Bienvenue chez Antigone... PV Antigone/Wil


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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Localisation : Poudlard
Wilbur Goyle
Rembruni par l’air de la civilisation. Encrotté jusqu’à la culotte, le tient noir de poussière, je provoquais perplexité et haussement de sourcil dans la foule.

Bienvenue à Près-au-lard annonçait les pancartes, j’ai donc taillé  dans le lard jusqu’à une petite boutique d’apothicairerie. A mon passage, une petite cloche teinta, laissant place à une charmante bicoque décorée à la française. Un petit sourire se dessina sur mon visage, à mesure que je découvrais l’espace. Etriqué, l’’agencement avait été pensé pour étaler un maximum de produits. Tandis que des plantes débordées du cadre,  chatouillant mes narines de leur douces senteurs; je me suis perdu dans la contemplation de fioles suspendues. Ces dernières lévitaient dans un balais coordonné, réfractant de faibles lumières chatoyantes. Le contenant m’importait peu, c’était joli, j’étais à un bras d’en décrocher une. Dans un coin, je vis un beau bout de fille, joli comme un sou neuf, accroché à son comptoir, tambouillant sa marmitte. Extrêmement concentrée, elle ne prêta nul attention à mon entrée. Je fis deux pas avant d’être arrêté par une petite voix fluette et haut perchée.

« Monsieur désire-t-il quelque chose en particulière ? » Le ton était quelque peu réprobateur. Ma crasse ne semblait pas plaire à ce petit elfe de maison. Une fille, si je devais me fier à l’apparence. J’ai porté mon regard une dernière fois sur la jeune femme absorbée avant de me tourner vers  l’elfe.

« Plusieurs choses oui. De l’onguent apaisant pour griffon, pas à l’Amertia, plutôt à base de racines de mangroves. Des antiparisitaires pour une colonie boursoufle, sans métaux ou alcaloïde, en faite à base de feuille de lierre ou de rhubarbe fera très bien l’affaire. Du Bubobuld, des racines d’asphodèles, d’aconit, de (…) »

Je m’interrompis un instant pour observer l’elfe faire apparaitre ma liste de course au rythme de ma dictée, pas une fois, elle ne s’était trompée ou n’avait un renvoyé un produit malgré mes exigences quant à la composition des remèdes. C’était une boutique sérieuse, chaudement recommandée, qui faisait des potions de qualité. J’ai donc poursuivi mon inventaire, tâtant, reniflant, agitant parfois un ou deux produits à la volée, toujours d’excellente qualité. A la fin, j’avais un panier bien garni, prêt à craquer. L’elfe claqua des doigts et une note salée apparue entre mes mains.

« Ce sera tout ? » Demande-t-elle, presque soulagée de me voir partir. J’avais l’habitude d’être traité comme un mal propre lorsque je revenais d’une cavalcade dans la forêt interdite. Tout de cuir vêtu, encroûté de terre et de saleté. Je me formalisais pas pour si peu, j'étais même propre au regard de certaines de mes aventures. Ce qui était plus énervant, c’était l’attitude de cette boutiquière. Même pas un regard. Si peu de considération pour un client qui venait de dévaliser sa boutique me laissa pantois.

« J’ai des crottes de Veaudelune, des crins de licornes, du venins d’Acromantula et des poils de Demiguise à vendre ou troquer, si sa sorcière bien-aimée veut bien me faire l’honneur d’un bonjour ! » Explosais-je d’un ton sarcastique avant de me tourner vers la femme du comptoir.

Il y avait marqué chez Antigone sur le devant de la porte. Pas mes amis les elfes, nom d’un dragon.
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Date d'inscription : 26/11/2018
Age : 24
Antigone De Montmorency
La journée était rude, comme toujours, la petite cracmole avait parfois du mal à penser convenablement. Tout se passait si vite dans sa tête, ou bien dans la société actuelle. C’était stupide de croire qu’elle pourrait rester encore longtemps en Angleterre, ou en Écosse. Qu’importe où la petite De Montmorency pouvait bien se trouver, elle serait en danger tant que c’était le mal qui le voulait à ses côtés, alors qu’elle était profondément bonne et adepte de la magie blanche. L’Ordre, Antigone l’avait aidé quelques fois en les fournissant en potions de soin et en divers baumes, tisanes et infusions magiques dont elle avait le secret. Mais depuis le démantèlement et la découverte de leur QG, tout était si difficile… Si bien que devant les fioles et les plantes sur son petit établi de botaniste, elle était trop concentrée pour écouter ce qui se passait à l’extérieur. Faculté qu’elle avait héritée, au grand désarroi de sa mère, de son parrain Norbert. Elle savait se concentrer au point d’oublier le monde extérieur. Ce pourquoi, elle laissait la gestion de la boutique à Hooky et l’appelait quand elle avait besoin d’un peu de magie pour finaliser ses potions. Aujourd’hui, ça serait le cas à la toute fin du mélange, un filtre classique. Pas de l’Amortencia. Même si on lui en demandait parfois, elle avait horreur d’en faire et de sentir ce qu’il sentait tout en se souvenant que c’était à cause de cette fiche potion qu’elle était dans l’incapacité d’être médicomage ou autre chose.

Elle écrase ses racines séchées de mandragores sauvagement alors que le carillon retentit et qu’elle n’entend rien du tout à ce qui se passe dans la boutique. Ses cheveux blonds remontés en un large chignon désordonné. Vêtue d’une robe à longue manche qui lui arrivait au-dessus du genou, bien qu’un tablier beige ne lui cintre la taille alors qu’elle réduit en poudre ou qu’elle hache les ingrédients dont elle a besoin tout en suivant parfaitement le nombre de tours, la température de la potion, ainsi que l’évolution de sa couleur. Elle se pince même régulièrement les lèvres, attendant patiemment. Elle allait sous peu appeler Hooky pour un claquement de doigts ou deux avec une formule magique. Si bien qu’elle sort presque de sa transe en se massant les tempes quand les paroles arrivent à ses oreilles. « J’ai des crottes de Veaudelune, des crins de licornes, du venin d’Acromantula et des poils de Demiguise à vendre ou troquer, si sa sorcière bien-aimée veut bien me faire l’honneur d’un bonjour ! » Antigone fronce les sourcils face à son chaudron et se retourne pour croiser le regard d’un client pas arrogant. Elle lance d’un français parfaitement reconnaissable à son elfe. « Hooky lance moi un sort de refroidissement là-dessus et je m’occupe du prince de Saba… »* Non, mais pour qui ou quoi il se prenait. Elle retire la liste de commissions des mains de son elfe quand elle transplane à côté d'elle pour y regarder la totalité des achats. De quoi faire le mois avec des commandes pareilles. Néanmoins, ça n’empêche pas les bonnes manières. Certes, elle était la première à ne pas en avoir eu, mais c’était pour une bonne raison. La jeunette pose ses mains sur ses hanches, passant de l’autre côté du comptoir. « Sa sorcière bien-aimée était occupée et concentrée pour vous fournir la moitié des choses que vous prenez sur cette liste. » Fait-elle en agitant le bout de parchemin. Et puis sorcière qui n’avait pas le quart des pouvoirs que cet homme hirsute et boueux semblait avoir. « Alors, sans m’excuser, je fais mon travail et suis dans mon monde à ces moments-là. » D’où l’aide d’Hooky. Cette dernière étant fortement précieuse. « Puis-je faire autre chose pour vous, Monseigneur ? » Lance-t-elle narquoise, bien qu’ayant entend sa requête, elle savait se fournir presque gratuitement grâce à sa serre, les envois de Norbert et ses balades dans les forêts aux alentours de Pré-au-Lard.

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--- and suddenly
i was there, in a life i've always wanted.
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Date d'inscription : 24/02/2019
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Localisation : Poudlard
Wilbur Goyle
A mes mots, son attention éclate, comme une bulle de savon au contact d’épines. Satisfait, je l’observe décrocher de son bouillon pour haranguer son elfe, un sort de refroidissement ? C’était pourtant un sort élémentaire… Un tour de baguette et… Soudain, je percute… Une française, ils faisaient jamais rien comme les autres ceux-la. Surement une tâche trop vile, elle préférait déléguer la magie de cuisine à son elfe. Elle passe le comptoir, les mains sur les hanches, elle semble vexée la bonne dame. Cela  m’amuse quelque peu, mais seul mes yeux rient.

« Sa sorcière bien-aimée était occupée et concentrée pour vous fournir la moitié des choses que vous prenez sur cette liste. »  M’oppose-t-elle.

Je roule des yeux, tellement son excuse est bidon. Elle ne m’avait pas vu, fin de l’histoire. J’avais connu un type autrefois, sympas comme tout, mais terriblement monotâche.  Foutez lui une colonie de lutin de Cornouailles dans une pièce, qu’il captera rien. Mes avis qu’elle est de ce genre, d’ailleurs elle me le confirme mais ne s’excuse pas. Aah Les françaises… On croirait que le monde leurs appartient.

« Puis-je faire autre chose pour vous, Monseigneur ? » Poursuit-elle

Mais bien sûr, un bonjour pour commencer ? Et puis la bienveillance d’une commerçante ensuite, et enfin un soupçon de modestie. Je ravale un mot grossier de mon patois pour lui reformuler ma demande.

« Bonjour, Milady ? Wilbur Goyle, professeur de soin aux créatures magiques à Poudlard comme je l’exposais à votre elfe. Je souhaiterais si possible faire un peu de trocs. Si la boutique rend ce genre de service. » Dis-je tout en répétant ma liste d’échange.

En fait, je l’aime bien. Elle a du répondant. Et puis c’est une française. On a tous un faible pour les françaises, malgré leurs exubérances. Vieux fantasme anglais je suppose. Encore plus lorsqu’elles  sont mignonnes. Ce qu’elle était indéniablement. Quoi que jeune. Difficile à dire, elle n’avait pas l’air de s’être bardée des charmes et mixtures habituelles tellement en vogue depuis quelque temps chez la gente féminine sorcière.
Tout en détaillant mon interlocutrice, je sors un sac miniature de ma veste. Je l’agite d’un coup sec pour lui rendre à sa taille d’origine, l’ouvre d’un coup de baguette avant d’en sortir quatre petites boites que je dispose sur le comptoir. Ces dernières vrombissent légèrement avant d’émettre un son métallique de clenche en reprenant leurs tailles d’origines. Je dépose le sac au sol avant d’attraper ma bourse. En réalité, ce n’était pas mes deniers, mais ceux de l’école. Le budget était généreux, j’aurais pu vivre une vie dans la brousse avec ce sac de Gallions. C’était peut être pour cela que j’étais si rétif à dépenser autant. La civilisation avait un coup exorbitant…  Et puis c’était une question de conscience professionnelle, pourquoi dépenser autant en fourniture si on peut trouver  quelques arrangements ?

« Tout est frais et de première qualité » Commençais-je à négocier. « Disons… 60% de réduction sur la note contre ces quatre boites ? »

60% c'était beaucoup. Mais il fallait bien commencer les négociations quelquepart.
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