Le bonheur n'est pas un monde | Rabastan & Regulus


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 Le bonheur n'est pas un monde | Rabastan & Regulus

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Rabastan A. Lestrange


Le bonheur n'est pas un monde
Rabastan & Regulus

« There’s no good and evil. There’s only power and those too weak to seek it.  »
»

Tic tac, tic tac... Je regarde sur l'horloge l'heure qui se profile jusqu'à l'ennui. Je voudrai être ailleurs, peut être, à ne pas voir le temps filer. Là-bas, dans l'ombre du Département des Mystères, occupé à faire mes recherches, je perdrais sans doute moins ces minutes qui s’égrainent. Mais il faut attendre. C'est inévitable, mon silence le perdra. Nous nous regardons en chiens de faïence, sans se bondir dessus. Comment le pourrait-il, sans défense devant moi. Baguette en main, je reste stoïque, parfaitement immobile dans cette contemplation. Si la haine pouvait brûler, je ressentirai le feu de son ire. Toujours pas un mot et surtout pas de ma part. Là, dans cette pièce froide et humide, je ne me permets pas même un soupir qui trahirait mon agacement. J'attends, comme s'il n'était pas là, à grelotter dans ses vêtements déchirés par l'âpre combat que nous avons mené il y a quelques heures déjà. Sa lèvre boursouflée et sanguinolente tremble légèrement. Je m'imprègne doucement de sa terreur. Et dire que je n'ai encore rien fait. Le sorcier jette des regards furtifs à droite et à gauche, sans doute avec l'espérance de croiser un miracle qui le sorte de là. Il n'y a pas d'issues, sais-tu ? Je ne le tolérerai pas. Seulement cette porte, scellée, derrière mon dos patiemment collé. Il esquisse un geste, se ravise, recommence et fini par ne plus bouger.

- Qu'est-ce que vous voulez ?

Enfin. Je ne réponds pas. Pas tout de suite. Mes mots en suspends contractent les traits de son visage d'une colère ridicule. Sa voix était comme un gémissement, une supplique. Que tout finisse... Maintenant ? Déjà ? Nous n'avons pas encore commencé. Ses tremblements deviennent nerveux, apeurés. Je me lève alors qu'il est toujours à terre, l'écrasant de cette grandeur qu'il ne faisait que supposer, dont il reconnaît l'évidence à présent.

- Penses-tu que je veuille quelque chose ?
- Mais...
- Je n'ai que faire de toi.

L'homme suffoque d'incompréhension. Ma voix, d'un calme froid, lui a sans doute été comme un frisson glacé dans le dos, annonciateur de ce danger imminent. Et ses balbutiements commencent alors que je n'ai rien demandé encore. Il est déjà pret à vendre père et mère contre sa misérable vie. Cela me dégoûte, de voir que l'on peut s'oublier tout seul à ce point. Crois-t-il toucher mon indulgence en déballant sa vie sans impudeur ? Il y en a qui sont plus coriaces et forcent le respect. Lui n'est rien d'autre qu'un sorcier qui croyait que tromper Lord Voldemort, même sur une simple affaire de taxes et de livraison, passerait inapperçu, resterait impuni. Mais on ne fourni pas l'Ordre du Phénix, même si ce n'est que de vivres, même pour de l'argent, sans transgresser les lois que nous avons imposer en ce monde. Et alors qu'il geint, qu'il pleure en se recroquevillant, toutes barrières brisées, je m'accroupis à ses côtés. Une main sur l'épaule, comme pour le réconforter, je ferme les yeux et me concentre. C'est comme cela que je dois commencer : une cible faible, sans défense. Mais l'esprit de l'homme est encore revêche et se dérobe à mon emprise mentale. L'art de la Legilimencie s'apprend dans la douleur. Il aurait été étonnant que je parviennes à percer ainsi ses secrets. Qu'importe, il m'a déjà tout livré. Et il ne sait rien, finalement, que l'on ne sache déjà. Et cette morve qui coule de son nez encombré de sanglot lui donne une mine pathétique. Je n'ai pas le temps, et plus l'envie de m'amuser.

- Avada Kedavra.

L'éclair vert si familier maintenant jaillit dans la pièce et aveugle ses yeux. La dépouille inerte n'est déjà plus qu'un souvenir flottant. Je sors de la pièce. A peine ai-je posé un pied hors du ministère que je transplane sur le chemin de Traverse. La sensation brusque légèrement mon corps, mais je n'y porte pas la moindre attention. Ma cape vole au vent et, regardant à nouveau ma montre, je décide que je ne veux pas rentrer chez moi avant. Je me permets de flâner dans les rues apeurées. Je ressentirais presque cette crainte palpable, la respirerais aussi. La dernière attaque de l'Ordre du Phénix a défrayé les chroniques et je sais de sources sûres que ni Malfoy, ni Rogue n'ont pu échapper aux foudres de Carrow, bien que Lucius ai sans doute eu plus de chance. Et ce qui a ravis les coeurs, juste après, c'est la réplique implacable de cette attaque à la fausse au géant. Combien d'entre eux sont tombés ? Peu importe, ceux qui restent sont des terroristes et perturbent l'ordre établis. Alors le peuple tremblent devant eux et fait bien. S'ils n'étaient pas là pour provoquer leur peur, c'est nous qui la provoquerions. Et nous serions plus cruels et impitoyable que les journaux les décrivent. Quelque part, tout le monde y gagne, à cette mascarade finement menée, ce mensonge pour le plus grand bien.

Je regarde l'hiver s'installer dans les vitrines et songe qu'il serait bien d'offrir un présent à Luka. Je noterais peut être sur l'étiquette : " A Lucrecia, ma douce fiancée ". Un sourire très léger naît sur mes lèvres. La sorcière sentira l'ironie joyeuse de ces mots et peut être lui arracherais-je un sourire également. Je me demande ce que je pourrais préparer pour ce Noël à venir, notre premier en tant que promis. J'imagine que l'on décorera l'appartement ; nous sommes déjà en retard. Une neige légèrement fondue tombe, embourbant les passants pressés. Ils arborent des bonnets colorés et des sourires inquiets. C'est Noël et la guerre en même temps. Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que la guerre, c'est simplement la vie. Alors ils s'empressent de rentrer chez eux, s'imaginant avec gratitude qu'ils ont encore échapper au pire et qu'un jour, tout ira mieux. Mais le bonheur n'est pas un monde, c'est un instant précieux, qui s'évapore rapidement et dont il faut se souvenir malgré tout. La chaleur de cette mémoire n'est pas à perdre, ou l'on a tout perdu. Et toi, Thea, te souviens-tu de Noël ?

Je pénètre dans cette fameuse boutique de balais qui ne vend que du haut de gamme. Aujourd'hui, je dois choisir un modèle pour mes entraînements amateurs. Certains me pressent de postuler dans une équipe de Quidditch, qu'ils y gagneraient là le plus rapide et habile des poursuiveurs et un stratège hors pairs. Ne comprennent-ils pas que j'ai de plus grandes choses à accomplir ? L'odeur du bois ciré et de la paille vernie me chatouille délicieusement les narines, ainsi que certaines flagrance de cuir neuf, provenant de ces tenues flamboyantes. Je vérifie l'heure. Regulus est en retard, si je ne m'abuse. Et s'il doit me conseiller sur mon nouveau balais, il ferait bien de se pointer rapidement. Surtout que lui aussi, doit en acheter un. C'est un maniaque de la nouveauté et de la performance. Le Black a à peine le temps de s'approprier un manche qu'il en change. Je préfère certes user de plus d'ancienneté, mais je connais mon balais jusqu'à la moindre brindille. Et à présent, je dois me séparer de cet ami pour en découvrir un nouveau. Je contemple un Brossdur qui me parait déséquilibré quand la sonnette de l'entrée retentit derrière moi.

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Le bonheur n'est pas un monde
Rabastan Lestrange & Regulus Black
Depuis peu, Orion et Walburga Black avaient eu comme acquisition un somptueux manoir dans le sud de l’Angleterre. C’était le genre de bâtisse qui donnait froid dans le dos tant le prestige éclatait aux yeux. « La cour devra être balayée toutes les dix minutes. Je ne voudrai pas que nos chers invités viennent à glisser sur ces vilaines feuilles tombant sous l’automne. » La voix de la mère Black était stridente, exigeante, peut-être même agaçante pour cet organisateur d’événements qui ne se rendait certainement pas compte que tout le poids d’un réveillon mondain reposait sur ses pauvres petites épaules. « Et dans la pièce principale, un orchestre. Quelque chose de fin et raffiné, un groupe anglais de préférence. J’aime faire vivre les petits groupes locaux. Tout comme la nourriture, d’ailleurs. Pour notre buffet typiquement britannique, n’essayez pas de nous leurrer sur les fournisseurs, mon cher Salvatore ! Sinon vous risquez de me voir sous mon plus mauvais jour ! » - « Je pense qu’il a compris, mère. » avait subitement renchérit Regulus, toujours à l’arrière de sa mère. La main posée sur son épaule, son air se faisait calme et rassurant. Recevoir le monde des sorciers dans le manoir des Black, nouvel établissement à leur actif, était une lourde responsabilité. Walburga eut l’air de se détendre aussitôt, comme si son fils unique - ou presque - avait l’art de l’apaiser par quelques mots. L’âge de la mère Black se faisait ressentir, elle se sentait partir sur ses vieux jours, sa retraite, aux côtés de son tendre mari. Pourtant, elle ne pouvait qu’être rassurée : Regulus avait toute l’allure d’un héritier digne de sauver la réputation de la noble famille des Black.

A quelques pas d'eux, Elladora se tenait avec le fleuriste. D’une beauté naturelle et époustouflante, sa chevelure brune tombait en cascade à la chute de ses reins et pouvait faire tourner n’importe quelle tête de sorcier. La jeune femme ne faisait, certes, pas partie de la famille officiellement. Mais Regulus et elle étaient tellement toujours fourrés ensemble que Walburga l’avait déjà adoptée comme si elle était sa fille. De son élégance, elle pointait du doigt les différents endroits où elle souhaitait voir les fleurs habiller la pièce, tout en se déplaçant d’un pas si léger que le sol semblait être des nuages pour elle. Le fleuriste semblait peiner à la suivre dans ses envies et exigences. Elladora était le genre de sorcière qui savait ce qu’elle voulait, quand elle le voulait. De toute évidence, si le fleuriste ne comprenait pas du premier coup ce qu’elle souhaitait, elle n’avait aucun mal à formuler d’autres mots pour préciser avec exactitude le choix des fleurs. Sans doute que la tâche confiée lui importait beaucoup, elle qui aimait se sentir accueillie et désirée dans le grand manoir des Black. Et Regulus, forcément, ne pouvait qu’avoir un petit sourire en coin en la voyant diriger cela comme une pro, alors que lui retournait suivre sa mère pour les autres préparatifs.

« Qu’en penses-tu, Regulus ? » La mère Black s’était finalement tournée vers lui, prête à lui remettre tout le travail sur le dos tant cela l’épuisait. Ce n’était pas tous les jours que le gratin du monde des sorciers allait se trouver chez soi. Il fallait mettre les petits plats dans les grands, soigner chaque élément jusqu’à sa perfection et, surtout, ne pas oublier le moindre détail qui viendrait à faire tiquer, à un moment ou un autre, les nombreux invités attendus. « C’est tout simplement parfait. Tu risques de créer bien des jalousies avec de si bons goûts. » Vil flatteur, même avec celle qui lui avait donné la vie. L’homme derrière eux n’avait pu s’empêcher de lever les yeux au ciel devant tant de manières. Walburga, elle, eut les yeux pétillants de gratitude face aux paroles de son enfant. « Tant que cela te plait, celui ne peut que lui plaire, pas vrai ? » Lui, le Seigneur des Ténèbres, le Maitre des actions menées par Regulus comme bien d’autres mangemorts. Le jeune homme hocha la tête, à peine certain de connaître les moindres préférences du Mage Noir. Enfin, Walburga n’était pas dupe et voyait bien que quelque chose de mieux l’attendait ailleurs. Doucement, elle lui murmura : « Allez, file. » Un sourire en coin, un hochement de tête, et Regulus s’éloigna du domaine pour transplaner devant le Chaudron Baveur.

A partir de là, le chemin pouvait se faire les yeux fermés jusqu’au magasin d’accessoires de quidditch. Après tout, Regulus était un habitué des lieux, il aimait se rendre dans ce magasin une fois par semaine au moins, pour être sûr d’être au courant de toutes les nouveautés concernant son sport magique préféré. Et s’il était à chaque fois excité à l’idée de se rendre là-bas, cette fois-ci l’était encore plus : un peu plus tôt dans la journée, il s’était rappelé qu’il avait mis rendez-vous à son ami et complice le plus proche, Rabastan Lestrange. Si les deux jeunes hommes s’entendaient à merveilles depuis plusieurs années, l’union entre le frère de l’un et la cousine de l’autre ne pouvaient qu’officialiser ce genre de liens indescriptible et indestructible qu’il y avait entre eux. A l’entrée du magasin, il reconnut la silhouette bien dessinée sous une cape de sorcier de son cher ami. Il entra dans l’établissement, salua le gérant d’un signe de tête et s’avança dans le dos de son ami. « Et alors, on ne m’attend pas pour faire son choix ? » Sa voix susurrait à l’oreille de son ami d’un air moqueur, avant qu’il ne vienne à se tenir à côté d’eux. Un regard en coin en direction de Rabastan, comme s’il l’avait déjà vu plus tôt dans la journée, puis son regard se reporta sur les différents balais. « Pour quoi allons-nous craquer aujourd’hui ? Pour le nouveau Brossdur ou pour le Nimbus 1700 ? » Et rien que d’en parler, des étoiles s’agitaient dans ses yeux comme l’on mettrait un enfant devant un paquet de dragées surprises.
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J'esquisse un sourire entendu. Le jeune homme qui murmure quelques paroles à mon oreille a toute mon attention et mon respect, mais ses retards m'énervent parfois. Il n'est pas de ceux qui courent constamment après la montre, fort heureusement, mais mon côté pointilleux s'irrite souvent pour un rien. Je sais cependant le modérer avec lui. J'aurai vite perdu un ami si ce n'était pas le cas. Mon impatience et mon agacement ont une forte tendance à devenir définitifs. Je serre mes bras contre ma poitrine, dans une contemplation enfantine du balais. Le Brossdur a tout de même un profil avantageux, mais sa ligne me perturbe et je sens qu'il pourrait avoir du mal à freiner. Le bois est magnifique, le vernis brille et le manche porte une forme qui permettrait sans doute une bonne pénétration dans l'air. Je jette un oeil à Regulus.

- Le Brossdur me parait déséquilibré. J'ai toujours une préférence pour les Nimbus, plus légers, même s'ils sont plus volatiles et plus chers.

En vérité, le prix n'est certainement même pas une question. J'use de ma richesse sans abus, mais je ne suis pas du genre à réellement compter ce que je dépense. Je sais que l'argent ne coule pas à profusion chez tout le monde, mais mon coffre à Gringotts est déjà rempli et ce n'est que mon coffre personnel, non pas celui qui est commun à ma famille et ceux des autres membres. Les Lestrange descendent de ces sorciers français issus d'une noblesse pur avec un sens des affaires incomparables. De par notre rang et nos placements, notre richesse n'a fait que grandir jusqu'à devenir inconcevable pour les simples esprits qui soupirent devant le prix des fournitures de Poudlard. J'use de cet argent pour garder la grandeur qui me sied.

- Sinon, il y a le Comète 190, mais je n'ai jamais eu confiance dans cette ligne.

Je regarde le comète, évitant de poser mes yeux sur le Nimbus qui titille déjà mon imagination. Je sais en fait que c'est lui que je prendrai. Il est le dernier arrivé sur le marché et Nimbus aura sans doute toujours ma préférence. Mais je laisse mon coeur se bercer de tentation encore quelque temps, c'est un sentiment agréable. Mon ami plonge son attention sur les balais en exposition et nous faisons le tour de la boutique plusieurs fois, en bavardant tranquillement, comparant les nouveautés aux anciennetés, notant les avancées, les détails qui nous plaisent.

- Bon, Regulus, le Nimbus 1700, définitivement. Et toi ?

Je songe en mettant les mains dans les poches que cela vaut une fortune, bien que c'est pour moi à peine une goutte d'eau dans l'océan et pour d'autres, sans doute un mois de repas et autres besoins. Je caresse du bout des doigts le manche qui provoque des frissons. J'aimerai jouer plus souvent et l'on m'a pressé de rejoindre des équipes. Seulement, je crois que l'amour de la recherche l'emporte bien plus. J'attends tranquillement la réponse du Black. J'aimerai acheter une nouvelle robe de sorcier, après, et boire un verre, surtout. La journée au ministère m'a lassé.

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