus ainsi que celui de Sulpicia, exiger des autres que je suive la moindre blessure, toute petite égratignure. Je suis intransigeant quand il s'agit de ce genre de choses. Alors là, dans cette chambre, profitant d'un moment de répit, je ne parviens pas même à apaiser mon esprit tourmenté. Comme lorsque j'étais enfant, j'essaye de faire voler des cubes de bois autour de moi, dans un rond parfait. Assis sur le lit, je pourrais pourtant m'y allonger, et me perdre dans les draps, les bras de Morphée. Le sommeil se refuse à moi et cet exercice magique a pour but de me décharger complètement, que la moindre trace d'énergie disparaisse.

Et qu'en est-il, de ce qu'il s'est passé, là-bas, dans l'allée des embrumes ? Pourquoi ce jour là, précisément ? J'aurai pu aller chercher mes ingrédients ailleurs, ou bien un autre jour. J'ai choisi la facilité. Je fronce les sourcils, le coeur battant la chamade. Les cubes s'écrasent autour de moi. Certains roulent même sur le sol dans un bruit sourd. Une panique monte doucement et je tente de la réprimer. Je ne veux plus y songer et pourtant les pensées tournent encore et encore, dans cette boucle qui me poursuit. Pourquoi ? C'était une erreur, non ? Je nous mets en danger, sans aucun doute. Si le sorcier s'avisait de... Je frissonne quelque peu. Et ce que je sais ne me protégeras sans doute pas. Combien de temps avant que le silence ne se rompt ? Combien de temps me reste-t-il ? Pourrons-nous ignorer éternellement cette rencontre finalement peu fortuite ? Je fini sans doute par m'assoupir, ou au moins divaguer dans un monde entre rêves et réalité puisque je sursaute, reprenant pied avec la réalité, quand un brouhaha sans nom résonne en bas. Je me lève d'un coup au hurlement qui transperce l'air. J'y reconnais la voix de Severus et descend en trombe. Il tient une jeune femme couverte de sang. Il l'a allongée sur un lit de camp que nous avions mis en place après la mission de sauvetage de Remus. Je me précipite à leur endroit.

- Que s'est-il passé ?

La panique de l'homme est telle qu'elle me ferait suffoquer. Severus, si indifférent habituellement, sauf peut être quand il regarde Lily... Son coeur remue trop et me donne presque le mal de mer. Je ne comprends pas, nous n'avons pas le temps, de toutes façons. Je détourne mes perceptions du sorcier pour me concentrer sur la jeune femme. Je ne vois que sa blessure, je refuse de regarder son visage. C'est que reconnaître quelqu'un me serait insupportable. C'est une patiente, voilà tout, pas quelqu'un que je pourrais perdre. Pas encore. Je sors ma baguette et murmure des incantations compliquées. L'effort me fait plisser les yeux.

- Severus, as-tu une potion revigorante ? Je vais essayer des runes et il me faut m'assurer que j'ai assez de forces.

La blessure est trop ancienne et profonde pour qu'elle se referme comme cela. Le sang étalé sur les vêtements en atteste. Et je ressens quelque chose de mauvais, comme une magie doucereuse. Ce n'est peut être pas seulement un poignard qui a causé cela. Je sors un fusain magique de ma poche. Les runes s'accrochent mieux avec le charbon. Je n'ai pas jeter un nouveau regard au sorcier, espérant qu'il est allé chercher ce que je demande, trop concentré à commencer à tracer un double cercle. Je me demande quel complexe dessiner...


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La mort te va si bien
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La semaine avait été longue et courte à la fois. Je me remettais doucement du sacrifice que j’avais effectué avec mes runes de Vieille Magie, me sentant encore faible en matinée.  Je passais donc une grande partie de mon temps à dormir, lire ou continuer mes recherches, mettant rapidement un véritable foutoir dans ma petite chambre du quartier général de l’Ordre. Heureusement, il me restait mes recherches pour me changer les idées… Entre autre. Harold était arrivé au milieu de semaine avec un livre précieusement emballé. Il venait de loin,, de très loin. Cela faisait bien deux semaines que je n’avais vu mon petit faucon qui avait rapporté un manuscrit rare, envoyé par l’un de mes maitres d’ancienne magie.
Le livre était en mandarin, et même si cela me demandait du temps pour le lire, le plaisir et la curiosité que je ressentais pour celui-ci, ne faisaient que de me motiver plus dans sa traduction.  
J’étais d’ailleurs assise dans un fauteuil du salon, proche du feu enroulé dans une couette lorsqu’une entrée fracassante me fit sursauté. J’entendis Severus hurler après ce pauvre Sanders qui devait surement tenter de se reposer. Le pauvre médicomage passait son temps entre l’Ordre et Sainte-Mangouste, revenant souvent épuisé de ses gardes. Il avait, ici, une véritable ordre d’enfant à surveiller et guérir de la moindre égratignure… Et des bobos, ici, il y en avait des tas et de toutes sortes en permanence. Je tentais désespérément de ne pas préoccuper Sanders avec mon état. Je ne voulais pas qu’il use de sa magie sur moi encore et encore, alors qu’il devait apprendre à prendre soin de lui.

Me levant, j’arriva dans la cuisine derrière Sanders. Severus avait déposé une jeune femme rousse, ressemblant de loin à Lily. Elle saignait du ventre, une plaie béante qui était visiblement due à une attaque à l’arme blanche. Les bras serrés contre moi, je tenais toujours mon livre dans l’une de mes mains. J’observais la scène. Le médicomage plisse des yeux tandis que je contourne le lit de camps, me plaçant en face de celui-ci. Il demanda à Severus une potion revigorante, manquant d’énergie. Et tandis qu’il lui demandait, je m’agenouilla aux cotés de la jeune femme.
Replaçant une mèche de cheveux pour dégager son visage. Elle avait de la fièvre. La blessure devait être infectée et ancienne. « Laisse moi regarder Sanders… »  Murmurai-je en me rapprochant un peu plus pour soulever de mes doigts fins les vêtements de la demoiselle. Dégageant le tissus déchiré pour agrandir le trou et ainsi, avoir une meilleure visibilité. Effectivement, la plaie était bien infectée et semblait purulente. Plissant le nez, je n’étais pas du genre à avoir le cœur fragile. Ce n’était juste pas beau à voir. Posant mon livre au sol. Je lança un regard à Sanders qui semblait chercher une rune a dessiné pour soigner la jeune femme. Mais il n’avait aucune idée de ce qu’il devait faire… Sa mine de plomb en main, il hésitait. Je lui lançai un terme en mandarin. Le répétant une seconde fois. « Utilise son propre sang, »  Sa propre essence magique, et non, la sienne. Pensais-je en me mettant à dessiner des symboles asiatiques avec le sang de la demoiselle. Le dessin, je le fis en cercle autour de la plaie, chantonnant un rituel basique, que j’avais appris lors de mes voyages…. Les symboles asiatiques allaient fermer la plaie, empêchant le sang de couler mais pas baiser la fièvre. « Elle va avoir besoin d’autres soins… »   Lançais-je à Sanders, le doigt couvert de sang en l’air. Détournant mon regard vers Severus. « Qui est-ce ? »  Mon regard était inquisiteur. Pourquoi ressemblait-elle tant à Lily ?



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La mort te va si bien
Sanders - Severus - Sulpicia - ?

« Moi j'ai là-haut dans les étoiles quelqu'un que je n'oublierai jamais. »
Sulpicia arrive sur ces entrefaits et je la laisse regarder, retenant à grand mal l'envie de lui dire d'aller se reposer, qu'elle ne devrait pas, pas encore... Mais je la connais un peu. Je nous connais. Il est hors de question de rester sur le banc de touche, à simplement contempler. Alors je tais mes recommandations qui ne serviraient de toutes façons à rien. Elle ausculte rapidement la jeune femme, que je refuse toujours de détailler, de coller un visage, un prénom à cette plaie béante qui me met mal à l'aise. Elle est tellement dans les vapes que je ressens à peine sa douleur. Mais ce qui me perturbe est autre et je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Quelque chose ne va pas. Pas du tout. Sulpicia me conseille d'utiliser le sang de la blessée et encore une fois, il y a un détail qui me chagrine, mais je ne comprends toujours pas lequel. J'hoche cependant la tête en la laissant tracer. Et là... Et là, alors que la magie s'active, que Sulpicia a détourné son regard pour poser la question évidente à Severus, je vois que quelque chose ne va pas. Le corps de la jeune femme se raidit. Une aura sombre l'entoure.

- Merde ! Non !

J'attrape un couteau sur une table, m'entaille profondément le pouce. Le sang gicle avec la douleur, rouge vermillon. Je m'agenouille prestement pour tracer sur le corps de la jeune femme, sur les runes mandarines de Sulpicia d'autres runes, cette fois d'origine galloise. Je sers les dents. On n'a pas le temps de chercher autre chose. Ce qui s'est enclenché risque de faire dérailler la situation immédiatement. Et il ne manque que peu de choses pour que celle qui n'a toujours pas d'image pour moi passe de vie à trépas.

- Son sang est vicié Sulpicia... Il y a une contre-réaction. Comme une malédiction. On n'a pas le choix... Tu as utilisé des runes il y a trop peu de temps...

Ce que ça veut dire, c'est que malgré l'envie qui la rongera comme elle me ronge, Sulpicia ne peut pas toucher à la jeune femme, activer les runes de sa propre magie. Je lance un regard entendu à la médicomage avec qui il m'arrive de collaborer, cette collègue que j'apprécie énormément, d'une richesse de connaissances infinie et d'une générosité envers la vie et contre la souffrance qui semble n'avoir de limites. Les malédiction, ça me connait. On pense souvent que ce n'est pas commun, que c'est d'une difficulté incroyable, de maudire quelqu'un, ou un objet qu blesse. Ce n'est pas vrai. La malédiction est aisé pour le coeur d'un homme. Je tourne la tête vers Severus, l'air un peu sombre. Je voudrai lui promettre que c'est bon, je sais quoi faire. Mais je ne peux. Il faut faire vite. La blessée à commencer à convulser, comme si le mal s'était activé suite aux runes. Je ne peux pas promettre, mais je peux essayer. Avec ce type de magie, l'imprévisible est courant. Et on ne peut s'aventurer à être sûr. Mais je sais quoi mettre en place.  Je vais devoir absorber ce mal. Au moins pour le dissoudre via les runes et ma propre énergie. Et je relève mes manches, trace de mon pouce des runes sur mon bras, dont une de connexion. J'applique ma paume sur la blessure de la jeune femme.

- Sulpicia... Je compte sur toi, après, si jamais...

Cela ne sera pas aussi puissant que ce que la médicomage a vécu. Je n'y risquerai pas ma vie, du moins j'espère. Mais qu'elle me regarde après, qu'elle s'assure que tout se passe bien. Je me reconcentre, ferme les yeux un instant, essaye de ressentir ce qu'il se passe et quand je tiens ce que je veux tenir, je me lance. La magie brûle quelque peu, comme un feu purifiant. Pendant une petite minutes, les paupières toujours closes, je fouille le moindre recoin de son être, grâce à mon empathie et à la puissance des runes, et essaye d'éradiquer tout mal. J'ignore mon coeur qui s'affole. J'ignore ces forces qui s'amenuisent. Et soudain, tout cesse, il n'y a plus rien. Cela mériterait un examen approfondi, mais je me laisse retomber sur le sol, osant prendre une bouffée d'air. Une sueur froide coule le long de ma tempe, le long de mon doss. La chamade qui a prit mon coeur bat toujours erratiquement. La fatigue me prend d'un coup, puisque je la refusais sciemment. Je n'arrive pas à bouger, mon corps en tétanie. Je murmure d'une voix blanche, effacée, faible :

- Ca... Ca ira. Sulpicia... Tu peux...

Regarder... Le mot ne sort pas, mais l'intention y était. Je m'écroule un peu sur le sol, peinant à rester totalement éveillé. Je cherchais de quoi dormir, eh bien, j'ai trouvé... Ma respiration reste chaotique et je ne parviens pas à calmer mon rythme cardiaque. Merde... j'ai trop forcé. Après une semaine non-stop...
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HRP : Pardon, j'avais trop envie de répondre, mais si ça ne vous va pas, dites le moi =)

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Dernière édition par Sanders A. Dolohov le Dim 9 Déc - 20:36, édité 1 fois
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« La mort te va si bien »

"Je te trouve ça Sanders, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je l'ai trouvé comme ça, chez elle. La situation m'a semblé trop critique pour la laisser dans cette état, je n'ai pas eu d'autres choix que de la ramener ici..."

Mon corps était trop engourdi par l'angoisse, je ne savais plus réfléchir ni quelle décision prendre. La vie d'Hannah était en jeu, je le savais et cela me rendait malade. Je n'aurais pas du l'écouter, pas du la laisser seule aux mains de ces foutus mangemorts qui me pourrissaient la vie. D'abord Lily, maintenant elle. Toutes les personnes que j'aimais et qui m'entourait étaient blessées, c'était entièrement ma faute, je n’attirais que le malheur autour de moi. Je lui devais bien ça après tout ce que je lui avais fait subir. Elle serait en sécurité ici. Je sais qu'elle allait m'en vouloir de ne pas l'avoir consulté avant mais l'urgence de la situation ne m'a pas donné le choix. Et puis cela m'arrangeait aussi. Je n'aurais jamais réussi à la convaincre, Hannah était bien trop têtue.

Je fouillais dans la petite réserve de l'ordre, à la recherche de la potion demandée. C'était un sacré foutu bordel et les stocks diminuaient au fil du temps. Il me fallait penser à refaire le plein dès ce soir. C'était un sacré bordel cette réserve, des flacons renversés, d'autres vides. Comment fait-il pour s'y retrouver ici ? Pourtant la dernière fois que j'étais venu j'avais bien tout organisé, étiqueté, cela ne servait à rien avec des sauvages pareils. Un brin agacé je finis enfin par trouver le saint graal. La dernière potion revigorante. On allait en avoir besoin d'autres et rapidement, je me notais mentalement d'envoyer un hibou d'urgence à Pompom pour qu'elle nous approvisionne pour la journée.
Je trouvais par la même occasion une potion de régénérescence sanguine, Hannah allait en avoir besoin, et une potion pour faire baisser la fièvre.

Alors que je me tournais pour donner le tout à Sanders, Pia arriva pour observer la situation. Deux médicomages valent mieux qu'un mais Pia n'était pas du tout en état. Elle suggéra à Sanders d'utiliser le sang d'Hannah mais cela ne marcha pas du tout. Je les vis dans un combat singulier pour savoir quoi faire et finalement Sanders décida de se retrousser les manches. Je m'en voulais un peu de l'épuiser davantage, je sais qu'il faisait beaucoup pour l'Ordre et sa situation familial n'était pas simple du tout. Mais il fallait l'aider, Hannah ne pouvait pas mourir, pas maintenant alors que je me rendais compte petit à petit de l'affection que j'avais envers elle. J'avais enfoui ce sentiment au plus profond de mon corps pendant longtemps, refusant de laisser une étincelle prendre le pas. Je ne pouvais pas, je n'en avais pas le droit. J'avais l’impression de trahir Lily alors qu'il n'existait rien entre nous.

Alors qu'Hannah reprenait peu à peu des couleurs même si la situation restait encore critique, je mis le goulot du flacon sur la bouche de Sanders tout en lui basculant la nuque délicatement. Il était épuisé, je ne pourrais jamais le remercier assez.

"Tiens bois, tu vas avoir besoin de force. Merci mon ami...je sais ce que cela te coute..."

Je me retournais vers Pia qui me demandait qui était Hannah. Quoi répondre à cela ? C'est une prostituée qui ressemble à Lily et que je côtoie depuis trois ans afin de soulager mes tensions sexuelles ? Non ce n'était pas vraiment adapter. J'étais perdu et mon regard honteux croisa le sien. Je baissais la tête comme si Pia était ma mère et qu'elle allait me disputer encore...

"C'est Hannah, une amie....je ne pouvais pas la laisser dans cette situation. Elle est née-moldu".
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« the more you care, the more you have to lose.  »
Depuis quelques jours, il y avait beaucoup de mouvements au sein du quartier général. La jeune Lily ne comptait plus le nombre de jours de suite où James et elle faisaient les allers-retours entre l’ancienne demeure de la famille Potter et le bâtiment à Pré-au-Lard. Soigner les blessures de Remus et de Sulpicia, tous deux hébergés temporairement dans le quartier, s’était annoncé plus difficile que prévu, il fallait redoubler de vigilance dans les soins, ainsi que dans les quantités utilisées. Comme si cela ne suffisait pas, la dernière surprise en date des mangemorts avait manqué de lui coûter la vie, ainsi que celle de Nyneve. Elles nécessitaient également de soins et d’attention. Une belle bande de bras cassés pour les fêtes de fin d’année. Et pour bien appuyer sa chance de la savoir en vie, Elena, elle, avait laissé la sienne pour compte, tuée de la main d’un mangemort. Un traumatisme assez étrange, que de savoir un membre de l’Ordre mourir de la main d’un mangemort. Une énième mort, à cause d’eux, comme Harry, cette innocence envolée.

Pourtant, malgré la faiblesse physique et la douleur irritante des brûlures et blessures sur sa peau, Lily ne restait pas en place. Elle ne parvenait pas à fermer l’œil plus d’une heure et cherchait toujours à rejoindre l’endroit le plus froid de la maison, juste pour en oublier la sensation de chaleur excessive subie dans la cabane pendant de longs moments. Dans le grenier du quartier général, hissée sur la pointe des pieds, elle était à la recherche d’un vieux bouquin poussiéreux ou l’autre à lire, en parcourant les quelques étagères. James était parti toute la journée pour une mission, sans risques sans doute, sinon, elle l’aurait déjà entendu siffler à ses oreilles de cesser de gesticuler autant et de rester en place. Après tout, ne faisait-elle pas peine à regarder ? Vêtue de la manière la plus simple, les coups et bleus sur le visage et sur les bras montraient toute l’étendue des fracas de ces morceaux d’escaliers qui lui étaient tombés dessus, ayant charcuté finement certaines parcelles de la peau. Et si la fatigue était la principale occupante sur les traits fins de la jeune sorcière depuis son retour d’Irlande, les brûlures douteuses, mitigées et colorées montraient son inconscience à avoir traversé les flammes de la cabane. Il n’y avait pas à dire, l’allure innocence d’une poupée en porcelaine ne faisait plus partie d’elle-même et ça, cela pouvait paraitre choquant.

Un bruit fracassant avait attiré son attention. Quelqu’un était entré en trombe dans le quartier général et ne veillait pas au calme paisible pour s’agiter dans tous les sens. Si Lily n’avait pas perdu quelque peu ses esprits, elle aurait juré reconnaître la voix. Pourtant, elle continua sa recherche et attrapa un livre de sortilèges, celui qu’elle avait amené quelques mois plus tôt, juste pour se faire un petit interrogatoire à elle-même et ses propres connaissances. Sur la pointe des pieds, d’un pas fébrile, elle descendit les quelques étages pour revenir dans la pièce principale où elle se trouvait plus tôt, en compagnie de Sulpicia, avec qui elle s’était rapprochée.

Le carrelage froid du rez-de-chaussée sous ses pieds la fit frissonner, l’hiver était bel et bien là en Ecosse. Si elle n’avait pas entendu de l’agitation dans l’une des pièces, elle se serait sûrement étendue sur le sol pour profiter de la froideur de ce dernier pour panser un peu plus ses blessures. Elle y aurait même lu son livre là et aurait supplié James pour la laisser passer la nuit à terre. Mais les voix surgissant dans la pièce principale des urgences attiraient bien plus son attention que ce besoin obsessionnel de froid. Sulpicia n’était plus seule. D’autres personnes l’avaient rejoint, dont Sanders et… « Severus ? » s’étonna-t-elle à prononcer, une fois sous le pas de la porte de la pièce, ne s’attendant pas à le voir là. Si l’éviter pendant des mois lui avait été nécessaire et presque un jeu judicieusement bien pensé, tomber sur lui à cet instant la mettait plus que dans l’embarras, vu l’allure qu’elle avait.

Mais ce n’était pas ce qui attira le plus son attention à ce moment-là. Couchée sur le lit trônant au beau milieu de la pièce, une jeune femme, le teint pâle, le regard vitreux, la chevelure rousse, des vêtements vendant son corps, un maquillage grossièrement réalisé, elle semblait se remettre à peine de son inconscience. « Qu’est-ce… qu’est-ce qui s’est passé ? » demanda-t-elle, évitant soigneusement le regard de celui qui avait été pendant longtemps son ami, s’adressant plutôt à un Sanders à moitié inconscient, ainsi qu’à Sulpicia. Aussitôt, elle réfléchit tout en se passant une main tremblante sur le visage. Elle parla tout en même temps qu’elle pensait. « Vous lui avez donné quoi ? Potion revigorante ? Potion pour la re-générescence sanguine ? Un sortilège pour figer son état pour ne pas qu’il s’empire ? » Les premières solutions auxquelles elle pensait, en se demandant si l’Ordre en avait encore suffisamment assez. Si Sulpicia hochait la tête pour confirmer ses questionnements, Lily eut le malheur de poser ses yeux verts sur Severus. Un Severus déconcerté, perdu, à la fois démuni en regardant la nouvelle arrivante, en même temps attendri. Et là, le regard parcourant l’infiltré et la blessée à plusieurs reprises, elle finit par sentir son sang ne faire qu’un tour, cracha ses mots bien moins faiblement : « Et qui est-elle, au juste ? ».
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La mort te va si bien
Sanders - Severus - Lily - Sulpicia - ?

« Moi j'ai là-haut dans les étoiles quelqu'un que je n'oublierai jamais. »
J'ai un peu envie de vomir, je dois l'avouer. La bile qui remonte dans ma gorge m'étonne. Mon ventre se rebelle alors qu'il n'y a rien dedans. J'ai du mal à manger, en ce moment, je n'ai pas réellement le temps, je crois. Et quand je n'ai pas le temps de m'occuper de moi, je ne le fais pas. C'est sans doute pour cela que Molly s'obstine à m'enquiquiner dés qu'elle me voit, à me nourrir dés qu'elle le peut. Le sol tangue et ma respiration saccadée à vraiment du mal. J'hoquette quelque peu, peinant à inspirer l'air. Severus me fait délicatement pencher la tête et sa voix me demande de boire. Une seconde, je crains n'en être même pas capable tant l'oxygène me manque. Mais docilement, je prends un gorgée. Pas une de plus, cela m'est impossible. Et si l'on pouvait en donner à la jeune femme... L'effet est presque immédiat, mais peu puissant. C'est de temps, dont j'ai réellement besoin. D'une vraie nuit de sommeil et d'un repas qui me donne d'avance des hauts le coeur. Ma respiration devient faible à défaut de normale, mais elle n'est plus erratique. Mes muscles contractés se détendent quelque peu et j'entends Severus répondre à Sulpicia. Une née moldu...

Immédiatement, j'associe le visage de Rose et ferme les yeux, une douleur nouvelle me prenant le coeur. Elle est morte, Sanders. Ce n'est pas Rose qui est là. Respire. Je prends une inspiration profonde, difficile et calme ce souvenir affolé. Mon corps tremble encore de l'opération qui vient de se produire. Hannah, donc. Je ne regarde toujours pas son visage, et de toutes façons, mon regard fixé sur le parquet ne me renvoie qu'une image floue, encore tremblante de fatigue. Lily arrive dans la pièce et sa curiosité presque professionnelle l'emporte. Elle veut savoir ce qu'il s'est passé, d'un point de vu médical. Je ne prends pas la peine de répondre ou de hocher la tête. Je n'y arrive même pas. J'ai un peu mal, maintenant que je regarde d'un peu plus prêt. Oh, bordel, quelle vie ! Et Lily repose la question. Je ne sais pas si elle était déjà là quand Severus a répondu la première fois. J'avoue que les contours du temps sont bancales pour moi. Mes perceptions altérés ne me permettent pas grand chose. Je sens déjà les courbatures et la fatigue extrème et les douleurs... Et devoir faire semblant, encore, que tout va bien, reprendre ma garde, demain, à  Sainte-Mangouste. C'est à peine si j'ose y songer.

Ma vision se clarifie et je me hasarde à regarde enfin le visage de celle pour qui j'ai donné mon énergie. Après avoir entendu le nom donné par Severus, je pressentais quelque chose de mauvais et je n'avais pas totalement tord. Mon coeur se serre plus encore alors qu'il devrait clairement être au repos. Je la reconnais parfaitement, malgré son immobilité et ce visage proche de l'agonie, pâle comme la mort. Une rage incroyable me monte à la tête, mais je me contiens. Je ne peux que m'énerver plus encore devant la bêtise de cette société. Je ne sais ce qu'il s'est passé à vrai dire, mais il est fort possible que... Je ferme les yeux deux secondes, pour me remettre de mes émotions et de cette douleur qui persiste, la poitrine dure et le souffle rare. Hannah... Ils t'avaient forcés à partir, à fuir, de par ton sang. Ils disaient que tu n'étais pas une vraie sorcière et du jour au lendemain, tu n'étais plus là. Mon poing serré, je réponds à la place de Severus, une voix saccadées, hachées de douleur et de rage, de ce souffle qui me manque encore :

- Hannah. Hannah Spellman. C'était une de mes élèves à Sainte-Mangouste avant le renversement total du pouvoir et ces lois exécrables sur les nés moldus...

Je me tourne tant bien que mal vers le maître des potions de Poudlard, cet homme déprécié souvent et que j'appréciais pour ma part.

- Comment l'as tu connue Severus ? J'ai perdu tous contact avec elle.

Ce que je ne dis pas aussi, c'est que j'ai un peu cherché, avec la peur au ventre de voir son nom s''ajouter à la liste des morts. Je me rappelle ces soirées où je lui ai personnellement expliqué mes cours et l'ai aidé pour d'autres. Parce que je l'appréciais réellement, qu'elle était un peu mon élève et moi son mentor, si on veut.  

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La vie est pleine d'occasions presque manqués et de coups de chance absolue, de grand amour et de petits désastres. La vie est faite de milk-shakes à la banane, de cuisines équipées, et de chaussures de toutes les formes et de toutes les tailles. La vie est banale à en mourir et fabuleusement incroyable. La vie c'est tout ça à la fois, à chaque instant. Alors il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre.

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La mort te va si bien
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J’avais à peine finit de dessiner les runes asiatiques autour de la plaie que la sorcière rousse semblait s’effondrée. Son sang avait été maudit ou empoissonné transformant les effets de mes soins en un véritable chaos pour la santé de la jeune femme. Sanders jura, s’ouvrit profondément le pouce et dessina des runes sur les miennes, tentant de sauver la jeune femme.
Leva les yeux vers moi, me disant que nous n’avions plus le choix, refusant que je me mette encore en danger, étant toujours trop faible. Il devait se sacrifier.  Alors, il usa de sa magie pour fermer la plaie de la femme allongée sur le lit de fortune et se concentra, les yeux plissés. Mes yeux bleutés, quand à eux, étaient posés sur le médicomage. Je le surveillais attentivement, restant concentrée sur son aura, usant de mon propre karma et de mes propres ressentis pour surveiller l’état de celui-ci. Il comptait sur moi pour réagir si les choses tournaient mal. Mais en serais-je capable ? J’étais encore trop faible. Il y avait des sortilèges de soins qui m’étaient impossible à user…

Lorsqu’il rouvrit les yeux, Sanders m’assura qu’il allait bien. Que je pouvais continuer à prendre soin de la jeune femme. Mais lui, lui s’écroula. Son rythme cardiaque chutait, ses sueurs froides prenaient son corps pour le faire frissonner. Il s’écroula rapidement, soutenu par Severus le força à prendre une potion régénérante, me répondant que c’était juste une amie. Mon regard se fit encore  plus inquisiteur. Répétant simplement  « Une… amie ? » En appuyant le mot ami.  « Genre, comme Sirius est mon ami ? » Lancais-je sarcastique. Et dire qu’il pouvait bien se moquer de mes propres histoires sentimentales. Un sourire en coin se dessina sur mes lèvres tandis que je retirai le châle  que j’avais sur mes épaules. Je me releva et le déposa sur le corps de la jeune femme.
Entre temps, Lily était apparut dans l’encadrement de la cuisine et se rapprocha de nous. Posant tout un tas de questions sur les soins que nous avions, ou non prodigués à la nouvelle arrivante. J’hocha la tête tout simplement.  « Mon châle est brodé de runes régénérantes et de soin. Elle va en avoir besoin… » Je posa une main sur sa joue pour prendre sa température. Elle semblait baisser. Soupirant de soulagement, j’usa de ma baguette magique –fait rare- pour finir de soigner la jeune femme. Les yeux fermés, je n’écoutais rien de ce qu’il se passait autour de moi. Ne faisant pas attention aux questions de Lily, qui mettraient surement Severus dans l’embarras, ni le lien qui liait Sanders à la jeune femme.

Une fois les derniers soins apportés, j’ouvris de nouveau les yeux, observant les personnes autour de moi.  « Elle va s’en remettre… » Je me redressa et fit disparaître ma baguette magique d’un geste las. Contournant le lit de camps, une ancienne étudiante ? Hum. J’avais raté un bout de la conversation mais je voyais Sanders toujours assit au sol, un peu déboussolé. Me rapprochant de celui-ci, je vins lui prendre la main, un petit sourire aux lèvres.  « Ca va chatouiller, mais ca te fera du bien. »  Et usa de l’une de mes runes sur mon bras droit qui s’illumina pour s’imprimer sur la paume de la main du sorcier. Elle allait lui redonner un peu d’énergie et disparaitrait une fois sa mission effectuée. Ma main était devenue étrangement chaude durant la copie. Une fois chose faite, je l’aidai à se relever.  « Tu dois dormir. Aller vient. »





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La mort te va si bienDans le monde, il n'y a pas d'un côté le bien et le mal, il y a une part de lumière et d'ombre en chacun de nous. Ce qui compte c'est celle que l'on choisit de montrer dans nos actes, ça c'est ce que l'on est vraiment. Hannah savait que tant qu’elle continuerait d’obéir, on lui ficherait la paix. C’était ce qui avait été convenu avec les mangemorts. La jeune femme avait passé un pacte avec le diable. Et jusqu’à maintenant, elle avait toujours respecté le deal. Elle avait obéi comme le vulgaire pantin qu’elle était. Elle avait toujours dit oui à tout, ne regardait jamais vraiment les clients qui abusaient de son corps. Hannah fermait souvent les yeux sur les clients qu’elle accueillait dans son lit. Mais aujourd’hui, après trois ans de bons et loyaux services, la jeune femme avait fait une chose qui lui coûterait sûrement la vie. Elle avait refusé un client.

Alors que le soleil commençait à peine à se lever, la rouquine était adossée contre un mur, une ou deux collègues à ses côtés. Le vent s’infiltrait sous la robe qu’elle portait, la faisant frémir de froid. Hannah, était comme à son habitude, silencieuse. Elle observait les alentours, attendant qu’un potentiel client la fasse sortir de son ennui. Mais un seul homme obsédait les pensées de la jeune femme : Severus. Elle devait le voir cet après-midi, et autant dire qu’elle était impatiente, même si jamais elle ne l’avouerait. Hannah était ainsi, elle détestait montrer ce qu’elle ressentait. Elle ne voulait pas paraître faible aux yeux de qui que ce soit. Et en ces temps, il valait mieux rester discret. Bien sûr, ses collègues savaient que depuis trois ans, la jeune femme côtoyait Severus. Mais en tant que prostituée, cela n’était pas anormal d’avoir des clients réguliers. Même ses collègues en avaient. Et Hannah était soulagée que personne ne puisse lire dans ses pensées, car elle ne considérait pas Severus comme un client régulier, mais plutôt comme un ami. Des sentiments commençaient même à naître. A cette pensée, la jeune femme secoua son visage. Elle s’interdisait de penser à lui maintenant.

"Vous prenez combien ?"

Un homme se tenait devant elle. Les cheveux gras et le ventre proéminent, Hannah fronça les sourcils. Elle ne l’avait pas vu venir, peut-être était-elle trop plongée dans ses pensées. La jeune femme tarda à répondre, ce qui énerva l’inconnu.

"Oh, sale pute, tu vas me répondre oui ?"

Hannah le dévisagea froidement. Jamais, elle n’acceptait qu’on lui parle de cette manière. L’homme s’approcha d’elle, à la manière d’un loup. Hannah s’aperçu que l’inconnu sortait discrètement sa baguette. Prise de panique, Hannah le gifla sous le regard médusé de ses autres collègues. L’homme se stoppa net, mais à présent, il la regardait d’un air cruel. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres.

" Tu vas entendre parler de moi ! Grogna-t-il d’une voix menaçante."

Puis il disparut, laissant la jeune femme toute tremblante. C’était la première fois qu’elle avait à faire à ce genre de clients. D’habitude tout se passait bien. Le cœur battant à tout rompre, la jeune femme tenta de reprendre ses esprits.

**
Ce n’est qu’en fin de matinée que le drame se produisit. Alors que la rouquine était toujours adossée contre le mur, Regulus apparut au coin de la ruelle. Elle entendit ses collègues remuer de terreur, et ce n’est qu’en relevant le visage, qu’elle le vit devant elle. Bien sûr, elle savait pourquoi il était là. Attrapant sa gorge entre ses mains, il ne lui laissa pas le temps de s’expliquer.

" Attendez… Murmura-t-elle alors qu’elle peinait de plus en plus à respirer."

Mais le mangemort n’en avait que faire de ses excuses. Un deal était un deal. Et elle ne l’avait pas respecté. Elle avait brisé le contrat, et à présent, elle devait en payer le prix. Hannah savait qu’elle était fichue, que ses minutes étaient comptées. Lorsqu’il sortit un poignard, la jeune femme se raidit et tenta de se débattre. Mais en vain. Le poignard se retrouva plongé dans son abdomen et la prostituée hurla. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Ses collègues restaient figées sur place, comme médusées. Elles n’osaient pas intervenir. Sinon, elles aussi risquaient de finir de la même manière.
Mais cela ne s’arrêta pas là, prenant sa proie dans ses bras, le mangemort disparut avec elle. La jeune femme était faible, le poignard était toujours logé dans son corps, mais elle reconnut l’endroit où elle vivait. Hannah tenta de parler, mais tout ce qui sortit de sa bouche fut des mots inaudibles.

Le mangemort entra chez elle puis il déposa le corps de la jeune femme, sur son lit. Il retira d’un coup sec le poignard, la faisant de nouveau hurler. Hannah était en sueur, sa vision était quelque peu floue. Elle arrivait à peine à distinguer Regulus. Ce dernier se pencha au-dessus d’elle, quelque chose dans les mains. Il la fit boire de force ce qui se trouvait dans le petit récipient. Hannah se débattit, mais ses forces commençaient déjà à quitter son corps.

**

Cela faisait plusieurs heures que la jeune femme était allongée dans son lit, inconsciente. Hannah ne savait pas ce que le mangemort lui avait fait boire, mais vu son état, cela n’augurait rien de bon. Les paupières closes, elle entendit quelqu’un frapper contre sa porte. Mais elle était incapable de réagir.

" Spellman, réponds-moi".

Hannah reconnu immédiatement sa voix. Severus ! Mais elle était incapable de faire quoi que ce soit. Sa conscience lui disait de faire quelque chose, de bouger un doigt pour lui montrer qu’elle était encore vivante. Mais en vain. Son corps refusait de répondre.

" Hannah, c’est moi, c’est Severus, réponds-moi par Merlin".

Dans un ultime effort, elle réussit à poser son regard sur lui. Il était faible et vitreux, comme si petit à petit, la vie quittait son corps. Et puis se fut le trou noir. Les yeux de la jeune femme se fermèrent complètement. Elle était comme plongée dans un puit sans fin. Elle entendait des voix autour d’elle, mais elle était incapable de réagir. Ses yeux refusaient de s’ouvrir. Son corps était brûlant, presque fiévreux. Elle sentit des mains sur son corps, qui tentaient certainement de la sauver. Hannah sentit son corps convulser, la douleur était atroce. Mais que lui faisait-on ? Elle avait l’impression que son corps entier s’embrasait, comme si on l’avait jeté dans un feu. C’était horrible. Hannah voulu leur crier d’arrêter, de la laisser dans cet état. Que ce n’était pas grave si la mort venait à elle. Mais elle était incapable de parler. Puis, le feu sembla s’apaiser. Le corps de la jeune femme s’arrêter de convulser, et le calme revint. Elle était toujours aussi faible, mais la douleur avait enfin disparu.

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« La mort te va si bien »

Je soupirais à la remarque de Sulpicia, je ne pouvais rien lui cacher. Les émotions présentes sur mon visage m'avaient percé à jour. "Ne parle pas de choses que tu ne connais pas Sulpicia". je savais que ma remarque la blesserait. Je ne pouvais pas m'en empêcher, je réagissais toujours ainsi quand on pointait mes faiblesses. Je savais que j'étais perçu comme le pire des connards, je m'en fichais pas mal, c'était ma carapace et elle me protégeait des souffrances inutiles que le monde pouvait m'imposer.
J'ai été plus que surpris des mots de Sanders. Ainsi il connaissait Hannah quand elle était encore étudiante en médicomagie ? Je ne voulais pas révéler comment je l'avais connu, sa déchéance n'appartenait qu'à elle et je sais qu'elle a fait tout ce qu'elle pouvait pour survivre. Les sacrifices ont été difficiles, elle n'en parle jamais mais je sais au fond d'elle que ça lui pèse, qu'elle n'a pas choisi cette vie là et que la communauté sorcière lui à imposé en faisant des lois anti né-moldus. J'avais pitié d'elle et de sa situation mais si je pouvais lui éviter la honte face à son ancien professeur, je le ferais. Pour elle. "Le monde est plus petit que tu ne le penses Sanders, Hannah et moi nous nous sommes connus grâce à mes talents de potioniste". Je n'en révèlerais pas plus, mon mensonge était gros mais cachait une semi-vérité. C'est vrai les potions nous avaient rapproché, d'une certaine manière qui ne regardait personne ici.

Ce que je n'avais pas calculé c'est que Lily pouvait être présente au QG. Non je n'avais pas réfléchi quand j'avais amené Hannah ici, l'urgence de la situation m'avait enlevé toute capacité. Quand je la vis arriver dans cette pièce, mon cœur a arrêté de battre. Sa vue m'a coupé le souffle. Je ne savais pas où me mettre, j'aurais tellement aimé fuir une fois de plus mais cela m'était impossible, pas aujourd'hui. Lily... Sa peau était brûlée par le dernier raid de l'Ordre, je voyais la souffrance dans ses yeux. J'avais tellement envie de la prendre dans mes bras, lui murmurait pardon pour toutes mes erreurs du passé. L'entendre murmurer mon nom me faisait ressentir des sentiments que je pensais à jamais parti. J'avais mal, terriblement mal de la voir ainsi. Je ne savais pas du tout quoi faire face à elle alors qu'elle me bombardait de questions. Que pourrais-je lui répondre ? Que j'avais fréquenté une prostituée qui lui ressemblait pour l'oublier ? Elle mon premier amour, elle ne l'a jamais su et ne le saurait jamais, cela valait mieux pour tous le monde. Même si je les entendais murmurer sous mes pas. Ce n'était que des rumeurs.

Perdu dans mes pensées, je ne fis pas attention au départ de Sulpicia et Sanders. Nous étions l'un en face de l'autre, seuls, dans cette pièce avec Hannah blessée qui dormait profondément. J'étais très mal à l'aise. Si seulement je pouvais remonter le temps, la situation serait peut-être totalement différente à l'heure qu'il est. Je fis un pas vers elle pour m'arrêter à sa hauteur. Nous n'étions séparés que par une cinquantaine de centimètre. "Lily...je... . Mon bras se leva à la hauteur de son visage couvert d'égratignure. J'aurais voulu veiller sur elle. J'étais en colère contre l'Ordre qui l'avait laissé risquer sa vie. Elle n'aurait jamais du se retrouver là bas. Les envoyer seule avec Elena. Lily aurait pu mourir à la place de l'ex-mangemorte et je ne me serais jamais pardonné une telle faute. "Va t-en s'il te plait...ta place n'est pas ici"
Je sais que mes paroles allaient la blesser une fois de plus. Je ne savais faire que ça. Je me détournais d'elle pour ne plus voir son visage déçu. Je n'étais pas à la hauteur pour lui faire face, pas encore, tout cela était bien trop douloureux.

Je m'approchais délicatement d'Hannah et m'assit à ses côté, sur le lit, caressant tendrement ses cheveux. J'espérais qu'elle se remettrait vite. Lily ne vit jamais les quelques larmes qui s'échappèrent de mes yeux. C'était mieux ainsi oui.
Je ne sais combien de temps je suis resté dans cette pièce auprès d'Hannah à attendre, à réfléchir sur la situation, avant de me lever et de rejoindre mes quartiers à poudlard, avec le goût amère de la défaite dans ma bouche.  
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« the more you care, the more you have to lose.  »
Ce n’était pas aujourd’hui qu’on allait visiblement répondre à ses questions. Entre Sanders qui s’était affaibli en moins de temps qu’il ne fallait pas pour prononcer le mot « médicomagie » et Sulpicia qui tentait de l’aider du mieux qu’elle le pouvait, Lily se retrouva bien vite face à celui qui avait été pendant longtemps son meilleur ami, et l’inconnue blessée. Et sans doute qu’elle s’était attendue à tous les scénarios sauf celui qui allait se produire. Si l’Ordre du Phénix était basé sur la confiance, la solidarité et l’entraide, le Prince de Sang Mêlé semblait réunir le contraire de ces trois qualités. Et si le temps était supposé arranger les choses, la jeune femme ne parvenait pas à voir un tant soit peu du positif en lui.

D’ailleurs, lorsqu’il fit quelques pas en sa direction, elle eut le réflexe de faire un pas à reculons, méfiante, comme depuis des mois, voire des années, depuis que les choses avaient changé. « Lily… je… » Elle vit son bras se lever vers elle et ne cilla pas pour ne pas perdre un tiers de quart de seconde ce qui se passait. Elle s’en voulut à elle-même de ne pas avoir sa baguette sur elle, comme si elle en avait ressenti le besoin pour se défendre. Se défendre face à quoi au fond ? Si ce n’était qu’une personne qu’elle ne connaissait plus, une personne qui allait et venait entre deux camps, qui participait aux actions menées contre des sorciers comme elle. Les Sang-de-Bourbe, comme il le disait lui-même.

« Va t’en s’il te plait… Ta place n’est pas ici. » Arrêt sur image et les deux yeux de Lily lourdement se posèrent sur la silhouette de Severus Snape avant qu’il ne puisse lui tourner le dos. Et là, c’était une nouvelle douleur aigue, plus vive que les plaies, plus dangereux que le feu qui l’avait attaquée qui la parcourut. A cet instant, elle se sentit définitivement sortie de la vie de celui qu’elle avait cru un jour être son plus fidèle proche, le plus grand de ses amis. Si les choses avaient déjà dégénéré entre eux plus d’une fois, cet épisode-ci n’allait pas déroger à la règle et allait même planter un énième pieu dans le cœur de la rouquine. Il la décevait, une fois en plus. Pourquoi espérer quoi que ce soit de positif de sa part ? La jeune femme avait évité le sorcier pendant des mois, en s’arrangeant toujours pour ne pas avoir affaire à lui lors des missions de l’Ordre, lors des quelques quêtes, ou simplement lors des réunions, où elle avait fini par se ranger honteusement du côté des sceptiques quant à sa loyauté. Le jeune garçon qui gambadait à ses côtés dans les couloirs de Poudlard et qui riait de bon cœur à ses blagues maladroites et enfantines ne se reflétait plus dans l’allure de l’homme qui se tenait devant elle à cet instant.

« Je n’en attendais pas plus de ta part. » souffla-t-elle, durement. Alors, après avoir jeté un dernier coup d’œil à la rouquine agonisante à côté d’eux, vraiment perplexe par rapport à son état, mais sachant pertinemment qu’elle serait entre de bonnes mains, elle tourna les talons. Une énième perte d’équilibre et elle se remit droite, remerciant les cieux que ni Snape, ni la jeune femme lui ressemblant, ne la voit davantage dans cet état. Mais alors que ses doigts glissèrent contre la porte pour repartir lire ce livre qu’elle tenait dans sa main droite, elle s’arrêta. « Mais sache une chose. » Un déglutissement difficile et une voix rauque, sans doute à l’image d’une énième déception de la part de celui en qui elle avait autrefois une confiance aveugle et une affection démesurée à son égard. « Je serai toujours plus à ma place ici que tu ne le seras jamais. » Elle tourna la tête, les traits du visage sombres et se résigna à quitter la pièce, ne cherchant pas plus loin. Et sur le bord de ses deux yeux verts, en équilibre, deux perles larmoyantes menaçaient de couler et furent balayées d’un revers de la main.
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