[INTRIGUE - ORDRE DU PHENIX] In time of trouble...


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 [INTRIGUE - ORDRE DU PHENIX] In time of trouble...

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Crucio

   
   Intrigue n'1 - Ordre du Phénix
   
   

   
« In time of trouble, the best you can do is to stick with your love ones. .»
   1er novembre 81


Le journal de la gazette du sorcier était posé sur la table. Soupirant de désespoirs, deux membres de l’Ordre attendaient leurs compères en buvant une grande tasse de café chaud. Qu’allaient-ils bien pouvoir faire pour contrer cette nouvelle ? Lord Voldemort avait prit la tête du Ministère de la Magie, remplaçant sa marionnette actuellement au pouvoir. Le mage noir deviendrait beaucoup plus difficile d’approche. Le renverser allait devenir une mission impossible.

L’un d’entres eux tourna la page du journal pour en commencer la lecture. Depuis que la gazette était aux mains des Mangemorts, les nouvelles ne tournaient qu’autour de leurs méfaits qu’ils faisaient passer pour de bonnes nouvelles. Le monde sorcier ne tournait plus rond. La traque des membres de l’Ordre rendait les choses difficiles. « Ils ont trouvés un vaccin contre les morsures de Loup-garou… Tu sais qui est allé à la soirée de Sainte-Mangouste en repérage ? » Demanda l’un des deux sorciers, pour se voir répondre un simple haussement d’épaule. « Jsais pas… Qu’est-ce qu’ils font les autres ? Et Dumbledore ? Ils sont en retard !» Grommela le second qui avait le nez dans sa tasse, visiblement mal réveillé.

   
   
   
   

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Eléonore tourna les robinets de la douche et tressailli à peine lorsque l’eau encore glacée vint frapper son dos. Le jet devint progressivement brulant, comme elle aimait, pourtant les tremblements qui secouaient son corps frêle ne semblaient jamais vouloir cesser. Elle avait cessé de pleurer maintenant mais ses yeux brulaient toujours autant. La nuit avait été inexistante. Dans le canapé lit qui prenait une trop grande place de son appartement, Sirius avait fini par s’endormir. Il était arrivé chez elle, la veille, dans un état déplorable. Leo n’aurait jamais pensé le voir un jour pleurer. Il pouvait parfois avoir tellement de fierté. Mais là, il avait juste abandonné. Prit entre les flots de jurons et les crises de larmes enragées, il avait mis plus d’une heure à réussir à expliquer ce qu’il s’était passé. Et enfin, elle avait compris. Harry, le bébé de James et Lily Potter, dont il était le parrain, s’était fait assassiner. Les mangemorts, sans aucun doute, mais qui, précisément ? Ils n’en avaient aucune idée.



La jeune guérisseuse sortit de la douche et noua sa serviette autour d’elle. Elle ne se regarda pas dans le miroir, préférant ignorer ses yeux bouffis et retourna dans la pièce qui servait de salon et de chambre. Dans le manteau de Sirius, elle trouva un paquet de clopes industrielles dans lequel elle se servit, tremblant toujours trop pour rouler. Elle ouvrit la fenêtre et allait allumer sa clope lorsqu'une forme sombre fondit sur elle. Elle s’écarta juste à temps lorsqu’un hibou de la Gazette se posa dans l’encadrement pour lui délivrer son quotidien du jour. Leo déposa quelques pièces dans la petite bourse accrochée à la pâte de l’oiseau, qui partit sur-le-champ. Elle alluma sa cigarette et tira une longue latte avant de déplier le journal d’une main blasée. Que pouvait-il arriver de pire que le meurtre un enfant innocent dont le journal ne parlerait probablement pas ? Son sang ne fit qu’un tour et une nausée la prit lorsqu’elle vit le gros titre. Lord Voldemort avait pris la tête du ministère de la magie. Les choses allaient de mal en pire. La jeune femme jeta un œil au reste des titre en finissant sa cigarette, puis s’habilla rapidement d’habits moldus. Elle griffonna rapidement un mot destiné à Sirius qu’elle posa sur la table en compagnie du journal. “Je vais au café, une réunion d’urgence s’impose. Claque la porte si tu sors.” Il les rejoindrait s’il s’en sentait la force, elle préférait ça plutôt que le réveiller.



L’infirmière sortit de l’immeuble prudemment, bien que les mangemorts ne connaissaient pas encore son identité. En tant qu’infirmière qualifiée, elle était trop précieuse pour l’Ordre, ils ne la laissaient pratiquement jamais partir en mission, bien qu’elle fût parfaitement qualifiée pour ça. Ça la faisait souvent rager, même si elle comprenait leurs raisons. Elle avait sauvé beaucoup de vie depuis qu’elle s’impliquait à cent pourcent dans le soin de ceux qui rentraient de mission. Elle marcha rapidement dans les rues de Londres, cherchant une ruelle sombre pour transplaner en toute tranquillité. Lorsqu’elle arriva devant le café un peu miteux qui leur servaient parfois de lieu de rendez-vous, Eléonore entra commanda un café et partit s’assoir en compagnie de deux autres membres déjà présents. Les protections magiques les entouraient, si bien que les moldus et les sorciers ne sachant pas qu’ils se réunissaient dans cet endroit ne pouvaient les entendre et ne voyaient rien d’autre que des travailleurs prenant leur café avant d’aller au bureau. « Salut. » fit-elle, la voix plus grave que d’habitude. « Vous avez vu les nouvelles ? C’est vraiment la merde. Vous savez si d’autres arrivent? Qu'est-ce qu’on va faire ? »


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Remus Lupin

Le monde s’effondrait autour de Remus. La souffrance de ses amis lui transperçait le cœur dans d’innombrables souffrances. Il tentait de se tenir la tête hors de l’eau pourtant il sentait qu’on l’attiré vers le fond. Il n’avait plus la force. Il avait pourtant serré les mâchoires et avait pris sur lui pour faire disparaître ses émotions derrière un visage apaisant et réconfortant. La douleur de James et Lily lui était insoutenable. Que pouvait-il dire ? Il n’y avait rien à faire pour éponger la peine de ceux qui venaient de perdre leur fils. Il s’était pris la réalité de pleine face. Une réalité bien trop sombre pour être réelle, bien loin des idéaux qu’on lui avait offerts durant son adolescence.

Le jeune loup passa de l’eau sur son visage. Il n’avait pas dormi depuis des jours et les stigmates commençaient à apparaître sur son visage: il était bien plus pâle qu’à l’ordinaire et des cernes grossissaient petit à petit sous ses yeux. Il tenta d’ordonner ses cheveux avant d’abandonner. A quoi bon ? Il se dirigea vers la cuisine et se servit un thé avant de se laisser tomber lourdement sur le canapé. La gazette était posée sur la table basse du salon. Les gros titres étaient affolants. Dans un geste de fatigue et d’énervement, exacerbé par l’arrivée prochaine de la lune, il retourna la table. Le bois craqua sinistrement avant de laisser place à un silence étouffant. Remus prit sa tête entre ses mains et laissa toutes ses larmes de colère couler le long de son visage.

Remus hésita longtemps, fixant avec obsession la pendule de la pièce à vivre. Il y avait une réunion de l’ordre ce matin. Devait- il y aller ou non ? Il était dépassé par les évènements. Sa colère était à peine maîtrisable. Il ne serait pas d’une grande aide, mais encore une fois il fut rattrapé par son sens du devoir : Un maraudeur devait faire son apparition pour encourager les autres à continuer. Il n’était pas certain d’être utile à quoi que ce soit, mais au moins il ferait acte de présence. Il attrapa son manteau et se dirigea vers un point sécurisé pour transplaner.

« Commencer par arrêter les remarques inutiles. » La voix de Remus claqua durement alors qu’il venait d’entrer dans le cercle de protection donnant immédiatement le ton de la journée. Il s’offusquait de la remarque sur le retard de ses compagnons. Comment osaient-ils râler pour une chose si insignifiante alors que le monde basculait dans la folie ! Il prit une grande inspiration et commanda un café sans plus de cérémonie.

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©️ FRIMELDA
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Roulent les larmes sous la paupière sans parvenir à se libérer. Tremble l’émoi dans une prison de glace, de givre, de douleur. Le monde s’est effondré, continue de s’émietter comme morceaux de cristal au vent. La coupe est balayée, les heures avancent et reculent au gré des souvenirs de la jeune femme. Qui ? La question est lancinante, obsédante. Ponctue souvenirs, rejette culpabilité dans son âme où s’avivent les pires ténèbres. Qui ? Douleur étouffante pour rythmer l’étau de sa prison. Qui a besoin de cage lorsque le désespoir suffit ?

La rousse n’est plus qu’ombres. Cascade de cheveux ternes sur les épaules, cernes profondes, mutisme obsédant. Qui ? Pourquoi parler lorsque chaque battement de coeur pose la même question et hurle la même ignorance. Qui ? Qui donc a tué son fils ? Harry occupe toutes ses pensées. Porté, choyé, aimé, mis au monde. Qui ? Il n’y a plus guère de place pour qui que ce soit d’autre.

Sur la table, sa baguette. A côté, un bref mot. Un rendez-vous. Un mémo. Qui l’a laissé là ? Cacophonies de voix lointaines, étouffées par la gangue de désespoir construit autour de son esprit. L’oeil dérive, dérive. Depuis combien de temps n’a-t-elle bougé de son canapé ? Un jour, deux jours, trois jours ? Qui ? La question est devenue si étouffante qu’elle la force à se lever. Le pas se fait chancelant, la main happe le dossier d’un canapé. Il faut sortir. Il faut qu’elle sorte de l’étouffement. Qui ? La question frappe encore sa tête lorsqu’elle monte prudemment à l’étage, passant devant la chambre d’Harry sans s’y arrêter. Qui ? Elle n’y entre pas, n’y entre plus. Qui ? Dans son armoire, trop peu de vêtements sont noirs. Trop peu peuvent l’aider à porter son deuil. Une robe sombre, les cheveux remontés sur la nuque. L’austère élégance de la mère éplorée. Qui ? Une ballerine au pied. Qui ? Elle a l’impression d’être quelqu’un d’autre. La femme qui la regarde dans la glace n’est pas elle. Qui ? Qui donc la reconnaîtra.

Elle ne veut ni de la douleur, ni de la compassion d’autrui. Alors pourquoi y aller ? Elle sait qu’elle ne récoltera que cela. Qui ? Son mari a disparu Dieu seul sait où. Il faut bien que quelqu’un tienne la place. Nul maquillage, baguette fichée dans la manche de sa veste, chapeau d’homme en équilibre sur le sommet du crâne. Un vêtement à la moldue. Une provocation. Qui ? Il faut vivre dangereusement quand plus rien ne nous attache à l’existence.

Quelques pas, quelques déambulations. L’heure tourne. Elle transplane. Elle n’est qu’anonyme dans la foule. Une anonyme croulant sous le poids de sa trop grande douleur. Son œil capte tout ne s’arrête sur rien. Son esprit enregistre tout, ne remarque rien. On ne peut pas s’ouvrir au monde lorsque l’on est emprisonné dans son propre crâne. Qui ? L’obsédante question sonne une dernière fois avant qu’elle n’arrive au lieu de rendez-vous. Un café. Elle a pris soin de faire tant de détours et tant d’errances qu’elle ne peut avoir été suivie. Lily se sait sous surveillance. Qui ? La naissance d’une idée alors qu’elle est sur le pas de la porte. La naissance d’une intuition pour retourner à son avantage cette épineuse situation et obtenir raffinement de torture pour sa vengeance.

Qui ?
Il faut qu’elle parle à Severus.

Le tintement de la porte d’entrée l’arrache à ses mortelles pensées. Très pâle, elle ôte son chapeau et entre dans la pièce. La femme endeuillée ne passe pas inaperçue. Son talon claque sur le bois. Régulier écho des battements de son coeur. Quelques uns attablés. Elle reconnaît au moins un visage familier et amical. Remus Lupin. Elle s’approche de lui assez pour l’entendre intimer à l’assemblée d’arrêter les remarques inutiles. Qui ? Lune pleine approche.

Elle pose la main sur l’épaule de son ami lycanthrope. Pression infime, seule trace d’empathie que son âme est capable de donner à l’assemblée. Pression qui se voulait rassurante. Elle lâche d’un ton cassant à l'attention des autres :

« James ne viendra pas. Et je ne veux pas entendre un mot de condoléances : je n’ai que faire votre douleur pour la mort de mon fils. »

Son œil prêt à perler dément la rudesse de sa voix.
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Ce réveil fut le plus dur de sa vie, l’odeur de la cigarette lui était montée au nez, alertant ses sens mais son subconscient avait pris le contrôle, s’assurant de ne pas faire pencher la balance du côté de la folie, il en était déjà si prêt. Ce ne fut réellement qu’une heure plus tard qu’il ouvrit les yeux et pu se mouvoir. Tout était bien réel et son petit Harry ne reviendrait pas. Cette idée était encore plus difficile que d’affronter le regard de James ou Lily. Sa main gauche le lança et il put voir la mauvaise couleur qu’elle avait. Un profond soupir s’échappa de ses narines. Ce fut idiot de se frapper la main jusqu’à ne plus la contrôler même si cela l’avait aidé à exprimer sa douleur. Son regard fut attiré par le message laissé à son intention. Si réunion, il y avait, il s’y rendrait qu’importe son état.

Se relevant, il se contenta de boire l’eau au robinet pour se réhydrater et sans prendre la peine de se doucher ou se changer, il fila à son tour pour rejoindre Eléonore et les autres. Transplantant bien plus loin du café que les autres plus tôt, il marcha de longues minutes, son regard scrutant les alentours et fuitant souvent au-dessus de son épaule pour s’assurer qu’il n’était pas suivi. La mine apathique et furieuse, ses regards qui se posaient sur lui déviaient sans hésitation. Ses manières charmeuses et élégantes avaient pris les voiles bien loin de cette Angleterre décharnée.
Le son de cloche résonna, laissant entendre le pas lent et lourd de Sirus qui malgré l’exténuement était décidé. Pas de présentation ou de salutations, il n’avait plus le temps pour ça, la guerre venait de franchir un nouveau niveau de violence dans son esprit.

« Pour information, si vous avez dans vos familles des gens qui ont choisis le mauvais camp, sachez que je ne ferai pas d’exception, ils ont choisi la mort. » déclara-t-il plus pour information que pour débat. Cela ne ferait pas revenir Harry, c’était certain, ce serait son âme de sorcier qui continuerait à se tordre mais tout ceci était secondaire. Il serait la justice funèbre de son cher filleul perdu.
 
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L’ambiance était tendue au sein de la réunion express de l’Ordre. Quelques membres, qui se doutait de ce qui était arrivé dans la nuit n’osait regarder Remus, Sirius et surtout… Lily. Leurs remarques acerbes avaient finit par jeté un froid presque morbide. Seuls quelques courageux cherchaient que dire, sans vraiment trouvé de mot. En avait-il pour la tragédie qui s’était déroulée ? Ils étaient tous plus ou moins touchés, mais de manière différentes.
Alors, l’un d’entre eux osa enfin s’avancer pour demander :

« Est-ce que l’on compte tenter quelque chose pour le Lord ? Maintenant qu’il est Ministre de la Magie, il sera moins facile d’accès. Il faut que l’on en discute… Dumbledore ne peut venir aujourd’hui… »

L’information était cruciale : la décision d’une nouvelle action était uniquement entre leurs mains.


   
   
   
   

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L’entrée coup sur coup de Remus, Lily et Sirius a sans doute été plus remarquée encore que l’absence du père éploré. La jeune femme se tient droite, le dos raidi par le deuil, les traits fermés. La pâleur viride de ses iris n’a jamais tant flamboyé qu’à cet instant. Lily a toujours été le souffle calme du groupe, s’entendant, à cet égard, à merveille avec Remus. Deux âmes apaisées au milieu des tempéraments solaires et imprévisibles des Gryffondor. Car Sirius comme James ont toujours été les premiers à foncer tête baissée dans les ennuis… La mère ne peut que redouter le comportement de son mari, frondeur et entêté. Sa rage bouillonne comme l’astre diurne prêt à exploser. Celle se son épouse est plus glaçante qu’une tempête polaire.

Lily a entendu Sirius aboyer sa douleur, Remus cracher sa hargne, et prend soudainement conscience du tableau qu’ils offrent. Tous trois sont seuls maîtres à bord. Elle voit les regards effrayés, peinés, gênés. Personne ne semble être capable d’oser un mot tant leur arrivée a jeté un froid. Se calmer. Il lui faut s’apaiser. La déchirure de ses entrailles est trop vive, sa peine trop dure à ravaler. Elle essuie rageusement une perle au coin de son œil et prend une profonde inspiration avant de s’asseoir en invitant Sirius à faire de même d’un geste. Sa voix est fraîche, dénuée de toute émotion sinon d’un trémolo la rendant un peu plus aiguë qu’à l’accoutumée. Il est évident que Lily lutte pour demeurer là sans s’enfuir. Sa présence est une épreuve.

« Avant de songer à tenter quoi que ce soit contre qui que ce soit, un état des lieux ne me semble pas superflu. Qu’avons-nous ? »

La jeune femme s’est emparé de la Gazette du Sorcier qu’elle détaille. Ses paumes tremblent, rendant difficile sa lecture attentive. Elle déchiffre l’entrefilet consacré à la lycanthropie.

« Un vaccin pour protéger les gens de la morsure de lycanthropie… voilà qui me paraît suspect, pour le moins. La lycanthropie est une des maladies les plus redoutées par l’imaginaire collectif, à cette nouvelle, tous les sorciers lambdas se feront une joie d’aller se faire inoculer le vaccin par le Ministère, et Dieu seul sait ce qu’ils se feront injecter… En outre, cela va participer à la stigmatisation des Loups Garous, les forçant à se placer sous protection du Ministère et donc à rejoindre les rangs des Mangemorts... »

Sa voix énonce les circonvolutions de ses pensées comme pour elle-même. Elle pose finalement le journal en tapotant d’un doigt désormais plus assuré la page.

« Avait-on quelqu’un en repérage à cette soirée d’annonce ? Quelqu’un qui puisse nous en apprendre plus ? Nous devrions essayer de mettre la main sur cette soit-disant solution miracle pour l’examiner. Protéger la population contre une maladie aussi dévastatrice pourrait épargner bien des douleurs à bien des personnes… des enfants… Mais je n’ai aucune confiance en nos décisionnaires en haut lieu. Cela m’a tout l’air d’au mieux, une fausse annonce pour cacher des faits plus graves, et au pire un nouveau piège tendu à la société sorcière. »


Parler d’autre chose que d’Harry apaise Lily, assourdissant sa colère. Se concentrer sur cette nouvelle énigme n’en fait que croître plus résolument sa volonté de se venger seule.

« Ceci me semble plus urgent qu’une quelconque vengeance. Que ce soit bien clair ici… Je dénie à quiconque d’entre vous, même toi, Sirius, le droit d’ôter la vie de l’assassin de mon fils. Cette question là n’est pas et ne sera pas à l’ordre du jour pour l’Ordre du Phénix. Nous devons penser au plus grand nombre et non pas à la vie d’un seul enfant. »


De mon seul enfant, aurait-elle pu ajouter. Lily ne le fait pas mais promène la flambée verte de ses iris, s’attardant bien plus que nécessaire sur Sirius. Elle devine les pulsions de meurtre qui l’agitent. Mais la vérité est qu’elle a porté seule cet enfant pendant neuf mois avant de l’élever. Elle l’a senti grandir, bouger, l’a mis au monde. Qui d’autre qu’elle pour offrir à l’âme aimée le sang de son bourreau en guise de sacrifice ?
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Léo n’avait pas encore eu le temps de prendre place autour de la table lorsque Remus Lupin arriva à son tour dans le café. Elle se retourna vivement lorsqu’il franchit la barrière et le fixa intensément jusqu’à ce qu’il ouvre la parole pour parler. Elle aurait été moins fatiguée et triste, elle aurait probablement ressenti un certain soulagement à le voir, la présence tranquille et l’esprit réfléchis du jeune homme était toujours le bienvenu en ces temps. Mais les paroles tranchantes du loup-garou lui firent pincer les lèvres. Elle n’eut pas le temps de se demander à qui il adressait ça lorsqu'une jeune femme à la chevelure rousse et au visage fermé surgit de derrière Remus. « James ne viendra pas. Et je ne veux pas entendre un mot de condoléances : je n’ai que faire votre douleur pour la mort de mon fils. » fit Lily Potter d’une voix tranchante. Eléonore tacha de garder un visage impassible. Elle avait l’habitude maintenant, presque, de ce genre de réaction. Cette phrase si simple, qui sous-entend que personne ne peut comprendre sa douleur, alors les autres feraient mieux de fermer leur bec. On était en temps de guerre. Il y avait des morts tous les jours. Elle-même avait perdu ses parents, injustement assassiné par des mangemorts au début de cette guerre et il ne passait pas un jour sans qu’elle pense à eux. Les venger et en finir avec cette guerre étaient devenus sa raison de vivre, de se lever chaque jour. Peut-être le fait que ce fut un enfant, un être âgé d’à peine un an, leur donnait à leur gout le droit de croire qu’ils étaient plus tristes que d’autres, mais Eléonore n’était pas de cet avis. Chaque perte avait son importance particulière. Et Lily se trompait, le soutient des autres étaient ce dont ils avaient le plus besoin actuellement, elle et James. Des amis comme des inconnus.  

Lorsque Sirius arriva, les yeux de Leo quittèrent le visage de Lily pour trouver ceux de son amant mais ne les croisa pas. Elle tenta de ne pas penser à Sulpicia lorsqu’il fit sa déclaration, puis se reporta sur Lily. La rousse remonta quelque peu dans son estime lorsqu’elle brava sa douleur pour proposer un état des lieux. « La vengeance est un doux rêve d’une utilité futile en comparaison aux risques entrepris. » confirma Eléonore aux dernier propos de Lily, la voix amère, en bonne connaissance de cause. « La victoire sur les mangemorts et la fin de cette guerre sera notre libération. ». Eléonore prit une pause. Elle regarda tous les gens présents à la table un à un, et fixa à son tour Sirius. Il était capable de bien des conneries. « Ce vaccin... c’est le moyen parfait de distraire la population. J’ai toujours des contacts de mes études de médicomagie grâce à qui j’ai eu vent de ce vaccin. J’ai quelques doutes sur sa sureté et sa totale efficacité, encore et clairement cette annonce publique me parait précoce, si vous voyez où je veux en venir... J'étais à cette soirée en tout cas, étant inconnue des mangemorts encore c'était assez simple de m'y rendre, et Remus était avec moi. On a pas apprit grand chose, c'était beaucoup de paillettes mais surtout de la poudre aux yeux. » conclu-t-elle sur le sujet. « Il y a un autre point qu’il me parait important d’aborder. Bien que le ministère soit sous le contrôle de Voldemort depuis un moment, son officialité en tant que ministre nous fait entrer en totale illégalité. Plus que jamais nous sommes maintenant des terroristes et ce statut va nous poser toujours plus de problèmes dans notre action contre les mangemorts. »


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Peter Pettigrow



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Comme certains membres de l’Ordre présent, Pettigrow abordait un visage blême de fatigue creusé par de longues cernes d’une nuit bien trop courte. Comme tous ici présent, le jeune homme avait perdu des proches, membres de sa familles ou amis, qu’importait. Comme tous, il avait déjà porté le noir et le portait encore aujourd’hui, faignant une mine triste de la perte de ses amis. Contrairement au groupe présent, sa nuit n’avait pas été courte pour les mêmes raisons. Le sorcier avait passé une nuit a fêté l’avènement du Lord en tant que premier Ministre de la Magie. L’avènement d’un sorcier qui venait de perdre la seule menace qui pouvait entraver son règne. Cet avènement, c’était dans le vin et le champagne qu’il l’avait fêté avec ses amis Mangemorts, devant cependant se lever pour se rendre à cette réunion de dernière minute de l’Ordre.

Ici, tous le pensait comme agent double : il reportait à l’avance les nouvelles lois proposées par le Ministère, prévenait avant qu’un raid débarque au QG de l’Ordre et parfois des pièges que voulait leur tendre les Mangemorts. Connaissant son caractère, enfin, le caractère que ses amis s’imaginaient qu’il avait toujours, jamais l’on ne croirait que celui-ci travaille en réalité pour le Régime. On ne se méfiait donc pas de lui et de son caractère effacé. Il était devenu Auror de justesse après tout !

Alors, lorsqu’il transplanta dans une ruelle éloignée, il n’attira l’attention de personne. Encore moins lorsqu’il entra dans le café moldu et franchit la barrière pour rejoindre ceux qu’il avait trahit maintes reprises. Il s’assit aux cotés de Sirius, ne pipant mot. Il était arrivé au moment ou le vaccin était devenu le sujet de conversation. Réchauffant ses mains autour d’une tasse a café, il écoutait ce qui se disait d’une oreille attentive.
Effectivement, il savait de part son travail au sein de la brigade de Carrow que le vaccin allait être testé sur des loups capturés lors de la prochaine rafle.

« Je sais de source sure que le Ministère organise des rafles de sorciers atteins de lycanthropie pour tester leur vaccin dessus. Qu’il soit efficace ou non, Carrow et le département est sur le pied de guerre pour préparer des cages aptes à les recevoir à la prison de Westminister. » Ajouta-t-il sombrement à la conversation. Sa voix grave, n’était pas forte, presque éteinte. « Je peux essayer d’être affecté à cette mission du département, mais Carrow ne m’apprécie pas suffisamment pour ce genre de tache… Il semblerait que ce soit personnel… »
Sachant pour source sure que Carrow avait accepté cette mission uniquement pour ses propres intérêt, Peter avait tendu l’oreille durant ces dernières semaines, sans pour autant avoir plus d’informations à ce sujet.



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   Un mouvement de foule eut lieu après l'arrivée de Pettigrow. Il se passait quelque chose a l'extérieur, ils n'étaient plus en sécurités, il fallait partir au plus vite. La réunion aura lieu une autre fois, un autre jour.

   
   
   
   





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