There always be a ravenclaw on my heart | Sanders & Remus


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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Sanders A. Dolohov


There always be a ravenclaw on my heart
Sanders & Remus

« We accept the love we think we deserve... And sometimes, people push away the ones who care most because they don't beleive they deserve the love. »
Le vent s'engouffre par la fenêtre, libre et fort de cette liberté inhérente au souffle de l'air. Il n'y a pas à protester, le vent est maître des choses et des histoires. Il ne sert à rien de lutter contre éternellement, car c'est un combat sans fin. Il faut plutôt accepter sa fraîche caresse joueuse qui provoque les frissons et murmure des rumeurs, danser avec lui, jouant avec les courants et les vêtements qui virevoltent. C'est un élément qui me parle et m'enchante. J'aime souvent à rester là dehors, contempler le monde qui se veut immobile et qui reste agité par le moindre petit souffle pourtant invisible. Alors que n'importe qui se serrait terré bien au chaud, peut être même au coin d'un feu qui rassure autant qu'il peut brûler, j'ouvre la pièce à ce conteur éternel qui parcours le monde sans cesse. Il n'a pas la prétention de réchauffer les cœurs, seulement d'être lui, brut et réel, évanescent pourtant. J'observe les rues en contrebas, encore remplie de monde qui déambule dans le marché de Noël. Pré-au-Lard se prépare à la féerie des fêtes de fin d'année. La ville de sorciers a depuis tous temps possédé un charme incomparable à cette époque.

Je referme les vitres à contrecœur en songeant qu'il est temps de sortir de cette pièce qui ne m'a pourtant accueillie qu'une heure. Je devais dormir, ordre de Sulpicia qui me surveille constamment depuis que j'ai trop forcé pour soigner Hannah. Elle me surveille d'ailleurs avec le même acharnement que je peux montrer quand je soigne les autres. Nous sommes semblables sur ce point. Et je ne manque pas de lui rappeler qu'elle aussi doit se reposer, comme un jeu de chat et de souris qui s'interchangent sans cesse les rôles. Elle a raison, mais le sommeil ne cesse de me fuir. Mange un bout, me souffle une voix qui pourrait être la sienne, celle de Molly également, voir même Antonin. Mon frère a toujours un regard sur mon corps maigre et mon refus constant d'avaler quelque chose quand je considère qu'il y a autre chose à faire. Mais de nouveau, c'est un rébellion qui retourne mon estomac et je n'ose même pas formuler la pensée de prendre autre chose qu'un thé. Je descends les marches et les remonte aussitôt. Je toque à la porte de sa chambre. C'est vrai que nous passons beaucoup de temps à discuter depuis et qu'il nécessite encore beaucoup de soin, malgré que les blessures sanglantes soient refermées, cicatrisants. C'est autre chose sur lequel il faut être vigilant. C'est de l'esprit et des conséquences magiques de certaines blessures dont je parle. J'ouvre la porte.

- Remus ? Que dirais-tu d'aller boire quelque chose aux Trois Balais ? Un peu d'air pour le plus grand bien, prescription médicomagique ! Bien sûr, je ne parle pas d'alcool !

Je souris d'un air fatigué que je ne veux pas. Mais c'est une réalité qui s'impose pendant quelques secondes avant que je reprenne mon visage égal à lui même, pétillant et avenant en toutes circonstances. Ce n'est pas réellement un masque puisque c'est ce que je suis, en partie. Je ne cache que les blessures, les stigmates de cette vie de fous et de ce passé sanglant. Je ne cache que ce qui peut heurter les autres et qui ne devrait pas. Nous sommes tous dans le même bateau ? Je ne sais pas. Je ne crois pas. Je crois sincèrement qu'il est de mon devoir de me dévouer à cette vie si précieuse et dans toutes ses formes, que cela demande de moi une abnégation totale et un effacement constant de toutes ces douleurs qui vibrent sans arrêt dans mon corps, mettant mes nerfs à vif. Je n'ai pas à imposer cela aux autres, ils méritent mieux. Je sais que Rose me regarderait étrangement dans une contemplation pleine de reproches. Il n'y avait qu'elle pour me montrer cette valeur qui se défile devant mes yeux. Elle faisait ressortir le meilleur de moi-même, toujours. Je brillais, avec elle. Et pour elle.

Nous nous faufilons parmi la foule de sorciers encore dans les achats de Noël, les dernières minutes approchant à grands pas puisqu'il ne restait qu'une poignée de jours avant le réveillon. Les flocons éparses qui tombent fondent sur ma cape de sorcier, presque instantanément et je rentre, suivis de Remus, aux Trois Balais. La chaleur du lieu et l'odeur constante de la Bière au Beurre me chatouille le visage. Je me tourne vers le sorcier, faisant partie de ceux que j'estime le plus, et nous avançons vers le comptoir pour commander quelque chose. Je ne suis pas un grand fêtard, même aux heures les plus joyeuses. C'est que je n'ai pas le goût du moindre alcool. Rose disait que j'étais pas drôle, en rigolant doucement, car ce n'était pas un reproche. Et il est vrai que je recrachais en hurlant au meurtre dés qu'elle essayait de me faire goûter quelque boisson au degré trop élevé. Même les plus doux ne trouvaient grâce à mes yeux.

- Je prendrai un Earl Grey citronné. Et toi ?

Le Earl Grey citronné, au Trois Balais a cette flagrance des souvenirs perdus et de cet amour quui battra toujours dans mon coeur. Je me le suis violemment rappelé il y a peu, lors d'un détour non convenu au Parfum qui fait bouillir des litres d'Armotensia, et la rencontre fortuite et perturbante de Luce, qui ne cesse de hanter mes pensées et de remuer quelque chose qui m'effraye fortement.

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La vie est pleine d'occasions presque manqués et de coups de chance absolue, de grand amour et de petits désastres. La vie est faite de milk-shakes à la banane, de cuisines équipées, et de chaussures de toutes les formes et de toutes les tailles. La vie est banale à en mourir et fabuleusement incroyable. La vie c'est tout ça à la fois, à chaque instant. Alors il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre.

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Dernière édition par Sanders A. Dolohov le Mar 18 Déc - 21:21, édité 2 fois
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Remus Lupin
Assis sur son lit, Remus parcourait un livre qui n’avait pas grand intérêt à ses yeux. Il l’avait retrouvé dans ses affaires sans réellement savoir quand il l’avait acheté ou même pourquoi. Peut-être était-ce un cadeau qu’on lui avait fait. Les pages étaient légèrement jaunis par le temps mais l’ensemble était dans un très bonne état. Il avait l’habitude de faire attention à ses affaires. Ses parents n’avaient pas énormément de moyen surtout après l’accident. Difficile de rester au même endroit, de garder le même travail lorsque votre fils se transformait en une horrible bête à chaque pleine lune. Il avait appris à respecter ce qu’il avait, à y faire très attention pour ne pas causer de frais supplémentaires. Ses pensées divaguèrent vers sa mère. Est-ce qu’elle serait fière de lui ? Il n’avait pas la prétention d’être quelqu’un d’exceptionnel. Il continuait à galérer pour clôturer ses fins de mois de façon décente mais il espérait avoir choisi le bon chemin. La seule chose qui lui importait vraiment était d’être quelqu’un de bien, de faire ce qui était juste. Il avait toujours lutté contre sa part animal, contre cette force destructrice, qui pourtant était devenue une alliée lorsqu’il subissait les pires supplices. Il referma le livre tentant de mettre fin à ses pensées par la même occasion. Son humeur était bien trop labile pour qu’il se laisse aller. Il gardait bonne figure devant les membres de l’ordre. Il restait fidèle à lui même mais dans le fond quelque chose avait changé. Cette épreuve avait laissé des marques et il s’en rendait un peu plus compte chaque jour. Il ne voulait pas en parler. Inutile de causer des inquiétudes supplémentaires à ses amis. C’était une véritable paradoxe : il était plus entouré que jamais et pourtant il se sentait terriblement seul.

Quelqu’un frappa à la porte de sa chambre, lui faisant relever la tête. Sanders fit son apparition. Remus l’accueillit avec un sourire chaleureux comme à son habitude.  « Salut. » Boire un verre au Trois Balais. Il avait bien entendu ? Le jeune loup était surpris de cette proposition. Tout le monde avait plutôt tendance à le couver, ce qui avait rendu les choses très compliqué lors de sa transformation. Il avait eu peur que quelqu’un décide de le suivre pour s’assurer qu’il s’en sorte. Heureusement personne n’était encore suicidaire à ce point en dehors de ses meilleurs amis.  « Oh oui avec plaisir ! » Il se leva rapidement et enfila une veste un peu plus couvrante. Il prit un soin particulier à vérifier que ses manches ainsi que son col étaient bien mis de façon à ne laisser paraître aucune de ses blessures et cicatrices. Il le faisait machinalement. Précaution d’usage qu’on lui avait imposé dés son plus jeune âge. Le secret avait beau ne plus être, Remus n’en gardait pas moins certaines habitudes. Il savait parfaitement l’effet que pouvait faire la vue de son corps lacérait par des années de transformation. Il se souvenait parfaitement de l’incompréhension de maraudeurs lorsqu’ils l’avaient vu pour la première fois. Certaines choses devaient rester secrètes.

La porte s’ouvrit et la chaleur des trois balais s’échappa, frappant de plein fouet les deux sorciers. Remus frissonna, résistant aux chocs de deux températures diamétralement opposées. Le jeune loup observa les lieux avant d’y entrer. Tout semblait calme. Personne ne faisait réellement attention à eux. Ils se dirigèrent vers le comptoir pour commander. Il était toujours sur la défensive. Il se perdit sur la contemplation de l’endroit, comme s’il cherchait quelque chose dont il n’avait pas conscience. La voix de Sanders le sortit de ses pensées. Ce qu’il voulait ? Il n’en avait aucune idée. Il était pris au dépourvu.  « Un jus de citrouille ce sera bien. » Le barman leur fit comprendre qu’il pouvait s’asseoir à l’une des tables plutôt que de rester dans le courant d’air. Ce n’était pas pour déplaire à Remus qui n’avait pas spécialement envie d’être la première personne à vue. Ils s’assirent.  «Merci pour l’invitation. Ca me fait du bien de changer de décors !»

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Remus sursaute quelque peu quand je lui demande ce qu'il veut et je me rends compte de son sentiment d'exposition flagrant. Il s'était perdu dans une contemplation des lieux, trop habitué récemment aux quatre murs de sa chambre et aux autres pièces du quartier général de l'Ordre. Ma voix avait dû résonner comme une sorte de retour à la réalité, trop présente et peut être oppressante parfois. Le jeune homme reste sur le qui-vive et semble ravi de s'échapper pour une table en retrait, à l'abris des regards. Je ne peux l'en blâmer. Ce qu'il a vécu, ces tortures récentes et ce secret pesant toutes ces années, cela vaut bien quelques regards furtifs à gauche et à droite, avec une once de peur et cette question qui revient : et si ? Ce n'est pas réellement avec tristesse que je le regarde, car il ne mérite pas ça. Il ne mérite pas non plus que l'on oublie ses douleurs. Il faudra trouver un équilibre, cet entre-deux qui lui permette de respirer tout en étant pris en considération pour avoir vécu de telles atrocités. Et je parle en connaissance de causes, malheureusement. Il ne peut cacher ce qui s'est passé puisque nous nous sommes tous mobilisés pour le récupérer. Il n'a pas ma chance ou mon malheur. Je tais ce qu'il s'est passé, là au manoir de la famille Dolohov, plusieurs fois, là à Sainte-Mangouste, devant son corps froid et blanc, là sur ma nuque, brûlante à tout instant et me rappelant tout si j'ose oublier...

Mais je garde les lèvres fermées à ce sujet, tout comme Remus semble le faire. Il continue de sourire, toujours, et de clamer à qui veut l'entendre que tout va bien, dans ce soucis permanent de n'inquiéter personne. C'est une similitude qui me navre puisqu'elle me semble nécessaire chez moi et absurde chez les autres. Je cherche constamment à palier la souffrance d'autrui. Et Remus ne peut, par contre, me le cacher. Pas à moi. Par l'observation seule, déjà. S'il essaye de rire et d'être comme avant, d'avoir cet air calme en toute circonstance et sa chaleur habituelle, il n'en reste pas moins que son regard se perd parfois, dans un ailleurs qu'il nous est impossible d'atteindre. Cela n'appartient qu'à lui. Et plus encore, son coeur ne peut mentir, cette boule concentrée d'émotions qu'il fait durcir jusqu'à ce qu'un jour, peut être, elle explose. Il remue de mille et unes émotions en même temps et j'avoue que de temps à autre, cela me perturbe tant il me ressemble, à sa propre manière. Et je perçois cette souffrance, toujours, sur laquelle je ne pourrai mettre de mots puisqu'il n'y a que lui pour la nommer.

- Le jus de citrouille, ça me rappelle Poudlard !

Un serveur des Trois Balais nous apporte nos commandes et je me demande où est passé Merta, issue de la même année que moi et qui avait décidé de servir dans ce bar qu'elle tenait déjà l'été pour rendre service à son père. Je me souviens d'heures passées à m'expliquer la beauté de tel ou tel cocktail magique, de la subtilité d'un rhum-groseillle ou de la patience d'un hydromel vieilli en fût. Elle pouvait me décrire nombre de recette différente de jus de citrouille pour donner une couleur plus ou moins foncée dans la nuance de l'orangée et quelle courge pouvait épicer quelque peu le breuvage sucré. C'était à la fois irritant et passionnant. Peut être est-elle en congé ce jour là. Il est vrai que je l'ai perdu de vue et c'est sans doute de ma faute. Mais j'ai parfois peur de m'afficher publiquement avec mes amis de Poudlard, la leçon de Rose étant trop bien ancrée dans mon esprit et sur mon corps pour que je fasse l'erreur de sous estimer le mépris de mon père pour ces amitiés futiles selon lui. Je souris à Remus quant à sa remarque.

- Je sais que ce n'est pas agréable et j'en suis désolé. Il te faudra encore un peu de temps et tout le monde passera à autre chose.

Les autres membres cesseront peu à peu de lui jeter des regards presque apeurés. C'est qu'il a manqué d'y laisser sa vie et chacun refuserait catégoriquement de le perdre à nouveau. Cette inquiétude constante appose une pression de plus sur les épaules du jeune homme, car le fardeau de cet amour qu'ils ont pour lui.  Je bois une gorgée timide du liquide ambré.

- Tu passeras aussi à autre chose.

Je lui dis cela d'un air entendu, bien qu'il ne puisse deviner pourquoi je semble être si certain de cela. Et a vrai dire, je pourrai ne pas l'être puisque je ne suis que peu passé à autre chose. Mais j'ai appris à vivre avec et à continuer. La douleur, toujours présente pour ma part et mon père s'en est assuré, s'est néanmoins apaisée dans mon esprit, quelque peu. Comme un feu vif dont il ne resterait que des braises s'embrasant quelques fois en de fortes flammes aveuglantes, se ravivant sur un ordre glacé parfois, quand j'ose trop m'élever contre ma famille, ou s'illuminant iridescente presque captivante au léger vent des souvenirs. Le reste du temps, elles ne font que se consumer lentement, sans jamais vouloir s'éteindre. Je ne dis pas que l'on ne garde pas des cicatrices et ce que j'ai vu de Remus, bien plus que d'autres, le montre bien. Les cicatrices sont mêmes souvent autres que physiques. Mais j'affirme qu'elles deviennent au bout d'un moment des souvenirs. Elles sont des lignes dans une histoire mouvementée. Je ne conseille jamais autre chose que de tourner la page. On ne doit pas l'arracher ou commencer un autre livre sans avoir fini le chapitre, mit un point réel à un volume avant d'entamer le suivant. Le temps est une chose qu'il faut respecter, aussi frustrant que cela puisse être.

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Remus Lupin
L’esprit de Remus était encore parfois légèrement embrumé, résultat de plusieurs jours de torture et d’une fatigue dont il ne réussissait pas à se défaire malgré des heures passées à dormir. Son sommeil était agité et loin d’être reposant malgré les potions qu’on lui avait donné. L’effet était souvent modifié par son état de loup. Il ne s’en était pas plaint. Cette condition l’avait gardé en vie. Jamais il n’aurait pu tenir le coup s’il avait été un simple sorcier. Les pensées se bousculaient dans son esprit et le livre qu’il tenait dans les mains avait rapidement perdu tout intérêt. Heureusement Sanders était venu à son secours, lui proposant une sortie qui lui donnait l’illusion d’être un phare dans la nuit noire. Oui il avait besoin de bouger, de se changer les idées, de quitter ses murs pour ne plus se sentir prisonnier. Il était prêt à tout accepter même une simple sortie au parc du coin.

Les sens du jeune homme étaient en alerte. Le traumatisme de sa capture était toujours présent, comme les risques. Il savait que son sauvetage avait fait beaucoup de bruits parmi les mangemorts. Les conséquences de cette intrusion dans la prison se feraient certainement ressentir sur les prochaines missions. Ils allaient devoir être encore plus vigilant. Il ne devait pas penser à ça. Pas maintenant. Il se perdit dans la contemplation des lieux. Il n’avait pas spécialement besoin de parler. Il ne savait de toute façon pas vraiment quoi dire. Les sujets communs lui semblaient tellement dérisoires. La voix de Sanders le ramena à la réalité une fois de plus.  « J’adore ça. Peter en est témoin. On en a déjà bu tous les deux assez pour nous rendre malade. » Un bon souvenir des années à Poudlard bien loin de cette guerre et de toutes les atrocités qui étaient devenues quotidienne. Cette époque lui semblait tellement lointaine alors que ca ne faisait que quelques années. Ils avaient tous tellement changé.

Remus remercia son ami de l’avoir sorti du QG. Il n’avait pas l’air de le prendre en pitié, si l’on peut dire, ou de le considérer comme une chose fragile. Certes il l’était. Quelques pas dans sa chambre pouvait le mettre chaos en fin de journée mais ce n’était qu’une question de temps encore une fois. Il le savait mieux que quiconque. Ses amis avaient réussi à oublier sa dangerosité, à passer outre les lendemains de pleine lune. Ils passeraient à nouveau au-dessus de ça.  « Je sais… C’est une question d’habitude… » Il n’aimait pas les regards que l’on posait sur lui mais il devait s’y faire. Sanders ajouta d’un air assez sûr de lui que Remus lui même allait passer à autre chose. Cette dernière phrase convint bien moins le loup qui haussa les épaules.  « Surement. On apprend simplement à s’y faire. A vivre avec. » Cette souffrance, il ne pouvait pas l’oublier. Elle allait faire partie de lui. C’était une cicatrice parmi les autres. Remus était de ceux qui portaient énormément de traces, stigmates d’un passé compliqué.  « Tu l’as dis. Il faut simplement du temps. » Difficile d’être pleinement optimiste.

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C'est une espèce de défaite qui règne dans le coeur de Remus et elle est flagrante. J'avale une gorgée de mon thé qui brûle légèrement ma langue. Le goût du citron acidulé me ravis quelque peu et je me concentre à nouveau sur l'homme devant moi, perdu dans le brouhaha du bar. Il est une histoire parmi tant d'autres, ici, un verre à la main. C'est que chacun ici pourrait sans doute parler de la douleur de la guerre. Les sorciers se réfugient dans un bar comme n'importe quels hommes et femmes, avec ce besoin essentiel, non pas de se perdre dans l'alcool, comme on pourrait le penser, mais surtout de trouver un peu moins de solitude dans cette chaleur humaine désespérée. Il y a les rires et le partage, juste à côté des pleurs et de la morosité. Le joyeux mélange d'émotions contraires représente un échantillon de cette vie qui bouillonne en tout un chacun. Mais aujourd'hui, c'est bien évidemment et uniquement Remus qui m'intéresse.

Je ne sais ce que je peux lui dire car il n'y a pas grand chose à avancer. Je pourrai m'emporter dans de longues phrases philosophiques qui ne font pas réellement sens. Je pourrai oser lui promettre que tout ira bien malgré que ce soit absolument faux. Je pourrai me perdre dans millle et unes estimations de son mieux être futur. Mais je reste silencieux et vague sur le sujet, car je ne peux pas préciser ma pensée. Je voudrai que cela soit immédiat, qu'il ne souffre plus, mais c'est impossible. Oui, comme je l'ai dit, comme il le répète, il faudra du temps. Mais le temps ne s'écoule pas de manière uniforme dans ce genre de situation. Il est propre à un individu et au monde qui l'entoure. Alors je l'entourerai comme je le peux, et avec toute la force que je pourrai lui donner. Il m'importe. Il m'importe beaucoup de lui apporter cet amour qu'on a pour un ami. Je ne pourrai le laisser tomber, je crois, même si ma propre vie en dépendait. C'est sans doute extrémiste, mais c'est ma réalité. Remus est de ces personnes qui jouent dans ma vie.

- Je ne vais pas mentir, ça ne sera pas facile. Ne le cache pas, s'il te plait.

Je plante mes yeux dans les siens, étincelant de cette lumière comme une supplique silencieuse. Je ne veux te perdre, toi mon ami. Et le mutisme dans lequel tu t'enfermes me heurte et heurtera sans doute beaucoup de monde. Et le pire, pour ma part, c'est que cela ne sert à rien. Il n'exprime pas, mais je le ressens. Et les mots que je ne peux pas mettre à sa place restent bloqués dans mon coeur, dans une incompréhension parfois. Je sais ce qu'il ressent, je n'en comprends pas toujours toutes les subtilités et j'ai besoin de ce qu'il pourrait exprimer pour m'aider à l'aider. Parce qu'avoir ses émotions qui valsent en moi m'obligent, en plus du fait qu'il est mon ami, à vouloir trouver des solutions.

- Tu as des idées, pour Noël ?

J'ai balancé cela comme j'aurai pu demander s'il voulait manger une tarte aux pommes ce soir. C'est que la conversation ne se prête pas toujours aux réflexions de grande ampleur. Il faut dire aussi que j'ai du mal à entrer dans la magie de ce moment qui me ravissait toujours. Cette année a porté son lot de douleur et je discerne avec difficulté les lumières de cette période joyeuse.

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Remus Lupin
La souffrance était devenue une compagne de voyage au fil de la vie de Remus. Il l’avait découverte alors qu’il n’était qu’un enfant de cinq ans, il l’avait subis pendant toute son enfance. Ses années à Poudlard et l’amitié des maraudeurs l’avaient fait taire le temps d’un battement de cil avant que la vie ne le rattrape. La guerre avait fait renaître la douleur et les derniers évènements l’avait gravé un peu plus dans sa chair. Il était parfaitement conscient que jamais il ne pourrait s’en défaire. C’était une partie de lui. Elle l’avait forgé jusqu’à ce qu’il devienne ce qu’il est aujourd’hui. Son esprit avait tendance à divaguer pour échapper à la dure réalité. Il allait avoir besoin de temps. De beaucoup de temps et de soutien. Il n’était pas du genre à s’apitoyer sur son sort. Il avait survécu à une morsure et une longue série de transformation. Il pouvait s’en sortir. Il en était capable.

Remus avait la chance d’avoir des amis fidèles et qui seraient à même de le soutenir sans en faire trop. Il n’avait jamais supporté de voir l’inquiétude dans les regards qu’ils croisaient, encore moins lorsqu’il s’agissait d’avoir de la peine pour lui ou pire encore de la pitié. Tout le monde savait et c’était le plus difficile pour lui. Les membres de l’ordre semblaient s’attendre à le voir s’effondrer, à le voir hurler et s’énerver contre le monde entier. Mais il n’était pas comme ça. Il avait sa façon de réagir, de surpasser l’obstacle. Sanders était plus compréhensif que la moyenne, certainement par sa condition de médicomage, et Remus forcément plus enclin à l’écouter. Il n’était pas intrusif, mais respectueux. Le jeune loup l’appréciait énormément. Il prouvait une nouvelle fois qu’il était quelqu’un à qui il pouvait s’ouvrir en changeant de sujet, sans le forcer à lui parler. L’évocation de Noël fit sourire Remus. C’était la transition la plus incongrue possible.  « Je n’y ai pas encore réfléchis. » Il avait entendu parler d’un repas de noël pour réunir l’ordre, pour profiter d’une parenthèse enchantée. Il ne s’en réjouissait pas réellement.

Il reposa le regard sur son verre et but une nouvelle gorgée, en prenant une grande inspiration. Il ne savait pas trop par quoi commencer. Il ne savait même pas s’il avait réellement envie d’en parler pourtant son instinct lui disait que si quelqu’un était capable de le comprendre c’était Sanders.  « Le plus difficile c’est de supporter les regards inquiets qu’on te lance constamment. » Il releva la tête et posa son regard ambré dans celui de son interlocuteur.  « Tu sais ce que ça fait n’est-ce pas ? » C’était intrusif et déplacé comme remarque. Il n’avait aucune certitude mais certains signes ne trompaient pas. Il continua  «Tout le monde semble s’attendre à ce que mes nerfs lâchent, à ce que je devienne fou ou que je perde la tête et pourtant ils ont besoin d’être rassuré sur le fait que ça n’arrivera pas. » Il était très au clair avec sa situation. Il n’avait pas d’autres choix que de taire sa souffrance comme il l’avait toujours fais.  «  En même temps comment leur en vouloir ? Tout le monde sait que je suis encore en vie uniquement grâce à ce que je suis. Et personne n’a envie d’avoir un loup capable de flancher sur les bras. »

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Je contemple d'un air inspiré le thé qui fume doucement dans la pièce pleine de mouvement. Je n'ai jamais osé demander à Merta quel était ce mélange si particulier qu'elle faisait pour son Earl Grey. Le parfum que dégage la boisson chaude est entêtant et il n'y a vraiment que là, aux Trois Balais, que je retrouve entièrement les souvenirs de ce temps heureux, par une réminiscence qui me laisse mélancolique. J'ai toujours eu peur qu'elle me pose la question du pourquoi. Pour essayer de le refaire ? La jeune femme n'est pas stupide, loin de là. Et notre attachement mutuel à Rose n'a laissé que des lambeaux dans notre amitié. Je crois que je ne pourrai soutenir son regard accusateur. Des années ont coulé sous les ponts, et maintenant, qu'est-ce qu'il en reste, de nos rires adolescents et rêveurs ? Pas grand chose. Juste une pointe d'envie et la crainte de s'affronter de nouveau, de voir dans les yeux de l'autre la douleur de la perte.

Remus répond un peu à côté, histoire de répondre. Je voudrai lui dire qu'il n'était même pas obligé, que boire un verre, même en silence, valait tous les mots du monde  puisque les maux sont parfois indicibles. Mais il a bravé l'opacité de la réserve en commençant par une phrase vague de sens sur une fête qui pourrait être vague de sens si nos coeurs ne s'attachaient plus à ce que nous rêvons de sauver. Je sens dans ses émotions que le sujet de Noël n'est pas le sujet, finalement. C'est qu'il essaye de dire ce qui remue à l'intérieur, de ces choses qui se trament d'habitude dans un mutisme effroyable pour les amis inquiets. Remus pointe du doigt ce regard concerné qu'ils échangent tous sur son passage. Je voudrai songer que cela est normal, qu'ils se posent tous la question, mais je connais le ressentiment que cela peut apporter. Les mots coulent, et son coeur se serre. Le loup déverse ce qu'il ne peut dire aux autres et j'en éprouve un sentiment d'honneur immense. Je me retrouve dépositaire de ses pensées qu'il dévoile habituellement si peu. Oh, Remus... Je l'écoute sans rien dire, attendant que tous les maux coulent. Quand le silence se fait, je prends une gorgée de thé. Le liquide brûlant coule dans ma gorge et manque de m'étouffer. La question qu'il a posée, entre deux, perturbe mon calme apparent.

- Oui... Oui je connais.

J'hésite à en dire plus. J'éprouve une difficulté extrême à faire ce que Remus vient de m'offrir. Je ne donne mes blessures à voir à personne. La cicatrice de ma nuque reste cachée sous le tissus, et les lacérations de mon dos également. Mais Antonin a représenté ces amis inquiets, puisqu'il sait. Il est étrange de penser que mon frère, d'apparence si cruel envers ceux qu'il considère inférieur, est capable de cette compassion immense et de cette inquiétude agaçante. Je voyais son regard se poser juste au dessus de mon épaule et durcir. Je sentais son coeur se serrer d'une peur qu'il ne dit pas de la même façon. C'est que la colère qui sort de sa bouche lui sert d'exorcisme. Mon frère a tellement peur de songer que je pourrais le quitter, finalement, ne plus être avec lui, rejoindre ceux qu'il souhaite éradiquer. Je ne rajoute rien, n'étant peut être pas prêt à me livrer si facilement. Personne ne sait, pour les runes, pour la douleur constante qui pulse dans ma nuque et cette emprise qu'a mon père, pour cette horreur qu'il m'a infligé. Dumbledore sait. Mais ce sorcier étrange reste silencieux. Je  rebondis sur ce que Remus a dit.

- Remus, personne ne veut voir un ami flancher.

La question n'est pas qu'il soit un loup. Cela peut être compliqué à accepter pour beaucoup, mais pour ceux qui gardent une place pour lui dans leur coeur, cela ne compte pas le moins du monde. Je serre ma tasse comme un point d'ancrage.

- Je crois qu'il n'y a rien de mieux à faire que de montrer ce qui va mieux, sans cacher ce qui va mal. Ils reprendront confiance en tes forces et faiblesses et se rendront compte que tu n'es pas si différent d'avant.

Je marque une pause, songeur. Mon ventre se serre d'un malaise que je refuse déjà de comprendre. Je sais déjà de quoi il s'agit, en fait, mais je bloque la signification de tout cela. Je ferme les yeux, perdu dans ce marasme d'émotions qui me tourmentent. Il y a celles de Remus, bien sûr, en souffrance, mais les miennes me font plus d'outrage encore...

(c) DΛNDELION

_________________
we accept the love we think we deserve
everybody knows that everybody dies

La vie est pleine d'occasions presque manqués et de coups de chance absolue, de grand amour et de petits désastres. La vie est faite de milk-shakes à la banane, de cuisines équipées, et de chaussures de toutes les formes et de toutes les tailles. La vie est banale à en mourir et fabuleusement incroyable. La vie c'est tout ça à la fois, à chaque instant. Alors il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre.

(c)wild heart
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