little secret. Ϟ ft. Sulpicia Mulciber


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 little secret. Ϟ ft. Sulpicia Mulciber

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« If you want to know what a man's like, take a good look at how he treats his inferiors, not his equals.  »
Assise sur le rebord d’une des fenêtres du salon, là où il faisait particulièrement froid comparé au reste du quartier général, Lily laissait son regard se perdre sur les quelques passants qui se promenaient sur le marché de Noël du petit village de Pré-au-Lard. Cela grouillait de monde au dehors, autant d’élèves des quatre maisons Poudlard que des sorciers venant de la capitale anglaise. Elle aurait sans doute voulu retourner se promener dans les quelques rues de ce petit village voisin de l’école de sorcellerie où elle avait passé sept années de sa vie. Seulement, les coups et blessures infligés par une bataille datée de quelques jours lui empêchaient de faire quelques pas à la suite de l’autre. Nyneve et elle avaient été bien amochées, autant physiquement que mentalement. L’attaque surprise des mangemorts leur avaient retiré bien des nés-moldus en cavale, mais également Elena, qui avait trahi son camp pour les rejoindre. Le cœur lourd, le corps blessé, Lily perdait un peu la raison depuis.

En face d’elle, Sulpicia était au coin du feu, cherchant sans doute un peu de chaleur. Cela faisait une semaine, voire deux, que ladite Sulpicia se trouvait dans le quartier général de l’Ordre du Phénix. Dès les premiers jours, malgré la méfiance, Lily avait pris part aux soins à attribuer à la jeune femme, tout autant qu’elle aidait à soigner les plaies de Remus. Visiblement, la bataille qui avait eu lieu à l’Abbaye de Westminster avait laissé bien plus de dégâts que ce qu’on aurait pu penser. Dans les couloirs de la petite habitation, elle avait cru comprendre que Sulpicia était la fiancée promise à l’un des membres de la famille Carrow. Que pouvait-elle alors faire là ? Sa méfiance aurait été totale si elle n’avait pas vu son ami Sirius dans un état alarmant à la vue du corps affaibli de la sorcière, le soir où il l’avait ramenée, en même temps que Remus.

Et là, avaient commencé les festivités de la curiosité légendaire de Lily. A chaque jour qui passait, à chaque soin apporté, Lily avait passé son temps au chevet avec Sulpicia, à faire connaissance, à tenter de la mettre à l’aise, à simplement lire un roman à côté d’elle, à en savoir plus sur cette relation qu’elle entretenait avec Sirius. Certes, Lily avait déjà vu la jeune blonde se pavaner dans les couloirs de l’école de sorcellerie. Par moments, il se pouvait qu’elle l’ait aperçue en compagnie de Sirius, mais sans trop y prêter attention. Peut-être aurait-elle dû tendre l’oreille à ce moment-là déjà. Bien vite, au fur et à mesure des journées passées dans le quartier général, elle avait appris à connaitre ce petit bout de femme. Et, contrairement à ce qu’elle aurait cru, s’occuper d’une parfaite inconnue lui permettait de se sentir un tant soit peu mieux. Après tout, le carnage trônait dans la vie de Lily depuis quelques mois. Entre la perte de son seul et unique enfant, les multiples disputes entre son tendre époux et elle, les batailles de l’Ordre qui ramenaient des morts et des blessés, elle ne savait plus où donner de la tête. S’intéresser à la vie de quelqu’un d’autre, encore plus lorsqu’il s’agissait de la fille qui faisait flancher Sirius depuis quelques temps, lui semblait être une solution temporaire pour fermer les yeux sur ses propres problèmes.

Un mouvement de la part de Sulpicia et la rouquine revint à elle. Quelques instants plus tôt, elle regardait une famille s’avancer vers le cœur du marché de Noël. Un père, la mère et l’enfant. Et c’était le cœur serré qu’elle les avait observés jusqu’à ce qu’ils disparaissent de son champs de vision. Pendant un instant, elle avait eu la facilité de s’imaginer, en compagnie de James, avec le petit Harry, marchant sur ses deux jambes, cherchant à manger des plumes en sucre, à négocier pour en manger dix autres. Si Sulpicia n’avait pas bougé dans le canapé face à elle, elle aurait sans doute laissé une larme couler le long de sa joue,  par désespoir, par peine, par douleur. Mais à se rappeler qu’elle n’était pas seule, elle se redressa et se mit dos à la vitre, pour sentir le froid envahir son dos meurtri par la douleur. La sensation lui était agréable et c’en était triste. C’était les seuls gestes satisfaisants qu’elle avait pour le moment. La douceur des gestes de James manquait à l’appel et cela devenait difficile au quotidien de se sentir si loin de celui qu’elle aimait.

Un sourire à Sulpicia, un sourire qu’elle voulut rassurant, puis elle se pencha en avant pour attraper ce vieux livre de potions qu’elle traînait avec elle depuis de nombreuses années. Elle l’avait reçu lors de l’un de ses anniversaires et, étrangement, à chaque relecture de ce livre qui ne tenait plus debout, elle trouvait de nouvelles astuces sur la préparation des potions. A croire que les écritures changeaient à chaque fois. « Dis-moi, Sulpicia… » murmura-t-elle à l’adresse de la jeune femme. Cela faisait des jours qu’une question lui brûlait les lèvres, la tortillait dans tous les sens, où les premiers jours l’avaient rendu tellement faible et déboussolée qu’elle avait gardé cette question pour elle. Et les jours passés avec Sulpicia n'aidait pas. A présent, c'était elle qui la soignait, elle lui rendait la pareille. Mais une fois qu’elle eut attiré l’attention de la jeune femme, entre deux pages de potions qu’elle-même lisait, elle hésita un instant, avant de reprendre, dans cette voix faible qui l’accompagnait depuis quelques jours. « L’autre jour, dans la cabane… » Les yeux plissés, la lèvre tremblante, puis finalement : « Ce patronus… » Arrêt sur image. Ce chien, si ressemblant, mais aboiement différent. « Ce n’était pas Sirius... si ? »
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Sulpicia I. Mulciber
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Assise dans le canapé au coin du feu, j’épluchais une liste de formules mathématiques sur lesquelles je réfléchissais depuis un moment, espérant surement trouver une solution à mon vaccin qui tuait les loups ayant subit l’influence de la lune.  
Cela faisait bientôt deux semaines que je faisais partie de l’Ordre, une conséquence d’un choix qui avait traversé mon esprit sans que je ne puisse prendre le temps de peser le pour et le contre. Sauver Sirius en l’embrassant devant tout un tas de Mangemorts et d’Auror à la solde du Ministère, m’avait officiellement mise sur la liste des sorcières à éliminée. Heureusement pour moi, la rumeur de ma mort ayant été officialisée, personne ne me cherchait. J’étais plus ou moins en sécurité… J’avais perdu le sens de ma vie, me retrouvant prisonnière des quatre murs du QG de l’Ordre du Phénix.
Ma situation au sein de l’organisation avait rapidement prit un tournant inattendu, faisant de moi le centre d’attention de certaines personnes… Mais surtout, rendant parfois ma situation encore plus insupportable. Je ne m’étais pas attendu à ce que Sirius m’attende. Evidement, je me doutais bien qu’il y aurait des chances  pour que celui-ci me remplace dans sa vie… Mais de là a ce que je connaisse et côtoie la personne…
J’avais mentis sur mes sentiments à Eléonore. Mentit à Sadie, fermait les yeux sur ce que je ressentais, qu’importait si je souffrais, si j’avais l’impression que j’allais explosée. J’étais déjà prisonnière de mes propres choix plongeant à pied joint dans une sensation de détresse que je connaissais que trop bien. Je faisais taire mon cœur, vivant de nouveau avec la chaine que celui-ci avait connu ces trois dernières années. En miette, il lui arrivait encore de battre la chamade lorsque je l’apercevais. Mon cœur s’emballant sans que je ne puisse le contrôler, changeant la couleur de mes yeux. Je m’empressais alors de baisser les yeux ou de regarder ailleurs, ne pouvant me permettre de continuer à souffrir de la sorte. Mon cœur avait encore espoir. Mon esprit quand à lui, ne pouvait plus continuer à ressasser le passé. A penser à lui, encore et encore. Alors, je me plongeais comme je le pouvais dans la suite de ma recherche. Dans mon vaccin, c’était tout ce qu’il me restait après tout.

Remuant sur le canapé, je me réinstallai correctement sur le canapé, changeant de place alors que je fis une boule, agacée du parchemin sur lequel je faisais mon calcul mathématique pour ma formule. Jetant celui-ci dans le feu, j’entendis Lily, qui était assise sur le rebord de la fenêtre, m’interpeller. « Dis moi, Sulpicia… » Commença la jeune femme qui m’observait en tournant le dos à la fenêtre. Nous nous étions étrangement rapprochée lors de ces dernies jours. Elle avait prit soin de moi après ma réanimation, se montrant curieuse vis à vis de ma relation avec Sirius n’obtenant toujours que des réponses floues de ma part. La jeune femme avait beau être l’épouse de James, je ne me voyais pas lui raconter les détails de ma relation avec le meilleur ami du Potter.
Mais je sentais que je ne pourrai plus y échapper depuis que la jeune femme avait aperçue mon patronus… identique à celui du Black. Elle sembla hésiter, déboussolée et toujours faible. « Tu as pris ta potion aujourd’hui Lil ? » Lui demandais-je en la voyant s’appuyer toujours plus sur la fenêtre froide.
Elle me parla de la cabane et de l’attaque de celle-ci, plissant les yeux comme pour se souvenir des détails. Et se lança. Le patronus, commenta-t-elle alors que mon cœur s’emballait à une vitesse folle. Détournant mon regard de la jeune femme, je le déposai vers le hall d’entrée qui était toujours aussi calme. J’avais envie de me mordre la lèvre mais me retint. Préférant attendre la suite bien sagement. « Ce n’était pas Sirius... si ? » La question tomba. Comment éviter de répondre à celle-ci ? Qu’avait pu lui dire Sirius ou James, exactement, à mon propos ? Je faisais tout pour ne jamais donner trop de détails à Lily sachant pertinemment que, la crise de panique de Sirius avait clairement donné la puce à l’oreille aux membres de l’Ordre. J’haussa les épaules et finit par répondre à la jeune femme. « Mon patronus est un…. fléreur… Je ne connais pas la forme de celui de Black.» Avais-je simplement répondu toujours aussi évasive. Je lui mentais ouvertement, mais s'il y avait bien une chose que je savais faire à merveille, c'était mentir.
Il y avait du mouvement dans la cuisine, l’on entendit un bruit sourd et la porte de celle-ci, s’ouvrir et claquer.  Sirius venait de sortir de la réunion avec Sadie et les autres, visiblement énervé contre Eléonore et son comportement. Il claqua la porte derrière lui, furieux, il me jeta un regard, presque exaspéré et disparut dans une volute de fumée blanche. Mon cœur battait toujours aussi vite. Mes yeux, eux, changèrent de couleur à sa simple vision. Ils étaient devenus dorés. Comme toujours. Je m’empressa de baisser le regard, me refusant de continuer à souffrir de la sorte en le voyant… Ce qu’il se passait au sein de l’Ordre, le chaos que faisait régner Eléonore… C’était de ma faute.


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« Tu as pris ta potion aujourd’hui, Lil ? » Cette question un peu étrange, celle qu’elle lui avait elle-même posée quelques semaines plus tôt. Bizarrement, c’était comme si les rôles s’étaient inversés. Forcément, la bataille l’avait affaiblie. Brûlée à plusieurs endroits, où sa peau rougissait en même temps qu’elle était pâle, avec des égratignures à droite à gauche, montrant que les débris reçus sur le corps avaient été nombreux, elle faisait peine à voir. Pourtant, ce n’était pas comme si elle n’avait pas essayé d’arranger son propre cas. Quelques sortilèges sur elle-même pour effacer les blessures superflues, rendre cela plus propre et se rendre elle-même à nouveau présentable. Mais la faiblesse dans ses gestes lui donnait l’impression que son talent pour les sortilèges avait pris des vacances. Bon sang, ce que le temps était long… Et ce que cette potion que Sulpicia lui forçait presque à boire tous les jours lui semblait dégoûtante.

Mais elle avait ignoré sa question, plutôt intéressée par ce qu’elle allait lui répondre, si l’honnêteté s’était finalement installée entre elles ou pas. « Mon patronus est un fléreur… Je ne connais pas la forme de celui de Black. » - « De Black. » répéta-t-elle à la suite de Sulpicia, sur le même ton qu’elle, un fin sourire au coin des lèvres. Cette manie qu’elle avait à l’appeler par son nom de famille en présence des autres personnes ne prenait pas, cela sonnait plutôt comme un petit surnom amoureusement prononcé. Mais comme cela faisait des journées entières que Lily tentait de tirer les vers hors du nez de la jeune sorcière, en vain, elle se dit qu’insister sur ce petit détail n’allait rien donner de bon.

La réunion qui était en cours dans la pièce à côté venait visiblement de prendre fin. Ce n’était pas le genre de réunions habituelles, où tous les membres de l’Ordre étaient conviés, où une lourde action allait être menée. Visiblement, seuls Sirius, Sadie et Remus – aussi triste son état pouvait-il être – avaient décidé de se réunir tous les trois concernant le débordement dans les comportements de certains membres. Si Lily avait cherché à en savoir plus, il ne fallait pas aller bien loin pour comprendre que tout ceci était lié avec la présence de Sulpicia. Décidément, cette sorcière faisait bien plus parler d’elle qu’elle ne le voulait sûrement. Sirius fut le premier à sortir de la pièce, fermant brusquement la porte derrière lui. Cachée par l’appui de fenêtre, Lily ne pouvait pas être vue par son ami, sinon sans doute aurait-il changé de quelque peu son comportement, sans doute se serait-il retenu. Elle eut tout de même le droit à une scène étrange d’échanges de regards entre Sulpicia et Sirius. Alors que la sorcière en face d’elle semblait mal à l’aise par la situation, Lily, elle, dut se pincer fortement les lèvres pour ne pas laisser afficher un petit sourire mutin. Cela se voyait à des miles à la ronde que quelque chose ne tournait pas rond entre ces deux-là. Sulpicia allait la prendre pour un troll encore combien de temps ?

Une fois que Sirius fut parti et qu’elle put croiser le regard de Sulpicia, dont la couleur des yeux changea rapidement pour revenir à la couleur initiale, elle reprit. « Un fléreur, tu disais ? » Encore moins convaincue par la réponse de la sorcière, maintenant qu’elle venait d’assister à une scène des plus étranges, avec un côté drôlement amusant pour quelqu’un d’extérieur. « Le fléreur, cet animal qui ressemble au plus commun des chats sur plusieurs points, avec quelques variances au niveau du pelage. Oui, je vois… Mais qui, en dépit de sa solitude et de son indépendance, est un animal de compagnie fidèle… » Elle s’arrêta un instant. « Un peu comme les chiens, non ? » Reportant son attention sur son livre de potions, elle feuilleta ces pages qu’elle connaissait pourtant par cœur mais qui, à chaque fois, sonnaient comme une vieille mélodie à réapprendre par cœur. Jouant machinalement avec une mèche de cheveux, elle fredonna un petit air d’une chanson moldue, tout en remplaçant les paroles par : « S’entendre comme chien et chat, tout ça… ». L’air si surpris de Sirius lors de son retour au quartier général avec Nyneve n’avait pu montrer que deux choses : soit il produisait des portoloins avec son patronus sans s’en rendre compte, soit quelqu’un d’autre avait réussi à reproduire le chien noir. Ce chien noir qui l’avait sauvée des griffes des mangemorts. « Le mien est une biche… » reprit-elle innocemment, sachant pertinemment que ce genre d’informations n’allait pas intéresser la sorcière. Ce n’était qu’une phrase introductive vers ce à quoi elle amenait doucement sa nouvelle amie au vif du sujet, de la manière la plus innocente qui soit. « Tu savais qu’un patronus pouvait prendre une autre forme… en cas de deuil ou d’amour passionnellement fort ? » Lily, ou l’art de mettre les deux pieds dans le plat.
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Sulpicia I. Mulciber
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Evans, enfin, l’épouse Potter avait ignorée ma question, confirmant mes doutes. Elle n’avait surement pas prise sa potion pour faire partir plus vite les effets du dernier raid auquel la sorcière avait participé. Et pourtant… Celle-ci était relativement efficace. Et contrairement à Sanders, je me refusais d’user de la Vielle Magie aussi souvent que lui. J’en connaissais les conséquences, je savais que l’on pouvait en devenir accro… Et je ne voulais pas que cela m’arrive.  Autant le dire, j’avais déjà une addiction, je n’avais guère besoin d’en ajouter une autre.
Lui répondant que mon patronus était un fléreur, ajoutant mollement que je ne connaissais pas celui-ci de Sirius. L’appelant par son nom de famille comme toujours, Lily, un sourire au coin des lèvres que je pris sur moi pour ignorer, répéta, presque moqueuse le nom de famille du sorcier.
Depuis mon arrivée, la jeune femme tentait d’en savoir plus nous concernant, posant des questions parfois, intimes. Je ne lui répondais jamais dans les détails, haussant les épaules lorsque je n’étais pas suffisamment confortable pour lui répondre. Je souffrais cruellement de la situation. De sa curiosité. Du comportement d’Eléonore. De la distance constante de Sirius. Des remarques de Sadie et même parfois, du peu de soutiens que m’apportait Remus. Ma présence au sein du QG n’arrangeait pas les choses. Ils se disputaient en quasi permanence de ma faute. Eléonore se montrait toujours en désaccord avec Sirius, augmentant la tension qu’il y avait déjà entre eux… Quand à moi, je prenais mes distances avec la jeune femme, sentant son regard plein de reproches concernant mes petits secrets. Que voulait-elle après tout ? Nous avions eu une vie tous les deux avant qu’elle ne débarque dans celle-ci. Sirius en avait connu d’autres avant moi. Sa réaction était démesurée. Elle me faisait réellement du mal.
Le poids sur mes épaules et dans mon cœur en devenait plus qu’insupportable.

Alors, lorsqu’il sortit de sa réunion, hors de lui et se stoppa dans le hall pour déposer ses yeux assombrit par sa rage intérieur, je ne sus contenir le changement de mes yeux, qui comme toujours, lui révélait mes sentiments. Ils n’avaient pas changés. Pas depuis quatre ans. Quatre ans sans pouvoir respirer. Sans vivre. Sans dormir sur mes deux oreilles a devoir tenter de me convaincre qu’il ne me manquait pas.
Lily se cacha dans l’angle mort, faisant ainsi en sorte que le sorcier ne puisse la voir. Combien de temps étions-nous restés ainsi à nous observer dans le silence. Les yeux dans les yeux, à entretenir cette tension entre nous qui en devenait presque palpable. Il n’était partit que lorsque je coupa le contact entre nous. Comparable à des aimants, je me déplaçais toujours sans le vouloir, en adéquation avec celui-ci. Evitant toujours de le regarder en publique, je plantais mon regard au dessus de son épaule lorsque je lui parlais lorsque nous n’étions pas seuls. Mais ces échanges restaient encore rares…Lorsqu’il partit, je soupira, comme soulagée de voir cette tension entre nous se dissipée.  

Lily reprit donc la parole, me faisant détourner mon regard a nouveau bleuté sur celle-ci. « Un fléreur, tu disais ? » Son sourire mutin ne l’avait pas quittée. Comment pourrais-je lui cacher plus longtemps la vérité ? Elle était proche de Sirius. Il lui parlerait forcément de notre lien et de ce que je ressentais pour lui. Peut-être de ce que lui, ressentait pour moi ?
Il me l’avait hurlé de désespoir lorsqu’il avait tenté de me réanimé. L’avait fait comprendre à toutes les personnes qui se trouvaient sur place, mais moi. Moi. Je ne m’en souvenais pas. Moi, j’attendais toujours qu’il plonge son regard dans le mien pour me dire ces fameux trois mots… Que je mourrais d’envie d’entendre. Des mots, que je ne lui avais jamais redit. Des mots, qui m’avaient forcés à ravaler ma fierté. Ces mots, qui lui avaient fait peur alors. Me repoussant. Brisant ce cœur qui n’avait perdu espoir en trois ans.
La voilà qui me donnait la définition du fléreur, détachant mon regard de la jeune femme aux plaies toujours présentes. Je repris un parchemin pour me remettre à calculer les dosages de ma nouvelle formule. Pensant quelques secondes que je devrais mettre la main sur Remus pour lui faire une nouvelle prise de sang. Fidèle est le fléreur. Elle venait de décrire les principales traits de mon caractère ou… c’était moi ? « Un peu comme les chiens, non ? » lança la jeune femme. Me faisant tenir en l’air ma plume. Venait-elle vraiment d’insinuer… Non. Ce n’était pas possible ! Lily faisait réellement tout pour que je finisse par lui parler à cœur ouvert. Ce n’était pas le genre de conversation qui me mettait alaise.
« Les chiens ne sont pas toujours fidèle, Lily. » Venais-je de lui lancer. La preuve en était, Sirius couchait avec Eléonore, peinant à me revenir alors que je lui tendais les bras. Je n’attendais que lui. Mais lui… Ce n’était pas son cas. Il me donnait l’impression de me fuir, refusant d’entrer dans ma vie… Alors que moi…

Observant du coin de l’œil la rousse qui se mettait de nouveau à feuilleter d’un air absent son vieux livre de potion, elle reprit. « S’entendre comme chien et chat. Tout ca… »  Je soupira. C’en devenait lourd. Par piété, qu’elle arrête ! Si seulement Sirius n’avait pas eu cet air si surprit en voyant les filles revenir de la cabane de pécheur ! Si seulement il avait su garder son sang froid, ma vie actuelle serait beaucoup plus simple. Elle me lança que son patronus était une biche, sur le ton de la conversation alors que je me releva pour m’approcher de la double porte du salon qui donnait sur le hall d’entrée. Un petit sourire moqueur se dessinant sur mes lèvres. « Comme Severus. » Tiens. Tu ne le savais pas ca, n’est-ce pas ? Je tentais de détourner la conversation comme si, de rien n’était, fermant les portes du salon pour me retourner vers la jeune femme qui reprit. Parlant d’amour passionnel et fort. De patronus qui pouvaient changer en fonction des sentiments d’une personne pour une autre. « Arrête Lil'.» Son insistance me faisait plus souffrir qu’autre chose. Retournant m’asseoir sur le canapé proche du feu, je repris. « Juste… Juste…. » Arrête de remuer le couteau dans la plaie. Mais j’étais incapable de lui dire. Me contentant de pincer les lèvres et de reprendre mon parchemin et ma plume, tentant de contenir mon éponge émotionnelle au plus profond de mon être.... Mais ce n'était pas de sa faute, c'était de la mienne. De mon incapacité à communiquer sur ce genre de choses... Et la seule ou je l'avais réellement fait, la fois ou j'avais pris sur moi, Sirius avait écrasé mon coeur pour le réduire en miette. J'aimais bien Lily. Mais je n'étais pas capable de m'ouvrir aussi facilement.


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« Les chiens ne sont pas toujours fidèles, Lily. » Cette discussion sur les patronus avait une allure des plus innocentes, en apparence, tout simplement parce que le ton employé par les deux sorcières l’était. Il y avait des non-dits dans l’air, des petits secrets, des interprétations différentes et sans doute quelques quiproquos. Pourtant, l’Ordre du Phénix n’avait pas toujours été ainsi. Auparavant, soit quelques années avant, lors de sa création par Album Dumbledore, les membres de l’Ordre s’étaient jurés confiance et honnêteté. Après tout, ils étaient tous dans le même camp et se devaient de vivre en parfaite harmonie et cohérence, tout simplement parce que c’était ainsi qu’ils parviendraient à tous être solidaires. L’union faisait la force après tout, n’est-ce pas ? Les premières actions menées pour faire tomber Lord Voldemort et ses mangemorts avaient été dictées par la franchise et la solidarité. C’était sans doute ce qui faisait la beauté de leur mouvement.

Aujourd’hui, c’était loin d’être le cas. C’était devenu principalement des tensions internes, des allées et venues de personnes étrangères, qui n’adhéraient pas spécialement aux idéologies défendues par l’Ordre tel que le directeur de Poudlard l’avait créé. Si chacun essayait d’y mettre du sien par rapport à la situation, il était évident que certaines situations restaient délicates. La première était sans doute de voir les vieilles rancoeurs entre les maraudeurs et Severus Snape ressurgir. Qui pouvait bien lui faire confiance aveuglément ? Même Lily s’était rangée du côté des sceptiques, préférant fermer les yeux sur sa présence. La mort d’Harry, quant à elle, n’avait en rien arrangé les choses entre James et elle. Leurs engueulades se faisaient ressentir sous forme de tensions partout où ils passaient, notamment dans le quartier général où l’on n’hésitait pas à les remballer avec leurs problèmes personnels, qu’il y avait plus important, voire urgent, à gérer.

La dernière tension en date, de toute évidence, jouait sur un drôle de triangle amoureux qui avait lié Sirius avec la jeune Eléonore, ainsi que Sulpicia, la nouvelle arrivante. Tirer les vers hors du nez pour connaître le fin fond de la vérité sur la nature de la relation entre Sirius et Sulpicia avait été, pour Lily, une forme de voile posé sur le visage, pour ne pas affronter ses propres problèmes. Ce que Sulpicia semblait remarquer, au vu de sa réponse concernant les différentes formes que les patronus pouvaient prendre : « Comme Severus. » - « Hm ? » Lily avait relevé la tête, ne voyant pas de quoi elle parlait. « Heu… » Qu’est-ce que Severus venait faire dans la discussion, encore plus lorsqu’il s’agissait d’une discussion de patronus ? Loin de se douter que le patronus du professeur de potions ressemblait comme deux gouttes d’eau au sien, elle préféra se taire. Sans doute que Sulpicia était autant fatiguée qu’elle et commençait à dire n’importe quoi. Elle reporta le sujet Severus à plus tard, encore trop touchée par les événements récents le concernant, cette altercation, une fois encore, et cette déception, toujours cette même déception.

« Arrête Lil’. » Corde sensible, discussion qui fâche, sujet tabou. « Juste… Juste… » Lily hocha la tête, silencieuse, pour le coup, comme pour confirmer à Sulpicia qu’elle allait se taire. Il ne fallait pas lui en dire plus pour qu’elle comprenne la lourdeur de la situation. Cela avait été des jours entiers ainsi, à discuter autour du sujet principal, à apprendre à se connaître de la plus drôle des manières. Vu la scène qui s’était déroulée devant ses yeux, il fallait être une sacrée triple buse pour ne pas comprendre ce qui se passait. Entre Sirius qui devait faire face aux crises existentielles de certains membres, Sulpicia qui ne devait pas se sentir à sa place et Sadie qui devait gérer du bout de la baguette tout cela, c’était évident que le quartier général était en train de connaître un énième nouveau rebondissement.

Alors, elle posa son livre sur le rebord de la fenêtre où elle se trouvait et se leva pour aller chercher deux tasses de thé dans la petite cuisine. Entre le froid de la fenêtre et la chaleur de la tasse, Lily allait encore plus perdre la tête, c’était à croire qu’elle recherchait les extrémités opposées des sensations depuis quelques jours. Elle revint avec les deux tasses, en tendit une à Sulpicia puis reprit sa place. Le silence retomba entre elle quelques minutes, laissant la discussion s’échapper comme un écho lointain, alors qu’elle-même cogitait sur la situation. « Je sais que c’était toi. Et je pense que Nyneve s'en doute aussi. » affirma-t-elle, sans questions, d’un ton neutre, les questions aussitôt envolées. Si cela signifiait qu’il y avait une bombe de sentiments enfouie au fond de Sulpicia concernant le jeune Black, une évidence encore plus grande sautait aux yeux : elle avait réussi à sauver la vie de Nyneve, ainsi que la sienne, en les sortant des filets des mangemorts. Alors, entre deux gorgées de thé, l’air lourd de sens, le regard perdu sur sa tasse et l’infusion du thé, elle murmura. « Je ne lui dirai pas. » Elle ne serait pas celle qui ira l'avouer à Sirius, tout simplement parce que les cachotteries allaient dans les deux sens. Si son meilleur ami ne lui disait pas ce qui se passe, elle ne dirait rien non plus. Ses deux yeux verts se relevèrent vers Sulpicia, entourée de papiers en boule, de déchirures de parchemin, entourées de formules en tous genres et de bien des problèmes. « Et… merci. » finit-elle par dire. Merci de m’avoir sauvé la vie.
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Le cœur battant la chamade, j’avais assuré à Lily que tous les chiens n’étaient pas fidèle. Pensant malgré moi aux nombreuses conquêtes qu’avait du enchainer Sirius ces trois dernières années. Surtout, je pensais à Eléonore que j’avais aperçu embrasser Sirius à la suite de l’une de leurs disputes, m’imaginant bien comment ils avaient pu passer la soirée pour se réconcilier. Mais les tensions étaient toujours présentes. Celle que je m’imposais aussi. L’Ordre vivait une véritable aventure amoureuse, le genre d’aventures que l’on pouvait lire dans sorcière hebdo dont je faisais, à mon grand désespoir, partie des protagonistes.
Elle m’observait du coin de l’œil, loin d’être dupe. Comment ne pouvait-elle pas se douter de ce qu’il se passait entre lui et moi ? Elle aussi, était amoureuse, elle aussi, savait lire les signes. Et ceux que l’on s’envoyait, cette tension qui était permanente entre nous, faisaient partie de ces signes. Soupirant, je baissais les yeux vers mon parchemin, tentant d’oublier mon rythme cardiaque de plus en plus saccadé. Pourquoi paniquais-je ainsi ? Pourquoi avais-je tant peur de l’avouer à une autre personne, que lui ? Lily était d’une extrême gentillesse envers moi.  Je n’en avais pas pour habitude, ayant longtemps subi les moqueries des autres sorciers à cause de mon don. Gardant une certaine distance entre moi et les autres étudiants de Poudlard, à l’époque, me refusant d’avoir le moindre ami.

Relançant la jeune femme lorsqu’elle me parla de son patronus, sur Severus, celle-ci, surement trop hébétée par l’information ne sut réellement que me répondre. Elle m’observa, presque l’œil vitreux. Elle fuyait sa propre réalité en s’intéressant de près à la mienne. Mais ce que la jeune femme ne voyait pas, c’était la souffrance avec laquelle je vivais. Une souffrance bien différente de la sienne. Je ne l’avais pas perdu. Non. Il était toujours en vie. Juste, distant. Inaccessible. Le rêve s’était brisé lorsque j’avais comprit pour Eléonore. Lorsqu’il m’avait dit qu’il y avait quelqu’un d’autre, et ce, bien qu’il avait laissé la porte ouverte pour un futur rapprochement. Mais ce rapprochement, il me semblait impossible et bien loin.  C’était une sensation d’écrasement, de se rendre compte que je pouvais l’aimer au point ou, je pourrais donner ma vie pour la sienne, et un déchirement, de ne pouvoir ne serait-ce que le toucher.
J’allais finir par me mettre à pleurer. Continuant à observer mon parchemin en espérant que la boule qui se formait dans ma gorge allait se dissipée d’elle-même. Je l’avais suppliée d’arrêter. De ne pas insister une fois de plus. Cela faisait des jours et des jours qu’elle tournait autour du pot afin de savoir la vérité. Et surement les détails allant avec. Tentant de retenir comme je le pouvais les quelques larmes qui se formaient dans les yeux, je ne pus m’empêcher de me renfermer un peu. De me cachée sous le masque froid que l’on connaissait de Poudlard.
Elle hocha la tête, acceptant de ne pas insister outre mesure et déposa son vieux livre de potion sur le rebord de la fenêtre. La jeune femme se dirigea vers la cuisine pour nous faire du thé, en profitant pour essuyer une larme qui s’était échappé sur ma joue. Soupirant, je sentais mon cœur se calmé tandis que, je jetais les morceaux de parchemin froissés dans le feu de cheminée du salon.

Lily revient avec une tasse de thé bien chaude qu’elle me tendit. La remerciant, je croisai les jambes en me laissant tomber dans le canapé. Songeant en regardant dans le vide. Elle laissa passer plusieurs minutes, bu une gorgée et se lança. « Je sais que c’était toi. Et je pense que Nyneve s'en doute aussi. » Evidemment, comment pouvait-elle ne pas se douter que j’étais à l’origine du patronus qui était venu les sauver. Je les avais attendu, après avoir craché un peu de sang, je les avais ramenés à l’intérieur et soigner une partie de leurs plaies et de leurs brulures, évitant de regarder Sirius qui observait la scène. Hébété. Je me mordis la lèvre, plongeant mon regard dans ma tasse de thé. Me refusant d’entendre une suite qui me faisait peur.  « Je ne lui dirai pas. » Je soupira de soulagement. Comment Sirius le digèrerait, que mon patronus était devenu l’identique du sien. Que je m’étais attachée à ce point dans un monde qui me faisait peur. Il ne voulait pas me voir au sein de l’Ordre. Il ne voulait pas que je sois en danger, s’imaginant surement que ma vie se devait être au sein du monde mondain des sang-purs. Que je devais épouser quelqu’un qu’il trouverait surement digne de moi…. Mais comment considérer qu’Amycus, était celui qu’il me fallait ?

J’avais perdu pour lui, mon emploi à Sainte-Mangouste, mais était-ce réellement important ? Non. Je m’en fichais tant que je pouvais être avec lui. Tant qu’il était là. Présent.   « Merci Lily…Je sais que.. » Que quoi ? Comment pourrais-je lui dire ? Comment ? Sans me mettre à pleurer de ce que je vivais, sans en faire trop, sans... Lui faire pitié.
Je me leva lorsqu’elle me remercia de lui avoir sauvé la vie. A elle, et à Nyn. Comment aurai-je pu vivre avec l’idée que je ne les avais pas sauvé alors que je le pouvais ? J’allais me lancée. Le cœur serré. J’allais lui dire ce qu’elle voulait savoir depuis plusieurs jours. « Il le sait déjà. Pas pour le patronus. Mais pour… Mes sentiments. Je lui ai dis avant de quitter Poudlard. » Je m’étais enfin lancée. N’osant pas regarder la jeune femme, me refusant de lire l’expression de son visage.
Je fini par me relevée, me tenant debout devant la cheminée du salon, posant la tasse de thé sur le dessus de celle-ci, me perdant dans la danse des flammes. « On était en 6éme année, lorsque ca a commencé. James ne l’a su que plus tard. » Juste, dis moi ce que tu veux savoir… Mais ne me fait plus souffrir en me posant trop de questions…
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Lily était particulièrement calme et était bien loin de toutes ces fois où elle accompagnait Nyneve dans ses ragots, dans des trucs de filles où l’on s’échangeait sur tout et sur tout le monde, sans devenir médisante. Car il était clair que Lily ne parvenait pas à dire du mal des autres intentionnellement, avec malveillance. C’était en général plutôt le contraire, elle qui avait le coeur sur la main et l’art de voir le bon chez tout le monde, même chez ceux pour qui cela était difficile. Ici, d’une sincérité sans failles, elle avait remercié la jeune femme et lui avait confié son silence par rapport à la situation. Quoi qu’il pouvait d’ailleurs en être, Sirius semblait vouloir gérer la situation seul comme un grand, entre Eléonore qui devait mal prendre une certaine nouvelle arrivée et Sulpicia qui peinait à trouver ses repères dans un quartier général auquel elle apprenait à appartenir.

« Merci Lily… Je sais que.. » Que quoi ? Les derniers événements en date pour la jeune femme la rendait par moments distante et éteinte. A l’habitude, elle était douce et joyeuse, toujours à jouer au comité d’accueil par rapport aux membres de l’Ordre et leurs invités. Elle n’était pas au meilleur de sa forme lorsqu’elle rencontra Sulpicia quelques jours plus tôt. Pourtant, elle avait pris en charge ses blessures, parce que cela l’occupait, cela lui changeait les idées. Et puis, si une fille plaisait autant à Sirius pour qu’il hurle à l’amour en plein milieu des membres de l’Ordre, c’était que quelque part, elle en avait la peine. « Il le sait déjà. Pas pour le patronus. Mais pour… Mes sentiments. Je lui ai dit avant de quitter Poudlard. » - « Hm, je comprends… Pour le patronus, je ne dirai rien. Par contre, pour les sentiments, je ne suis plus si étonnée que cela, maintenant que j'y pense... Ca semble logique, vu ce qui s’est passé l’autre jour. » Évidemment, il fallait être aveugle, ou bien complètement stupide, pour ne pas avoir remarqué la scène qui s’était déroulée sous les yeux des membres de l’Ordre.

« On était en sixième année, lorsque ça a commencé. James ne l’a su que plus tard. » Bien qu’elle voulut paraitre neutre au niveau de son expression, un certain étonnement se marqua sur ses traits fins. Elle n’avait pas été au courant de cette histoire d’amour durant les années de Poudlard. Sans doute était-ce parce qu’elle n’était pas encore fortement proche de Sirius et de James à cette époque comme elle peut l’être aujourd’hui. « Je vois… » finit-elle par dire, un sourire sincère au coin des lèvres. « Comme quoi, Poudlard garde bien des secrets. » Et c’était toute la nostalgie des belles années qui parlaient, elle qui avait aimé vivre entre les murs du château, à apprendre la magie au quotidien et à faire des rencontres qui changeraient sa vie à tout jamais. Cela devait être sûrement le cas pour Sulpicia aussi, sauf qu’aujourd’hui, la pagaille entre Sirius, Eléonore et elle semblait affecter les trois personnes bien plus qu’on ne pourrait le penser. « En tout cas… Je sais que tu ne dois pas te sentir entièrement chez toi ici, vu la situation. Mais sache que tu es la bienvenue. Sadie te l’a sans doute déjà dit… » Elle fit une petite moue, ne sachant pas si elle en disait trop ou non. « Et pour Leo… » Cela ne lui plaisait pas trop de parler sur une personne absente, surtout qu’elle s’était toujours bien entendue avec la jeune femme depuis son entrée dans l’Ordre il y a maintenant trois ans. « Je pense que c’est à Sirius de régler cette histoire, ce n’est pas à toi… Surtout que tu te remets à peine de tes blessures, à se demander comment tu as pu produire un patronus sous forme de portoloin il y a quelques jours… »

Quelques instants silencieux retombèrent entre elles. Lily jeta un coup d’œil à sa montre. Si James était parti en mission pour l’Ordre, devait-il retourner bientôt ? Se décollant de la fenêtre où le froid pansait un minimum les brûlures dans son dos, la rouquine laissa son regard se perdre sur le marché de Noël et les différentes personnes qui le traversaient. Pendant un instant, c’était comme espérer y voir James. Pourtant, non, il n’était pas là. Il lui manquait. « Enfin soit… » reprit-elle dans un soupir, grimaçant ensuite en sentant une plaie s’ouvrir sur son bras. « Sans doute que c’est l’heure pour moi de me tartiner une nouvelle fois de crème réparatrice et de boire ma potion… » Elle l’avait dit en souriant, comme si cela ne lui faisait rien, comme si rien ne pouvait l’atteindre et lui faire mal. Pourtant, qu’est-ce qu’elle souffrait de ses blessures. « Promis, je ne la jetterai pas derrière l’arbre au fond du jardin, cette fois-ci ! » Un léger rire et elle attrapa son livre, prête à partir. Mais elle ne pouvait s’empêcher de maintenir un sourire à l’adresse de Sulpicia, à la fois sincère et compatissant, au vu du chagrin qui l’enveloppait, à la fois complice, d’avoir été mise dans la confidence. Intérieurement, elle espérait que Sirius n’allait pas la faire souffrir trop longtemps. Ni elle, ni Leo.
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« Hm, je comprends… Pour le patronus, je ne dirai rien. Par contre, pour les sentiments, je ne suis plus si étonnée que cela, maintenant que j'y pense... Ca semble logique, vu ce qui s’est passé l’autre jour. » Je soulevai un sourcil en observant la jeune femme. Je ne comprenais pas ce que celle-ci voulait dire par là. L’autre jour ? Lorsque l’on m’a réanimée ? Personne n’avait réellement osé me dire ce qu’il s’était dit. Je savais juste qu’Eléonore avait réagit au quart de tour. Elle nous avait accusé de l’avoir trompée. Or, nous n’avions rien fait. Juste, se disputer. Encore. Et comme à Poudlard, j’avais préféré lui dire de me laisser, me refusant de me laissée perdre dans une bataille que je ne gagnerais jamais avec Sirius.
Baissant les yeux, je me perdis dans mes pensées, cherchant une explication logique aux propos de l’épouse Potter. Il fallait bien avouer que, je ne pouvais mettre le doigt sur une vérité que je n’étais pas encore prête à entendre… Et assumée. Pourtant… Pourtant j’avais espéré. J’avais rêvé d’entendre ces mots de sa bouche. Trois mots. Trois mots simples. Mais rien ne m’avait préparé à ce que je me retrouve au sein de l’Ordre, encore moins entourée de tous ces amis… Qui, eux, semblaient savoir quelque chose qui m’étais tenu secret.

Et puis, je ne su réellement ce qu’il me prit. Je lui avoua que ce qu’il se passait entre nous, entre le beau brun et moi, durait depuis la 6éme année à Poudlard… Comme si… Comme si j’avais eu besoin de l’évacuer, de le dire à voix haute comme pour rendre tout ca réel. Vrai. Mais l’était-ce réellement ? « Poudlard garde bien des secrets. » Elle me fit sourire. Elle ne pouvait s’imaginer à quel point. Vu l’expression surprise qu’elle affichait malgré elle, la jeune sorcière ne devait pas s’attendre à cela. Sirius ne lui avait donc jamais avoué ? Ou James ?
J’étais au courant de leurs vies, j’avais eu des photos, des nouvelles d’eux de la part de Black durant ces dernières années. Et ce, dans un semblant de vie. Une vie difficile entre les coups bas du Régime. Entre l’absence que nous ressentions -malgré nous- l’un pour l’autre… De ce manque.
Je chassai de mon esprit cette pensée. Sa pensée, pour écouter de nouveau Lily. Ne faisant aucune réponse à Lily vis à vis de ces années douces que représentait Poudlard. Elle me dit que, j’étais la bienvenue ici, au sein de l’Ordre mais qu’elle n’était surement pas la première à me le dire. Oui. Sadie aussi, avait eu un discours plus ou moins proche… Mais, ce qu’elle ne savait pas, c’est que la jeune femme m’avait mise en garde vis à vis de ma présence et de Sirius. Elle ne voulait pas que je détourne l’attention des membres de l’Ordre de leur première mission. Mais comment le pourrais-je ?
Je n’avais qu’une envie : sortir d’ici. Prendre l’air. Fuir. Disparaître de nouveau. Par la Barbe de Merlin, ce que les steppes Mongoles me manquaient !
De nouveau, la rousse attira mon attention alors que je rêvassais à partir. «Je pense que c’est à Sirius de régler cette histoire, ce n’est pas à toi… Surtout que tu te remets à peine de tes blessures, à se demander comment tu as pu produire un patronus sous forme de portoloin il y a quelques jours… » Sirius ? Bien sur que j’allais le laisser se débrouiller avec Léo. Je n’avais rien à voir avec cette histoire… Pourquoi devais-je la régler ? Nous n’avions rien fait. Rien. Et je n’avais jamais su pour sa relation avec l’infirmière de l’Ordre. Au contraire, personne ne m’avait jamais parlé de cela… Ni l’un. Ni l’autre.
Comment avais-je fait pour créer le patronus ? Une fois rentrée dans l’habitation du QG, j’avais vomi du sang pendant plusieurs minutes. Voila, comment j’avais payé mon audace. [color=MediumVioletRed« La Vieille Magie n’est pas gratuite. » [/color]Avais-je simplement répondu, ne regardant pas la jeune femme, préférant observer le feu qui dansait dans l’âtre.
Au bout de quelques minutes, la jeune femme finit par bouger. Elle aussi, elle remuait surement quelques sombres pensées vis à vis de James. Elle eut un sourire, bien qu’elle laisse une grimace de douleur se dessiner sur son visage. Il était l’heure pour elle d’aller prendre sa potion, de prendre soin d’elle. J’allais la laisser partir lorsque je l’interpellai une dernière fois. « Lily. Je ne peux pas avoir le cœur brisé une seconde fois. » L’informant ainsi qu’elle se devait de garder le secret me concernant. Le concernant. Toute cette histoire me faisait mal et allait finir par me consumée …


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FIN

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