[INTRIGUE 2.4. - TOUS] Happy New Year?


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 [INTRIGUE 2.4. - TOUS] Happy New Year?

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Crucio

 Happy New Year ?

«31 décembre 1981»

L’alcool coulait à flot. Comme tous les ans, le Lord et ses sbires avaient organisés une fête pour le nouvel an, comme tous les ans, il serait présent, prendrait un bain de foule. C’était la soirée la plus sécurisée de la planète. Tout était vérifiés plusieurs fois de suites, les amuses bouches, l’alcool… Les Mangemorts désignés à la protection de celui-ci avaient été triés sur le volet. Bien évidemment, il y avait ses amis de Poudlard qui seraient à ses cotés, près à donner leur vie pour celui-ci. Tous ces adeptes les plus extrémistes qui soit, mais pas que.
Pas que… Tout Londres était invités à se rendre au Ministère de la Magie, même les nés moldus. La soirée était, contrairement aux années précédentes, ouvertes. Le Lord devait surement se sentir plus en sécurité maintenant que son pouvoir était assouvit et qu’il savait l’Ordre trop faible pour tenter quoi que ce soit. Alors, il avait décidé d’inviter tout le monde, tout ceux qui voulaient venir, le voir, le vénérer, le respecter ou tout simplement, le voir par curiosité. Il savait qu’il inspirerait à toutes ces âmes une peur profonde.

Ce fut donc à 21h que la soirée débuta. Quelques sang-purs triés sur le volet avaient pu diner avec celui-ci, entrant à sa suite, fier comme des paons. Ils regardaient les invités de hauts, tous vêtus chiquement. Ils brillaient de milles-feux, rejoignant la foule pour saluer certains de leurs amis. L’ambiance était étrange. Il y avaient ceux qui s’amusaient réellement et ceux qui, indécis, se comportaient comme des animaux traqués. Terrorisés, sursautant au moindre bruits. Alors, le 1er Ministre Anglais, fit un geste vers l’un de ses hauts gradés qui prit la parole. « En cette fin d’année, notre gouvernement se réjouit d’annoncer l’arrivée de la nouvelle loi afin de mieux protéger notre monde et notre sang. L’édit 302 voit enfin le jour et assurera la sécurité, la protection et la richesse aux sorciers de notre magnifique pays. Les né-moldus seront enfin interdit d’utiliser toutes formes de magies sous peine d'emprisonnement à Azkaban. Leurs baguettes seront dès le 1er janvier 1982 confisquées afin d’assurer la pureté des lignées de notre monde. Que le Lord nous protège !» Des applaudissements retentirent dans la salle. Certains étaient enthousiastes, d’autres suivaient juste le mouvement…. Jusqu’à ce que la musique finisse par envahir la salle, quelques courageux lancèrent la danse tandis que le Lord s’était installé au balcon du 1er étage, entourés de ses proches, discutant surement de la nouvelle qui avait glacé le sang à bon nombres de sorciers. Qu’allaient devenir les nés moldus ? On murmurait dans la salle, sans trop oser dire quoi que ce soit. Le mouvement fit que les sorciers devaient agir en adéquation avec les désirs du gouvernement. C’était dangereux de dire haut et fort ce que l’on pensait face aux sbires et au Lord Noir.







[OUVERTURE OFFICIELLE VENDREDI 11 JANVIER ]


DEROULEMENT : Tous groupes confondus, cette intrigue demande cependant à ce que l'Ordre du Phénix n'agisse pas directement. Vous devrez attendre le troisième tour de Post des Violets pour attaquer et ou faire ce que vous avez prévu. ::21::

Pour votre information: nous ne jouons pas le repas. Mais la soirée suivant celui-ci. Merci.






Liste des invités du repas :

  • Amycus Carrow & son insipide fiancée
  • Père & Isaiah Mulciber
  • Parents Lestrange avec Rodolphus et Bellatrix Lestrange
  • Lucius Malfoy & Narcissa Malfoy
  • Regulus Black & ses parents
  • Nikolaï & Sevastian & Antonin & Sanders Dolohov
  • Severus Snape


Protection rapprochée :

  • Rabastan Lestrange

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Rabastan A. Lestrange


New Year's Eve
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« There’s no good and evil. There’s only power and those too weak to seek it.  »
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La foule est là, en masse. Sa présence mouvante et hétéroclite me donne un profond sentiment de puissance. Il y a là des sorciers et sorcières de tout rang, des nés-moldus et nées-moldues également. L'indistinction des uns et des autres me rappelle ma propre grandeur en comparaison. Ils sont là, en bas, dans l'atrium du ministère, à converser ensemble et s'interpeller sans cesse. As-tu vu Solem, cette nouvelle statue qui s'érige dans le bassin d'eau ? Dis moi Léonie, comment vont tes enfants ? Le plus grand ne doit pas être à Poudlard, cette année ? On dit que Dumbledore n'en sort pas. Ah ! Tu as raison Theus, s'il met un pied dehors, c'est le ministère qui le chope. Tu crois que notre ministre tolérera longtemps sa présence ? Je ne sais pas Edgard, mais on dit que c'est le seul sorcier que le Seigneur des Ténèbres craint et... Les mots se dispersent au fur et à mesure que je passe. Ils se modèrent d'eux même quand mon oreille est à portée de voix. C'est qu'ils ont trop peur, les lâches, pour dire ce qu'ils pensent. Ils ne sont que les moutons que je dois garder et qui bêlent sans arrêt à écorcher mes tympans. La crainte et la curiosité se mêlent joyeusement dans la foule en éclat de rire et d'effroi. Ils comparent tous avant et maintenant et se demandent ce que sera après. Après cette soirée mémorable.

Tous savent que les décisions prisent par Lord Voldemort seront édictées ce soir pour la nouvelle année. Les mesures s'appliqueront dés minuit et il n'y aura pas d'exception, nous y veillerons. Bien sûr, l'insidieuse crainte se réveillera en chacun d'entre eux et ils questionneront encore le pourquoi du comment. Mais ils se tairont à l'unisson, de peur de n'être les prochains. Gouverner se fait trop souvent par la force et la crainte, mais c'est un mal nécessaire pour un plus grand bien. Ma famille, de son penchant français, soutenait à l'époque Gellert Grindelwald qui commença en son temps à choquer la conscience des sorciers sur la pureté de la magie. Mais son temps est révolu et c'est au Seigneur des Ténèbres de reprendre ce flambeau étincelant de vérité. Il écrase les nés-moldus et les sorciers de petite vertue. Ces gens-là clament une innocence vindicative quand la flagrance de leur pêché est avéré. Ils ne songent pas au mal qu'ils commettent inconsciemment. Leur naïveté m’écœure. La magie ne leur est pas donnée, ils la volent. C'est à nous de modérer ce don gracieux pour qu'il ne tombe pas entre de mauvaises mains.

L'Ordre du Phénix pourra protester. J'ose espérer d'ailleurs quelques remous ce soir. Cela semble aller contre la logique, pour un homme qui se revendique de la sécurité de cette soirée. Mais s'ils se montrent, ce soir, ces oisillons perdus, nous leur montreront volontiers le chemin  et nul doute qu'il mènera à l’échafaud ou Azakaban. Je n'aurai pas de remords à en envoyer six pieds sous terre. Seuls ceux dont le sang est pur de devraient pas éclabousser le sol à donner du travail en plus aux elfes de maison. Les autres ne m'intéressent même pas et leur suppliques n'atteindront pas mes oreilles. S'ils osent se déclarer contre mon maître, ils subiront les conséquences de leurs choix et montreront au monde ce que nous sommes : non pas leurs équivalents, mais bien leurs maîtres à tous. Et ils parlent et parlent et parlent innocemment. Ils se réjouissent des festivités, des petits fours sur les plateaux chargés qui engloutissent les épaules des elfes de maison vacillant et qu'ils engloutissent sans y penser. Ils se réjouissent de pouvoir venir et voir notre Lord qui offre généreusement sa présence. Il ne devrait pas tarder à arriver, d'ailleurs, lui et les autres mangemorts et sangs-purs qui dînaient tranquillement en attendant que la foule s'amasse. Le peuple est venu à Londres, il a répondu à l'appel, sans aucune discussion si ce n'est les futilité qu'ils s'échangent les uns et les autres, attendant de voir la direction que prendra leur vie. Cette direction que nous leur donnons.

J'ai refusé d’assister au repas. Rodolphus n'a pas été ravi de ce choix, mais je l'assume pleinement. Il m'a rétorqué que ma place était avec notre maître et auprès de lui. Il m'a opposé que ma noblesse et ma valeur devaient avoir une récompense. Ce n'est pas ce que je prise et le devoir me sied bien plus. J'ai remercié Lord Voldemort avec ferveur de cette faveur immense. Mais après cet honneur qu'il me faisait, je lui ai répondu que je ne voyais que plus d'honneur à préserver sa sécurité et à attraper les membres de l'Ordre du Phénix qui oseraient s'élever ce soir contre lui. Car il le sait aussi bien que moi, la soirée ne promet pas d'être tranquille. Il y aura des oppositions et tant mieux. Cela nous permet de voir qui résiste et qui suit. La rébellion n'est pas toujours un mal. Il vaut mieux connaître ses ennemis que les savoir dans l'ombre. Il m'a accorder cela et j'ai fuit la festivité avec une joie sombre. Enserré dans un costume bleu nuit souple et profond, je laisse la longueur de ma veste flotter au rythme de mes déambulations. Le nœud papillon qui orne ma gorge brille légèrement mais ne gêne pas ma respiration. Il m'a fallut trouver à allier classe et praticité. J'aurai sans doute à me battre, ce soir. Ma baguette est rangée calmement sur le retour de ma veste et mon veston cache une doublure en cuir de dragon. Mes hommes, choisis par Amycus dans son département, tournent dans la salle, surprennent les conversation et régulent les agitations. Mais ils sont surtout là pour être attentifs, non pas au moindres débordements, mais à ceux qui le sont justement trop, attentifs. Ceux là trahissent des intentions peu innocentes. Je suis prêt à les recevoir.
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31 décembre 1981 – Ministère de la Magie – Soirée du Nouvel An

Gêné par le noeud papillon qui enserre ma gorge nouée, je regarde les sorciers au sang si pur s'échanger une conversation noble en dégustant des plats fins. Ils n'ont d'yeux que pour les codes de cette grandeur qu'ils affirment. Je me sens extrêmement déplacé, comme un cheveux dans cette soupe qui ne se boit que du bout des lèvres. Je n'ai pu avaler quoique ce soit, ou presque car il faut respecter les limites de la bienséance. Mais la nausée est là, plus présente que tous ces hommes et femmes qui partagent un dîner ce soir. Père, à mes côtés, s'entretient avec Regan Lestrange. Je ne prête qu'à peine attention à leurs paroles, plus concentré à rester impassible. Antonin et Rodolphus échangent passionnément depuis le début. Ces deux là se sont toujours bien entendus. Bellatrix me fait froid dans le dos et sa discussion avec Nikolaï également. Le regard d'Amycus Carrow est glacial et la femme qui se tient à ses côtés... Je n'ose même pas y songer. Severus est là, également et je sais que je peux compter sur son appui, si jamais, mais il se trouve trop loin placé de moi pour une quelconque aide. Les Mulciber affichent un silence froid et hautain devant l'absence flagrante de Sulpicia à cette table. Heureusement, la sorcière passe toujours pour morte. Je n'ose penser à ce qui se dirait si la vérité avait déjà éclaté et si les Mulciber serait encore présent. Quoique, il y a bien les Black aussi, malgré l’opprobre causée par Sirius et Andromeda. Ce qui me trouble plus, cependant, ce sont ces sentiments diffus, à l'autre bout de la tablée.

Les longs cheveux blonds et brillants de Lucius Malfoy reflètent une pureté indécente. Mais ce n'est pas son apparence qui porte ma confusion. Ou plutôt si. Cela me rappelle tristement la soirée de Noël où je n'ai fait que m'interroger constamment. Je pourrai dire que j'ai résolu ce mystère, mais il se heurte à une impossibilité presque palpable. Je ne saurai reconnaître en cet homme celui qui... Ma pensée s'arrête, rougissante de ce souvenir qui porte en lui mélancolie et langueur. Comment se peut-il que j'associe constamment les deux sorciers alors qu'ils semblent physiquement et dans leurs actions si différents l'un et l'autre ? Je rêve doucement que cela est vrai, cependant, car l’évanescence constante de Luce ne me permet jamais de le retrouver spontanément. Là, j'aurai un point sur lequel me fixer ou duquel m'éloigner. C'est toujours lui qui vient à moi, finalement, comme un rêve à celui qui a trop peur de dormir. Et je me perdrais volontiers dans mes songes s'ils avaient la douceur de ses bras. Son coeur palpite de connus et d'inconnus dans une simultanéité dérangeante. Un instant, je jurerai que c'est lui et je me réfute de moi même la seconde suivante. Au bras de la belle Narcissa, il semble si détaché de l'homme que je connais. Et si proche. Même les pseudonymes pourraient s'accorder dans une coïncidence qui me semble trop flagrante pour être réelle. Mon coeur rate un battement et je sens qu'il est temps pour moi de détacher mon regard trop prégnant. Je ne peux que sentir mon sang bouillir dans mon corps et afficher une attitude décontractée que je n'ai absolument pas. Les émotions de Lucius me mettent dans tous mes états.

Mes yeux se posent alors sur une autre cause de mes soucis actuels et je me détourne aussitôt. C'est que de poser un oeil sur ce sorcier brûlerait presque ma rétine. Ses pensées doivent être aussi froides et sombres que les sentiments joyeux qu'il éprouve à ce moment précis. Je ressens la suffisance et la confiance de cette réunion. Il est établi qu'ici se trouvent les puissants de ce monde, par droit de naissance, de par la pureté d'un sang qui coulera toujours rouge. Ils ne peuvent entendre cela, car il semble que leur sang à eux soit d'or, finalement. Mais il suffirait que l'un d'eux se blesse pour rétablir une égalité commune. Nous sommes tous les mêmes devant la vie et la mort. C'est une présomption bien étrange que de penser le contraire. Et Lord Voldemort contemple chacun de ces sorciers avec ce petit quelque chose qui me révulse. Il semble s'arroger sa propre supériorité et la leur. Ils sont maîtres et lui, maître suprême. Dire que ce sentiment péremptoire porte en lui un soupçon de racisme et d'horreur est un pur euphémisme. C'est pire que cela. Le dégoût me frappe et la révulsion qui serre mes entrailles s'approfondie au fur et à mesure que ce dîner hautain s'éternise...

... Je sors le premier de ce marasme d'émotions dépourvues de la moindre noblesse d'âme. Mes dents se serrent d'elles-mêmes et ma mâchoire contractée grince. Je voudrai fuir dès à présent, mais je sais que je dois rester. La fête est loin d'être finie, il me faut assister en compagnie de ma famille et de ces êtres méprisants le discours du Seigneur des Ténèbres. Je savais sur quel chemin je m'engageais quand j'ai proposé de faire ceci, mais je n'imaginais qu'à moitié le calvaire que ce serait. Ma sensibilité à faillit me perdre plusieurs fois pendant ces festivités intimes. J'ai cru vendre mon secret à de multiples reprises et pourtant, peut être légèrement abreuvés d'alcool, aucun des convives n'a émit la moindre remarque face à mes tressaillements réguliers et mon silence obstiné. Quelques mots ont été dit, des reproches parfois, et un remerciement particulier de la part de Lord Voldemort lui-même, pour avoir soigné un mangemort dont la vie était en danger, qui aurait dû être là, ce soir, à ma place, s'il n'était en convalescence dans mon service à Sainte-Mangouste. Voilà bien une drôle de façon de pousser les remerciements que de m'inviter également. Père a dû trouver quelques motivations à offrir pour que mon cul soit sur une de ces chaises en velours grotesque. Les quelques tentatives de recrutement, comme à leur habitude, se sont terminées dans un sourire sans réponses. J'ai au moins pu récolter quelques informations intéressantes.

L'atrium du ministère est plein à craqué de la masse londonienne. En voyant les sorciers et sorcières regroupés là, je songe que c'est même toute la Grande-Bretagne qui s'est donnée rendez-vous ce soir. Les apparitions du Seigneur des Ténèbres créent un mouvement de foule que je déplore. Ils ne sont pas tous, là, à l'aduler, mais la plupart suivent sans broncher ses commandements absurdes et discriminatoires. Je leur hurlerai bien qu'après les nés-moldus, ce sera sang doute le tour des sorciers dit de basse extraction. Il n'y a pas tant que cela de différence, finalement. Je ramène ma cape à moi, voilant quelque peu l'élégant costume de sorcier revêtu pour l'occasion. Le flottement créé par le tissus me permet de consulter ma montre à la dérobée et le maximum d'un danger pointé par l'aiguille s'efface quelque peu, comme s'il s'agissait de quelqu'un d'autre qui tenait l'objet dans sa paume. Les informations données par cette montre sont bien trop souvent relatives. Sauf l'heure qui est pointilleusement exacte. Et dans quelques temps, le discours sera prononcé.

- Ecoute bien, Sanders, c'est l'avènement d'une nouvelle année qui s'engage sur de nouvelles et  grandes résolutions.
- C'est bien pour cela que tout Londres s'est déplacée !
- Ne soit pas méprisant, c'est pour le bien de tous.
- Des sangs-pur plutôt...

Un poing cueille mon estomac. Je ne bronche pas sous le coup de cet oncle qui s'est rapproché comme pour faire croire à une embrassade familiale de bonne entente. Nikolaï tient mon épaule et rapproche ses lèvres de mon oreille pendant que je tente de reprendre mon souffle volé.

- Respecte ton père et ton maître, Sanders. Respecte ton sang. Ou il coulera. Compris ?

Je répond d'un hochement de tête et Nikolaï me libère de son étreinte, sous le regard dur de Père. Antonin, plus loin, discute toujours avec Rodolphus. Et je me détache quelque peu, massant mon ventre outragé. Le coup a failli faire sortir la bile que je retenais, lèvres serrées et il s'en est fallut de peu que je n'inonde les chaussures de mon oncle. Ma respiration redevenue posée, je cherche de l'oeil mes amis, même ceux qui sont déguisés. Les nouvelles de ce soir ne seront certainement pas réjouissante et aucun Bonne Année ne résonnera pour nous de la façon dont nous l'espérerions.
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Peter Pettigrow

 
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Il marchait tranquillement dans sa tenue de soirée entre les convives, sa baguette magique dans sa manche, observant le moindre des invités de cette soirée. Pettigrow, vêtu d’un costume noir, d’une chemise noir… et on l’aura comprit, de noir de la tête aux pieds, passait presque inaperçu dans la foule.
Comme beaucoup d’auror, il était chargé de la sécurité des lieux ce soir. Ayant tout simplement confié au Lord Noir qu’il n’avait pas sa place au repas de nouvel an de celui-ci et qu’il se sentirait mieux dans la salle, prêt à agir en cas de besoin. C’était ainsi qu’il s’était retrouvé là. Ecoutant attentivement les moindres paroles des sorciers qui l’entouraient, enregistrant les visages de ceux qui se montraient trop critique envers le régime. Il se devait cependant de garder sa couverture, tentant de ne pas s’interposer entre ceux qui étaient pour et les contres.
A vrai dire, il prenait particulièrement soin de ne toucher personne et que personne ne le touche. Ayant en horreur les contact physiques, de la malpropreté et surtout des mauvaises conduites de certains ! Quand on le touchait, il frissonnait de dégout, ayant un mouvement de reculs à chaque fois. Ayant presque besoin de s’isoler du monde dans un coin ou il pourrait toujours observer la salle. Les yeux plissés, il savait, lui, que les autres membres de l’Ordre allait débouler. Il était aux aguets. Debout nonchalant contre le pan d’un mur. Il aurait pu avoir envie d’une cigarette, mais il ne ressentait pas les besoins de son addiction. Pettigrow était une coquille vide depuis déjà trois ans… si ce n’était plus.

Alors, le brun patientait sagement, ca, il savait faire. Et de ses yeux sombres détaillait le moindre sorcier qui lui passait devant le nez. Certains avaient déjà abusés sur la boisson. Mais, lui, clairement, il s’en fichait. Il avait son plan, il savait comment il irait se changer quand l’Ordre interviendrait, mais il ne montrerait pas son vrai visage, trouvant un prétexte pour n’avoir pu les aider. Il avait une couverture a tenir au sein de son département. Et Carrow lui faisait enfin confiance !
Il croisa les bras, écouta le discours qui annonçait les nouvelles décisions prisent par le Lord et applaudit poliment avec la foule qui reprit vite ses petites occupations. Mais quand allaient-ils tous intervenir ?


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Thyra S. Greyback
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Grognant comme toujours lorsque Fenrir me demandait de faire des efforts et le forçait à le suivre, je dus me résigner à me retrouver de nouveau, entourée d’une foule de sorcier mixée. Il y avait autant de sang-pur que de sang-mêlé, mais aussi quelques nés moldus dont je pouvais sentir la frayeur et les sueurs froides couler le long de leur échine. Ronronnant presque sous ce mélange d’émotion que dégageait les personnes présentes. Je pouvais sentir tous ces regards perdus se poser là ou ils le pouvaient, sans jamais trouver d’équilibre.
J’évoluais là, dans cette foule qui ne savaient plus trop que faire, que dire… Qu’est-ce qui était autorisé ? Ou pas ? Les sorciers présents ne pouvaient pas se permettre de dire tout ce qu’ils pensaient, c’était non seulement dangereux mais aussi interdit. La moindre parole pouvait vous faire finir à Azkaban. Je m’étais laissée trainée, montrant les dents dès que je le pouvais, me refusant de choisir un camp et de rentrer dans le moule.
Le moule… Comment pourrais-je réellement y entrer ? Je n’étais ni une sorcière, ni une louve. Entre deux mondes, j’avais autant les avantages que les désavantages. En toute circonstances, je vivais ainsi… Observant les autres, les comprenant grâce à mon odorat, voyant plus loin, plus forte aussi… Mais plus impulsive. Presque incontrôlable… Et c’était dans ce manque de contrôle que j’évoluais ce soir. Il m’était presque insupportable de respirer l’air ambiant. Peur. Anxiété. Ebriété. Joie. Luxure. Pouvoir. Tous ceux qui étaient présents agissaient comme des animaux, et dire que c’était nous que l’on traitait ainsi !
Animaux. Bêtes vicieuses. Dangereuse. Sadique. Ils se fichaient du monde. Il me suffisait de les observer de mon regard bleu/gris pour comprendre qui étaient ceux qui m’entouraient.

Je marchais entre les invités, n’ayant guère besoin de me faufiler pour avancer. La plupart se reculaient de peur. Ils me laissaient passer, sachant pertinemment qui j’étais. Et s’ils ne le savaient pas, ma démarche féline, animale et sensuelle le leur expliquait. Le langage du corps était une science des plus mystérieuse et fantastique ! J’aimais m’en jouer. Jouer des pulsions des hommes… Mais aussi des femmes !
L’ennui me prenait. Il me fallait trouver une occupation. Fenrir était venu à cette soirée pour participer à la protection du Lord. Sa présence pouvait surement faire fuir plus d’un tueur à gage. Nul n’oserait s’en prendre au loup ! Dans la foulée, il m’avait trainé avec lui à cette petite soirée… qui allait enfin devenir intéressante ! Une odeur, différente des autres me prit au nez. C’était un mélange de toutes les émotions présentes dans la salle, regroupée en une seule et unique odeur. Ma curiosité fut piquée à vif… Suivant la trace durant quelques instants pour découvrir un sorcier a l’écart. Visiblement bien habillé et surement riche. Il sentait le sang pur à plein nez !
Un sourire en coin, presque animal, se dessina sur mes lèvres. Je me fis toutefois plus douce, plus séductrice lorsque je fus proche du sang-pur. Je portais l’une de mes habituelles robes aux fines bretelles et au décolleté plongeant. Ma robe était courte, blanche… Assortie d’une paire de talon haut toute simple. Sans bijoux. Je n’avais pas besoin de plus. « Si vous continuez de ruminer de la sorte, vous ne pourrez digérer ce que tous… Vivent… » Je me doutais de ce qu’il était, sans pour autant avoir de confirmation sur la nature de l’homme. Mais son odeur, ce qu’il dégageait, c’était clairement une copie conforme du pot pourris qui composait la salle. Et moi ?
Ma bestialité et ma partie humaine allaient-elles ajouter une couche aux ressentis de ce sorcier peu commun ?


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Les décisions annoncées me glacent le sang d'une froideur que je pressentais. Nous en avions parlé, déjà, et Sulpicia l'avait sombrement annoncé. Nous savions à quoi nous attendre, mais l'officialisation de ce qui se tramait en silence avant reste difficile à avaler. Ma gorge se serre quand je pense à ceux que cet édit mettra sur le ban de la société sorcière, ostracisant les nés-moldus qui n'ont rien fait que de naître, finalement. C'est que je revois la joie de Rose quand un de ses sorts avait éclot ou que sa potion était parfaite. Je ressens encore sa fierté de réussir certains actes particulièrement compliqués puisqu'ils supposaient un recours à l'ancienne magie méconnue et qu'elle en était remplie. Mais Rose n'est plus le problème, Père s'en est assuré de manière définitive. Je songe plutôt à Lily, par exemple, et à tous ceux qui se retrouvent dans sa situation. C'est comme une amputation, que de retirer la baguette d'un sorcier et que l'on ne s'y trompe pas, les nés-moldus sont des sorciers également. La naissance n'a  pas voix au chapitre dans cette histoire de magie, contrairement à ce que Voldemort ose dire et propager comme une bonne parole.

Les remous créés dans le cœur des sorciers assistants au discours sont multiples. Il y a de l'effroi, bien entendu, de la suspicion aussi, uns sentiment global de résignation et d'acceptation, mais aussi, et cela me fait froid dans le dos, une excitation mesquine. J'observe tranquillement la foule, m'imprégnant de tous pour en retenir l'avis général et quand je vois chacun regarder curieusement son voisin, se demandant sans doute si le sorcier d'à côté se verra confisquer sa baguette dans quelques heures ou non, se questionnant sur ses proches, ses connaissances et sa loyauté quant à eux ou au régime, cela me répugne. Les amis sont si faciles à vendre, quand on a peur, les connaissances plus faciles encore. je triture nerveusement le col de mon veston sous le coup de ce mélange d'émotions écœurantes. L'envie de faire un coup d'éclat n'est pas loin. Me jeter seul, là, maintenant, tout de suite, ne serait que pure folie, un sacrifice certain pour une cause perdue. Je passerais pour un fanatique, un martyre d'une obscure croyance. Je n'aime pas cette idée, mais il reste tentant de protester, essayer de réveiller les consciences abruties par la violence qui règne en maître. Plus personne n'ose dire quoi que ce soit. Une jeune femme à l'allure sensuelle se rapproche à grand pas de moi. Ce n'est pas son physique qui m'interpelle et fait que je la distingue aussitôt  du reste de la foule, mais bien ses émotions aux nuances animales qui m'intriguent. Je serre les dents, pressentant quelque chose de dangereux. Son déhanché et son allure font tourner bien des regards, mais le miens ne s'y pose pas. Cette magie là n'opère pas.

- Je ne suis pas sûr de vous suivre... Excusez mes manières : Sanders. Sanders Dolohov.

Je me fends d'une courbette légère, non hautaine et certainement pas humiliante pour moi non plus. Il s'agit plus en effet d'une petite avancée de mon buste, en guise de salutations respectueuses, sans plus. Mais pour la première partie de ma phrase, c'est que j'ai en réalité peur de saisir ce qu'elle me dit. Pourtant, je ne trouve en elle aucune résonance. Je n'ai jamais encore rencontré d'autres empathes bien qu'après quelques recherches sur ce don très peu courant, j'ai appris qu'il y en avait eu certains. Les empathes se reconnaissent forcément entre eux, puisqu'il se créé comme un échos dans les sentiments et émotions ressentis. Je l'ai lu et cela me parait si évident que je n'ai pas remis ce fait en question. Mais alors, a-t-elle simplement parlé de mon air morose ou... ? Je ne vais pas tenter le diable. Il est hors de question de me vendre et mieux vaux rebondir sur le discours prononcé.

- Les prochains jours risquent d'être mouvementés.

Les sorciers du ministères vont courir partout avec la paperasse à remplir, de ces formulaire qui rassurent les gens et les énervent à la fois. Mais les procédures seront expéditives et bientôt cela sera une menace sur des sorciers qui ont des parents nés-moldus, des grands-parents... Les arbres généalogiques vont être remis en question de plus en plus. Et les arrestations vont être violentes, car je connais peu de sorciers prêts à remettre leurs baguettes pacifiquement. Voir  pas du tout. Il va y avoir des listes distribuées, avec des noms à dénoncer, des affiches placardées, et la promesse d'autres perturbations, d'accusations terribles... L'Ordre du Phénix passait déjà pour terroriste, mais cela s'aggravera sans doute et la peur s'intensifiera.

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Thyra S. Greyback
INTRIGUE
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Le sorcier ne m’observe pas, du moins, pas lorsque je me rapproche de lui. Un sourire en coin, mon attitude féline me fit l’observer, presque en me mordillant la lèvre de jeu. Il s’excusa lorsque je lui adressa la parole, s’inclinant légèrement pour me saluée. Je ne réagis pas, me fichant totalement de son nom, je savais que je ne le retiendrai pas. Seuls les noms des loups me restaient en tête. Mes professeurs à Poudlard regrettaient toujours que je ne prête de l’intention qu’aux choses qui m’intéressaient alors que, selon eux, j’avais de grandes possibilités. Mais qu’était les possibilités lorsque l’on était comme moi ? Entre deux mondes, deux mentalités et deux réalités totalement différentes.
Je m’appuyais contre le mur pour l’observer, croisant les bras, ronronnant. Il faisait délibérément exprès d’éviter ce que je venais de lui dire. Agissant comme si ce n’était rien. Comme si je déraillais. Mais son odorat, elle disait tout : il était différent. Il ressentait tout, expiait tout. Il était un tout, il n’était pas comme les autres de la salle. Alors oui, il y avait des sorciers différents de part leurs naissances, mais aussi parce que certains avaient des dons : animagus, métamorphomage, lycaon… Mais lui. Lui. Il était bien différent des autres.

Dolohov me parlait des prochains jours qui allaient arrivés. Je m’en fichais comme de mon premier coup d’un soir. Je n’avais plus de baguette depuis le mois de juillet, ayant délibérément brisée celle-ci à ma sortie de Poudlard. J’avais incrusté le cœur de celle-ci dans les quelques bagues que je portais en quasi permanence. Je n’en avais pas réellement besoin, mais sa puissance pouvait toujours se trouvée utile. Ma magie à moi, je la puisais dans les éléments de mère nature. Je ne comprenais pas cette obsession qu’ils avaient tous avec leurs baguettes magiques… La Vieille Magie, la vrai magie, était plus forte que la leur… Elle leur faisait surement peur, à ces sorciers qui avaient perdus de vue leurs origines. Leurs Dieux. Leurs puissances.
Je fis un petit bruit dédaigneux, me rapprochant de nouveau du sorcier. « Je parlais de cette odeur que vous dégagez. Elle est différente de celle des autres. Qu’est-ce que vous êtes ? » Ma tête se pencha légèrement sur le coté, interrogative. J’avais cette attitude animale, prête à entrer en chasse. Je sentais ma partie animale désirer sauter sur le sorcier, l’interroger et obtenir satisfaction à ma curiosité.
Quand à me présentée ? Mon simple nom le ferait fuir, comme presque tous les sorciers présents à cette soirée… En un flash, la pensée de Barthy m’effleura, me demandant ce qu’il pouvait bien faire et s’il était présent. Je chercherais son odeur une fois ma curiosité assouvie.


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Lucius A. Malfoy
Happy New Year
Tous le monde


Tu déglutis. Les fines bulles du délicieux Champagne que tu dégustes glissent sur ton palais, chatouillent le plat de ta langue et descendent paresseusement dans ta gorge. Chaque geste est mesuré, chaque mouvement calculé car tu es en représentation. Le Lord a toujours donné une soirée pour la nouvelle année, mais cette fois, elle se tenait au ministère, là où tous les sorciers du monde magique serait conviés. Juste une poignée d'élus triés sur le volet pouvait partager le repas du Seigneur des Ténèbres et tu en faisais parti avec ta tendre épouse Narcissa. Tu te tenais près d'elle, vos coudes s'entrechoquant avec douceur alors que vous mangiez, de connivence, dans un maintien impeccable et des manières parfaites. Vous vous deviez de faire honneur à votre rang, à votre sang, à la pureté bleutée qui coulait dans vos veines et faisait de vous des sorciers supérieurs. Tu sens un regard poindre sur toi et imperceptiblement tu te tires de la contemplation muette des différents plats que les elfes de maison servent à table pour se poser sur l'homme qui te dévisage. Sanders. Ton ventre se contracte immédiatement, tes entrailles se nouant alors que tu reconnais sans mal l'homme qui bouleverse tes émotions à chaque fois que tu penses à lui. Ce n'était pas étonnant qu'il se trouve convié à la table du Lord, les Dolohov étant une famille de premier plan aux yeux du Seigneur des Ténèbres. Mais il ne pouvait savoir que c'était toi. Les précautions que tu prenais pour dissimuler ta véritable identité devaient être suffisamment pointues pour que personne ne découvre jamais la vérité. Pourtant Sanders te fixait comme s'il voyait les traits de Luce poindre sous ton masque, les deux visages se superposant pour ne former qu'un seul être vers lequel toute son âme tendait.

Tu poses tes orbes de mercure en fusion sur le médicomage et échange un regard d'acier trempé en te plongeant dans ces prunelles brunes. Le dévisager de la sorte ne permettrait surement pas de détourner les soupçons de Sanders mais tu ne pouvais résister à l'appel de ses lèvres fines qui se pinçaient imperceptiblement au lieu de s'ouvrir aux joies des mets délectables qui apparaissaient devant eux. Tu serres les mâchoires en reposant ta coupe, grinçant des dents alors que la paume fine de Narcissa se pose sur ton poignet. Elle percevait ton trouble, comme à chaque fois que tu semblais perturbé en sa présence. Elle avait ce sixième sens qui la faisait détecter la moindre anomalie que tu pouvais présenter. S'en était presque effrayant, cette capacité qu'elle avait à lire en toi sans une once de difficulté alors que toi même peinait tellement à te défaire de tes pensées aliénantes. Immédiatement, le contact de ton épouse t'apaise et tu détournes le regard non sans avoir apposé un coup d'oeil langoureux à cet homme que tu brûlais de rejoindre dans la moiteur d'une étreinte volée au su et à la vue de tous. Lentement, tu tranchais la chair cuite à la perfection de l'épaule d'agneau qui trônait dans ton assiette, mâchant avec plaisir la viande fondante en posant par moment un regard vers Sanders qui n'avait, semble-t-il, pas retrouvé l'appétit. Le repas se poursuivit dans une myriade d’œillades volées alors que les plats tous plus succulents les uns que les autres se succédaient. Alors que les festivités allaient commencées, tous furent conviés à descendre dans l'atrium du ministère pour entendre le discours du Lord. Tu pris élégamment le bras de Narcissa qui était éblouissante dans une robe de soirée pourpre, ses longs cheveux bruns relevés dans un chignon complexe orné de boucles, une étole de velours sur ses frêles épaules et une paire de talons hauts qui rehaussaient sa fine stature. Tu portais une robe de sorcier de la même couleur, jouant le parfait petit couple assortis, tes longs cheveux blonds platines tombant en cascade sur tes épaules, ta canne à pommeau renfermant le coeur de ta baguette magique te servant d'appui.

Vous étiez proche du balcon duquel le Seigneur des Ténèbres allait donner son allocution. Au loin, tu apercevais Rabastan qui patrouillait au milieu des sorciers présents dans l'atrium. Amycus se tenait près de vous avec sa nouvelle fiancée ainsi que Bella et Rodolphus, tout ceux qui avaient été présents au repas privé que Voldemort avait donné. Tu ressers intuitivement l'étreinte de ton bras autour de celui de Narcissa quand les premiers mots magiquement amplifié sortent de la bouche de votre Maître. Avec passion et dévotion, tu écoutes chaque phrase, prenant de plein fouet le charisme décapant de cet homme que tu avais choisi de suivre jusqu'à la mort. Alors qu'il évoquait l'avènement du dernier décret anti-né-moldu, tu te mis à chercher presque compulsivement le regard brun de Sanders dans la foule. Tu le trouves fuyant, hanté par les paroles qu'il entendait et qui parvenait à lui dans toute leur horreur. Tu ne captes néanmoins pas l'étendu de son tourment et tu te contentes de pivoter vers le Maître pour dissimuler l'émotion qui traversait tes orbes de mercure en fusion. Les ongles de Narcissa glisse sur la peau de ton poignet et son chuchotement parvient à ton oreille. Tu l'apaises de quelques mots en reportant ton attention sur le Lord, cherchant à annihiler l'envie que tu avais de changer d'apparence et de rejoindre Sanders. Le discours prend finalement fin et tu te retournes finalement vers Rabastan. Tu ne l'avais revu depuis la somptueuse fête des Black pour les fêtes de Noël. Tu entraînes Narcissa à ta suite et arrives à sa hauteur. Tu hoches pensivement la tête pour saluer le jeune homme.

"Rabastan mon ami, quelle joie de te voir ici ... Pourquoi donc n'étais-tu présent au dîner ? Ton frère et sa délicieuse épouse étaient là, il ne manquait que toi, mon frère."



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Rabastan A. Lestrange


New Year's Eve
Rabastan & London

« There’s no good and evil. There’s only power and those too weak to seek it.  »
»

Le discours de Lord Voldemort est emprunt d'une fermeté qui assoit sa prestance naturelle. Il dépeint une situation qui n'est plus tenable si l'on veut défendre la noblesse et la pureté de la magie. Il nous faut agir et les mesures dépeintes par notre ministre de la magie sont autant justes que nécessaires. Je regarde les réactions et remarque avec satisfaction que certains sont horrifiés. D'autre acquiescent à chacune des nouvelles lois qui sont édictées. Je note mentalement ceux qui se murent dans un silence sombre et reculent doucement vers la sortie. Sans doute des nés moldus qui refusent d'ors et déjà que leur baguette soit confisquée. Je pourrai le comprendre, si je me trouvais à leur place, mais ce n'est pas le cas. C'est la loi, et c'est un édit décidé par nature, non pas pour un simple besoin de supériorité quelconque. Souvent, c'est ce que l'on nous reproche. Mais l'arbitraire n'a nullement sa place dans nos décisions. Nous ne faisons pas cela par plaisir, non. C'est autre chose.

Rodolphus plaisante amicalement avec Antonin Dolohov et je me surprends à songer que finalement, je l'aurai bien accompagné, moi aussi. Mais le sentiment de devoir est bien plus important qu'autre chose et je reste néanmoins sûr de ce choix que j'ai opéré. Je ressens intensément cet honneur qui m'a été fait et je ne me voyais pas vraiment faire autre chose. Il en aurait été hors de question, à vrai dire. Mon frère m'aperçois et je hoche la tête pour le saluer, un léger sourire flottant sur mes lèvres. Je voudrai le rejoindre, là, mais Lucius arrive et vient me parler. Je répond à son salut de manière tout à fait chaleureuse et souris quand il me demande la raison de mon absence au dîner de ce soir. Mais ce qui m'arrache une vraie joie, c'est la fin de sa tirade où il m'appelle frère. Je me suis toujours parfaitement entendu avec Lucius et nous sommes très liés. Le fait qu'il me rappelle ainsi l'importance que j'occupe pour lui flatte quelque peu mon ego et fait décroître sensiblement ma peur de l'oubli. Je ne l'avoue pas, mais disparaître par la mort me fait atrocement peur et je ne supporterai pas de commencer à disparaître de mon vivant.

- J'ai décliné l'offre du Seigneur des Ténèbres. Vois-tu, Lucius, j'ai préféré me proposer pour assurer la sécurité ce soir. Tu m'excuseras ?

Je viens d'apercevoir la silhouette animale et extrêmement lascive d'une jeune femme que je ne connais que trop bien et quelque chose remue en moi, qui me commande d'aller la voir. Je joue quelque peu des coudes pour frayer parmi la foule et m'arrête quand je me rends compte, interdit, qu'elle s'est mise à parler à Sanders Dolohov. Je n'ai que peu d'attraits pour le sorcier qui, malgré une ascendance pure, se borne à nullement la clamer et n'en retire aucune fierté. Je ne dirais pas que je n'ai aucun respect pour lui, néanmoins. C'est un sorcier de sang pur dévoué à la recherche. J'ai pu lire un de ses ouvrages et je l'ai trouvé  particulièrement intéressant, notamment le chapitre sur les affections de la mémoire après des attaques violentes. Le médicomage est sans nul doute un sorcier puissant, mais son incapacité notoire à s'imposer m'insupporte parfois, autant qu'elle me ravit. Je ne vois en lui qu'un pion, alors qu'il pourrait être un chevalier. Au moins, si j'en ai le besoin, sans doute que je pourrai le déplacer à ma guise. Mais pour le  moment, il refuse, non pas de collaborer, bien évidement, mais de devenir activement mangemort. Il se contente de faire ce que le ministère demande, sans s'impliquer. Le dédain que je ressens à ce moment précis est donc bien trop important en comparaison à la réalité de mes sentiments. Mais je ne comprends pas pourquoi Thyra discute avec lui. D'un air froid, je me plante à côté d'eux.

- Dolohov.

L'homme ne bronche pas et hoche la tête en guise de réponse. Je me désintéresse presque aussitôt de lui pour me concentrer sur la femme-louve. Sa robe moule parfaitement ses formes que je dévisage en songeant à Luka, sans doute pas loin. Mais ma fiancée n'a que mon coeur, pour le moment, certainement pas mon corps. Et il est certain que j'ai des envies. Le corps que Thyra offre ainsi à vue n'est certes pas là pour être ignoré.

- Veuillez m'excuser...

Sanders Dolohov s'échappe sans que je lui accorde un regard. Je sens quelque chose brûler en moi, cet intense besoin de posséder quelque chose que je n'ai pas et en même temps, à voir le sourire narquois de Thyra, l'envie également de ne plus jamais l'approcher.

- Le blanc te va toujours bien, quand il n'est pas tâché.

Je fais clairement allusion à notre dernier face à face dans les locaux du ministère. Les lambeaux de tissus imbibés de sang juraient avec le velouté de sa peau et son air faussement innocent.

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Thyra S. Greyback
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Je ne pus obtenir réponses à mes questions, que Rabastan vint se planter froidement à coté de nous. J’allais sauter sur Sanders, dévorer le Dolohov tout entier. Mais à présent que j’avais un spectateur et pas des moindres. Je dus lâcher ma prise, la voix hautaine du Lestrange fait clairement comprendre au sorcier qu’il se devait de s’éloigner. Ainsi, il nous quitta.  Continuant d’humer l’odeur du Médicomage qui s’éloignait, j’ignorais totalement Rabastan dont le regard détaillait et dévorait presque les courbes serrées dans ma robe du soir. Lorsque je me détournai de ma proie, le gout amer de la frustration sur les lèvres, ce fut pour déposer mon regard bleu gris sur l’Auror. Je détailla sa tenue rapidement : il était élégant, comme toujours. Il avait toujours été parfaitement tiré à quatre épingles, montrant sa richesse en toutes occasions, alors que moi, j’avais toujours été simple, n’ayant cure des artifices que les sorciers aimaient exposés.
Quelques regards se tournèrent vers nous, s’attendant surement à des remous, mais je n’en fis rien. Ravalant cette frustration que je n’avais pus comprendre et définir. Cet homme, ce Dolohov, c’était un sang-pur, Rabastan devait surement le connaître ? je ne pouvais m’abaissée à lui poser des questions sur lui, ce serait avouer que j’étais en position de faiblesse. Fenrir devait surement pouvoir me renseigner sur celui-ci. Et alors, je pourrais comprendre pourquoi son odeur était différente.

Celle de Rabastan par exemple, était composée de l'odeur de la lessive, du vêtement propre et séché naturellement, un parfum entêtant. L’odeur de sa peau avait beau être camouflée par cette odeur de propreté, je pouvais toujours la sentir sous cette couche épaisse de vêtements que les sorciers aimaient s’affubler. Lascive, je me rapprochai du sorcier, prête à dévorer cette nouvelle proie qui s’offrait ainsi à moi. Il tenta le compliment, laissant échapper de mes lèvres carmin un petit rire amusé. Un rire charmeur, sensuel et chaud qui appelait à la débauche. J’aimais me déguisée en agneau au sein du troupeau, cachant mon jeu… Bien que mon déhanché me trahissais rapidement. J’avais envie de jouer. Là. Maintenant. Ma réponse fut provoquante, comme toujours, mais soufflée du bout des lèvres. J’étais si proche du sorcier que la pointe de ma poitrine pouvait l’effleurer. « Hum…La nudité me va mieux.. Tu ne crois pas ?»Adieu le sourire narquois qui était dessiné quelques minutes auparavant, il avait laissé place à la sensualité que j’usais dans la nouvelle dimension de mon jeu avec le Lestrange. Féline, mutine, provoquante…. Je respirais la luxure. Une aura qui me collait toujours à la peau, quand bien même Fenrir n’était qu’à quelques pas de nous. Mon regard glissa des yeux du sorcier pour se planter sur la silhouette de mon géniteur. Il était en pleine conversation avec Amycus Carrow. A croire que ces deux là s’étaient bien trouvés !
Notre dernière rencontre avait poussé les limites de notre petit jeu un peu plus loin, me respectant plus rien, je me fichais, et m’étais toujours fichue des conventions sociales. Ce qu’ils disaient déplacés et non convenable pour une jeune femme me donnaient une jouissance extrême. J’allais de nouveau ouvrir la bouche lorsque je sentis des mains se glisser sur mes hanches, et des lèvres chaudes déposer un baiser au creux de mon cou. Ronronnant en fermant les yeux de plaisir, je laissa ma tête tomber en arrière en posant mes mains sur celle du jeune homme qui se trouvait dans mon dos. « Tu n’as pas oublié de mettre des sous-vêtements ? » Me demanda taquin Kelsey, qui, de ses yeux de loups détaillait Rabastan. Il glissa ses mains le long de mes hanches, tandis qu’un soupir d’excitation s’échappa de mes lèvres. « J’en étais certain. » Me murmura-t-il en restant collé contre moi. Tournant la tête, je frôlais ses lèvres, jouant avec avant de lui lancer. « Je jouerais toute a l’heure avec toi. Fenrir t’as demandé de surveiller Tobias. File.» Il caressa du bout des doigts mes lèvres, observant les traits de mon visage avant d’hocher la tête et de partir, obéissant à mon ordre sans broncher. Il rejoignit mon demi-frère plus loin dans la salle tandis que je déposais sur Rabastan, mes pupilles a présent dilatée. Le loup qui venait de partir avait réussi à éveiller mes sens. « Ou en étions-nous ? » Maintenant que je suis chauffée ?  



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[INTRIGUE 2.4. - TOUS] Happy New Year?
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