Dos au mur [Pv Sanders]


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 Dos au mur [Pv Sanders]

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Dos au mur
Sanders & James

« James … J'suis désolé mon vieux mais tu restes ici ... » James n'en croyait pas ses oreilles, il cherchait à percer dans le regard de Sirius que tout cela n'était finalement qu'une blague, qu'on ne pouvait pas le mettre ainsi de côté pour une affaire aussi importante que celle-ci … C'était Rémus, pas un sombre inconnu, et dans un cas comme dans l'autre, il se serait quand même porté volontaire pour pouvoir aller sauver cette personne. Mais là, ce n'était pas n'importe qui, c'était un de ses meilleurs amis et il était essentiel pour lui de se rendre sur place. Personne ne semblait vouloir comprendre la détresse qu'il ressentait au plus profond de lui-même, c'était presque une question de survie de se rendre sur place et de venir en aide à son ami. Ce n'était clairement pas parce qu'il se sentait supérieur d'une quelconque façon, qu'il avait un complexe narcissique, prétextant ainsi que sans lui la mission ne serait pas réussi. Non, ce n'était pas ça qui comptait, James n'avait jamais été comme ça, et s'il avait été vantard durant son adolescence ce n'était au final que pour se donner un certain style à Poudlard, bien loin de ce qu'il était réellement, et dire qu'il avait un temps imaginé que c'était possible de séduire Miss Lily Evans … C'était tout simplement pitoyable quand il y repensait aujourd'hui. Cependant, ce n'était pas la question … James avait connu des jours difficiles depuis la mort de Harry, s'il était déjà un homme protecteur, il en devenait presque étouffant dès qu'il s'agissait de prendre un risque quelconque. Alors quand Remus avait été retenu prisonnier, il avait presque eu l'impression de devenir fou, il voulait lui venir en aide et il savait pertinemment que s'il arrivait quelque chose à quelqu'un partant pour cette mission, il s'en voudrait éternellement. « Qui a pris cette décision Sir' ? » Sirius s'approcha de lui, tapotant son épaule avec un petit sourire. « Je te le ramènerais promis ! » James le retint à l'épaule. « Ce n'est pas ce que je t'ai demandé ! Qui a pris cette décision ?! » Il avait filé sans rien dire de plus.

James avait tourné en rond quelques minutes avant de se diriger directement dans ce qui servait de bureau à Sanders, autant médicomage que psychologue à ses heures perdues, il n'était pas rare que les membres de l'ordre du Phénix viennent souvent lui rendre visite. Il fallait dire que les missions sur lesquelles ils se retrouvaient envoyer à tour de rôle n'étaient pas de tout repos et qu'il n'était pas rare qu'ils soient blessés et donc qu'ils aillent directement le voir. Pour autant, aujourd'hui James ne venait clairement pas voir Sanders pour soigner un simple petit bobo, ni même pour pouvoir discuter tranquillement avec son ami. Il était plutôt passablement en colère et tout ce qu'il désirait avoir c'était des explications concernant son éviction de la mission de sauvetage de Rémus. Il n'avait même pas pris le temps de frapper à la porte avant de faire irruption dans le bureau et autant dire que son effet de surprise ne fonctionna nullement car il n'y avait personne à ce moment-là dans la pièce. James grimaça très largement, pour autant puisqu'il avait décidé qu'il verrait Sanders sur l'instant, il ne comptait pas revenir plus tard, de peur de le manquer et ainsi de ne pas pouvoir plaider sa cause. Depuis la mort de Harry, James ne pouvait pas dire le contraire, il souffrait terriblement. C'était la moindre des réactions quand on vous avait pris votre enfant, la vie ne pouvait vous paraître que bien plus sombre et la lueur d'espoir qui vous animait, qui vous poussait à faire tout cela dans le but d'offrir un monde meilleur à votre enfant n'avait plus vraiment de sens. Ce n'était pas pour autant qu'il appréciait le fait qu'on le mette sous une cloche pour pouvoir le protéger de tout et même de la vie. Il avait déjà perdu son fils, il pouvait maintenant continuer le combat avec moins de pression sur les épaules et surtout avec une rage de vaincre bien plus grande. Il voulait obtenir la vengeance pour la mort de son enfant c'était quelque chose de naturel et ce n'est pas en le mettant de côté qu'il pourrait réussir à avancer dans l'avenir. Il vit alors la silhouette familière de Sanders passer le seuil de la porte et James se redressa vivement du fauteuil dans lequel il s'était installé, comme s'il avait été piqué aux fesses pour pouvoir se retrouver face à lui, passablement en colère. « C'est toi n'est-ce pas ?! Tu m'expliques ?! »
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Sanders A. Dolohov


Dos au mur
Sanders & James

« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. »
Je regarde la pomme avec un air circonspect. Tant de peurs pour une si petite chose... Crois-tu, toi, que demain, cela vaudra encore la peine de manger des pommes si l'un d'entre eux meurt ce soir ? Je serre les dents à cette pensée ignoble qui me tord le ventre et croque la pomme d'un air vengeur. Qu'est-ce qu'on en aura à foutre, hein, de manger des pommes ? Le goût acidulé explose dans ma bouche comme une trahison d'un genre unique. C'est qu'ils vont tous partir, là, pour un danger que l'on ose à peine concevoir et que je reste là, moi, à manger une pomme parce que mon pauvre ventre me demande une pause et que mon corps est à bout après une garde éprouvante à Sainte Mangouste associée aux préparatifs de la mission. J'ai quitté le QG, refusant de les voir avant qu'ils partent, refusant de contempler cette impuissance qui me révolte. Je ne peux pas y aller. Si jamais... Si jamais je me faisais prendre ? Ce n'est pas que je le crains, c'est que Dumbledore trouve que pour le moment, je dois éviter les missions de terrains où les mangemorts risqueraient de m'apercevoir. Mon rôle d'espion latent auprès de ma famille lui importe plus que ce désir brûlant d'aller sauver ce qu'il y a à sauver. Alors je reste en arrière et mon orgueil en prend un coup. Alors je reste en arrière et je contemple mon impuissance. Et je reste aussi avec ma peur dévorante.

Je dois être là, prêt à tout pour que, lorsqu'ils reviendront, il n'y ait plus qu'à soigner les blessés, en espérant qu'il n'y en ait pas. Fermer les yeux des morts... Je refuse cette possibilité en bloc, comme si cela était possible. Si ? Le froid d'un vent gelé me mord au visage et calme mes ardeurs. Je n'ai jamais aimé cela, de toutes façons et je ne changerai pas du jour au lendemain. j'ai la patience et le recul pour savoir que cela est mieux, mais rien dans cette constatation ne fait que j'en ressente de la joie. Aucun soulagement pour celui qui reste, avec la douleur de la perte. Comment puis-je vivre tranquillement cette attente sans fin, quand la seule chose que j'ai pu faire, c'est de disséquer son corps sans vie pour en ôter l'enfant et leur offrir une tombe à elles deux ? Comment, alors que j'ai rempli le formulaire de décès, puis-je rester de marbre devant les tortures que dois subir Remus qui miroitent celles endurées par Rose ? Je ne le puis.

Je décide qu'il faut cependant que je rentre au QG, pour récupérer quelques unes de mes affaires et transplaner à Sainte-Mangouste pour y commencer une autre garde. Celle-ci sera interminable, puisqu'elle suppose d'être ailleurs alors que je ne veux qu'être avec eux. Mais je garde cela pour moi et j'acquiesce tranquillement devant les ordres de Dumbledore. Les rues de Pré-au-Lard se succèdent sans que je les discerne réellement, trop perdu dans ces pensées encombrantes. Je passe le pas et un remue ménage de sentiments et de ressentiments me monte à la tête. Il y a ceux qui s'inquiètent et qui préparent encore et il y a lui... J'ai toujours su discerner les nuances des sentiments des uns et des autres. Cela veut dire non pas que je comprends toujours chaque couleur qu'apporte quelqu'un à ses ressentis propres, mais que je reconnais qui montre telle ou telle émotions avec quelle teinte. Les gens ont des manières différentes de voir les choses, pourquoi en serait-il autrement des sentiments ? Mon coeur se contracte quant à la pensée de l'épreuve à venir. Je n'ai ni le temps, ni l'envie de réellement y passer, mais je sais que cela est nécessaire. Ce n'est jamais agréable, de devoir faire cela. J'ai à peine pénétré dans la pièce qu'il se lève et me saute dessus. Je le regarde sombrement et d'un coup, toute la patience qui me caractérise habituellement s'évanouie aussitôt.

- Tu n'es pas apte, James, c'est tout.

Je commence à rassembler mes affaires, voulant prendre la fuite. Je ne refuse pas réellement de l'affronter, mais c'est ma propre colère qu'il met en scène. Je refuse ma colère. J'ai toujours jugé que je n'avais pas le droit ou je ne sais quoi, de me mettre en colère, par une espèce de sensation que cela était mal de ma part. Alors quand je ressens ce que James éprouve, c'est une violence de plus dans mon estime personnelle. Je lui ai refusé quelque chose qu'il pense salutaire, un besoin inhérent à n'importe quelle personne bien : aider un ami. Je l'ai fait, c'est vrai, et pour de bonnes raisons. Malgré qu'il ne les comprendra pas aisément et ne les acceptera jamais. James est homme à refuser de se considérer en premier dans ce type de situation, ce qui me ressemble également. Pour ma part, c'est même pousser le vice bien plus loin : je suis toujours celui que je refuse de considérer.


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La vie est pleine d'occasions presque manqués et de coups de chance absolue, de grand amour et de petits désastres. La vie est faite de milk-shakes à la banane, de cuisines équipées, et de chaussures de toutes les formes et de toutes les tailles. La vie est banale à en mourir et fabuleusement incroyable. La vie c'est tout ça à la fois, à chaque instant. Alors il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre.

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