[Sujet commun] Attaque du QG de l'Ordre du Phénix


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 [Sujet commun] Attaque du QG de l'Ordre du Phénix

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Peter Pettigrow

Life must go on.


5 janvier 1982.

A genoux devant le Lord. Il écoutait le Seigneur des Ténèbres parler. C’était un grand orateur, cet homme surpuissant qui n’avait peur de rien. Non. De rien. Peut-être sauf de Dumbledore mais, de cet homme là, enfermé à Poudlard, l’on n’en parlait pas. C’était tabou. Il était hors de lui le Lord. Sa colère noire finirait par s’abattre sur l’un de ses Mangemorts et Pettigrow, qui était écrasé à ses pieds, espérait fermement que ce ne soit pas sur lui. Lui, il n’espérait qu’une chose : faire le bonheur de son maitre, tout comme celui-ci faisait le sien.
Le Lord fit sortir une partie des adeptes de la pièce et se tourna vers ses géneeraux, Pettigrow se releva et se planta dans un coin, le plus discret possible. Il voulait des résultats. Il voulait des actions définitives. Il était temps de tuer dans l’œuf l’Ordre du Phénix et d’attaquer Poudlard et son vieux fou de directeur. Faisant les cents pas dans son bureau, il jetait des regards furieux à droite et à gauche. Réfléchissant à la vitesse de la lumière, le Seigneur des Ténèbres fit un signe à Pettigrow et lui demanda de se rapprocher. « Je veux connaître le lieu de rendez-vous de l’Ordre. La ou ils vivent. Où ils prennent leurs décisions. Je les veux mort ou en prison. Soumit. Je veux la tête de Black, Lupin et de cette née moldue qui les diriges. » Il hocha la tête, ce sale rat de traite. Acquiesçant sans rien dire, il était prêt. Il lui ferait plaisir. Il réaliserait les désirs du Lord.
Tout pour le Lord. Rien que son bonheur.




10 janvier 1982.

Les réunions s’étaient enchainées les unes après les autres. Rare étaient ceux qui étaient au courant de ce qui allait se dérouler dans les prochaines heures. Pettigrow avait tout organisé. Il y avait passé des heures, dessinant des plans précis de la maisonnette, des entrées et des sorties, mais aussi des points de transplannage de l’endroit. Il avait expliqué aux quelques Mangemorts qui dirigerait l’attaque ou ils allaient atterrir, par ou ils allaient attaquer. Il leur avait donné les photographies des membres qui étaient les plus importants. Il y avait ceux qui étaient important à capturer, ceux qui pouvaient être tués et ceux qui n’avaient aucune importance… Tous les membres du QG n’en valaient pas la peine. Les doigts liés, la tête sur les mains, il observait tous les plans qu’il avait préparés. Ils étaient prêts. Du moins, c’était ce que le Lord pensait.

Ce fut à 16h45 tapante, qu’ils transplanèrent tous à Près-Au-Lard. Accordé au plan, Pettigrow prit la direction du QG, laissant ses pas marquer la neige. Il marchait comme si de rien n’était et les mains dans les poches, franchit le perron de la porte. Il secoua la neige qu’il avait sur sa cape avant de rentrer et déposa celle-ci sur le porte manteau de l’entrée. L’air de rien, il rejoignit la cuisine où se trouvaient les membres de l’Ordre. Leur réunion avait déjà commencé, et l’air fatigué de Peter montrait bien qu’il avait eu une semaine chargée au Ministère.
Il s’installa à la table, se mettant là ou il y avait de la place. Il ne dit rien, mais prit volontiers la tasse de thé qu’on lui tendait. Dans 15min, les autres débarqueraient, et les choses ne seraient plus aussi douce, bonne ambiance et charmante.



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Sanders A. Dolohov


Is the game over ?
Sanders & The Chaos

« Sometimes you have to loose, it's life. And at the end, you loose life. This is your end, but life goes on without you. That's it. Just a fact.  »
10 janvier 1982

Quand je regarde la lettre, quand je contemple le mot griffonné rapidement, je sens mon cœur se serré. L'ordre est clair, net, précis. Il n'y a pas à transiger. Rentre. Cela fait presque une semaine que j'enchaîne les excuses et déserte le manoir. Ma famille est habituée de mes absences. Je suis grand, après tout. Mais l'écriture a quelque chose de désespéré. Le parchemin est sale. Le hibou de Père a l'air épuisé du voyage, comme s'il avait traversé le monde à tire d'aile pour me trouver le plus rapidement possible. Il a réussit, à me trouver, et a lâché la lettre à peine cachetée dans mes mains tremblantes. Je ne sais pourquoi, mais j'ai un mauvais pressentiment. Il y a comme quelque chose qui cloche, qui ne fonctionne pas dans l'ensemble du bordel que je tiens à bout de bras. Depuis le nouvel an, c'est la course contre la montre pour mettre le plus de nés moldus à l'abris, pour protéger les membres de l'Ordre identifiés. Les pertes que nous essuyons sont de plus en plus lourdes et l'air commence à empester. Il y a du grabuge qui se prépare car depuis deux jours par contre, c'est presque un silence radio. En comparaison avec les premiers jours de l'année...

Je froisse le parchemin déjà abîmé et le jette à la poubelle. Mes craintes, je les garde pour moi, car je ne vois aucun indice si ce n'est ce pressentiment atroce. Et je ne souhaite pas parler de la lettre aux autres membres que je croise. Ma position quant à ma famille n'est pas toujours comprise ou acceptée. Je me sens sur un fil, prêt à chuter à n'importe quel moment et je descends de la chambre que j'occupais cette nuit là au QG de Pré-au-Lard. Les heures qui passent ne me calment pas. Rien n'y fait, ni une conversation sympathique avec Remus, ni un moment partagé avec Sulpicia. Je ne parviens pas non plus à me concentrer sur mon travail. A un moment, je songe à aller voir Merta, aux Trois Balais. Mais l'incertitude et les années qui ont passé me font tout de suite écarter cette solution. Je ne veux pas, finalement. Je ne sais pas comment rompre le silence qui nous englue. Alors je m'échine à remplir des brouillons d'idées, des phrases de ci, de là, sur une feuille qui rapidement noircie. Je voudrai même retourner à Sainte-Mangouste pour calmer la frustration de ne comprendre quel détail m'échappe. Mais ce n'est pas avant ce soir que j'y suis attendu. Il y a un grain de sable quelque part. Pourquoi cette lettre ? Père n'a jamais exigé une telle chose sans développer. Rentre. C'est tout. C'est un mot qui me semble empli de peur.

Je commence à préparer le thé pour les membres qui se joindront en cette fin de journée à la réunion. Pendant que l'eau boue, je me dis que nous pourrons au moins essayer de mettre en place un plan d'action. C'est que nous subissons trop et qu'il viendra un moment où nous ne pourrons plus réagir. Nous ne devons pas nous laisser dépasser. Les mangemorts n'attendent que cela. Les membres se réunissent tranquillement. Les conversations sont encore légères, enjouées. Mais je sens ce creux s'approfondir au fond de mon ventre. J'ai l'impression que je vais les perdre, là. Peter entre. Un détail. C'est un simple détail qui m'échappe. Une sensation étrange. Une jubilation silencieuse qu n'a pas lieu d'être. Je souffle sur le thé qui envoie sur mes lunettes un nuage de buée. Le temps que tous le monde s'installe, je regarde par la fenêtre, la neige encore présente, décorer le village sorcier. C'est si calme, là dehors. Peut être que je m'en fais pour rien.
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La vie est pleine d'occasions presque manqués et de coups de chance absolue, de grand amour et de petits désastres. La vie est faite de milk-shakes à la banane, de cuisines équipées, et de chaussures de toutes les formes et de toutes les tailles. La vie est banale à en mourir et fabuleusement incroyable. La vie c'est tout ça à la fois, à chaque instant. Alors il faut prendre tout ce qu'il y a à prendre.

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Sulpicia I. Mulciber


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La fin de l'Ordre

« Tu sais bien que dans les livres, les amoureux terminent ensemble à la fin de l'histoire.  »
10 janvier 1982

Depuis la soirée du nouvel an, les journées se faisaient longues, terriblement longue. Angoissantes et stressantes. Je n’arrivais pas à avoir l’esprit tranquille dès que Sirius partait en mission, tentant de ne pas penser à Remus lorsqu’ils filaient tous les deux. Je passais mes journées toujours autant enfermée au sein du QG, observant la neige tomber, jouant avec les enfants Weasley et préparant de bons repas pour les membres de l’Ordre. Je n’arrivais plus à me concentrer sur mes recherches, étant devenue trop … distraite pour. Mes pensées s’embrouillaient, incapable de produire quelque chose de concret. Alors, j’avais un peu laissé tomber, gribouillant des idées sur mon carnet de recherche, sans grandes convictions.

Cette après-midi là, j’avais passé des heures à jouer avec Charlie aux échecs. Ce gamin était malin et gagnait à chaque fois ! Ca me faisait sourire, cet entrain qu’ils avaient tous, ces enfants aux cheveux roux. Avançant à une vitesse folle, je ne vis pas l’après-midi passer, finissant par laisser Charlie partir jouer avec ses frères jouer à cache-cache tandis que je rangeais le salon.
Tandis que je rangeais, Sanders préparait le thé pour la prochaine réunion de l’organisation. Certains étaient déjà sur place, s’installant à la table. Peter, Sirius, Sadie, Remus, et d’autres se joignirent au groupe. Je n’aurai su dire après combien de temps c’était arrivé, mais soudainement, les murs de la maisonnette se mirent à trembler. Molly accourra paniquée pour prendre ses enfants et transplanter avec eux. La porte d’entrée tremblait sous les sorts. Jetant un rapide coup d’œil dehors, je pus apercevoir des Mangemorts et Auror à la solde du Ministère attaquer la maisonnette. Courant à la fenêtre qui donnait sur le jardin je ne pus que me rendre à l’évidence : nous étions encerclés ! Molly était partie à temps, c’était trop tard pour nous.
Le cœur battant, je me dirigeai vers le hall d’entrée ou les autres se tenaient. Prenant la main libre de Sirius en me mordillant la joue. J’étais incapable de me défendre. Une telle attaque me mettrait forcément en danger et nous le savions tous les deux. Je pouvais changer d’apparence, mais cela ne servirait que le temps de l’attaque… Si le pire arrivait, je ne serais plus en position de tenir mon don sous une autre forme que ma naturelle… Que faire alors ?

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Peter Pettigrow

 
10 janvier 1982
ft. ceux qui veulent


Les murs tremblotaient et les visages des membres de l’Ordre devenaient anxieux, surprit. Peter, mimant à la perfection la panique sortit sa baguette magique et aida Molly à s’enfuir avec ses enfants : ce n’était pas eux qui étaient visés en ce début de soirée. Loin de là.
Il se dirigea à petits pas précipités vers ses amis dans le hall. Sulpicia avait l’air anxieuse, Sanders perdus et les autres ? Sadie et Sirius tendaient les baguettes vers la porte prêt à se défendre. Peter se rapprocha d’eux, mimant la même action. Il savait ce qui allait se passer. Oh les troupes ne passeraient pas par la porte d’entrée loin de là ! Ils allaient briser les sortilèges de protection du jardin pour s’emparer du QG par la porte arrière et alors, Peter disparaitra pour enfiler sa tenue de Mangemort et continuer de gérer de l’extérieur cette fameuse attaque.
Sanders et Sulpicia étaient ceux qui étaient plus dans la mouise. Peter ne s’était pas prié pour parler du premier au Lord, qui avait fait comprendre aux proches de celui-ci son rôle au sein de l’Ordre. Quand a la Mulciber ? Il allait enfin s’en débarrasser ! Le jeune homme avait glissé aux bonnes personnes la réalité sur la condition de la jeune femme. L’on n’avait pas retrouvé son corps ? Normal. Elle était toujours en vie et fricottait clairement avec Black. Oui. Black. Ce traite. Oui oui. Isaiah n’avait pas été surprit d’apprendre la nouvelle et avait promis à leurs parents qu’il allait la récupérer… Et ferait payer cher à celle-ci sa trahison. Il s’était enquérir auprès du Lord afin d’obtenir la mission de s’occuper de sa sœur. Et nul autre que lui n’avait le droit de toucher à l’un de ses cheveux.

Au bout de quelques longues minutes, l’on entendit un grand BOUM ! Peter se retourna avec sa baguette en main, la fumée envahit le hall d’entrée, elle venait du jardin, comme prévus. Il attendait que les autres agissent, il ne voulait pas se mettre en avant. Il devait tout simplement suivre le plan. Son plan.


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Rabastan A. Lestrange


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Rabastan & The Chaos

« Triumph is sweet as the sweetest thing.  »
10 janvier 1982

Le jour commence à décliner comme déclinera l'Ordre du Phénix ce soir. Quand je sens la brûlure sur mon bras, c'est comme un doux sentiment de revanche soigneusement préparé qui se répend dans mes veines. Le nouvel an a eu des conséquences bien plus grandes que l'on aurait pu imaginer. Cela nous a coûté beaucoup, plus que je ne l'avais prévu, je l'avoue. Mais cela nous a aussi rapporté l'assurance de ce carnage qui se jouera ce soir. La maisonnette ne paye pas de mine, sous la neige, le toit fragile supportant le manteau blanc. Certains mourront ce soir. D'autres nous rejoindrons, de gré ou de force, et je me ferai un plaisir de traquer le reste et de laisser courrir ceux qui assoient notre pouvoir en effrayant le peuple grace à notre propagande. Si épine du pied il y avait réellement, elle s'en va ce soir. Il n'était que temps, sans doute. Nous avons assez jouer. C'est une période plus sérieuse qui s'annonce, plus dure, mais où nous pourrons réaliser de grandes choses.

Je regarde mes compagnons qui frétillent d'impatience. Il n'y en a réellement que deux qui tirent la gueule. De loin, les Dolohov ont pris un sacré coup. Nikolaï jubile, mais c'est une brute peu subtile. Quand je vois Sevastian et son air sombre, je sens qu'il y en a un qui va passer un sale moment. Le père a l'air d'avoir vieilli d'un coup. Ce grand sorcier qui mène Azkaban d'une main de maître n'est plus que l'ombre de lui-même depuis la nouvelle. C'est son engeance, après tout, qui pêche. Antonin, à côté, se tient droit et crispé. Son frère, il le défendait corps et âme. Reconnaître qu'il avait tort n'a pas dû être facile, mais pour moi, c'est une cerise sur le gâteau. Je n'ai jamais apprécié le médicomage. Il n'a pas la stature de son frère. Un rictus amusé étire mes lèvres quand je les vois chuchoter. Ils ont de la chance, finalement, que le Lord soit sorcier de merci. Il pardonne s'il y a à pardonner. C'est que Sanders n'est pas un modèle de sorcier, mais il peut s'avérer utile. Je reconnais qu'il n'a pas son pareil dans sa science. Et il reste un sang-pur.

Ma baguette en main, j'attends tranquillement que l'on sonne l'assaut. Et quand les mangemorts et aurors se jettent en avant, je reste un instant à les regarder. Il ne faudrait pas que l'on se précipite et je m'assure que tout se passe comme prévu. Quand l'attente devient insupportable, quand l'appel du sang est trop fort, moi et mes pairs restés quelques peu en arrière nous lançons dans la bataille. Rodolphus et Bellatrix ont l'air fous, ensemble. Ils évoluent ensemble dans une grâce effroyable. Alors que la fumée envahit la scène, que les sortilèges pleuvaient depuis un moment déjà pour briser les protections, je me joins aux autres avec ma rage et ma puissance. La barrière explose dans un bruit tonitruant. Et à la suite, je lance un sort qui détruit en grand fracas le mur en face, révélant les membres présents sur place. J'apperçois avec amusement Sulpicia, prêt de Sanders. Les deux ne perdent rien pour attendre. Ils n'auraient pas dû. Mais ils ne sont pas ma cible. Isaiah s'occupera de la sorcière, quant à Nikolaï, il a fallut le retenir pour qu'il ne projette pas de tuer le médicomage. Il est réservé à Antonin et Sevastian, qui sauront, je l'espère user des moyens qu'il faut pour que Sanders revienne à la raison. Personnellement, je n'en ai cure, de leur histoire de famille, c'est plus une question d'opportunités et d'utilité pour moi. Il est des mangemorts qui ne seraient plus de ce monde si le sorcier ne s'en était pas occupé. Comme des membres de l'Ordre, et cela, par contre, je ne lui pardonnerai pas. Un corps froid tombe à mes pieds, rigidifié par un éclair vert. J'ai encore triomphé de l'oubli quand d'autres y sombre brusquement. Ma main n'a pas de pitié pour eux. Je dois perdurer dans les mémoires et inscrire ma vie dans le roc.


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Sanders A. Dolohov


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10 janvier 1982

Quand les protections s'effondrent, je réalise à quel point ce petit mot était un avertissement, une supplication de ce père à qui la réalité a été dévoilée. Rentre. Un simple mot... Ma culpabilité meurt pour renaître de ses cendres, plus amère qu'avant. J'aurais dû comprendre. Et la jubilation que je ressens, comme une pointe d'étrangeté dans le marasme de peur et de rage qui nous anime, me laisse perplexe. Peter ? Pourquoi ces sentiments ? Mon analyse se bloque. Je voudrais dire que j'élucide ce mystère, mais mon esprit s'y refuse. Je ne veux pas entendre ce qui est. Le sorcier savait cacher subtilement ses émotions, mais en ce moment de victoire pour les mangemorts, il peine à subtiliser à mon cœur ses sombres desseins. Je ne dirais pas que j'avais une confiance absolue dans le jeune homme, mais je n'imaginais guère que cette joie puisse naître dans son cœur. Le désespoirs qui me prend sape toute mon énergie. Trahit pas les nôtres ? Non. Non... J'aurai dû le voir. Je serre la main de Sulpicia une fraction de seconde, pour un courage que j'ai à prendre, une volonté de fer à garder. Et je la lâche quand je me lance dans la bataille.

Les aurors et mangemorts m'évitent. Je déglutis, car je sais ce que cela annonce. Il ne se passe pas longtemps avant que je sois rejoins par Père et Antonin. La panique qui enserre mon corps me paralyse presque. Je lève ma baguette en signe dérisoire de rébellion, une protestation risible qui ne provoque aucun sourire ironique de la part de ces deux hommes qui ont l'air de se consumer de colère et de tristesse. Autour de nous, c'est le chaos, mais nous ne bougeons pas, nous nous contemplons en chiens de faïence. Le monde pourrait s'écrouler que nous ne lèverions pas le petit doigts. La déception que je peux lire sur les traits du visage de Père me heurte plus que je ne l'aurai cru. Antonin a l'air moins amer. C'est qu'au fond de lui, je sais qu'il savait. Ils font un pas ensemble et je relève encore ma baguette, les défiant d'approcher.

- Ça suffit, Sanders, c'est fini.
- Non...
- Tu es ridicule. Arrête. On a gagné.

Père avance alors que je sens le cœur d'Antonin se serrer. Sa carrure s'impose devant mes épaules tremblante. Il va à mon encontre et sa poitrine se colle à la pointe de ma baguette sans qu'un sortilège n'ait franchi le bord de mes lèvres. Lèvres qui tressautent au rythme effréné de ce cœur qui palpite de peur.

- Oserais-tu ?
- Père...
- OSERAIS-TU ?

Mons sang se glace dans mes veines et cette panique liquéfiée bat dans mes tempes jusqu'à obstruer toute clarté d'esprit. Je n'ai plus que mes craintes et cette question qui se pose déjà alors qu'ils ne l'ont pas encore fait naître. Ils attendront, pour cela, que je sois plus vulnérable encore, sous leur emprise depuis plus de temps... Mais ils la poseront. Le cri de mon père n'égale pas la rage qui déborde de son être. Sa main se referme sur ma baguette qu'il arrache d'un geste violent. Il la jette à Antonin. Il me pousse brusquement contre un mur encore debout. Sa main vient enserrer ma gorge tandis que mon dos est plaqué sur la surface froid de la pierre. Mes pieds ne touchent plus terre et c'est mon esprit qui menace de disparaître aussi du sol. Je peine à respirer sous sa poigne. Son regard veut tout dire alors il se tait. Pendant que le monde explose autour de nous, encore et encore, il n'y a plus que ce mélange violent de sentiment qui nous lient qui existe. Et ma tête heurte brusquement le sol. La douleur qui l'envahit brouille mes sens. Je n'y vois plus clair, alors que je suis à terre, mais je peux encore apercevoir le visage de Père derrière les larmes de souffrance qui ont envahis mes yeux.

- Tu m'as fais honte. Ça n'arrivera plus.

Je sombre dans l'inconscience avec la conscience vacillante de me dire que c'est un échappatoire éphémère.
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Sulpicia I. Mulciber


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La fin de l'Ordre

« Tu sais bien que dans les livres, les amoureux terminent ensemble à la fin de l'histoire.  »
10 janvier 1982

Sanders, qui avait prit ma main avant l’explosion c’était lancé corps et âme contre les Mangemorts et Auror à la botte du Ministère qui étaient présents. Je tenais toujours fermement Sirius lorsque la poussière couvrait l’intérieur du hall. Les sortilèges commençaient à fuser de toutes parts, Sirius se reculant me gardant dans son dos. Isaiah était présent. Il avait un regard de fou, débordant de haine. Mais cette haine ne m’était pas destinée. Elle était portée vers Sirius. Je savais que, s’il advenait que mon ainé mettre la main sur moi, je passerais un sale quart d’heure. Jamais celui-ci n’avait été dupe vis à vis de mes sentiments pour le Black. Il ne pouvait que s’attendre à me trouver ici, vivante, malgré les dires qui avaient fusés dans les couloirs du Ministère et ceux des sang-purs.
Un sort plus puissant que les autres finit par frapper non loin de nous. Moi, incapable de me défendre finit par lâcher la main de Sirius lorsqu’un pan de mur tomba à nos cotés. Séparés, je n’avais plus le luxe de me cacher dans le dos du sorcier.

Me faufilant comme je le pouvais entre les membres de l’Ordre et leurs assaillants, je réussi à monter les escaliers de la maisonnette. Je devais fuir, ma magie me serait inutile et je le savais. L’attaque, la défense, ce n’était pas mon truc. J’étais une médicomage, j’excellais dans les soins et dans la métamorphose. Pas en duel. Je me pris un sort dans le dos qui me fit tomber. Me retenant avec les mains, je tentai de me relever mais, mes jambes semblaient molles, beaucoup trop molles. Me retournant, j’aperçu mon ainé qui s’approchait à grand pas et me souleva par le bras. « Père sera plus que ravi de te voir rentrer. Ne crois pas que tu vas t’en sortir si facilement ! Je t’avais prévenu ! » Me lança-t-il sèchement. Son emprise sur mon bras se faisait de plus en plus forte. Il me prit ma baguette des mains et nous transplannions vers le Manoir Mulciber…. Ou je savais que mon futur ne serait guère reluisant.
Ma mort simulée, ma trahison avec Sirius se ferait payé. Mes fiançailles avec Carrow était brisé, c’était le rêve d’Isaiah de nous voir finir ensemble… Mais pas le mien.


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