Bai Feng Jiu, Never forget the two last years (terminée)


Forum RPG Au temps des Marauders; 1982 - Grande-Bretagne sous la soumission de Lord Voldemort; contexte evolutif; Avatar réels;

 

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 Bai Feng Jiu, Never forget the two last years (terminée)

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Date d'inscription : 01/04/2019
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Bai Feng Jiu

Bai Feng Jiu

Voila qui je suis dans ce nouveau monde

   
Laissez moi me présenter, je suis né(e) sous le nom de Bai Feng Jiu, mais généralement, on me surnomme Li’er, je suis né(e) le 3 Novembre 1957, j'ai donc 25 ans. Je suis originaire de Hong Kong et je suis donc chinoise, logique. Côté amour, je suis Hétérosexuelle et récemment séparée, pourquoi? Je t'intéresse?
   Mon sang est mêlé (Annexe 4 : le sang & Listing des familles de Sang-Pur, et l'on connait ma famille pourson côté asocial à vouloir vivre dans les montagnes .Ma baguette magique est faite en bois d’aulne, avec une plume de phénix et mesure 26 cm, nous avons un lien indéfinissable! Non je rigole, elle ne me sert que de pic à cheveux.
   En dehors de cela, je suis ingérable, et je dois avouer que je suis dans le camps des NEUTRE (Annexe 6 : Les groupes).
Feat. Dilraba Dilmurat (Bottin des Avatars) (C) Copyright



   
Les apparences sont trompeuses

   
Take me home to my heart.

   

   Hum hum... Encore une petite tête blonde sous les pans de mes tissus! Parles moi un peu de toi et de ton caractère. Es-tu courageux comme un Gryffondor? Ambitieux comme un Serpentard? Erudit comme un Serdaigle où sociable comme un Poussoufle?
   
Je suis casse-couille comme diraient mes quatre frères.

Vous voyez la petite fille qui en plein milieu d’une leçon, perds soudainement toute attention parce qu’elle a vu un papillon voler de l’autre côté de la fenêtre ? C’est moi. Plus tard, l’excuse sera dans le même genre, mais ce sera à cause d’un chat. J’ai des troubles de l’attention assez catastrophique, pourquoi ? Parce que j’enregistre absolument tout ce que je vois constamment et sans raison. Ça peut aller de la tache de café sur votre pull, à la veine légèrement bleuie sur votre cou et en passant par les motifs floraux du cabinet médical dans lequel nous nous trouvons.

On me dit irresponsable depuis des années, je ne le croyais pas jusqu’à aujourd’hui.

J’ai beaucoup de passion dans la vie, sinon. La première, c’était de rendre fou mes quatre frères depuis ma naissance. À ma décharge, ils me le rendent bien. La seconde, c’était la cuisine. Comme je suis gourmande, j’ai très vite appris à satisfaire mes besoins de nourriture constant. C’est pratique, parce que je suis aussi la seule à cuisiner pour manger, les garçons passent leur temps à acheter tout et n’importe quoi en guise de repas.

Je pratique les arts martiaux depuis toute petite, et je suis assez douée, mais Zhe Yan dit que ça me rend insupportable parce qu’à chaque contrariété je frappe. Oui… Je suis impulsive, je sais. Tête de mule aussi, parce que lorsque je veux quelque chose, je ne passe pas par trente-six chemins, je vais tout droit, même si c’est dans un mur. Le pire étant que j’assume ce fait, mais que je préfère garder ma fierté et y aller. N’allez pas croire que je ne sais pas reconnaitre mes torts, je sais qu’il faut que je me calme, que je médite à la fois pour mon corps et sur mes actes… Pas besoin de me le rappeler, j’ai déjà recopié une centaine de fois cette règle… Ok, plusieurs centaines de fois.

Je suis quelqu’un de droit, c’est principalement ça mon problème, et je m’emporte très vite quand je croise une injustice. Ce qui m’a causé bien des ennuis, tantôt parce que je ne suis pas censée utiliser mes poings pour me défendre ou défendre les autres, et tantôt parce que je n’ai pas la langue dans ma poche. Et comme je prête attention à chaque détail qui m’entoure, je peux constituer un véritable dossier contre vous et vous humilier.

Pas fair-play, je sais.

Que dire de moi… sinon… Je suis gentille ? Nan en vrai, je l’étais plus jeune, maintenant c’est compliqué. Je me faisais marcher dessus par tout le monde, même mes amies… SURTOUT mes amies. Lin et Shu-Mei passaient leurs temps à me faire peur ou dire des horreurs au sujet de l’école, résultat, je n’osais pas aller du côté des comédiens, ni m’approcher de l’opéra. D’autant que je ne les comprenais pas, parce qu’elles étaient toujours là à me dire que je devais aller au bout des choses… Puis que même si j’allais obligatoirement les rater j’aurais au moins essayé… Bref c’était assez bizarre. Mais je trouvais toujours une once de bien chez les gens…

Aujourd’hui… Je me questionne sur absolument tout qui puisse être lié à la nature humaine. J’ai quitté l’école normale pour aller dans celle que mon père a fondé… Pour les gens comme… Eh bien nous… Et là, c’est devenu un véritable cauchemar. Méditation, entrainement physique, culture de l’esprit, et re-méditation, avec entre deux, nettoyage du temple. Savez-vous combien il y a de filles parmi les familles pratiquant le taoïsme qui deviennent sorcière ? Eh bien moi je vais vous le dire, sur cent élèves, on était deux. Et Xian Nu n’était définitivement pas le genre de personne que je trouvais agréable…

C’est à cause d’elle que je suis ici. Oui, madame a trouvé très sympathique l’idée de me voler mon fiancé la veille de mes noces, ce qui m’a conduit à une déception… Oui, une dépression, merci, je sais… Là présentement, c’est Li Jin, mon 3e frère qui me surveille, de la chaise d’en face, en attendant que ce stupide psychomage me prenne en charge.

S’il y a bien une chose qu’il faut que vous sachiez, c’est que je distingue avec un sang-froid monstrueux, l’amour de la haine. Blessez-moi une seule et unique fois, mentez-moi, ou quoi que ce soit d’autre qui me cause du tort, et je couperais tout lien avec vous sans même me retourner. C’est un peu pour ça, que je suis là, d’ailleurs… J’ai voulu quitter le pays et m’éloigner de tout après une zone d’ombre, et mon frère, cet adorable vermisseau, m’a suivi pour soi-disant exercer sa profession de chercheur médicomage ici.

Autrement dit je suis surveillée.

Et comme j’ai été assez débile pour choisir un pays en guerre de tous les côtés – pardonnez mon ironie, je cherchais à mourir sans que ce ne soit de ma main – les trois autres étaient d’accord pour qu’il le fasse, et mon père aussi. Puis, comme je suis nulle en magie et que visiblement, je suis la seule à respecter un tant soi peu les préceptes qu’on a mit quinze ans à m’inculquer, je n’y touche presque pas, à cette foutue baguette… Par contre, je l’ai faite gravée et ornementée, ça fait un superbe pic à cheveux !

Moi lunatique ?

Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler… Non c’est vrai, je suis parfaitement équilibrée, je pense des horreurs 95% du temps, et je n’ose plus rien dire parce que j’ai un sourire faux qui orne mes lèvres le reste du temps. Si je dis que je me sens en danger, non pas à cause des bombes ou des mangemorts, mais des humains en eux-mêmes, je passe pour une paranoïaque vous pensez ? Plus que certainement… Mais entre un taré qui fait sauter un quartier, un autre qui vous lance des impardonnables, et le dernier qui vous fait croire qu’il vous aime, vous promet le bonheur et l’avenir, et vous trompe sauvagement quelques heures avant de vous l’offrir, il n’y a pas photo. Les deux premiers sont bien plus sains d’esprit.

Li-Jin disait que j’étais courageuse avant. Maintenant il dit juste que je suis instable. Je ne sais pas ce qui est le plus flatteur… Peut-être que c’est à cause de mes recherches sur le moyen d’enfermer ce qui est en moi et ne plus jamais le revoir ? Oui, je cherche une solution pour annihiler ma magie, ça vous pose un problème ? Ce n’est pas vous qui avez fait sauter votre appartement avec une crise de panique !

Je n’aime pas la magie, non, je la hais. Je préfère ne plus m’en servir du tout, ou alors quand je n’ai pas le choix… Yue Xie était excellent dans chaque sortilège… Voilà pourquoi je ne veux plus la voir chez moi. Ça me rappelle trop… Lui… Nous étions ensemble depuis mes 15 ans… Dix ans de couple réduit à néant par une petite pimbèche qui n’a jamais su donner un coup de pied correctement. Elle non plus, je ne veux plus jamais la revoir.

Remarque, je pourrais me débrouiller pour avoir des infos sur les rebelles et leur prochaine cible, et les faire venir sous un prétexte stupide comme… Une réconciliation et ma bénédiction pour poursuivre leur trahison mesquine ? Oui très bien, et là, BOUM plus de traitres !

« Bai Feng Jiu, c’est à vous »

Et merde.




   En fait, je viens de me rendre compte que je m'en fiche complètement. Parlons d'un truc bien plus passionnant! Mais non... je ne vais pas te parler de tes amours, mais de ton Amortentia! Moi, c'est celle du parchemin neuf déroulé chaque année, de la poussière de mon étagère dans le bureau du directeur, et du parfum de McGonagall! Quoi? Tu te moques? Tu crois vraiment que le tien est meilleur que le mien?
   Je viens de te dire que mon fiancé m’avait trompé la veille de mon mariage, et toi tu veux connaitre les effets de l’amortentia sur moi ? Eh bien vas-y, donne un autre coup d’épée dans la plaie béante de mon cœur, je ne te dirais rien ! Et oui le tiens est nul… Bon d’accord… pour moi, ça sent le vin de pêche… Les vieux parchemins et… L’encens parfumé à la sauge blanche…


   Vraiment? C'est donc ça ton Amortentia? Il n'y avait vraiment pas de quoi se moquer! Maintenant, dis moi, quel est ton épouvantard, petit sorcier ? N'essaie même pas de me faire croire que tu n'as peur de rien où me mentir! Je suis sur ta tête et saurait la vérité!
   Décevoir mon père, mes frères en général, j’ai l’impression que quoi que je fasse, ce sera obligatoirement un faux pas. Je ne suis pas une bonne sorcière, j’ai beau être douée au combat, je suis incapable de garder mon sang-froid, je ne suis pas douée pour méditer, et à part cuisiner à la main, je ne sais rien faire d’autres. J’ai failli mourir en faisant une potion parce que j’appliquais le même concept qu’en cuisine. Oui, j’ai gouté entre les étapes… Chut. Le résultat, c’est que si un épouventard se montre, ce sera probablement pour m’annoncer que j’ai été un échec monstrueux pour mon père, et que je ne méritais pas ma place dans son temple.  


   Nous avons bientôt finit! Tu vas pouvoir te régaler en gouttant le pudding des elfes de Poudlard! Maintenant, dis-moi...  Je sais que le Patronus est un sortilège particulièrement coriace qui demande de l'entrainement, mais je suis certain que tu as une petite idée de la forme qu'il prend ?
   Avant de pouvoir lancer un patronus, il faudrait encore que je réussisse à faire un lumos sans m’aveugler toute seule. J’ai un problème de contrôle sur ma magie, je ne sais pas si vous l’aviez déjà saisi… Mais voilà… Je ne sais pas ce que mon patronus serait… Si j’en avais un…

Peut-être un renard ? Il y en avait aux abords du temple, je n’ai jamais réussi à les approcher, mais je pouvais les voir de loin, ils étaient vraiment superbes… Et sauvage, et pleins de bêtises, et… Tout ce que je ne suis plus, en fait.

Ou alors une grue sauvage ? Non. Ça serait trop proche de Li-Jin qui passait son temps à les nourrir, et le chaperon me tape sur le système… Pourtant, ce qui m’énerve le plus… C’est qu’en cas d’injustice pour laquelle je me pose en protectrice, je fais pareil que lui…

Non… Un félin, sauvage… Qui peut se laisser apprivoiser, mais qui, dés qu’il est battu, est le premier à rendre les coups sans distinction. Une fois trahit, c’est terminé, il ne viendra plus réclamer vos caresses, et se cachera simplement dans sa tanière.  

   



   
A la découverte de vos convictions

   
Let me go and i will run, i will not be silence.

   

    ➜ La guerre est là depuis janvier 1979, soit depuis trois maintenant. Mais qu'en pensez-vous ? Vous a-t-elle tout pris ? Pensez-vous qu'elle se terminera un jour ? Ou peut-être vous plait-elle ?
    J’en ai absolument rien à battre. L’être humain se dispense de toutes les qualités possibles, mais qu’importe le côté duquel il se trouve, c’est pareil. Il y aura des ordures chez les gentils, et des sages chez les méchants, il faut de tout pour un monde, et c’est ce fait là qui apporte la destruction. Tenez, je suis persuadée que le grand Voldemort a été battu dans son enfance, ou abandonné dans un caniveau, et ça fait quoi ? ça l’a rendu monstrueux avec tout le monde. La base même. En fait, n’importe quel humain qui a mal, peu importe la raison vu qu’on réagit tous différemment à la douleur, va faire mal à un autre. Alors forcément, quand on donne à cet humain une baguette magique et accès à des connaissances contre-nature, on part en guerre.  

Non vraiment, je suis sérieuse, enfermez-moi avec Xian Nu et Yue Xie une heure, sans leur baguette, et vous verrez que leurs organes ne survivront pas à mes coups. Oui, je suis rationnelle, les arts martiaux sont là pour nous défendre et protéger ceux qu’on aime… Mais quoi ? On est humains, tous, alors peu importe les moyens, on fait ce qu’on a à faire. Et si les dieux ont décidé qu’on serait la pire des créatures sur terre… Bon bah soyons fous, faisons-en sorte que le récit qu’ils liront soit à la hauteur de leurs attentes !


    ➜ ➜ Les tentatives de renverser le régime par l'Ordre du Phœnix ont échouée. Depuis les membres sont poursuivit par les Mangemorts et le Ministère de la Magie. Comment vous positionnez-vous par rapport à l'Ordre ? Que pensez-vous du gouvernement du Lord ? De sa manière de faire ? Mais aussi de l'apparition des Rebelles et de leurs techniques pour défaire le Régime?  
   L’ordre me semble être un ramassis d’idiots incompétent menés par un manipulateur qui s’amuse à lancer ses pions à l’aveuglette… D’où ils ont vu qu’on gagnait une guerre avec des stupefix ? Je suis peut-être une catastrophe en magie, mais tout de même ! La Chine ne ‘est pas unifiée avec ce genre de magie ! Elle s’est unifiée dans le sang et les roubles ! Jamais un seul maitre en art martial, ou chef de clan n’aurait eu l’idée stupide de combattre un ennemi de cette façon. On en assomme un, et le temps de passer à une second, le premier se relève… C’est bien ça, pour se prendre un sort dans le dos… Non vraiment, rien de mieux qu’un coup d’épée, ou les membres brisés.

Le lord est un débile. Bon, en soi je l’admire, s’il a un problème avec quelqu’un, il le supprime, et c’est bon… Mais sa suprématie des sangs-purs va le mener à l’extinction de son espèce. Et je ne dis pas ça parce que je suis de sang-mêlé. J’énonce juste des faits. À force de se reproduire avec des sangs-purs du même pays, ils vont tous finir par se marier entre frères et sœurs, si ce n’est pas déjà le cas, et la noblesse nous a déjà très bien montré que la consanguinité était une horreur d’un point de vue génétique. En Europe comme chez moi d’ailleurs…

Quant aux rebelles… C’est un mixte entre les deux camps… Mais soyons honnêtes, je ne crois pas en leurs revendications. C’est pareil quoi qu’on fasse, la politique, le pouvoir, la seule chose qui change, ce sont les moyens pour agir. Mais ça n’avancera à rien. Lorsqu’ils se seront tous tapés dessus, et que les civils auront explosés avec, on partira en guerre avec d’autres pays, pour des raisons tout aussi stupides. Mais l’homme est un loup pour l’homme, et même si j’adhère aux préceptes du taoïsme et de la paix intérieur…
C’est juste que j’aime rêver.


    ➜ Que pensez-vous de la Vieille Magie ? Légende ou réalité ? rédigez ici la réponse de votre personnage en quelques lignes. S'y intéresse-t-il ? Y croit-il, déjà, ou considère-t-il qu'il ne s'agit là que d'un conte pour enfants, d'une magie inexistante ?
    J’ai parfaitement conscience de l’existence de la vieille magie… C’est d’ailleurs elle que je recherche, car je suis persuadée qu’elle m’offrira le moyen de devenir normale… Et d’enlever cette étincelle mauvaise qui vit en moi. Les baguettes n’ont pas toujours existé, et que ce soit ici, avec nos moines étranges capable de flotter dans les airs je ne sais comment dans nos récits passés, ou en Europe avec les cercles druidiques, il est obligatoire que ça existe. Le seul problème, c’est que comme tout savoir ancien, il n’a pas été écrit ou pas entièrement, et s’est perdu au fil des siècles…

Je sais, parce que de vieilles fresques en parlent, que certains sorciers chinois de bien cinq ou six siècles en arrière, étaient capable de faire cesser le flux de magie de leurs ennemis… Mais je ne sais pas comment, et je ne sais pas pourquoi non plus… Mais je sais que c’est là, je l’ai déjà vu, chez un être disparu aujourd’hui… Et autant fouiller un peu chez les anglais… Histoire que mon côté bilingue me serve un jour à quelque chose avant que je ne trépasse d’une raison inexpliquée…

Je vous ai déjà dit que je pensais mourir dans un incendie que j’aurais causé toute seule ? Maintenant c’est fait.




   
My life before the fall...

   
Ma vie avant que tout bascule...

   


Part 1

J’ai toujours rêvé d’être un personnage de roman…

Vivre durant la période de la chine impériale, d’abord comme servante au palais, après avoir passé une enfance paisible auprès d’un père soldat, et d’une mère tisserande. Puis je ferais mes preuves, je changerais les mets en cuisine, ce qui mettrait les ministres de bonnes humeurs, puis je rendrais jalouses les autres servantes, parce que le prince héritier m’aurait admiré de loin puis secourue d’une noyade dans un lac. Il m’aurait trouvé superbe, et j’aurais contracté une dette de vie, c’est pourquoi j’aurais dû passer la mienne à ses côtés…

Mais le prince de ma vie ne m’a jamais vue, a disparue lors de ma quatrième année au temple, et je me suis éprise d’un idiot qui a ruiné cette dernière. Et pour finir, je suis condamnée à être une sorcière médiocre dont la magie est totalement instable et dangereuse, à l’image de mes humeurs, dans un pays à feu et à sang parce que je ne supporte plus de vivre dans le mien.

Peut-être voudriez vous comprendre comment j’en suis arrivée là ? Je veux dire, depuis le début…  Laissez moi vous dire que ça n’a rien de glorieux, c’est même assez banal, finalement… Enfin… ça a le mérite d’exister, disons, comme moi…

La première chose que vous devez savoir, c’est que mes quatre frères et moi… Nous n’avons pas la même mère. Aucun d’entre nous n’a la même mère. Zhe Yan a 43 ans aujourd’hui, il est père de famille et ingénieur en automobile, il a quitté le temple très tôt pour aider sa mère après son second divorce dans les travaux à la ferme. Je précise que sa mère est coréenne. Shaïr je crois, ou un truc du genre… Il revient de temps à autre au temple pour nous rendre visite, et vient souvent nous voir depuis notre naissance…

Ensuite, Hang Hua, 38 ans, célibataire endurci depuis sa rupture avec la vendeuse de riz sur les marchés festifs, il n’a jamais connu sa mère, morte en couche. C’est un homme très gentil, mais un peu… distant avec le reste du monde. Soit il est dans ses potions, soit en train de peinturlurer des parchemins entiers avec sa calligraphie sur les préceptes du taoïsme et de la sérénité intérieure. Un solitaire, en somme.

Li-Jin, qui est chercheur en médecine magique et non magique. Lui, je ne vous le conseillerai pas comme médecin, c’est le genre à faire des farces ou des remarques qui ont pour but de vous relever, mais qui font le contraire. Monsieur à 32 ans, et maitrise aussi bien les sorts que les coups, à un détail près… Il s’est offert avec son salaire une merveilleuse lance, un nanigata précisément, ce qui fait qu’en plus des coups, il tranche des membres, ce qui est pratique vu sa capacité incroyable à ranger sa baguette n’importe où… Je sais juste que sa mère est comédienne dans un théâtre au japon, mais sans plus.

Bao Shin, mon ainé, 28 ans, spécialisé dans les sorts élémentaires depuis qu’il a comprit qu’il pouvait aussi bien faire sans baguette et juste avec ses mains. J’ignore combien de tunique il a brulé, mais je sais que je ne voudrais plus jamais me battre contre lui. Il m’a carbonisé les sourcils une fois, ça a mit plusieurs mois à repousser. Il a décidé de devenir instructeur, et comme sa mère a eu d’autres enfants, il s’en occupe.

Comme dit plus haut, je suis née il y a maintenant 25 ans… Bon, presque 25 ans… Pas de ma faute si je suis née en fin d’année non plus. Quoi qu’il en soit, ma mère vivait à Hong Kong d’une boutique de thé très bien située. L’allée des oiseaux, je ne sais pas si vous connaissez, j’en doute fort. Bref, ma mère ne vendait cependant pas que du thé, talisman, potions, onguents et sortilèges pour les plus démunis. Le petit plus ? Elle est voyante.

Pas un de ces charlatan qui vous fait payer des milles et de cents pour vous dire que vous trouverez l’amour au coin de la rue. Non non. C’était le genre de personne à passer des heures, après s’être réveillée, à dessiner ses rêves, les écrire et les étudier pour mettre au courant ceux qui étaient concernés. Je suis presque persuadée qu’elle a déjà eu des visions au contact des gens, mais ses sourires trop polis me faisaient froid dans le dos lorsque ça arrivait.
Bref, quoi qu’il en soit…

Mon père, depuis sa jeunesse, avait pour habitude de redescendre du temple qu’il avait fondé à 20 ans, se trouvait une femme avec laquelle il vivait quelques mois, juste assez pour s’assurer une descendance, puis remontait ensuite, la laissant seule assurer le tout. Il a fait ça avec les quatre précédentes, jusqu’à l’arrivée de ma mère.

Li Bai Qian. Imaginez une grande chinoise avec un visage de poupée aussi blanc que le lait, une chevelure noire de jais très longue, et des yeux capable de vous dire sans qu’elle n’ouvre la bouche à quel point elle vous aime. Ou vous méprise, ça dépend du contexte. Ma mère n’a pas voulu l’épouser, déjà, elle lui a dit qu’elle se promettait à la divinité de la guerre à cause de son don, mais qu’elle voulait bien qu’il lui donne une fille. Il ne l’a pas cru, persuadé d’avoir un cinquième fils, mais il a accepté ses délires.

De ce que je sais, il est parti aussitôt après ma naissance, en disant que si j’étais une sorcière, j’aurais le droit de venir au temple, mais seulement si j’en étais une et que j’étais douée. Je crois qu’il ne voulait pas de moi, ou bien était-il trop frustré d’avoir perdu face à une faible femme ? Qui sait ?

Bref.

J’ai grandi en plein milieu de l’allée des oiseaux avec ma mère, ce qui signifie que la majeure partie des commerçants alentours constituaient ma famille de substitution. C’est dans cette longue avenue pleine de commerces en tout genre, restaurants, animalerie, bijouterie, tailleurs, artisans, que j’ai évoluée jusqu’à mes dix ans. Et tous les dimanches, nous mangions avec la seule et unique autre sorcière du coin, Shiho, qui vendait dans sa boutique, non seulement des oiseaux moldus, mais aussi des créatures magiques en arrière-plan.

Il parait que j’ai su courir avant de marcher, et que je donnais des coups dans le vide pour imiter les héros de mes livres pour enfants. Je vous avouerai que je n’en ai aucun souvenir. Non, mon premier souvenir, c’est le goût de cette fève de cacao que Shiho m’avait offerte pour mes 3 ans. Oh ça oui, je m’en souviens. Un délice, une esquisse de sourire devenu sensation de joie intense.

C’est à cause d’elle si je mange comme six.

Bon, il s’est avéré qu’entre sa boutique, et ses visions, ma mère ne s’occupait pas spécialement de moi, alors forcément, j’étais occupée ailleurs… Dans absolument tous les magasins de l’allée. J’ai appris très jeune la cuisine, mais aussi comment raccommoder mes pantalons et mes jupes toutes déchirée. Je revenais de l’école, et hop, je me jetais sur le stand de pain au sésame, puis sur celui des fleurs, et ainsi de suite. C’était une routine assez habituelle.

Bon, j’avais quelques soucis à l’école, notamment un groupe d’enfants qui venaient souvent me charrier, parce que je n’avais pas de papa, et que j’étais quasiment nulle partout, sauf en sport et en langues. Alors ça, je parlais très bien ma langue maternelle ainsi que celle qui était devenue naturelle pour tous ceux vivant à Hong Kong avec l’occupation de la ville encore récente, et je courrais plus vite que tous mes camarades. Le seul bémol, c’était que j’étais nulle partout ailleurs, et que malgré tout, j’essayais des centaines de fois.

Il faut dire que je n’étais pas aidée, à la maison, ma mère préférait piquer des crises toute seule sur tel ou tel évènement qui allait se produire, ou bien dessiner ses rêves sur de grands parchemins plutôt que de m’aider aux devoirs. Et mes seules copines passaient leur temps à m’encourager parce que c’était drôle de me voir échouer. Je ne les côtoie plus depuis mon entrée au temple, si ça peut vous rassurer. Masochiste oui, mais pas suicidaire non plus.

Le résultat, c’est qu’à 6 ans, je faisais déjà le ménage comme je le pouvais dans notre petite maison de fortune à l’arrière de la boutique, la cuisine, la lessive… Bref, je ne m’arrêtais pas dans les taches ménagères, sauf quand mes frères venaient me voir, puisqu’ils me remplaçaient pour me faire plaisir tour à tour, et m’apprenaient quelques mouvements au combat. C’est Bao Shin qui m’a donné mon premier coup de poing dans le visage, à cette époque il avait 9 ans, et aucun don élémentaire comme aujourd’hui. Il s’en était voulu au possible, et même excusé auprès de ma mère et de mes frères alors que je n’avais pas versé une seule larme.

Non, je réfléchissais déjà à comment lui faire payer sans me faire prendre. Les vers de terre dans son pain au curry furent impossibles à comprendre, et moi j’étais vengée. Même si je pense que Zhe Yan a parfaitement compris la supercherie, vu que c’est lui qui cuisinait à ce moment-là, et que j’étais venu réclamer un gouter juste après la cuisson des petits pains en question. Cependant il n’a rien dit.

Les années passèrent ainsi rapidement, je voyais tous les frères, bien que de moins en moins souvent puisque Zhe Yan devait gérer ses propres enfants par la suite, puis que Bao rentra lui aussi sur le domaine de mon géniteur. Et moi, j’avais toujours l’école public, avec mon uniforme gris moisit, et mes camarades qui n’en avait rien faire que je ne sois pas comme eux… Enfin rien… Je prenais des remarques, mais ne les écoutais pas.

Jusqu’à l’arrivée de Dong Hua Dijun.

Il était plus âgé que nous tous, et il devait remplacer l’un des professeurs d’histoire pour quelques jours seulement. Je lui aurais donné la vingtaine, et pourtant, il avait les cheveux entièrement blancs. Le principal nous a expliqué qu’il était albinos, mais que ses résultats à la faculté étaient si impressionnants, qu’il pouvait déjà travailler comme professeur avec nous. Ce qui était étrange chez cet homme, c’était qu’il me fascinait depuis les premières secondes où je l’avais aperçu.

Très grand, bien plus que Zhe Yan et son mètre 70, le teint de pèche, loin d’être aussi pâle que ma mère ou même moi, les sourcils noirs et les cils noirs, le nez aquilin, comme les européens, et surtout… Le visage totalement fermé. C’était un roc, un vrai. Pas une seule vraie expression ne se montrait sur ses traits, et encore moins à travers ses yeux. Mais diable, ce qu’il était beau. Puis même sans montrer d’émotion, il était fondamentalement gentil, c’était incroyable.

Et plus encore, j’avais envie de suivre ses cours, contrairement à ceux du professeur Ran Fan. Bon le problème, c’est que je ne suivais absolument rien à cause de mon retard catastrophique les années précédentes. Mais il ne m’en tenait pas rigueur, et lui ne riait pas contrairement à mes « amies. » Oui, je commençais à me rendre compte qu’elles n’étaient pas spécialement gentilles avec moi, elle profitait des pâtisseries que j’amenais, mais le reste du temps, elles se moquaient de moi.

Et puis il y a eu l’incident.  

Un jour qui avait mal commencé sembla prendre un tournant encore pire. Le matin s’était vu démarré par une claque de la part de ma mère qui n’avait pas le temps pour mes âneries et qui devait retranscrire un rêve important, elle parlait d’un mage noir ou d’un truc comme ça… Bref. J’ai oublié mon déjeuner et donc, mes gâteaux, ce qui fait que les filles se sont encore plus moquées de moi, et puis, j’ai appris que c’était le dernier jour de notre merveilleux remplaçant.

Sauf que mes camarades ne le trouvaient pas si merveilleux que ça, apparemment. Cachée dans les toilettes des filles pour pleurer un peu, j’en avais besoin, je n’avais pas encore eu 9 ans, je fus débusquée par Lin et Shu Mei qui réussirent à me faire sortir dans la cour, là, ce fut pour me rire au nez. Me dire que je pleurais pour un type qui n’était même pas un vrai enseignant, un type anormal, avec ses cheveux blancs. Hideux. Qu’il n’avait rien à faire là.

Je ne sais plus trop comment ça s’est passé, juste que tout le monde s’était réuni autour de moi pour les rejoindre et me voir pleurer, et que ça faisait trop mal de ne rien dire. Je me souviens à peine avoir tendu ma main droite, paume en avant, doigts vers le haut, tandis que la seconde venait appuyer sur la première à l’horizontale. C’était un coup que m’avait enseigné Li Jin, mais ce qu’il se produit alors ne ressemblait en rien à un coup d’art martial. Non.

C’était de la magie.

Ma main ne toucha même pas le buste de la fillette, mais cette dernière fut expulsée sur les autres élèves violement et tout le monde s’écroula sur le choc. Sauf que l’onde de choc semblait vouloir se poursuivre encore, et que ma tête tournait sèchement. Et puis, tout cessa, et une poigne chaude enserrait mes deux mains. Elle était immense par ailleurs, mais réconfortante, et la magie avait cessée immédiatement. Lorsque j’ai levé les yeux, c’était pour le voir lui, lui, et un début de sourire aux coins de sa bouche. Sa voix était aussi chaude que sa main lorsqu’il m’expliqua que ça n’était pas grave, qu’il se chargeait de faire oublier à mes camarades l’incident, et que je devais l’attendre dans la classe.

J’y ai couru comme si ma vie en dépendait, et j’ai essuyé mes larmes avec mes manches misérables. Il n’a mis qu’une dizaine de minutes avant de revenir, mais lorsqu’il ferma derrière lui, je me suis sentie piégée, comme une souris face à un gros chat. Oh oui, il était beau, et il était gentil, mais soudainement, il n’était plus le charmant étudiant qui remplaçait mon professeur d’histoire. Soudainement, c’était un sorcier d’une puissance effroyable comparé à ma mère et mes frères. Il joignit ses mains ensemble, et me salua avec, comme j’avais vu faire mes ainés avant un combat, et je compris d’où venait mon problème.

Dong Hua Dijun était élève depuis ses 5 ans à l’académie taoïste de mon père, et c’était lui qui l’avait envoyé pour me surveiller. De parents sorciers tous deux décédés, il a été recueilli par mon père, qui était un ami de sa famille, et s’est avéré être le meilleur élément en arts martiaux, magie et études du psyché qu’il eut jamais eue. Ma mère ne lui donnait aucune nouvelle à mon sujet, contrairement à ce qui avait été convenu, et mes frères avaient colportés la rumeur que je commençais à faire preuve de talents pour me défendre, il avait voulu en être sûr.

Parce que Bai Sui Zhang ne faisait pas confiance à ses propres enfants.

Mais quelque chose me perturbait toujours chez Dijun, cette aura autour de lui, ce n’était pas du charisme, puisque dans son dos, les gens le critiquaient, mais c’était comme si, lorsqu’il était là, personne ne pouvait plus rien dire. Il m’a raccompagné chez moi, et même Shiho, qui pourtant envoyait balader tous ceux qui lui déplaisait, n’osait rien dire devant ce jeune homme. Seule ma mère réagit de manière contraire à ce que j’apercevais. Ses yeux étaient devenus froid, ses sourcils s’étaient plissés dangereusement, et elle avait répondue d’une voix si polaire, que j’avais eu un doute sur son identité.

Mais rien ne s’était produit. Elle m’avait juste récupéré d’un revers de main, et demandé à Dijun, sans même connaitre son nom, de sortir de chez elle avant qu’elle ne s’énerve. Je ne l’ai plus revu à l’école, et un nouveau remplaçant est arrivé. Inutile de dire que j’ai de nouveau lâché l’histoire, et que je me suis contentée du sport.

   

   

   

- Une blessure à la tête l'a poussée à se faire tatouer une plume de phénix sur le front.
- Elle mange un buffet pour six à elle toute seule.
- Sa baguette fait plus de bêtise qu'elle avec une arme.
- Les deux hommes qu'elle a aimé l'ont trahis, l'un en disparaissant après avoir volé son clan et son héritage, l'autre en la trompant la veille de leur mariage.
- Si elle entends "petit pain" elle accourt comme une dératée
- Elle jure beaucoup, en tout temps, et surtout, avant de faire une bêtise.



   
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Dernière édition par Bai Feng Jiu le Jeu 4 Avr - 22:56, édité 1 fois
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Bai Feng Jiu

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Ma vie avant que tout bascule...

   


Part 2

Mais l’année suivante, j’ai fait la rencontre de mon père. Il était grand, comme Zhe Yan, mais aussi froid et taciturne que Hang Hua. En revanche, il n’était pas venu seul… Dijun l’accompagnait, mais cette fois-ci, sans l’uniforme de l’université… Il portait un hakama bleu nuit, avec une tunique longue toute aussi bleue par-dessus, et une large robe rouverte par-dessus, violette, avec un hobi à sa taille, noir. Il avait relevé l’avant de sa chevelure en un chignon haut sur le crâne, et à sa ceinture pendait deux choses. Une pointe de flèche avec des grelots, et une épée de bronze dans son fourreau de soie.

Ma mère est devenue folle en cet instant-là.  Et la dispute qui a éclaté entre mes parents fut telle, que je restais prostrée contre les jambes de Dijun, dans la boutique, tout du long. Pourtant, on les avait probablement entendus dans tous le quartier. Mon père disait que j’étais sa seule héritière féminine, que ma place était au temple, comme tous mes ancêtres et frères avant moi, que je n’étais pas une vulgaire petite sorcière comme elle. Mais Bai Qian semblait contre cette idée.

Elle expliquait que ses techniques d’apprentissage archaïque allaient seulement me rendre folle, que cet apprentissage était déplacé, que les habitants de la capitale avaient toujours eus la possibilité de faire Poudlard ou l’école à domicile, et qu’elle pouvait parfaitement s’en charger, que Shiho avait les connaissances pour parfaire mon apprentissage, que je n’avais pas besoin d’aller chez les barbares. Que ma magie ne s’était pas manifestée et que j’étais très bien ici…

C’est mon père qui eut raison finalement, disant qu’il avait réparé mes bêtises magiques à sa place, et qu’elle n’avait pas été capable de voir que jusque-là, on me harcelait à l’école. Que je n’étais pas sa chose bonne à tout faire dans la maison, une enfant qui avait besoin d’amour, et qu’elle n’avait pas été la mère exemplaire qu’elle se croyait être. Le fait est que je n’aurais pas pu le contredire…

Je m’étais toujours sentie plus aimée par mes frères et la vieille Shiho, que par elle. Pas une seule étreinte, quasiment aucun mot, à part pour me donner les corvées de la maison. En fait, je n’avais été là que pour lui servir de présence de temps à autre. Dijun m’a alors accompagnée au salon, où je dormais depuis ma naissance, puisque nous n’avions pas assez de place pour deux chambres, et m’a dit de faire mes affaires. J’ai obéi sans un mot.

Je n’avais pas grand-chose, juste des uniformes gris de l’école, un peu rapiécé, deux pyjamas, et une tunique pour les fêtes dans l’allée. Des livres par contre, j’en avais beaucoup, tous ceux que m’avaient apportés mes frères, et ceux que Shiho m’avait donné. Résultat, mon sac d’affaires personnelles, je pouvais moi-même le porter, quand ma valise de livre, ce fut mon père qui la souleva à ma place. J’ai voulu embrasser ma mère avant de partir, mais elle ne me lança pas un seul regard, disant que j’allais tourner mal…

Aujourd’hui je me dis qu’elle avait raison…

Nous avions ensuite quitté l’allée des oiseaux pour nous rendre dans un coin un peu en arrière du quartier, avec un ancien puit à eau, désormais vide, et les décombres d’habitation en travaux depuis des années. Là, mon père, qui m’apparaissait certes, trop méfiant pour que je lui accorde moi-même ma confiance, m’apparut cependant comme bien plus proche de la vision parentale que je me faisais depuis toute petite. Ferme, sec, mais bon et juste. Il m’annonça qu’à partir d’aujourd’hui, je n’aurais plus jamais faim, ni froid, mais que je ne devrais suivre les règles à la lettre.

Ça tombait mal cela dit, je détestais les règlements. Mais après avoir touché la ceinture de soie blanche qu’il m’avait tendue, avoir ressentie un hameçon violent m’attraper le nombril, avant d’être propulsée dans un tourbillon de couleur, et rejetée sur d’immenses marches de granit, je me suis dit que ce règlement serait peut-être un peu différent de ce à quoi j’étais habituée.

Le temple était à l’image de ce que m’avaient racontés mes frères, une cour de granit, entièrement blanche, avec de nombreux jardins suspendus, puisque nous étions sur une falaise, et la bâtisse, soutenue par des piliers de marbre, tenait de façon miraculeuse pour moi. C’était comme si le temps s’était arrêté en ces lieux. Paisible et ancestral. Voilà ce que je ressentais. Aussi, c’était immense, et définitivement pas chauffé de façon normale. J’apprendrais plus tard qu’il y avait une sorte de cave sous le temple, avec un large chaudron où mon père faisait bouillir de l’eau à l’ancienne pour réchauffer les pièces principales.

Nous, et quand je dis « nous », ce sont les élèves de mon père, avions tous nos appartements privés. Une petite pièce taillée à même la roche à l’arrière du temple, avec cheminée, lit en palanquin ancien, et petite étagère de bois. Nous avions cependant une fenêtre, et droit à une petite table, devant notre palanquin, pour profiter d’un thé le soir.

Ce que je n’avais pas encore compris, c’est que ma chambre ne me servirait que les weekends, et pour des nuits courtes de six heures. Mon père demanda à Dong Hua Dijun de m’accompagner dans mon Talan, et on me fournit alors un uniforme. Blanc, composé d’un pantalon de soie, d’une tunique courte fendue sur les côtés, et d’une plus longue avec des manches, toute aussi blanche. Ça tenait incroyablement chaud pour un truc qui semblait tout léger, et là, j’eu droit à la visite de Li-Jin, qui m’aida à me coiffer. Car ici, pas question d’avoir des cheveux devant les yeux. Soit on les porte très court, soit on a un chignon serré, et c’est tout.

Au premier matin, on m’emmena dans la vallée que le temple surplombait, dans le but de me trouver une baguette à ma convenance afin de parfaire mon apprentissage en tant que disciple de la montagne. Mon premier village entièrement composé de sorciers me laissa perplexe… Ils vivaient tous comme au moyen-âge, n’avaient pas l’électricité, juste des baguettes, et ils nous regardaient bizarrement… Probablement à cause de l’uniforme d’ailleurs… L’uniforme, ou bien le numéro d’arrivée au temple qui était brodé sur un brassard bleu cyan à notre bras gauche. Mon numéro ? 117e.

On me fit rentrer dans une petite boutique, qui ressemblait vraiment à un magasin antique, et un vieux sorcier se présenta à nous. Une grande tunique brune, une barbe argentée attachée au milieu par une petite perle de cuivre, et les cheveux relevés en chignons. Il salua Li-Jin qui m’accompagnait d’un salut presque révérencieux, me fixa un instant, avant de dire qu’il savait ce qu’il me fallait. Je pensais qu’il parlait d’une baguette, mais lui parlait de thé au jasmin. Eberluée, mais gourmande, je profitais des petits gâteaux au citron et du thé avec délice, tout en répondant à ses questions.

Mon âge, depuis quand j’étais au temple, comment je me sentais, comment je voyais mon avenir, mon point de vue sur ma famille. Je n’étais pas assez méfiante, et quand on me nourrissait, j’avais tendance à dire absolument tout sans faire attention. Ce n’est qu’après le second petit déjeuner fini que je compris sa manœuvre. Ce n’était pas pour me détendre, c’était pour me comprendre, et savoir quelle baguette me conviendrait.

Lorsqu’il me tendit son choix, une étrange fraicheur apparue entre ma main et l’objet. Lui, fut satisfait d’avoir eu raison. Mon frère paya les roubles qu’on lui devait, et déposa au passage une bouteille de céramique contenant du vin de cerise, pendant que je contemplais ma nouvelle possession. Une baguette rigide, de 26cm, en aulne, et contenant une plume de phénix. Elle était gravée de fines arabesques en fleurs, mais sans plus. Loin de ressembler à la baguette de mon frère, érable rouge entièrement taillée pour sa main, et aussi belle qu’un pic décoratif pour princesse.

Mais lorsque nous sommes remontés sur le plateau rocheux de l’école, j’étais la seule à être joyeuse de tenir ma baguette en main. Et je déchantais très vite en comprenant qu’ici, la baguette ne servait que lors des cours de pratique de la magie, et qu’on la laissait dans nos chambres le reste du temps. Non, avant d’entrainer la magie, il fallait entrainer le corps…

Ainsi débuta mon enfer personnel.

Le levé se faisait à 6h, et avant de manger, il nous fallait courir. Une heure de courses, si j’aimais le sport, j’étais encore petite, et pas habituée à ce genre de traitement. Par contre, ce fut aussi la première fois que je faisais de véritable caprice… Pour des raisons totalement stupides. Les ainés, dont faisaient partie Dong Hua et mes plus grands frères, avaient charges des taches les plus lourdes, comme garder les lieux, chasser, sortir et descendre en ville pour récupérer ce qui devait l’être, ou encore le nettoyage des zones les plus dangereuses du temple. Les cadets, s’occupaient du ménage des pièces principales, et de la cuisine.

Et moi, j’étais jugée trop petite et inexpérimentée pour tout. C’est vrai qu’à coté de la seule autre fille de la promotion, je faisais pale figure. Elle avait deux ans de moins que moi, mais elle était déjà plus douée, plus rapide, et surtout, mieux taillée. Elle me dépassait d’une tête. Donc au bout d’un mois à me retrouver sans rien faire une fois que mon corps avait eu sa dose d’endorphine, et par conséquent, quand j’avais encore plus envie de courir, j’ai piqué un scandale lors du repas du soir, devant absolument tout le monde, parce que je voulais qu’on m’assigne des corvées moi aussi.

Mon sens de la justice était encore un peu brouillé à ce moment-là. Petit topo des repas, il y avait deux grandes tables dans le hall principal, d’un côté, les ainés, de l’autre, les cadets, tous se faisant face, puis une table, au bout et surélevée, où mangeait mon père, Dong Hua, qui était son second, et mes deux frères ainés lorsqu’ils étaient là. Oui parce que bien évidemment, Hang-Hua et Zhe Yan avaient déjà quitté le temple. Donc, j’étais à la table de droite, et au bout, soit à l’entrée, à l’opposé de l’estrade ou déjeunait mon père.

Ce jour-là, je pense pouvoir affirmer que le silence avait un son, et que ce son était un cri incroyablement fort. Tout le monde s’était tourné vers moi, les plus grands secouant la tête, comme si je commettais une faute grave, et les plus jeune, riant sous cape de ma folie. J’avais tapé du poing sur la table et fait voler mes baguettes au milieu de l’allée. Dong Hua s’était levé pour m’assigner une correction – soit un sermon polaire et me pousser à faire des pompes pendant deux heures, lorsque mon père l’arrêta d’un geste de la main.

Il fut convenu que si je parvenais à toucher mon frère ainé, Bao Shin, dans un combat singulier devant tous, alors on écouterait ce que j’avais à dire. Inutile de dire que je me suis prise une raclée, et que j’ai eu mal tout le mois suivant, aux côtes, jambes, bras, tête… Bref, l’ensemble de mon corps était de la purée de carotte. Mais j’avais réussi là où tous pensaient que j’allais m’écraser. Je n’ai pas réussi à blesser mon frère, j’ai fait pire. Entre deux coups, et sous mes larmes, j’ai réussi à défaire un peu sa large ceinture, et cet idiot, dans un coup de pied, a marché dessus, glissé, et trébuché tout seul.  

Humilié.

Tout ça pour quoi ? Pour me retrouver en cuisine à nourrir 100 personnes deux fois par semaines, et faire le ménage dans la cave à vin. Quand je vous disais que j’étais impulsive je ne mentais pas.

Alors par contre, l’avantage d’avoir des corvées lors de son temps libre, c’est qu’on dort très bien la nuit. J’enchainais les entrainements, courses, pompes, combats, puis les études, lecture, apprentissage de la magie – sortilège simple, botanique, potion, astronomie, et seulement la théorie pour la défense, qui n’arrivait que lorsque nous atteignons les 15 ans. – méditation, calligraphie, histoire… Puis les corvées, ménage, cuisine… J’eu même droit de nourrir les oiseaux sur longues pattes que mon frère adorait.

Je m’améliorais grandement au combat, et pour mes douze ans, j’eus droit au cadeau de chaque disciple réuni en un seul. Ma première lame. Bon, ce n’était vraiment pas grand-chose, surtout que tous avaient reçu la leur au même âge, mais ça m’avait sincèrement touchée. Elle n’était pas très grande, 40 cm de bronze, pour un manche de 10cm, en bois, et couvert de soie rouge. Sur le fourreau, on avait brodé mon nom en sigle doré. Bai Feng Jiu…

Fleur du phénix.

Les cours sont devenus alors beaucoup plus intenses, j’avais désormais le droit de combattre mes ainés avec la lame qu’on m’avait offerte, mais sous surveillance, et grimpait les échelons des niveaux dans les arts martiaux. Je savais ce que je voulais, à ce moment-là. Je voulais rendre fier mon père, mes frères, et voir la même lueur d’intérêt que j’avais vu à l’école, dans les yeux de Dong Hua. Je voulais lui plaire à nouveau, comme ce jour-là.

Sauf que lui avait 23 ans, et qu’il comptait partir de l’académie pour ses 25 afin de devenir quelqu’un par lui-même… Cependant, il assistait toujours aux entrainements et aux cours, en dispensaient même quelques-uns, notamment ceux de magie défensive. Mes coups étaient de plus en plus puissants, plus précis aussi, et j’arrivais désormais à tenir tête à Xian Nu, qui était encore ma seule camarade féminine, à Bao Shin, et surtout, Yue Xi. Lui, c’était celui qui, visiblement, prendrait la relève comme meilleur élève de l’académie après Dong Hua.

Mais si je lui tenais tête au corps à corps ou à l’épée, je ne gagnais jamais, et en magie, il m’écrasait, tout simplement. Car la magie était mon problème. J’avais constamment besoin de me défouler, de faire les choses en bougeant, en m’activant… Attendre simplement dans une salle sombre, tenir un bout de bois, apprendre des gestes tout simples, et se concentrer pendant des heures pour obtenir juste une petite lumière… Non, ce n’était vraiment pas pour moi. En plus, je ne comprenais pas pourquoi ça fonctionnait…

Je veux dire, pourquoi un cercle ? pourquoi une rune ? Pourquoi telle pensée, ou tel calcul ? Pourquoi la magie en fait ? Mais personne ne savait me l’expliquer. Pour eux, c’était normal, c’était naturel, pas comme la métamorphose, des objets… Bref, on ne m’expliquait pas pourquoi ça fonctionnait ainsi, et pas d’une autre manière, et par conséquent, je ne faisais absolument plus d’effort. De toutes façons, mon seul lumos avait manqué de tous nous rendre aveugle, alors il était clair que ce n’était pas fait pour moi.

Mais la vérité, c’était que j’étais jalouse. C’était si facile pour eux tous, et moi, je bataillais juste pour un petit sort de base. Je ne savais pas d’où provenait ma magie… On me disait que ça venait du Chi, l’énergie interne, sauf que je savais l’utiliser pour donner des coups, pas pour doser de façon aussi légère, dans un bout de bois que je trouvais plus décoratif qu’autre chose. Et en parallèle, on découvrait que mon ainé de trois ans commençait à mêler magie élémentaire et coups. Merveilleux, je me sentais tellement nulle à coté d’eux tous…

Ils avaient tous une passion, un don, quelque chose qui les rendait exceptionnel, en plus d’être doué dans au moins trois matières minimum du temple. Et moi ? J’étais incapable de méditer, je m’endormais toujours au bout de dix minutes, les potions, j’avais la fâcheuse tendance à mettre mon doigt dedans pour goûter entre les étapes, les plantes, magique ou non, finissaient toujours par crever lorsque c’était moi qui m’en occupais, et je passais mon temps à défier tous ceux qui me disaient que j’étais trop petite, ou pas assez forte.

Autrement dit, ma seule capacité à être réellement reconnu au temple, c’était mon talent en cuisine, puisque je me tapais désormais les repas tous les soirs, et que visiblement, c’était succulent, puisque les élèves en redemandaient. Mais à part ça… J’étais le plus mauvais disciple que mon père ait eu. Ça faisait plaisir à entendre tiens, j’étais à des lieux de Dong Hua Dijun. Du moins c’était ce que je croyais…

Un week end, comme assez souvent, les plus grands sont sortis, descendant jusqu’à la vallée pour boire à la taverne, manger n’importe quand, et n’importe quoi, et profiter des demoiselles qui les intéressaient. Mais durant leur escapade, il y eut un combat entre deux disciples. Personne ne sut pourquoi, moi-même je n’étais pas là. Je sais juste que mon père les sermonnait plus que durement au matin et devant tous, et qu’ils ont dû rester à genoux deux heures supplémentaires devant lui, pendant que nous déjeunions.

Mais l’horreur est venue après, lors des séances d’entrainements au corps à corps. Pour humilier le fauteur de trouble, mon père et Dong Hua décidèrent qu’il devrait se battre contre moi, sa cadette de six ans de moins. J’avais officiellement un niveau tellement faible qu’il m’aurait eu à l’usure sans même faire d’effort. Le problème, c’était que la bagarre qui avait eu lieu la veille avait réellement causé des dégâts sur son corps.

Et je l’ignorais.

Je me suis donc battue du mieux que je pouvais, frappant du plat de ma main, parant ses coups, ne lésinant pas sur les miens, puisque nous étions observés, et que je voulais leur montrer qui j’étais réellement. Comme il ne répondait quasiment pas à mes attaques, et me donnait juste des frappes simples mais rude au niveau des bras et de la tête. Comme s’il voulait me faire cesser tout ça au plus vite.

Sauf que je commençais à bien résister. Et au bout d’une heure d’échange, je finis par donner un coup puissant du plat de ma main sur son plexus solaire, juste avant d’élancer mon pied dans la même direction. Il fut jeté au sol sèchement, avant de se retourner sur le côté, et de vomir du sang sous mes yeux ahuris. 58 et 92 sont venus le récupérer d’urgence, et l’ont mené à l’infirmerie, où exerçait mon frère en ce moment. Mais A-Yin ne tenu pas, et décéda durant l’opération…

Deux semaines furent nécessaires pour qu’on comprenne ce qu’il s’était passé. Lors de leur combat la veille, A-Yin avait reçu des coups puissants, qu’il n’avait pas voulu faire soigner de peur de décevoir mon père. Les côtes étaient cassées, les organes les plus proches blessés… Mes coups n’avaient fait qu’empirer son état, et l’une de ses côtes avaient performé le poumon gauche. Il était mort d’une hémorragie interne que personne n’avait été capable de stopper. Mais la seule chose que je retenais de cette histoire, c’était que j’avais tué un homme.

J’avais treize ans, bientôt quatorze, et j’avais du sang sur les mains. Je me sentais fautive, parce que j’avais bien vu qu’il retenait la plupart de ses coups, et esquivait au mieux les miens, il ne voulait pas se battre. Mais j’y étais allée à fond, pour satisfaire ceux qui nous regardaient, pour prouver ma valeur dans les arts martiaux, le seul domaine où je parvenais à m’en sortir. Et ça, ça me rendait malade. Je n’arrivais plus à rien, je ne faisais même plus d’effort pour me battre, et je me réfugiais dans mes corvées pour ne plus voir les autres disciples. Mes frères ont essayé de me parler, mais rien n’y faisait.

J’ai commencé à perdre du poids, et faiblir, je pleurais la nuit, me rappelant sans cesse le visage de A-Yin se tournant sur le coté pour vomir du sang, puis son air douloureux, alors que mon ainé constatait le décès. Il était parti souffrant par ma faute, parce que j’étais imbu de ma personne, impulsive, et trop fière. À quoi ça servait de repérer le moindre détail de ce qui m’entourait, si je m’en fichais ? J’avais tué un jeune homme avec mes bêtises…

Un soir, cependant, alors que je me dirigeais vers la cave à vin pour y faire le ménage en pleurant, j’ai croisé Dong Hua. Lui, je n’ai pas réussi à le faire lâcher prise. D’abord, il avait essayé de me raisonner, disant que nous étions tous fautif, A-Yin en premier, que la bagarre avait été déclenchée par sa bêtise, que mon père aurait dû voir ses blessures, qu’il aurait dû le pousser à se soigner… Et puis il avait commencé à me complimenter, sur ma cuisine, et mes petites brioches sucrées, ainsi que mes travaux culinaires européens, puis ma façon de réfléchir…

Dong Hua and Feng:
 

Je ne sais pas comment il a fait, mais visiblement, il s’était procuré un de mes ouvrages pour les cours, puisqu’il en fit l’éloge, disant que je réfléchissais beaucoup pour comprendre la magie, que c’était rare, que généralement, on se contentait d’apprendre bêtement. Il me disait que même si je n’étais pas douée, j’essayais de comprendre, et que c’était plus sage que les autres. Il finit d’ailleurs par me donner un coup sur la tête avec mon cours, avant de m’entrainer à l’intérieur, m’empêchant de faire le ménage seule avec mes larmes, et me proposant une coupe de vin de pèche.

Une petite bouteille de céramique fut suffisante pour me mettre KO. Mais lorsque je me suis réveillée, j’étais toujours dans la cave à vin, la tête reposant sur les genoux de Dong Hua, qui lisait quelque chose écrit en rune, de l’encens de sauge blanche brulant sur la table que nous avions utilisé pour boire. Je ne me souviens pas de ce que nous avions dit après avoir entamé le vin, juste, de ce sentiment de profond bien-être qui m’habitait depuis, lorsque je croisais son regard.

Mon lien avec lui depuis ce moment était devenu… Particulier. On se croisait parfois le soir, lorsque je m’attelais au nettoyage d’une pièce. Il venait, m’aidait à ranger un peu, puis faisait bruler de l’encens avant de me demander comment je me sentais, si je m’en sortais en magie, si je trouvais la solution à mon problème de contrôle. Je n’avais pas toujours les réponses, mais je me sentais bien avec lui. Je ne me faisais pas d’illusion, nous avions dix ans d’écart, presque 11, c’était peine perdue…

Mon moral a commencé à remonter en flèche, et je m’appliquais du mieux que je pouvais, jusqu’à parvenir à battre Bao Shin lors d’un combat mêlant magie et lame. Lui usa plus de magie, et moi, plus de coups bas. J’en gardais cependant une trace, une blessure marquée sur mon front par son sortilège de feu. Brulure qui me fit mal plusieurs semaines, mais qui finit par s’apaiser avec des onguents mentholés. Heureusement, j’avais un frère assez fou pour m’entrainer en ville un week end, et me faire offrir un tatouage magique par-dessus cette cicatrice. J’en ressortait avec une plume de phénix sur le front, que je pouvais maquiller avec un peu de fard à joue et d’ocre au cas où c’était mal vu.

Au printemps 1971, Dong Hua décida de quitter le temple, comme il l’avait décidé. On passa une semaine assez festive à préparer tout ce qu’il fallait pour son départ, et la fête qui aurait lieu juste avant. Mais je n’arrivais pas à me faire à l’idée de le voir partir, et ne plus le croiser ici. Ça me faisait mal, rien que d’y penser. J’avais l’impression que ce petit havre de vrai bonheur allait partir avec lui…

Deux nuits avant la fête, alors que je me chargeais de la salle de chauffe, avec le grand chaudron de cuivre, j’ai entendu des pas. En me tournant, je l’ai retrouvé, le visage dur, et pourtant, une pointe de douleur réelle dans ses yeux. Je me suis sentie encore plus mal. J’avais annoncé que je n’assisterais pas à la fête pour son départ au diner, et visiblement, il m’en voulait. La discussion fut houleuse et pourtant, bien vite, je perdis de ma verve contre lui, je n’avais qu’une seule envie, lui dire de rester à mes côtés, de ne pas partir, que les monts Kunlun étaient sa maison.

Je n’étais qu’une adolescente avec des hormones en folies. Si bien que je fis la pire chose que j’aurais pu faire à mon âge. J’ai tiré sur sa robe violette pour venir l’embrasser. Une gamine et un adulte. Il n’a pas répondu au baiser, il est resté stoïque, pourtant, au lieu de me jeter, ce fut un soupir lourd de sens qui franchit ses lèvres juste après que je me sois écarté. Dong Hua me demanda pardon, il annonça qu’il n’était pas à la hauteur. J’ai essayé de l’en dissuader, mais rien ne fut possible.

Il effleura du bout des doigts la marque nouvelle sur mon front, comme s’il essayait de la graver dans sa mémoire. Puis, il y vint retirer de sa ceinture de soie la pointe de flèche à laquelle était accrochée une clochette. Il la déposa dans ma main, et me fit promettre de ne pas oublier les deux années passées en sa compagnie. Je le lui ai promis, sans trop comprendre pourquoi j’avais la sensation que quelque chose d’étrange était en train de se produire.

Vous savez, c’est comme si vous sentiez que cet aurevoir n’en était pas vraiment un, mais un adieu…

« Vous voulez dire, que vous pensiez ne jamais le revoir ? »

Non… Je ne devais plus jamais le revoir. Chez nous, dans le taoïsme, on dit que Tian Ming, la divinité de la destinée, a écrit bien avant notre naissance, toute notre vie, et que nous la jouons à l’opéra des Dieux. Ces derniers jugent alors du scénario créer par Tian Ming. Et ce que je ressentais à ce moment-là, c’était justement ça. Je savais que c’était terminé, qu’il allait quitter ma vie à tout jamais.

J’ai cédé, et je me suis rendue au banquet à son honneur. Nous avons tous bu, y compris mon père et mes deux frères ainés revenu spécialement pour son départ. En trop forte quantité peut-être, je ne sais pas. Toujours est-il que nous sommes tombés les uns après les autres. Dans mon sommeil, j’ai senti qu’on embrassait la marque sur mon front, ou bien je crois l’avoir sentie… C’est Li-Jin qui m’a réveillé, Bao Shin, Zhe Yan et Hang Hua faisaient de même avec tout le monde, dés l’aube. Mais sur leur visage se trouvait une expression de colère et d’horreur.

Je n’ai compris que lorsque j’ai vu mon père revenir de l’intérieur du temple, les yeux lançant des impardonnables à tout va, et la mâchoire serrée. Je n’ai pas compris tout de suite ce qui se disait. On appelait à la traitrise, on disait qu’il y avait eu empoisonnement, que celui qui avait fait ça le paierai de sa vie. Mon père donna alors l’ordre à Yue Xi de me surveiller, disant que cet individu ne devait plus m’approcher, que son nom était rayé des arcades du temple.

Mais en retournant dans le grand hall, là où mon père accueillait les visiteurs de marques, je compris immédiatement. Les rouleaux anciens que nous n’avions pas le droit d’approcher, scellés dans le bois, et la lame mythique du temple avaient disparu… Tout avait été volé. L’arme était une épée aux bordures d’argent, normalement utilisée par les guerriers descendant du sorcier Mo Yuan, combattant les lycanthropes. Elle avait remporté de nombreuses batailles aux cotés d’illustres mages. Et les parchemins renfermés un savoir inestimable sur des façons de se battre avec la magie, ainsi que des reliures sur des artefacts disparus ou légendaires.

Dong Hua Dijun était porté disparu.

Il était parti avec tout ça, c’était lui qui avait empoisonné le vin bu durant le banquet, c’était lui qui était parti en trahissant les préceptes fondamentaux du taoïsme. La nouvelle m’ébranla. Et je restais malade et fragile, encore plus soumise à mes émotions qu’avant. Cette fois-ci, je ne pouvais plus me cacher derrière mes corvées, puisque Yue Xi me suivait partout et surveillait le moindre de mes faits et gestes… Sauf que me restreindre ainsi pour pleurer me rendit folle.

Le moindre sort partait en catastrophe, je faisais exploser ma table, mes chandelles, mes verres, tout. Je devenais instable. La moindre remarque me faisait surréagir et attaquer au quart de tour. Je n’arrivais plus à me maitriser du tout, j’avais envie de faire mal. Au même titre qu’on m’avait fait mal. Parce que même si tout le monde disait que Dong Hua était un traitre, et qu’il méritait un châtiment pour ce qu’il avait commis, je ne pouvais me sortir de la tête son regard lors de notre dernière entrevue. Sa main sur mon front, ses paroles…J’ai toujours la clochette, vous savez ? C’est elle qui m’a permise de savoir que Yue Xin n’était pas fait pour moi…

Oui, Yue Xin… Je le pensais honnête. Au début, il me rendait dingue. Il me suivait partout, il avait même changé de chambre pour pouvoir se retrouver en face de la mienne, et dans toutes nos classes, il se mettait avec moi en binôme. Insupportable monsieur je sais tout. Il était trop parfait, et pourtant, tout le contraire. Pour moi, Dong Hua était parfait, pas lui. Non, lui il était beau oui, et gentil, et fort… Mais il n’était pas Dijun.

Vous le décrire ? Eh bien… Deux ans de plus que moi, grand, musclé, talentueux… Un visage bien dessiné, les lèvres pulpeuses et le regard ombragé. Il fronce absolument tout le temps les sourcils, ça m’énerve. Il porte un lapis-lazuli à l’oreille gauche depuis ses quinze ans. Non vraiment, je ne pouvais pas nier qu’il était super… Mais il lui manquait ce petit quelque chose qui faisait que… Et finalement, c’est ça qui aurait dû attirer mon attention. Il manquait quelque chose. La vérité.

Bref… J’ai passé six mois à me prendre la tête avec lui, et me morfondre sur mon sort. Là, j’ai décidé de changer totalement, pour qu’on me laisse tranquille. Les disciples capables de blesser au moins une fois l’un de leurs ainés-soutient lors d’un entrainement ont le droit à une faveur. J’ai réussi à l’obtenir, ma faveur. En explosant le nez du 19e avec un coup fourbe. Oui, j’ai fait semblant d’être KO et à terre pour qu’il vienne m’aider à me relever… Et là, j’ai attrapé sa tête en y accrochant mes jambes, et je l’ai fait taper sur le sol de granit.

Il n’a pas trop apprécié.

Mon père non plus d’ailleurs, mais je ne sais pas si c’était parce que je jouais contraire aux règles du combat instauré, ou à cause de la faveur demandée. Cette dernière ? Je voulais porter du rouge tout le temps. Il n’a pas eu d’autre choix que de dire oui.

« Pourquoi du rouge ? Vous en portez d’ailleurs aujourd’hui… »

J’en porte chaque jour depuis ce combat-là. C’est la couleur des mariées. Et avant que vous ne me coupiez de nouveau là-dessus, non je ne suis pas mariée. J’aurais dû l’être oui, et j’aimerais l’être, mais une seule personne aurait pu m’offrir ce mariage, et cette personne est traitresse au temple, à mon clan, et à tous ceux que je considère comme mes frères ainés. Yue Xie ne méritait pas ma main, et je ne remercierai jamais assez Dong Hua pour me l’avoir montré…

Il ne le saura surement jamais, mais je m’en fiche, c’est lui qui m’a évité de commettre une erreur monstrueuse, pour la seconde fois. J’ai une dette de vie envers lui, une dette que je ne pourrais jamais repayer, et c’est terrible…

Finalement, Yue Xin a fini par me toucher autrement… Lors d’un entrainement, seule dans les jardins, il m’a interrompue en me combattant, et après avoir bloqué tous mes mouvements, au lieu de me relâcher comme convenu dans un combat, il m’a embrassé. Je n’ai pas réfléchi, sur le coup, ça me faisait du bien, alors je lui ai rendu son baiser.

Yue Xi and Feng:
 

Ma relation avec lui a changé beaucoup de chose au temple, même si je ne m’en rendais pas compte sur l’instant. Il avait pris la place du meilleur disciple, et comme je me battais pour l’égaler et toujours rester avec lui, j’augmentais mon niveau aussi. La magie était toujours aussi difficile à pratiquer, ne serait-ce que parce qu’il me fallait bien deux minutes pour lancer un sort, peu importe ce dernier, et que je me cantonnais aux plus simples, mais je commençais à reconnaitre les plantes magiques et non magiques, et je m’intéressais un peu aux créatures.

Cependant, là où j’excellais désormais, c’était définitivement en combat. Main nue ou à l’épée – j’avais toujours ma lame de bronze – c’est devenu un exutoire. Me battre me faisait autant de bien que lorsque j’étais dans les bras de Yue Xin à l’embrasser. C’était malsain, j’en avais conscience, et mes frères s’inquiétaient énormément pour moi, ils me disaient désormais insupportable, instable… Et c’est vrai… Je gardais la tête froide, rendait les remarques au centuple, donnait des coups dés que je le voulais… Je devenais aigrie… Parce que Yue Xin était un bon amant certes, mais il ne m’offrait pas ce que je voulais.

Il n’était pas mon amour.

Les années ont passées rapidement. Mon père n’a jamais réussi à mettre la main sur Dong Hua, en fait, ce dernier n’a laissé aucune trace de son passage nulle part. Il s’est juste volatilisé. Et moi, j’ai gardé les clochettes et la pointe de flèche à la cheville. Ce n’est pas discret, concrètement, mais je m’en fiche, parce que je fonce tête baissée quand quelque chose m’énerve. Je suis devenue rancunière aussi, ce qui fait qu’une bonne partie du temple m’a eu à dos, y compris mon père, lorsqu’il me changea de corvée, et m’annonça que j’arrêtais de faire la cave, et que je devais m’occuper des grues à la place de Li-Jin qui partait en pèlerinage magique pour étudier la médicomagie.

Pour mes vingt ans, on a fait venir de nombreux présents… Des livres de cuisine du monde entier, pour que je puisse parfaire mes recettes, et nourrir tout le monde avec des idées farfelues, j’ai eu droit à une nouvelle robe, rouge noire et blanche, avec des manches assez larges pour pouvoir cacher ma lame et un éventail. Je l’aimais bien, surtout que j’avais le droit de la porter quand je le voulais, y compris lors des visites. J’eus aussi droit à des aiguilles à cheveux décorées, dont la pointe aurait pu transpercer n’importe quelle jugulaire… Et une demande en mariage.

Oui vous avez bien entendu. Yue Xi m’a demandé en mariage pour mes vingt ans. J’ai dit oui. De toutes façons, je ne parvenais même pas à imaginer ma vie autrement. Sans lui, sans le temple, ailleurs… En fait si, je rêvais d’être ailleurs, aux cotés de Dijun, dans la quête qu’il s’était visiblement mit en tête, et je me souviendrais avec lui de ces deux années au temple… Mais comme je savais pertinemment qu’il ne reviendrait jamais, je me suis arrêtée sur les projets de monsieur parfait mais pas assez.

Je voulais attendre d’être assez forte selon mon père pour vivre ma propre vie, que ce soit avec mon futur mari, ou le reste du monde. Mais la date fatidique est rapidement arrivée. Evidemment. Et pour ce qu’on appelle Hanami au Japon, soit le 10 Mars 1980, nous avons préparé nos noces au temple. Oui, au Temple. Je devais le voir une dernière fois sur place, puis la procession avec mes ainés et frères me mènerait jusqu’à la ville sorcière, dans la vallée, où mon futur mari et sa famille habitait.

Déjà, je m’étais réveillée avec un sentiment d’inconforts, mais j’avais misé ça sur le stress, alors je ne m’en étais pas préoccupée plus. C’est Xian Nu et Li Jin qui devait s’occuper de me préparer, j’ai eu droit à un bain d’huile parfumée à la rose, à un tressage en branche, puis à une coiffure qui me laisse encore perplexe, mais je me questionne toujours sur les talents de coiffeur manuel de mon 3e frère.

Bref, passons. Il me prépara de sorte que j’avais l’air d’une impératrice, tandis que Xian Nu, étrangement pressée, m’habillait ensuite. On avait réquisitionné la salle de cours de sortilège pour ça, et à peine la robe rouge avait touché le sol, que je me faisais éjectée de la pièce avec mon frère. Surprise, mais pas spécialement en colère, je suivais mon ainé dans les longs couloirs pour rejoindre le hall, où nous attendait la procession avec tout le monde.

C’est en passant à coté de la réserve de la cave à vin que je me rendis compte que quelque chose me gênait. J’ai arrêté mon frère, et fait quelques pas sans lui, d’abord en avant, puis en arrière, et j’ai compris. J’avais laissé ma clochette dans la salle de cours où l’ont m’avait habillée. Sans même prendre le temps d’expliquer la situation à mon ainé, je partais en sens inverse en courant, et traçais jusqu’à la salle où mon bien se trouvait.

Mon frère sur les talons, j’arrivais au bout d’une dizaine de minutes et poussais d’un coup le battant de la porte. C’est là que je les ais vu. Sur le Talan qui avait servi à me préparer, lui en tailleurs, elle sur ses hanches, la robe juste assez relevée pour que ce soit équivoque. Les bras autour du cou de mon futur ex fiancé, Xian Nu tourna la tête vers moi, et eu soudainement l’air apeuré, en se reculant, faisant descendre ses vêtements pour couvrir sa précédente nudité.

Je suis restée muette face à cette scène. C’était comme si mon cœur avait cessé de battre, et qu’un orage grondait dans ma tête. À coté du Talan, sur la petite table, il y avait encore ma tasse de thé et ma pointe de flèche. D’un pas lent, presque titubant, je m’y suis rendue, pendant que Yue Xi disait qu’il pouvait m’expliquer ce qu’il s’était déroulé. Mon frère était dans l’encadrement de la porte, et je l’entendais jurer, mais tout ce que je voyais moi, c’était à quel point la petite pointe de flèche luisait.

Je m’en suis saisit, et je l’ai porté à mes lèvres, comme si c’était la plus belle chose que j’avais reçu au cours de ma vie. Sauf qu’au moment où la main de Yue Xi se posa sur mon épaule pour que je l’écoute, j’ai fait volteface avec mon bien, ouvrant sa pommette d’un coup sec et le poussant pour qu’il se recule. Il est tombé à la renverse à cause du Talan, et m’a fixé dans les yeux, implorant. Je me souviens parfaitement de ce que je lui ai dit à ce moment-là. Je lui ai dit que la prochaine fois que nous nous reverrions, ce serait à son enterrement.

Et je suis partie.

Lorsqu’on m’a retrouvé, j’étais à l’autre bout du pays, déambulant dans l’allée des oiseaux, toujours en robe de mariée. Il parait que j’ai transplané sans m’en rendre compte. Pour tout dire, la seule chose que je sentais, c’était la pluie, le froid, et la douleur d’une trahison supplémentaire. Je me suis entaillée les mains sur la pointe de flèche de Dong Hua… Je voulais juste dormir…

On m’a retrouvé devant la boutique de Shiho… Fermée depuis le temps, elle était probablement décédée après toutes ces années. Mes frères m’ont ramenée au temple, mon père a eut le temps d’apprendre la nouvelle et de chasser Yue Xi et Xian Nu… Mais moi, ça n’allait pas. J’ai commencé à boire, du vin de pèche essentiellement, et à m’enfermer dans la cave à vin avec de l’encens et des écrits taoïstes passés. J’avais constamment mal à la tête, et le cœur en feu.

« Et c’est là que les incendies se sont déclenchés, n’est-ce pas ? »

Oui… Chaque fois que j’ai eu mal à la tête comme ça, et que je me sentais mal, c’est arrivé, un drap, un rideau, une chaise. Partout où je les voyais. Lui, l’ordure… Elle, la voleuse d’avenir… Et lui… Ce fantôme du passé, à chaque fois qu’un sentiment revenait, quelque chose se passait. Soit ça prenait feu quelque part, soit ça explosait. Je n’arrivais plus à m’entrainer correctement, ma lame est devenue dangereuse pour moi et ma baguette… était dérèglée… C’est pour ça que je l’ai décorée ainsi, je préfère qu’elle me serve de rappel aujourd’hui, je suis dangereuse…

Je ne peux plus être une sorcière, je sais que mon père et mes frères pensent le contraire, mais à chaque déception, j’ai perdu un peu plus le contrôle. Je ne peux pas être des vôtres, c’est trop dangereux, pour tout le monde. Alors j’ai quitté mon pays, sauf que Li-Jin m’a suivie, soi-disant pour venir bosser ici, mais je sais que c’est pour me surveiller, il ne veut pas que je fasse de bêtise dans un pays où c’est déjà conflictuel…

Oh.

C’est l’heure. Merci beaucoup docteur, ça m’a fait du bien de parler, mais ne m’en voulez pas, je ne compte pas revenir. Vous avez été gentil, et je sais que vous allez juste me prescrire des potions calmantes et des sorties entre amies. Oui je connais le principe, je l’ai étudié dans un livre, je ne sais plus quand.

Bref. J’ai faim, donc je vous dis au revoir.

   




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Li'er



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Satele Yaxley
Mon dieu c'ets l'histoire la plus longue de tout les temps là xD ! Je n'ai pas encore eu le plaisir de la lire, mais je prendrais le temps dès que le pourrais. Au passage, je suis une amoureuse des films médiévaux chinois et regrette que bcp ne soient pas adapté ou du moins sous titré français ♥️

Bienvenue avec ce personnage haut en couleurs :)

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Sulpicia I. Mulciber
Ok. Hum.....

::18::

Je vais lire ::21:: Doucement mais surement ! ::319::

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Orion De Montmorency
Bienvenue parmi nous ! ::324:: ::308::
wow j'ai adoré lire ta fiche ! ::26:: ::26::
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Bai Feng Jiu
Merci à vous trois! ♥️

Yaxley, j'ai un super site pour regarder beaucoup de films et séries chinoises dans un style historique dont tout est sous-titré vostfr si tu veux!

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FÉLICITATIONS!!

« L'aventure ne fait que de commencer...»

Ton travail et ta détermination ont porté leurs fruits et te voilà désormais VALIDÉ !! Pour cela, nous te remercions et te félicitons, bienvenue dans la famille ! Tu peux dès à présent poster dans l'intégralité du forum, y compris le flood et les jeux...
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Satele Yaxley
@Bai Feng Jiu a écrit:
Merci à vous trois! ♥️

Yaxley, j'ai un super site pour regarder beaucoup de films et séries chinoises dans un style historique dont tout est sous-titré vostfr si tu veux!

avec joie !!!

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